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Au regard de la gravité des faits, Jacques Ehouo pourrait ainsi voir son immunité parlementaire levée

Comme pour son oncle Bendjo, poursuivi mais en fuite depuis juillet.

Après avoir révélé dimanche l'affaire, hier le dossier de la police économique et la plainte déposée par le maire intérimaire du Plateau contre Jacques Ehouo, KOACI a reçu, une nouvelle fois en exclusivité, le rapport d'audit à l'origine du scandale qui frappe la commune des affaires du pays.

Rédigé en octobre 2018 par la société d'avocat BKA (Bazie, Koyo, Assa, ndlr), il révèle, en 33 pages, comment Jacques Ehouo, qui prendra fonction demain jeudi à 11H (premier conseil municipal depuis son élection, ndlr), a détourné, en complicité de son oncle Noël Akossi Bendjo, 10 millions d'euros entre 2004 à 2018.

 Alors que le pays s'est engagé vis à vis de ses bailleurs et la communauté internationale à être sans pitié avec qui sera pris la main dans le sac des biens publics, l'audit, après consultation, nous apprend que les contrats passés en 2004 entres lesdites entreprises et la mairie du Plateau, à l'origine des détournements de 6 milliards de Fcfa, sont nuls car illégaux.

Un protocole d'accord signé en 2004 entre Neg-Com (SARL crée en 2002 avec jusqu'en 2016, Ehouo comme associé unique avant la cession de toutes ses parts en 2016 à Madame Christine Mélanie Brah Laubhouet, ndlr) et la mairie du Plateau comprenait une "ristourne" de 30% (70% pour la mairie, ndlr) de la perception des taxes relatives à l'occupation du domaine public et à la publicité.

Rien que sur la validité de la forme, l'audit rappelle au sujet dudit protocole conclu entre Neg-com et la Mairie, que suivant la loi, seule la commune à la responsabilité juridique et non la Mairie qui ne sont que les bureaux du maire et du conseil municipal.

De fait, au delà du fait que le protocole fut conclu sans libération du conseil municipale, la mairie ne peut être une autorité contractante par ce que n'ayant pas la personnalité juridique.

Ce protocole d'accord, en ce qu'il confiait à Neg-com la mission de procéder à l'émission des états de recouvrement des taxes relatives à l'occupation du domaine public et à la publicité pour tous les espaces, apparait donc en totale violation des dispositions du régime financier des communes dans lequel seul le trésorier municipal en est légalement habilité.

Il ressort, en synthèse qu'au delà de n'avoir reversé que 614 millions de Fcfa entre 2004 et 2017, alors que l'actuelle équipe (maire intérimaire, ndlr) récolte depuis son arrivée (révocation de Bendjo, ndlr) 50 millions de Fcfa par mois, que l'ensemble du reste (6 milliards de Fcfa, ndlr) a été détourné à des fins personnelles.

C'est dans ce contexte crapuleux que Jacques Ehouo, par ailleurs député, qui pourrait faire l'objet de poursuite sous peu (plainte déposée hier au procureur de la République, temps que la procédure soit ouverte et le dossier traité ndlr), présidera son premier conseil municipal jeudi à la Mairie du Plateau.

Au regard de la gravité des faits, Jacques Ehouo pourrait ainsi voir son immunité parlementaire levée et son poste de maire logiquement révoqué comme pour son oncle Bendjo, poursuivi mais en fuite depuis juillet.

 Source Jean Chrésus : KOACI

5ème Forum des organes de gestion des élections / Youssouf Bakayoko (Président de la CEI) : « Les critiques varient au gré des résultats recueillis par leurs auteurs »

(Les partis politiques, après avoir fortement souhaité la création des Organes de Gestion des Elections, les soupçonnent lorsqu’ils perdent ou, à tout le moins, ne croient guère à leur indépendance. Les populations endoctrinées par les propos de leurs dirigeants naviguent entre soutiens et critiques.)

La Côte d’Ivoire a abrité les 6 et 7 décembre 2018 le 5ème Forum des organes de gestion des élections organisé par la Commission de l’Union africaine, en collaboration avec l’Association des Autorités Electorales Africaines et la Commission électorale indépendante (CEI), sous le thème: « Vers des Processus Électoraux sans Corruption: Renforcer l’intégrité Électorale en Afrique ». Ci-dessous le discours d’ouverture de Youssouf Bakayoko, Président de la CEI.

« C’est un honneur et un réel plaisir pour moi et la Commission Electorale Indépendante de Côte d’Ivoire d’accueillir, à Abidjan, le cinquième forum des Organes de Gestions des Elections de l’Union Africaine. Je suis sûr que chacun apprécie à sa juste mesure, l’importance et la portée de cette rencontre. Par ma voix, toute la Commission Electorale de Côte d’Ivoire vous salue et vous exprime sa gratitude pour votre présence nombreuse et qualitative.

Monsieur le Vice-Président de la République, Votre présence à nos côtés, pour y représenter Son Excellence Monsieur le Président de la République, est pour nous certes un motif de joie, mais elle nous rassure particulièrement. Elle témoigne, je n’en doute pas, de l’intérêt du Président de la République pour la chose électorale, mais aussi et surtout, de son attachement à la démocratie et à sa consolidation sur le continent. Monsieur le Vice-Président de la République, à vous-même, ainsi qu’aux hautes personnalités qui vous accompagnent, je voudrais dire infiniment merci pour votre présence et pour votre soutien. Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants Diplomatiques, Mesdames et Messieurs les Représentants d’Organisations internationales, Régionales et sous régionales, Votre présence particulièrement remarquée à la présente cérémonie ne nous surprend guère, car de tout temps vous avez été à nos côtés.

Madame la Commissaire aux Affaires Politiques de l’Union Africaine, Permettez-moi de vous adresser nos chaleureux remerciements pour avoir décidé de tenir ici à Abidjan, le 5ème forum des Organes de Gestion des Elections Africaines et pour l’intérêt constant que vous ne cessez de porter à notre Commission Electorale.

L’organisation à Abidjan de ce forum, après celui de Kigali, au Rwanda, témoigne de la confiance et de la crédibilité que notre union panafricaine accorde à mon pays, et en particulier à la Commission Electorale Indépendante (CEI). Je voudrais vous en remercier et vous rassurer de notre disponibilité pour faciliter le bon déroulement de ce grand évènement.

Mesdames et Messieurs, Le thème choisi pour ce forum « vers des processus électoraux sans corruption : renforcer l’intégrité électorale en Afrique », constitue un défi majeur pour nos institutions. C’est une thématique qui traite à la fois deux sujets antinomiques car l’intégrité s’arrête là où la corruption commence.

Cette thématique soulève également d’importantes questions relevant du comportement moral attendu des décideurs des processus électoraux : l’éthique et le rapport entre la politique, l’argent et les conflits d’intérêts. D’une manière générale, l’intégrité est à la base de toute confiance sur le plan électoral, elle constitue la condition sine qua non pour créer un environnement propice à des élections apaisées, justes transparentes et démocratiques. L’intégrité accroit la confiance, la participation et l’inclusion des processus électoraux ; la confiance à la démocratie et aux Organes de Gestion des Elections.

La corruption est malheureusement un fléau de nos jours qui menace, au quotidien, chacun de nous dans nos rapports avec le monde extérieur. Dans le domaine des élections, elle expose toute la crédibilité des Organes de Gestion des Elections, détruit la confiance établie avec les populations ainsi que les partenaires et peut être source de conflits électoraux.

Certes la corruption relève du comportement et la responsabilité individuels de chacun des membres des Organes de Gestion des Elections, mais elle prospère sur les failles de nos législations et règles de fonctionnement. Comment renforcer les capacités des Organes de Gestion des Elections à faire face aux pressions extérieures? Cette question appelle des réponses transversales qui vont au-delà de la problématique électorale. Elles concernent, par exemple, le respect des règles, le financement de la vie politique, l’importance des Experts dans les processus électoraux, etc.

Les partis politiques, après avoir fortement souhaité la création des Organes de Gestion des Elections, les soupçonnent lorsqu’ils perdent ou, à tout le moins, ne croient guère à leur indépendance. Les populations endoctrinées par les propos de leurs dirigeants naviguent entre soutiens et critiques. Vous constaterez que ces critiques ou appréciations varient au gré des résultats recueillis par leurs auteurs lors des différents scrutins. Exprimées timidement dès les débuts ces critiques se sont affermies au rythme de l’évolution du temps et de la vulgarisation des moyens d’expression et de développement des réseaux sociaux, pour atteindre, ces derniers temps, un volume et une intensité qui ne pouvaient manquer d’interpeller. En 2019 et 2020, plusieurs de nos pays auront à renouveler leurs cycles électoraux.

J’ose espérer que ce forum permettra d’explorer les orientations politiques ainsi que les mesures pouvant être mises en œuvre pour favoriser des processus électoraux fiables et crédibles sur le continent, d’examiner toutes les voies nécessaires pour renforcer la sécurité autour des scrutins, rechercher les causes de faiblesse des taux de participation à l’effet d’organiser partout des élections intègres et crédibles en s’appropriant tous les instruments indispensables pour parvenir à organiser des élections « intègres et sans corruption ».

Chers Collègues et chers amis, Je vous souhaite, encore une fois, la bienvenue en Côte d’Ivoire et vous remercie.  

Abidjan, le 07 Décembre 2018

 Youssouf BAKAYOKO Président de la Commission Electorale de Côte d’Ivoire 

"Il serait temps que cette population se lève et dise « ça suffit maintenant ! Nous ne voulons plus revivre ce que nous avons déjà connu...

 Par Venance Konan : (Tolérance, dialogue, paix. Trois mots qui caractérisent la politique et la philosophie de Félix Houphouët-Boigny. Trois mots que le président du PDCI-RDA et le Chef de l’État ont utilisés dans leur hommage à leur mentor commun olérance, dialogue et paix)

Je suis de ceux qui avaient rêvé de voir le Chef de l’Etat, M. Alassane Ouattara, et le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA), M. Henri Konan Bédié, se rencontrer à la basilique de Yamoussoukro ou sur la tombe de Félix Houphouët-Boigny, le 7 décembre dernier, à l’occasion de la commémoration du 25ème anniversaire de son décès, se serrer la main, se faire l’accolade, et se retirer dans une pièce pour en ressortir en se tenant par la main, en souriant. Oui, j’ai fait ce rêve en même temps que de nombreux Ivoiriens qui ne supportent pas de savoir que les deux grands hommes de la politique ivoirienne sont en froid. Malheureusement, un malaise, nous a-t-on dit, a empêché le président Bédié de se rendre à Yamoussoukro.

Nous lui souhaitons un prompt rétablissement et prions pour que le Dieu qu’il adore et l’esprit de Félix Houphouët-Boigny lui donnent la force de pouvoir aller vers son cadet qu’est le président Ouattara, ou de l’appeler auprès de lui en sa qualité d’ainé, afin qu’ils se parlent franchement pour que ce qui les divise ne soit plus qu’un mauvais souvenir. Le 7 août dernier, le président Bédié a pu néanmoins rendre hommage au président Félix Houphouët-Boigny à travers une vidéo dans laquelle il a affirmé que ce dernier fut le plus grand des présidents de notre pays, un apôtre de la paix, que ses vrais disciples se trouvent au PDCI-RDA et que ceux qui militent dans d’autres partis politiques en prétendant être du PDCI ne sont pas ses vrais héritiers. Il a ajouté par ailleurs que lui, est son héritier politique (l’unique ?) et qu’il se bat pour que son parti demeure éternel.

Le Chef de l’État a pour sa part salué « l’œuvre gigantesque de Félix Houphouët-Boigny à la tête de notre pays qu’il a dirigé dans la fraternité et l’ouverture », avant de nous inviter à suivre les idéaux de tolérance, de dialogue et de paix du père de la nation.

Tolérance, dialogue, paix. Trois mots qui caractérisent la politique et la philosophie de Félix Houphouët-Boigny. Trois mots que le président du PDCI-RDA et le Chef de l’État ont utilisés dans leur hommage à leur mentor commun, et que nous aimerions tant voir en action en ce moment. Parce que ce que nous voyons en ce moment est l’intolérance, le refus du dialogue et nous savons tous que cela est de nature à compromettre la paix que connaît notre pays et nous conduire à la guerre.

En affirmant cela, nous ne faisons pas qu’énoncer une simple théorie ou émettre une simple hypothèse, mais nous parlons bien de quelque chose que nous avons déjà expérimenté.

Oui, il y a vingt ans, avec les mêmes acteurs, nous avions refusé de nous parler, nous avions pratiqué l’intolérance et cela nous a conduit d’abord à un coup d’Etat, puis, à une rébellion qui a occupé la moitié du pays pendant huit ans avec ce que tout cela nous a coûté en vies humaines et en pertes économiques, puis l’apothéose fut une vraie guerre entre nous, avec des acteurs étrangers. Il a été dénombré au finish plus de trois mille morts, nous nous sommes retrouvés avec un pays divisé, une économie en lambeaux, et notre ancien président dans une prison en Hollande. Ce dernier disait que le chien qui avait vu le lion ne courait plus de la même façon que celui qui ne l’avait jamais vu. Nous avons rencontré le lion, il nous a même griffés. Nous ne pouvons plus courir de la même façon qu’avant cette rencontre.

Les présidents Bédié et Ouattara, les principaux protagonistes de la crise qui nous a conduits à la guerre ne peuvent pas à nouveau adopter des attitudes qui sont de nature à nous y replonger.

Qui fuit le dialogue ?

Qui est devenu intolérant ?

Qui chasse ceux de son camp qui parlent de dialoguer, de tendre la main, de tout faire pour préserver la paix ?

Bien sûr les partisans de chacun pointeront le doigt sur l’autre. Mais gardons en mémoire cette phrase de feu Zadi Zaourou : « lorsque vous pointez un doigt accusateur sur l’autre, n’oubliez pas que trois de vos propres doigts sont dirigés vers vous. »

 D’un côté comme de l’autre il y a toujours des faucons et des extrémistes inconscients pour souffler sur les braises. La population, elle qui le plus souvent ne comprend rien aux vrais enjeux des crises mais en paie néanmoins toujours le prix le plus fort regarde, entend, lit et voit les déclarations et comportements des uns et des autres. Il serait temps que cette population se lève et dise « ça suffit maintenant ! Nous ne voulons plus revivre ce que nous avons déjà connu, nous voulons que nos enfants grandissent dans un pays en paix. Comme au temps d’Houphouët-Boigny. Et il est temps que vous passiez le relais à une autre génération. » 

Apparemment c’est la dernière phrase que quelqu’un ne veut pas entendre et il semble que ce soit ce qui a amené la palabre.

Venance Konan

Le maire intérimaire du Plateau a fait la lumière sur une affaire de corruption de grande ampleur, plus de 6 milliards de Fcfa

Révélations de taille dimanche à Abidjan. Le maire intérimaire du Plateau a fait la lumière sur une affaire de corruption de grande ampleur, plus de 6 milliards de Fcfa (près de 10 millions d'euros, ndlr) détournés entre 2004 et 2017 à des fins personnels en faveur de Ja Jacques Ehouo (maire Pdci récemment élu et député du Plateau, ndlr) et Noël Akossi Bendjo (ancien maire révoqué pour détournements, ndlr).

Devant la presse conviée dans la salle de mariage de ladite mairie, Jacques Yapi, documents à l'appui distribués aux journalistes, a expliqué que le mécanisme de détournement a été découvert après un audit audit interne effectué en 2018 et annoncé que le conseil a instruit ses avocats pour porter plainte contre Jacques Ehouo, son oncle Bendjo, en France depuis juillet, faisant lui déjà l'objet d'une procédure en cours.

Jacques Yapi a expliqué que selon l'audit, contrairement à la loi, la société détenue parJacques Ehouo Jacques "Neg-com", initialement société de communication, était en charge de la perception des recettes de taxes communales (ODP et taxe sur la publicité, ndlr). Elle fonctionnait, de fait, comme une régie de recette.

«Quand je suis arrivé j'ai voulu regarder les choses de plus près. J'ai pris à cœur d'examiner certains contrats notamment celui de Neg-com créé en 2002, dirigée par Jacques Ehouo Gabriel. En 2004 un contrat a été signé avec Bendjo pour encaisser les taxes publicitaires. Dans ce contrat le société Jacques Ehouo versait 70% à la mairie et gardait les 30% pour elle même.

Ce qui fait que Neg-com fonctionnait comme une régie de recettes ce qui est contraire à la loi. Parce que pour quelle existe il faut une décision en conseil des ministres» a révélé Jacques Yapi, qui gère la mairie depuis la révocation de l'ancien Maire en aout dernier L'audit qui révèle ce jour un scandale financier sans quasi précédent dans l'histoire du pays, a été lancé après une série de découvertes d’anomalies financières entre 2004 et 2017.

Les services de la mairie avaient été alertés par le fait que la commune centrale d'Abidjan avait enregistré seulement 615 millions de Fcfa de recettes reversées (ODP et taxe sur la publicité, ndlr), alors que depuis son arrivée, Jacques Yapi en enregistre 50 millions par mois.

Le maire intérimaire poursuit ses révélations: «J'ai découvert un protocole d'accord signé en février 2004. Dans un tableau que j'ai établi en terme de taxes de publicité, la commune du Plateau n'a enregistré que 615 millions dans ses lignes de 2004 à 2017. Or sous ma gestion 2018, je fais 50 millions de recette par mois. Voilà la situation. Je tiens à préciser que la société de Ehouo Jacques est personnellement responsable parce que c'est son entreprise. La responsabilité de Ehouo Jacques est totale depuis 2004.

 Nous avons fait un audit audit qui démontre que le préjudice subit par la commune du Plateau est estimé à 6 milliards de Fcfa de 2004 à 2017. Nous avons la liste des entreprises qui ont payé. Nous avons les chiffres payés, par exemple par la société de téléphonie mobile MTN (350 millions) et contrat avec Nsia. Voyant tout ça, j'ai donc décidé d'intimer l'ordre à l'entreprise de Jacques Ehouo de rembourser le préjudice subit.

Ce dernier a opposé une fin de non recevoir. Il m'a plutôt envoyé un avocat. Moi j'attends que ce préjudice soit payé. J'ai décidé de briser ce son de conformisme ambiant pour que les choses changent. Il faut qu'un jour dans ce pays, nous reconsidérions les choses pour que le pays avance».

Le maire intérimaire a également révélé une affaire de modification de statut juridique en catimini une nouvelle fois en faveur de Bendjo et de l'ancien candidat PDCI aux municipales 2018 à Attécoubé, Eho Djoman Claude.

« En 2003, le conseil municipal du Plateau a vu inscrire dans ses documents une prise de participation dans une société d'économie mixte de 20 millions. Le conseil n'a ni vu les statuts ni les documents. Ensuite le conseil n'a plus entendu parlé de cette société jusqu'en 2014 où on demande un financement de 60 millions. Je me suis opposé à cette époque. Aujourd'hui je me rends compte que cette société n'est plus mixte mais plutôt anonyme. Avec pour actionnaires Eho Djoman Claude, un parent de Bendjo et un autre comptable à la mairie du Plateau.

À la faveur de mon intérim, ma surprise est totale.

Je découvre que depuis avril 2015, la commune du Plateau et l'agent de la mairie ont cédé leurs parts à Ehouo Djoman Claude ceci à l'insu du conseil municipal en ce qui conseil l'entreprise de construction SDPP. Pour ces deux principaux dossiers, j'ai demandé à l'avocat de la commune pour qu'il y ai juridiquement une suite. Miezan Pierre (comptable, ndlr), Eho Djoman Claude, Bendjo et Jacques Ehouo je souhaite qu'il y ai des poursuites contre ces personnes. Moi j'assure l'intérim et je demande que ceux qui ont créé le préjudice à la commune du plateau puissent payer».

Le scandale révélé, reste désormais à observer la suite que donnera la justice à cette bien sale affaire. / A suivre...

LORSQUE LE SPECTRE D'HOUPHOUET-BOIGNY POINTE UN PASSÉ QU'ON NE VEUT POINT DÉPASSER.

Par SOUMAREY Pierre Aly 

« On ne peut pas résoudre un problème avec le même mode de pensée que celui qui a généré le problème. » A. Einstein

 De nombreuses souffrances infligées à la Nation Ivoirienne, pour des motifs politiques auraient pu être évitées, si nous avions pris réellement connaissance de l'art de construire et de conserver la paix du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY. Celui-ci, par contraste avec la manière de penser la politique uniquement en termes d'affrontement et d'ennemis, aurait tempéré les tendances exclusivistes, répressives, ethno-discriminatoires, autocratiques et insurrectionnelles adoptées par les entrepreneurs politiques qui lui ont succédé.

En effet, ceux-ci ont développé pour conquérir et conserver le pouvoir, des théories et des pratiques qui ont ruiné tour à tour, les concepts de la Nation, de la citoyenneté, de la cohésion sociale, nié l'humanisme de notre systèmes de références, détruit la neutralité et la distance de l'État vis à vis du corps social. L'idéal national a été profondément transformé par l'introduction de contre-valeurs, prônant la sélection ethnique, la séparation territoriale et l'exclusion politique. Il nous faut bien admettre au final, que l'objet politique, en tant qu’ambition première de servir le bien-être des populations dans la durée, doit être le critère prépondérant permettant de déterminer les conditions de l'exercice du pouvoir et la mesure des efforts à mobiliser pour construire et conserver la cohésion sociale, la paix et l'ordre public. Poussé jusqu'à son extrémité, la politique revient en fait, à éliminer de celle-ci, toute motivation égocentrique, pour ne faire d'elle, qu'un moyen tendu vers une finalité : le développement dans la paix, la stabilité et la cohésion de la communauté nationale.

Nous avons perdu ce lien primordial entre les moyens et la finalité politique. Pire, nous avons instrumentalisé l'État, le Droit, les Institutions, les moyens politiques et militaires au profit d'ambitions personnelles et d'individus charismatiques que nous avons « déifiés » à la limite du bon sens et contre toute rationalité. Le dommage fait au peuple Ivoirien et les conséquences négatives de l'attitude des héritiers immédiats de l'ère Houphouet-Boigny découlent d'un enseignement mal assimilé de notre histoire, des motifs trop superficiels de l'engagement politique, mais surtout d'une interprétation erronée de la culture de paix que nous a légué le « Père de la Nation ».

A cette donne, s'ajoute la promotion et la manipulation de concepts mal définis dans le champ politique. Diffusés à escient vers une population souvent analphabète, ceux-ci ont prospéré avec diverses fortunes, le plus souvent funestes. Les masses populaires, séduites par des formules politiques, jugées par elles brillantes ou pertinentes, s'y sont accrochées sans tenir compte de certaines réalités économiques, sociales et historiques, mais surtout sans comprendre toutes les implications sous-jacentes de la pensée politique des promoteurs de ces concepts novateurs, qui ont marqué la rupture avec la tradition et la pensée de l'humanisme de paix du Président Houphouët-Boigny. Les concepts et les idéologies ont besoin de clarté, pour éviter l'obscurantisme des masses, se manifestant par la négation de la réalité objective, des comportements rétrogrades et l'expression de considérations « imbéciles » sur l'évolution des choses. Cette forme de populisme est un véritable fléau.

L'influence de la culture de paix et de compromis, fut étouffée à la fois, par la lame de fonds du mouvement révolutionnaire porté par la gauche Ivoirienne et sa répression sauvage, puis les habitudes contre-productives du parti unique (absence de compétition démocratique, intolérance à la différence, pratiques autocratiques, ect...). Sans véritable idéologie, le Président Houphouet-Boigny a commencé à penser la paix dans ce contexte dominant, avant d'avoir pu achever la révision de ce concept sous l'empire de la transition démocratique, qui a contesté ses capacités de gestion et la légitimité démocratique son pouvoir au soir de sa vie. Il en résulte que sa philosophie politique et son humanisme de paix, n'ont pas été codifiés par lui-même, et demeurent de ces faits exposés à des abus de sens et des erreurs d'interprétation. En d'autres termes, son testament politique n'est pas écrit. Il est reconstitué et construit.

Avant que les chercheurs et les historiens ne parviennent à dégager un fil directeur à toute son œuvre, la Côte d'Ivoire était déjà en proie aux extrémistes de toutes sortes, et la voix du « vieux sage », au sens proverbial que lui donne Amadou Hampâté-Bâ, non seulement s'était tue à jamais, mais avait peu d'écho sur la conduite des uns et des autres, engagés dans une lutte de pouvoir sans merci. L'idée principale, ici, serait de faire revivre cette voix depuis Yamoussoukro à l'occasion de la commémoration du 25ème anniversaire de sa disparition, pour conjurer l'inconsistance politique qui gagne à la fois son parti, le PDCI, et la classe politique toute entière, où règne à nouveau la confusion et l'ambition démesurée des égos et des extrémismes. L'art suprême de la paix, c'est la capacité à régler tous les problèmes qui surgissent par le dialogue, sans recourir à la force, à la répression et à l'exclusion. Nous avons pris la fâcheuse habitude de concevoir le pouvoir en termes de monopole et de penser la politique en termes d'adversaires, voire d'ennemis, plutôt que de concurrents, voire de frères. Autant dire, penser la compétition démocratique dans un esprit ouvert et pacifique, en lien avec la finalité de l'objet politique : améliorer les conditions de vie des populations. Cet objectif passe par des conditions préalables indispensables, dont la cohésion sociale, la paix, la discipline et l'ordre public. C'est l'occasion de prendre pleinement conscience de la pérennité des principes les fondamentaux qui existent en matière politique. Nous devons comprendre que la paix est une question vitale pour la vie d'un État et la survie d'une Nation.

Aussi, elle mérite plus d'attention de la part du politique. Elle exige pour nous Ivoiriens, après plus d'une décennie de crise militaro-politique, une rébellion, une guerre civile, une analyse approfondie, à travers l'humanisme de paix du Président Houphouët-Boigny. La réflexion sur la paix a besoin de fondement rationnel et pratique pour inspirer notre idéal de société et la gouvernance de notre pays. On a trop banalisé des concepts celui de la paix, tout comme celui de la guerre et de la mort. Nous avons besoin de re-sacraliser comme en religion, la vie et la paix en Côte d'Ivoire, de redéfinir certains concepts qui ont investis le champ politique. L'expérience nous a démontré que c'est sur la base de ceux-ci que le corps social et l'État se sont délités.

Les conditions intellectuelles, morales, les valeurs culturelles, les principes politiques, la tradition républicaine, les circonstances socio-politiques et la manière d'exercer le pouvoir concourent à la détermination de la paix et de la cohésion sociale dans un pays. Les entrepreneurs politiques dont les plus emblématiques, les Présidents Ouattara, Bédié et Gbagbo doivent intégrer ces facteurs dans leur approche de la paix. C'est une approche globale et multiforme. La paix n'est pas une absence de conflit ou de tension.

Elle n'est pas synonyme de platitude. Elle est une volonté constante en oeuvre, une construction permanente. Il s'agit de conserver les valeurs d'une société, de préserver tous les équilibres, souvent fragiles, qui gouvernent une société, et d'apprécier avec justesse leur impact sur l'économie, la démocratie, l'état de droit, la bonne gouvernance, la justice sociale et l'ordre public. Le prolongement d'une crise, qu'il soit artificiel ou réel, ne saurait jamais profiter à un pays et à ses populations. La Côte d'Ivoire a tort de vouloir l'entretenir en refusant le dépassement, à côté du nécessaire travail de mémoire, de deuil et de vérité historique pour prévenir sa reproduction. Il nous suffit de regarder au-delà de notre nombril pour s'en convaincre.

Il n'est pas dans notre intérêt de travailler à rendre la paix vulnérable, fragile et réversible. Par contre, il est de notre responsabilité de bien informer sur les contours de la paix. La condition préalable à la paix est de mener des actions de décrispation, de façonner les mentalités pour les amener à de meilleures dispositions, de respecter les valeurs, le pacte social et politique que nous avons en partage et de dénoncer les entorses au code de la paix. Autrement dit, c'est décider d'avance de la paix, par notre comportement et notre discours social et politique. La paix, c'est aussi et de prime abord, des valeurs et des principes au service d'une volonté forte et persévérante.

C'est la caractéristique principale de la paix au sens houphouétiste du terme. Le nombre n'emporte le choix et ne fait pas la différence en la matière, mais la profondeur et la pertinence des valeurs, des principes et des projets de société que nous adoptons, pour conduire notre destin collectif dans la paix et la stabilité. Au 21ème siècle, dans la période de la transition démocratique de l'Afrique et de l'explosion des NTIC, il n'est plus possible que la Côte d'Ivoire soit dirigée par un monarque, voire un souverain, les membres de sa famille, son clan, son ethnie, ses alliés, ses amis, ses hommes et femmes de confiance ou ceux qui gravitent autour de lui, en chantant sa louange.

Nous avons également besoin d'institutionnels en titre, dotés d'une réelle autonomie et d'un pouvoir conséquent. En tournant la page à cette pratique (BÉDIÉ, GBAGBO, OUATTARA) ou cette perspective (BÉDIÉ) appartenant à un autre âge, nous résolvons à la fois le problème de la concentration du pouvoir et la difficulté de l'exercice de l'autorité opérationnelle et administrative de l'État.

Nous gagnerons au plan de la décentralisation des processus de décision, de la démocratisation de l'accès aux hautes fonctions de l'État sur la base de critères de compétence et d'honnêteté, de l’efficacité de l'Administration centrale, mais surtout de la construction de la paix. En changeant la nature du pouvoir, l'enjeu n'est plus le même, car le partage du pouvoir absolu peut être source de conflit.

La conquête du pouvoir obéit bien souvent à une soif de pouvoir et constitue un moyen d'enrichissement en Afrique. En dissuadant ce dernier, par une répression adéquate et en exigeant de la première des critères objectifs et qualitatifs, nous contribuons à pacifier la compétition démocratique.

Nous sommes invités à trouver et définir un schéma d'ensemble de la paix, en tant que celle-ci est dépendante de plusieurs facteurs en constante interaction.

Ce serait réaliser un progrès significatif dans notre marche vers l'épanouissement des citoyens et le bien-être des populations dans un climat de paix et de sécurité. Les intellectuels, intermédiaires entre la société savante, la société politique et le corps social, avec l'appui de la société civile, ont un rôle certain à jouer dans cette transition. Ils ne sauraient se contenter de tenir la chronique, de commenter les évènements et de faire de la littérature. Lorsque la paix est menacée ou que les choses vont de travers, ils doivent s'armer de courage pour dénoncer, prévenir, proposer des théories, produire des essais sur des sujets d'importance, dont la paix, en tant que condition du développement économique, du progrès social et de la survie des États.

La communauté nationale doit pouvoir coopérer à tous les échelons, à la préparation de la paix, à sa consolidation, parce qu'elle est embarquée sur le même navire, partage les mêmes conditions de vie et le même destin. Elle doit s'opposer aux vents contraires. Si le spectre du Président Houphouët-Boigny plane toujours sur la Côte d'Ivoire, c'est parce que celle -ci est malade. En se détachant du vieux système du parti unique, elle n'a pas encore réussi, à inventer un nouveau système politique qui lui garantisse paix, cohésion et stabilité, comme fut auréolée sa gouvernance de ces particularités remarquables. Son étoffe personnelle, est que sa vie entière, publique et privée, était régie, non pas au profit de son propre bénéfice, mais de celui de sa communauté, nucléaire et élargie (famille, plantation, village, ethnie, parti, État, Nation). L'on peut constater, qu'il a été de ce point de vue, le serviteur du souverain : le peuple, son peuple.

Ce sacerdoce d'une réalité nuancée quant à sa pleine application, constitue néanmoins un exemple à suivre par les politiques qui veulent atteindre une certaine dimension, tant au plan national qu'au niveau de l'histoire. Il est remarquable que ce profil corresponde à l'expression d'une vision, qui place la paix au centre de l'action politique. Dès lors, l'entreprise de la paix devient l'objectif le plus élevé de la politique. La poursuite ininterrompue de la paix nécessite de la soutenir constamment par une politique globale d'inclusion, de bien-être, de progrès, de justice et de liberté.

Il n'y a pas de dogme de la paix, mais une batterie d'actions coordonnées en vue de sa réalisation et de l'affermissement naturel de l'autorité de l'État, tout comme il n'y a ni droit de préemption, ni droit de succession en politique. Agir en obéissant à cet objectif supérieur ou cet impératif, nous éloigne assez radicalement de la conception traditionnelle de la politique « politicienne », car la paix est l'instrument majeur de haute politique.

On ne se permet pas de se lancer en politique, à plus forte raison à la conquête du pouvoir d'État, pour des motifs subalternes (vengeance, blessure personnelle, soif de pouvoir et d'honneur, enrichissement, opportunisme, problème existentiel, etc.), mais pour servir la paix.

SOUMAREY Pierre Aly

VIDEO ARRÊT SUR IMAGES / CAN 2019 le Cameroun n'a ni routes, ni eau, ni électricité, ni rien qui soit prêt pour accueillir le CAN. »

Les Ivoiriens n’y sont en rien responsables de LA DECONVENUE DES CAMEROUNAIS AU SUJET DU RETRAIT DE Le CAN A LEUR PAYS. Les cadres lucides en étaient déjà persuadé DE LEURS INCAPACITÉS D’ORGANISER CETTE GRANDE FETE PANAFRICAINE. ET même plus ils félicitaient déjà le Président Alassane OUATTARA et la CÔTE D'IVOIRE pour être déjà en avance sur l’organisation de du coup d’AFRIQUE en 2021.

À lire un ( extrait de l'article du célèbre journaliste sportif CAMEROUNAIS J.REMY NGONO ) « le grand professeur qui jure sur tous les plateaux télés que Paul BIYA travaille plus que tous les pharaons qui ont construit les pyramides en Égypte, confient maintenant dans les coulisses que le Cameroun n'a ni routes, ni eau, ni électricité, ni rien qui soit prêt pour accueillir le CAN. »

REMY NGONO officiel 9 novembre, 10:02 · ARRÊT SUR IMAGES

Donnez un petit verre d'alcool au professeur Messanga avocat défenseur du régime Biya, et hop, il tous les secrets sortent de son ventre. Le grand professeur qui jure sur tous les plateaux télés que Paul Biya travaille plus que tous les pharaons qui ont construit les pyramides en Égypte, confie maintenant dans les coulisses que le Cameroun n'a ni routes, ni eau, ni électricité, ni rien qui soit prêt pour acceuillir la CAN. Si c'est un journaliste qui aurait dit celà, le même Messanga serait parti à la télé annoncer qu'il veut déstabiliser le Cameroun, et on l'aurait déjà jeté en prison pour " atteinte à la sécurité de l'État ".


J. RÉMY NGONO

Le lien de la vidéo  https://www.facebook.com/919395438073615/videos/271045863574947/

A lire aussi 

 L’UNION NORD- AFRICAINE DE FOOTBALL  DEMANDE LE RETRAIT DE LA CAN AU CAMEROUN

Alors que la CAF la décision de la CAF sur le lieu officiel de la CAN 2019, est attendue en principe autour du 30 novembre 2018 ou début décembre , l’Union Nord Africaine de Football (UNAF) a décidé de saisir la CAF par courrier pour réclamer un strict respect du cahier des charges pour une organisation parfaite de la CAN 2019 Au cours d’une réunion de l’assemblée générale regroupant tous ses membres  lundi à Rabat, le SG de l’UNAF s’est dit inquiet. /

« Les membres de l’UNAF ont insisté lors de la réunion sur les conditions d’organisation de cette CAN, on va écrire à la CAF et exiger le respect du cahier des charges, on a des joueurs de qualité qui jouent dans de grands championnats européens, on se doit de leur préparer les meilleures conditions et le meilleur environnement sur place, que ce soit des hôtels, des stades d’entraînement conformes aux exigences, il nous faut une organisation infaillible », a déclaré, le SG de l’UNAF, le Tunisien Mahmoud El Hamami, rapporté par la presse marocaine.

De son coté, Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine a pourtant apporté son soutien au Cameroun. « Je l’ai dit à Marrakech et je le dirais à Accra, le Maroc était toujours aux côtés du Cameroun compte tenu des relations politiques et sportives entre nos deux pays et il sera toujours à ses côtés pour organiser une Coupe d’Afrique d’envergure » a expliqué le dirigeant marocain. Cette position de Fouzi Lekjaa est  un soutien de façade , et il ne souhaite pas créer un incident diplomatique avec le Cameroun. Cependant, il actionne en coulisses auprès de la CAF dont il est membre du comité exécutif.

Précisons que l’Algérie n’a pris aucune position officielle sur ce dossier mais à travers la position de l’UNAF, la FAF semble soutenir la démarche de retirer la compétition au Cameroun afin de l’attribuer au Maroc. C’est désormais à la CAF de se prononcer sur ce dossier qui traine depuis de longs mois mais tout porte à croire que l se déroulera en juin prochain chez nos voisins marocains.

29 novembre 2018 Source: La Gazette du Fennec  Commentaires

Le serveur de bandji Actuellement c’est la foire... - Par Venance Konan

« Bédié m’a confié qu’il sera candidat » a dit l’un. « Ce n’est pas vrai ! Je suis son vrai confident et il m’a dit le contraire » a aussitôt contredit un autre. « Menteur ! A moi il a juré qu’il sera candidat » a corrigé un troisième.

Le serveur de bandji Actuellement c’est la foire aux confidents au Parti démocratique de Côte d’Ivoire- Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA).

C’est à qui affirmera le plus fort qu’il détient la vraie confidence de Bédié sur son éventuelle candidature à la présidentielle de 2020. « Bédié m’a confié qu’il sera candidat » a dit l’un. « Ce n’est pas vrai ! Je suis son vrai confident et il m’a dit le contraire » a aussitôt contredit un autre. « Menteur ! A moi il a juré qu’il sera candidat » a corrigé un troisième. Comme le dit mon voisin de quartier, « candidature, c’est comme grossesse. On ne peut pas la cacher longtemps. Tchoco tchoco ça va sortir un jour. On ne peut pas être candidat clandestin. » Tout porte à croire que le PDCI-RDA prépare les Ivoiriens à cette candidature. On en parle tellement que lorsqu’elle sera annoncée, elle ne surprendra plus personne. Et le sort en aura été jeté. Juridiquement M. Bédié peut être candidat. Ses partisans disent que physiquement et intellectuellement aussi il le peut. Il appartiendra alors aux électeurs de trancher.

Il y a quelques années quelqu’un avait utilisé l’image du serveur du vin de palme appelé bandji qui avait cassé le canari contenant ce breuvage. Et il se demandait s’il était prudent d’envoyer à nouveau la même personne chercher le bandji. Cela avait irrité au plus haut point les partisans de M. Bédié qui avaient expliqué avec forces détails que le canari s’était cassé parce que le serveur avait été braqué, attaqué par des bandits. Soit ! Mais n’avait-il pas par imprudence ou insouciance pris le chemin où il y avait des brigands, alors qu’il aurait pu en emprunter un de plus sûr que tout le monde lui recommandait ? Ce que nous demandons au PDCI-RDA, est d’analyser froidement les six ans de règne de M. Bédié et les circonstances qui ont entraîné sa chute. Il est tout à fait légitime pour ce parti de chercher à revenir au pouvoir. Mais on n’exerce pas ce pouvoir pour faire plaisir à un homme ou pour calmer son égo. Le sort de millions de personnes dépend de la gestion de ce pouvoir. C’est pour cela que le choix du candidat est primordial. Le PDCI-RDA doit se demander, d’abord, si son candidat est celui qui a le plus de chances de gagner, et ensuite, s’il est celui qui peut gouverner durablement le pays pour le bien de son parti et des citoyens. Nous sommes convaincus pour notre part que M. Bédié ne peut être ni le meilleur candidat, ni le meilleur président pour les temps à venir.

Les partisans de M. Bédié nous diront que s’il veut revenir au pouvoir, c’est parce qu’il est d’un amour débordant pour ce pays et qu’il veut le servir jusqu’à son dernier souffle. D’autres diront pour leur part qu’il n’a simplement pas encore digéré le coup d’Etat de 1999 et qu’il cherche à prendre sa revanche. Je dirais à ses partisans que M. Bédié n’a jamais été aussi utile à la Côte d’Ivoire que dans son rôle de « sage de Daoukro » que tout le monde allait consulter, et qui d’une certaine manière, contribuait à tempérer un tant soit peu les choses. Pour ce qui est de sa revanche, je dirais qu’il l’a prise depuis longtemps, en contribuant à deux reprises à l’élection de M. Ouattara que l’on présentait comme son ennemi, et par les honneurs que ce dernier lui a rendus par la suite.

Toute la Côte d’Ivoire avait payé le prix de la mésentente entre les deux hommes. Et elle a bénéficié par la suite du fruit de leur réconciliation. Depuis qu’ils sont séparés, c’est à nouveau toute la Côte d’Ivoire qui retient son souffle. Il y a quelques jours une photo montrant mesdames Bédié et Ouattara en train de déjeuner quelque part à Paris avait ravi bon nombre d’Ivoiriens, qui ne sont pas nécessairement de leurs bords politiques, parce qu’ils y avaient vu le prélude à une réconciliation salvatrice pour notre pays entre leurs époux.

Il y a quelque temps de nombreux Ivoiriens s’étaient pris à rêver d’un tandem Daniel Kablan Duncan-Amadou Gon Coulibaly pour succéder à M. Ouattara. Ce duo avait l’avantage de réaliser cette alternance réclamée par le PDCI-RDA, tout en rassurant les militants du RDR qui rechignaient à faire la passe au vieux parti. Et de plus, ils ont chacun un CV qui fait que l’on peut fonder tous les espoirs en leur capacité à gouverner efficacement le pays. A l’époque tout le monde pensait que l’alternance dont parlait M. Bédié valait pour quelqu’un d’autre de son parti. Et ils sont nombreux à avoir pensé à celui qui fut son Premier ministre avant d’être celui de M. Ouattara et plus tard Vice-président de la république.

On comprend maintenant pourquoi M. Duncan est présenté aujourd’hui comme un mauvais militant et qu’il fut hué lors d’un bureau politique du PDCI-RDA sans que M. Bédié ne bronche. L’alternance, c’était pour lui et personne d’autre. En tout état de cause, certains militants du PDCI-RDA devraient cesser de regarder le leader de leur parti comme les membres d’une secte regardent leur gourou, et choisir avec un peu plus de discernement celui qui défendra leurs couleurs. Venance Konan

 PS :Dans ma précédente chronique j’avais utilisé le terme « taliban » qui n’a pas été apprécié par de nombreux militants du PDCI-RDA. Je leur présente mes excuses en précisant que je désignais par ce terme, non pas tous les militants du vieux parti, mais les plus extrémistes d’entre eux avec qui tout dialogue est impossible, les BOR si l’on peut dire, à savoir les « Bédié ou rien. »

 A lire aussi : Venance Konan -Pouvoir et devoIr Bédié peut-il être candidat à la présidentielle de 2020 ?

Pour notre confrère Le Nouveau Réveil, la question ne se pose pas : « la communauté internationale reconnaît en lui une capacité à rassembler les Ivoiriens autour de l’idéal de paix et de démocratie. Si en 2020, après les deux mandats de Ouattara, Bédié veut reprendre du service pour le bonheur de la Côte d’Ivoire, où est le mal ? Surtout que loin d’être un handicap, son âge se trouve être un avantage. A 84 ans, il est très lucide et vif, comme il le démontre chaque fois avec des activités politiques qu’il dirige avec maestria et vision. Il se porte physiquement très bien et l’on peut même dire sans risque de se tromper qu’il se porte mieux que beaucoup d’hommes politiques qui se disent plus jeunes…Bref, pour tout dire, Bédié est apte, il a tous les atouts. » (Le Nouveau Réveil du 12 novembre 2018).

Voilà qui est bien dit. Il est vrai que nous sommes au Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) où les années n’ont aucune prise sur les corps et les esprits, et où la vraie jeunesse ne commence qu’après 80 ans. Il n’y a qu’à voir les fringants jeunes loups d’au moins 70 ans qui constituent la garde rapprochée de Bédié et qui sont appelés à assurer la relève après lui. C’est donc entendu : Bédié est celui qui a le plus d’atouts pour succéder au Président Ouattara.

Cependant, si légalement, physiquement et intellectuellement il peut être candidat dans deux ans, doit-il pour autant l’être ?

Pour ses « talibans », la question n’a pas de sens, et la poser, c’est insulter leur prophète. Certains se sont d’ailleurs déjà mis au travail pour son avènement en 2020. Ainsi notre confrère SoirInfo nous apprend-il dans son édition du 14 novembre que le président du Conseil régional de l’Iffou sillonne en ce moment sa région pour annoncer la bonne nouvelle du retour prochain de Bédié : « Le président Bédié reviendra au pouvoir en 2020. Le travail que nous faisons, nous le faisons pour lui. C’est lui qui nous envoie et c’est pour lui que nous travaillons. » On dirait Jean-Baptiste annonçant l’arrivée prochaine de Jésus.

Au PDCI l’on a sans doute découvert le secret de l’eau de jouvence. Il n’empêche qu’ils sont encore nombreux, les Ivoiriens qui restent persuadés que si les années bonifient l’homme, il arrive cependant un âge où le temps qui passe a des effets beaucoup plus négatifs que positifs sur le physique et l’intellect de l’homme. De plus, M. Bédié a quitté le pouvoir à l’aube de l’an 2000. S’il y revient en 2020, cela aura fait 20 ans.

L’histoire recèle peu de cas de personnes étant revenues au pouvoir 20 ans après et qui ont réussi leur « come back ». Surtout si l’on tient compte des conditions dans lesquelles elles ont perdu ce pouvoir. Soyons honnêtes.

M. Bédié a exercé le pouvoir de fin 1993 à fin 1999 dans des conditions, difficiles, pour ne pas en dire plus. La preuve en est qu’il l’a perdu dans un coup d’Etat que tout le monde avait vu venir, sauf lui. Avant ce dénouement, le pays était divisé entre un nord et un sud qui étaient au bord de l’affrontement, en raison du fameux concept de l’ivoirité, et la lutte contre la corruption n’était pas d’une efficacité remarquée, pour user d’un euphémisme. On peut penser et dire tout ce que l’on veut de tout cela mais c’est le constat simple que les témoins que nous avons été pouvons faire sans parti-pris.

De plus, la Côte d’Ivoire qu’avait dirigée M. Bédié vivait globalement en paix malgré quelques conflits ethniques récurrents liés à des problèmes fonciers. C’est sous M. Bédié que les Ivoiriens ont eu des problèmes avec leur identité et que le pays a connu son premier coup d’Etat ; puis l’on a connu une rébellion armée qui a occupé le nord du pays durant de longues années, des affrontements armés avec notre alliée la France, et en bouquet final, une guerre entre nous Ivoiriens. Tout cela a installé de nouvelles valeurs, malheureusement souvent négatives, chez l’Ivoirien, ainsi que de nouveaux comportements. Pour tout dire, l’Ivoirien d’aujourd’hui est totalement différent de celui que gouvernait M. Bédié il y a vingt ans.

Lorsque je demande à M. Bédié de renoncer à briguer à nouveau le pouvoir, cela irrite au plus haut point ses suiveurs, mais s’ils avaient du respect et de la considération pour leur champion, ils seraient les premiers à l’en dissuader. Pour son image et son honneur. En 2010, nous avons tous vu combien la fin de campagne fut difficile pour M. Bédié. Il ne put participer au dernier débat à la télévision.

Ses partisans veulent-ils revoir de telles scènes ou croient-ils qu’il soit possible de faire une campagne à la Bouteflika ou à la Biya en Côte d’Ivoire, c’est-à-dire une campagne où l’on ne voit pas le candidat ?

Robert Guéï qui s’était autoproclamé « candidat du peuple » l’a fait et l’on sait ce que cela a donné.

Je crois que le drame du PDCI, tout comme du Front populaire ivoirien (FPI), est qu’ils n’ont pas fait leur autocritique après la perte du pouvoir. Pour eux, la manière dont ils ont été chassés du palais présidentiel n’est rien d’autre que la marque d’une grande injustice à leur endroit.

De ce fait, c’est aux autres de s’expliquer, puisque eux n’ont rien fait, et puis des méchants sont venus les bouter hors du pouvoir. Si le PDCI s’essayait à une petite autocritique, il comprendrait que pour l’honneur de Bédié et pour le bien de la Côte d’Ivoire, il serait mieux qu’il ne cherche plus à revenir au pouvoir.

Par Venance Konan

Conférence du RHDP à Paris – Mamadou Toure cogne Billon et prévient : « faites attention à ce qu’il dit » VIDEO

A l'adresse de l’ex ministre Jean Louis Billon. "Il a donc lancé un appel au « vrai débat » en lieu et place de ce qui est offert à présent par leurs adversaires politiques, en l’occurrence le PDCI à travers son chargé de la propagande l’ex ministre du commerce Jean Louis Billon.

« Je ne peux pas me lever sans répondre à mon homologue parce qu’il est aussi chargé de communication au sein du pdci anti Houphouët. Sauf que lui il est chargé de la propagande et il est fier de dire qu’il est chargé de la propagande. Donc faites attention a tout ce qu’il dit.

Par définition, il est chargé de la propagande. Donc chaque fois qu’il dit quelque chose, demandez vous si ce n’est pas de la propagande. Mais tout ce qui a été dit, les 100 millions, les « ceci, cela » mais sait que ce sont les officines qu’ils ont créées et pour distiller à longueur de journée des mensonges sur les réseaux sociaux. On n’a même pas le recul intellectuel nécessaire.

Mais nous voulons de vrais débats et j’espère que nous aurons de vrais débats pour que les ivoiriens sachent distinguer le vrai de l’ivraie."

Le ministre de la promotion de la jeunesse et de l’emploi des jeunes, porte-parole adjoint du gouvernement, était face à la diaspora ivoirienne et la presse, lors de la conférence du RHDP portant sur le thème : « le RHDP et le défi de la Côte d’ivoire nouvelle ». Après avoir fait la genèse de la création du RHDP, le ministre Mamadou Toure a bien voulu faire une révélation de taille sur les consultations et les tractations entreprises par le président Ouattara avant l’organisation de l’assemblée générale constitutive : » Dans l’organisation de l’assemblée générale constitutive, le Président de la République a consulté tous les présidents d’institutions membres du PDCI. Il a consulté le président Charles Diby Koffi, Ahoussou Jeannot et le vice-président de la République Daniel Kablan Duncan. Après avoir consulté ces cadres du Pdci qui lui ont demandé expressément d’aller à l’assemblée générale constitutive, face à un tel blocage.

Ils ont tous dit « Mr le Président, il nous faut avancer. Les autres prendront le train en marche. Il vous faut organiser dans les plus brefs délais comme prévu dans nos engagements l’assemblée générale constitutive ». Ceci pour dire que le RHDP est une volonté commune de ceux qui y militent à présent.

Le second point important de l’intervention du ministre Mamadou Toure était relatif à la nécessité d’ouvrir un véritable débat entre les acteurs entre les acteurs politiques. Il a donc lancé un appel au « vrai débat » en lieu et place de ce qui est offert à présent par leurs adversaires politiques, en l’occurrence le PDCI à travers son chargé de la propagande l’ex ministre du commerce Jean Louis Billon. ::::::: « Je ne peux pas me lever sans répondre à mon homologue parce qu’il est aussi chargé de communication au sein du pdci anti Houphouët. Sauf que lui il est chargé de la propagande et il est fier de dire qu’il est chargé de la propagande. Donc faites attention a tout ce qu’il dit. Par définition, il est chargé de la propagande.

Donc chaque fois qu’il dit quelque chose, demandez vous si ce n’est pas de la propagande. Mais tout ce qui a été dit, les 100 millions, les « ceci, cela » mais sait que ce sont les officines qu’ils ont créées et pour distiller à longueur de journée des mensonges sur les réseaux sociaux. On n’a même pas le recul intellectuel nécessaire. Mais nous voulons de vrais débats et j’espère que nous aurons de vrais débats pour que les ivoiriens sachent distinguer le vrai de l’ivraie. Nous aurons de vrais débats. On n’a parlé de la commission électorale indépendante. Mon homologue mais chargé de la propagande puisque moi c’est seulement la communication.

Lui, il est chargé de la propagande. Dire que la commission électorale indépendante. Je n’ai même pas compris l’utilité de sa conférence parce qu’il est venu dire ce que Alassane Ouattara dit. Il dit « non non », on exige la reforme de la CEI, on exige que la société civile soit plus représentée au sein de la CEI. Mais fallait pas faire de conférence de presse puisque Alassane Ouattara a déjà dit ça. Il a déjà dit que la CEI sera reformée dans sa composition et que le rôle de la société civile sera renforcé au sein donc de cette commission électorale indépendante. Mais venir dire que nous avons aujourd’hui la commission électorale indépendante qui a organisé les élections de 2020 et qui n’est plus adaptée, c’est mentir. Parce que, vous êtes journalistes. Vous savez qu’en 2010, la commission électorale indépendante qui découlait des accords de Pretoria était une commission indépendante qui intégrait les éléments des forces nouvelles. MPCI, MPIGO, MJP.

Et en 2013-2014, il y a eu une reforme de cette commission électorale indépendante. Et qu’avec l’aide du NDI et de façon consensuelle, y compris avec mon collègue chargé de la propagande, qui était d’accord. Nous avons une commission consensuelle qui a été mise en place. Même après le consensus, quand l’opposition s’est plainte de la composition du bureau de cette commission électorale indépendante, le président a pris un acte pour donner des places supplémentaires à l’opposition. Ce qui permet à Coulibaly Gervais et Dohou Alain pour le FPI d’être membre de la commission électorale indépendante. Donc, venir dire que c’est la commission électorale de 2010 qui est, vraiment…même quand on veut faire de la propagande, il faut quand même essayer d’être cohérent dans sa démarche. Maintenant, rien n’est parfait.

Cette commission électorale indépendante accordons nous d’abord pour dire qu’on la mise en place ensemble. Toute la classe politique Ivoirienne. » Le ministre a fini son temps de parler en affirmant que le RHDP cristallise les espoirs des ivoiriens faisant de la formation des houphouetistes la première force politique en Côte d’Ivoire.

Il faut aussi rappeler que cette conférence de presse a été organisée par l’ambassadeur Ali Toure. Comme co-conférencier, on pouvait compter le ministre des sports Mr Claude Paulin Danho, le secrétaire d’Etat Anoble Felix chargé des PME, et la vice-présidente du parlement Dogbo Belmonde. La cérémonie a aussi enregistré la présence appréciée et remarquée de l’ambassadeur Abdou Toure et de l’ex président du Conseil Economique et Social, Mr Laurent Dona Fologo.

Auteur : la redaction Source : Lementor.net

 

Encore une fois Maurice KAKOU GUIKAUE tombe dans la simplification à outrance et aussi dans la démagogie politique .

Le jeune ministre ANOBLE lui porte des accusations irréfutables et dénonce ses intrigues qu’il fait dans le PDCI, seulement pour ses ambitions politiques démesurées, incapables de les réfuter, il prend le risque de mener les IVOIRIENS en BATEU. Dommage pour lui, même les très proches du Président BEDIE s’en rendent compte de son intrigue politicienne https://www.facebook.com/RassemblementWebTV/videos/333763083841710/

 

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