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Soutien à Guillaume Soro : Une marée populaire de plus en plus forte en Côte d’Ivoire /Débats & Opinions

Soutien à Guillaume Soro : Une marée populaire de plus en plus forte en Côte d’Ivoire

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Au-delà des mensonges, des faits divers, des calomnies ourdies et perpétrées contre lui pour salir son image, Guillaume Soro qui occupe la Une de l’actualité depuis janvier 2017 est de plus en plus choyé et adulé par les populations ivoiriennes de tous âges, de toutes idéologies politiques ou religieuses.

Partout en Côte d’Ivoire on sent une ébullition réelle autour de la marque déposée GKS ! Vous vous souviendrez des ovations et acclamations nourries des populations lors de son entrée au stade Félix Houphouët-Boigny à l’occasion de l’ouverture des 8èmes Jeux de la Francophonie à Abidjan.

Plus son image est galvaudée par ses propres partisans républicains, Guillaume Soro accumule et savoure à pleines dents l’affection des populations ivoiriennes de toutes les régions du pays. Pire, des députés du RDR vont même jusqu’à tronquer le sens originel que Guillaume Soro veut donner à sa vision et son ambition de voir les Ivoiriens se réconcilier et se pardonner mutuellement. Le jeune député Kangbé Charles Lopez Gnaoré dit Gnaoré Charly s’en est illustré récemment sur les réseaux sociaux de la plus mauvaise manière en dévoyant le combat et en dénaturant l’image des Forces nouvelles.

Au lendemain de la Conférence de presse de M. Sékongo Félicien, un certain Fofana inventé par les détracteurs de Guillaume Soro au RDR comme ancien porte - parole des Forces nouvelles France, a pondu une diatribe sur les Forces nouvelles, sans que les Ivoiriens n’y prêtent une petite attention.

Depuis l’appel du 03 avril du Président de l’Assemblée nationale pour le Pardon et la Réconciliation à l’occasion de la rentrée solennelle de la session parlementaire, tous et surtout les cadres du Rassemblement des Républicains, avant leur Congrès, se servent au menu du diner du Guillaume Soro. Qui, lui puise sa force et sa Baraka en Dieu et dans le Peuple qui n’est pas du dupe et dont la jeunesse est de plus en plus exigeante depuis les années de l’avènement du multipartisme en 1990.

Mais qu’à cela ne tienne, avec les réseaux sociaux et les nouvelles technologies de ce 21ème siècle, aucun peuple du monde ne peut être embrigadé ni politiquement, ni religieusement. Les responsables du RDR en occurrence, le porte-parole Joël N’Guessan devrait tourner sept fois la langue avant de chercher à salir politiquement Guillaume Soro et à galvauder l’image des Forces nouvelles qui leur ont tout donné.

Pour matérialiser ce soutien populaire au fils de Lafokpokaha, des mouvements de soutien tous azimuts se créent spontanément sur les réseaux sociaux et à travers toutes les régions du pays, malgré les menaces de licenciement et de radiations brandies par des responsables de certains partis politiques dits de gros calibre. Mais aucun parti politique ne peut menacer ou arrêter la marche d’une génération vers son destin.
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Et Guillaume Soro, 45 ans révolus depuis le 07 mai 2017 est le seul leader générationnel en qui toute la jeunesse ivoirienne, à cause de toutes ses qualités humaines, spirituelles et même morales, se reconnait.

Il y aura bel et bien un effet Macron avec Guillaume Soro en Côte d’Ivoire.

Konan Louis‎

A lire aussi /  Contribution/ Fofana Ousmane, ex-Porte-parole des FN France: «Guillaume Soro s’est oublié… il veut une sorte de guerre entre les générations… il ne pense pas à nos humiliés et à nos morts»

De retour de Paris Guillaume Soro a fait un discours qui m’a tant agacé qu’ennuyé, ponctué de poncifs sur la nécessité de la réconciliation en côte d’ivoire, « j’irai demander pardon à Gbagbo et à Bédié. »
Guillaume s’est oublié, dans sa repentance devant nos bourreaux d’hier, il nie le sens du combat qui a été le nôtre ! Il ne pense pas à nos humiliés et à nos morts !

On peut parler de réconciliation, on peut pardonner, on peut demander pardon pour ceux qui en ont souffert, on devrait même demander pardon prioritairement à la famille de nos propres éléments qui sont morts étouffés dans un conteneur à Korhogo, sous les ordres de qui on imagine. Mais jamais nous ne pouvons demander pardon ni à Gbagbo ni à Blé Goudé encore moins a Bédié qui a inventé le discours de division avec lequel on a marqué les nôtres au fer rouge dans ce pays ! En les indexant comme des sous ivoiriens avec l’étoile jaune du discours ivoiritaire.

Nous autres avons accepté l’humiliation, la perte de nos privilèges et de notre honorabilité ; accepté qu’on nous qualifié de rebelle ou d’assaillants ;
Nous avons accepté d’être fichés sur des listes de terroristes, et même accepté de mourir pour défendre notre dignité d’Hommes dans notre propre pays où nous étions pointés du doigt par le discours dominant comme des sous-hommes, comme des citoyens de seconde zone . Nous étions les insectes qu’il fallait « baygonner » ou désinfecter de la liste électorale. Réconciliation d’accord, mais jamais s’humilier auprès de nos bourreaux d’hier, dans des repentances honteuses et des reniements qui frisent la félonie et la trahison de la cause pour laquelle on s’est battu hier. Nous ne suivrons pas dans leurs égarements des personnes sans dignités qui sont prêtes à vendre père et mère, à fouler au pied la lutte de toute une génération juste pour le pouvoir, pour leurs intérêts personnels et pour garder des privilèges.

Leader générationnel !

J’entends çà et là que Guillaume serait le « leader générationnel » et que nous devrons taire nos querelles, et comme un seul homme le soutenir dans son ambition présidentielle. Là encore je dis que cet homme est faux, Guillaume, comme un opportuniste est prêt à tout pour le pouvoir. Il a non seulement usurpé une lutte qu’il a rejoint pour se réaliser politiquement et financièrement, mais il a ensuite foulé au pied l’idéal de ce combat en opposant les combattants entre eux comme il tente aujourd’hui d’opposer les jeunes à leurs ainés en parlant de génération . Derrière son auto-proclamation comme « leader générationnel » Guillaume veut créer une opposition entre jeunes désargentés et sans avenir contre les vieux (Ado, Bédié, Amadou Gbon ….) riches et arrogants, une sorte de guerre larvée entre les générations. Tout se résumant à sa personne dans sa bulle onirique, il faut dégager ceux qu’il présente comme vieux pour lui donner le pouvoir (le dégagisme à la sauce Soro) Diviser pour chopper le pouvoir, attention cet homme est faux, cet homme est opportuniste. Passez le message à cet homme faux que nous ne sommes pas dupes. Guillaume a été Premier ministre et ensuite PAN ; à part se plaindre pour des postes réservés à sa petite personne et pour son clan de cleptomanes, Soro n’a jamais poser le moindre problème social pour les jeunes et les pauvre de notre pays. Il n’a jamais posé le problème de l’éducation des jeunes ; c’est même pendant qu’il était premier ministre que l’inscription à l’université a subi l’augmentation la plus forte de l’histoire de la CI (plus de 200%). Soro n’a jamais posé le problème de l’employabilité des jeunes ; pour cet homme faux le chômage des jeunes est complètement inconnu de son vocabulaire, seul compte pour quel poste lui et ses amis occuperont.

Alors, qu’est ce qui lui donne le droit de s’auto proclamer leader générationnel ? Ah cet homme est vraiment faux. Allez dire à Soro que le fondement de notre contrat social est basé sur cette solidarité inter générationnelle, notre éducation nous oblige au respect de nos ainés, nous veillerons sur nos ainés et eux nous transmettront leur expérience de la vie. Nous le savons maintenant, pour Guillaume tout est permis, pas de retenu, ni de limite pour donner vie à son rêve narcissique d’être un jour le président de la Côte d’Ivoire.

Fofana Ousmane, ex porte-parole des FN France

Attentat à Ouagadougou : Alassane Ouattara ’’solidaire" avec le président Kaboré et le peuple burkinabé

Le chef de l'Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a assuré, lundi, son homologue burkinabé Christian Marc Roch Kaboré, de son ''entière solidarité avec le peuple burkinabé'', après l'attaque terroriste qui a fait une vingtaine de morts, dimanche, à Ouagadougou.

Le président ivoirien présente ses ''sincères condoléances au peuple frère du Burkina Faso ainsi qu'aux familles des victimes suite à l'attaque terroriste perpétrée à Ouagadougou ce dimanche'', écrit-il sur la page Facebook de la présidence ivoirienne, consultée par APA.

''Je tiens à assurer le Président Kaboré de notre entière solidarité avec le peuple burkinabè, et de notre ferme engagement dans la lutte contre ce fléau'', conclut M. Ouattara.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des terroristes ont attaqué le café Aziz Istanbul sur l’Avenue Kwamé N’krumah en plein cœur de Ouagadougou, faisant 18 morts et 8 blessés.

Le 15 janvier 2016, sur cette même avenue, des terroristes avaient attaqué le Cappuccino et l’hôtel Splendid tuant une trentaine de personnes.

Plus de 300 morts à Freetown: Ouattara exprime sa «compassion» au peuple Sierra-Léonais

Le chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara, a exprimé sa compassion à son homologue Sierra-Léonais, Ernest Baï Koroma, suite au glissement de terrain survenu lundi à Freetown et ayant occasionné plus de 300 morts.

«Toute ma compassion au peuple frère de Sierra-Leone et aux familles des nombreuses victimes du glissement de terrain survenu à Freetown », a exprimé lundi soir M. Ouattara à travers une adresse publiée sur le site officiel de la présidence ivoirienne.

Selon le dernier bilan communiqué par la Croix-Rouge locale, 312 personnes ont été emportées dans la localité de Régent au Sud de la capitale Sierra-Léonaise suite à un glissement de terrain survenu dans la nuit de dimanche à lundi. Une partie de la colline surplombant cette localité s'est effondrée sur plusieurs habitations après des pluies diluviennes.

PIG/lb/ls

 

Le langage en politique ou quand la parole emphatique d’Hamed Bakayoko enflamme le web

Dans une formule célèbre, Esope, fabuliste de la Grèce Antique, résumait ainsi la fonction et les effets du langage : « La langue (1) est la meilleure et la pire des choses. » Pour reprendre complètement l’argumentaire d’Esope, lisons ce qu’il en disait : «- Eh ! Qu’y a-t-il de meilleur que la langue ? reprit Ésope. C'est le lien de la vie civile, la clef des sciences, l'organe de la vérité et de la raison : par elle on bâtit les villes et on les police ; on instruit, on persuade, on règne dans les assemblées... » Mais, il dit aussi : « C'est la mère de tout débat, la nourrice des procès, la source des divisions et des guerres. Si on dit qu'elle est l'organe de la vérité, c'est aussi celui de l'erreur et, qui plus est, de la calomnie. Par elle on détruit les villes, on persuade de méchantes choses. »

Le langage est bien une arme. Peut-on imaginer une société sans langage ? En politique, la « guerre » des mots a remplacé la guerre avec les armes. Mais, c’est une arme à double tranchant. On assiste ainsi, devant des salles de convertis, à des prises de paroles dont la fonction n’est pas toujours de convaincre, mais d’enflammer la foule des militants. Les discours tenus, dont les effets sont renforcés par toutes les figures de style (lyrisme, emphase, exagération, métaphore, comparaison, etc.), peuvent alors donner le sentiment de sortir du cercle de la raison pour celui de l’émotion.
L’emphase est définie notamment comme exagération pompeuse dans le ton, le geste, dans les termes employés ; enflure, grandiloquence. Parler avec emphase, c’est la mise en relief d'un des constituants de la phrase par l'intonation ou par l'ordre des mots.
Tout un programme ou un art, qui n’est pas sans risque face à la vigilance de ceux à qui le discours emphatique n’est pas destiné, mais qui peut aussi être mal compris par ceux à qui l’on s’adresse.
Voulant marquer les esprits des militants et les soutiens de son camp, surtout de la jeunesse, lors d’un meeting de soutien au Président ivoirien Alassane Ouattara, le 5 août 2017 à Abidjan , Hamed Bakayoko est entré dans les subtilités que le langage offre aux hommes politiques : il a lancé un univers de mots qui vise à s’imposer comme réalité, affirmant : « Avant Alassane Ouattara (…) il n’y avait même pas d’hôtels (…), il n’y avait même pas d’avions ».

L’emphase, qui se nourrit ici d’un enthousiasme militant, vient trahir une pensée que l’on peut résumer ainsi, car proche de la réalité selon les Ivoiriens eux-mêmes : avant avril 2011, si l’on regarde les années 1999-2010, la Côte d’Ivoire, sur la pente du déclin, était en train de devenir un État failli, incapable de participer aux échanges commerciaux internationaux, d’attirer les investisseurs et de jouer un rôle sur la scène internationale, à cause des interminables crises politiques et militaires vécues depuis la disparition du père fondateur de la Nation.
Les hôtels existaient déjà, les avions atterrissaient sur l’aéroport international FHB, les bateaux déversaient des marchandises sur le port autonome d’Abidjan, des universités publiques fonctionnaient, la Côte d’Ivoire exportait son cacao ; car en réalité pour Hamed Bakayoko, l’histoire de la Côte d’Ivoire ne commence pas du tout en avril 2011.
Cependant , en avril 2011, c’est une histoire nouvelle de la Côte d’Ivoire qui commence à s’écrire avec l’élection d’Alassane Ouattara, puis sa réélection en 2015.
Lorsqu’il s’exprime, ce 5 août 2017, devant les militants et la jeunesse du RDR, Bakayoko quitte le cercle de la raison discursive pour le chemin de la parole emphatique militante, pour redevenir un militant enflammé et le soutien indéfectible du Président de la République de Côte d’Ivoire.
La politique redevient une religion et l’engagement politique un sacerdoce avec deux constantes : la thématique de l’avant/après et l’utilisation de l’emphase, l’exagération, car il s’agit non pas de convaincre, mais de ramener les contempteurs, ou d’éventuels esprits « égarés », ou chagrins, qui étaient dans le doute, sur le chemin de l’ADOration, dans l’adoration du Chef, en faire des ADOrateurs, comme on ferait des GOR ( Gbagbo ou rien).


[La thématique de l’avant/après]
Cette thématique revient constamment dans les argumentaires de propagande. Tout le monde se souvient de la phrase de Jack Lang, le 10 mai 1981, à la suite de l’élection de François Mitterrand : « On est passé de l’ombre à la lumière », l’exemple même de la phrase emphatique. Nous sommes ici dans une logique de propagande, dont le but est d'influencer l'opinion en modifiant la perception des événements. Le « socialisme » est, pour Jack Lang, synonyme de « lumière » et 1981 la date d’entrée dans une ère de « lumière », comme le communisme était, pour les mouvements de libération africains, une clef pour entrer dans une ère de liberté et de prospérité.
« Le changement, c’est maintenant », avait dit François Hollande au peuple de France. Cinq années après, le Parti socialiste est mort, victime d’annonces présomptueuses comme « l’inversion de la courbe du chômage ».
Même les plus grands démocrates se font victimes des discours qu’ils tiennent, lorsque ces derniers sortent du cercle de la raison. La propagande, ou la parole emphatique, peut se moquer de la réalité en jouant sur l’imaginaire. Hamed Bakayoko est dans un registre , qui ne devrait pas être perçu littéralement et au simple premier degré, comme c’est le cas depuis quelques jours.


[ L’emphase, l’exagération et le lyrisme en politique ]
Deux types de discours se nourrissent d’emphase, d’exagération et de lyrisme : les discours de politique générale et ceux destinés aux militants. Souvent même ces discours peuvent s’apparenter à l’art de parler pour ne rien dire avec des invariants : rupture avec les prédécesseurs, ère nouvelle, etc.
Aux États-Unis, les discours radicaux de l’ultra droite souvent endossés par Donald Trump, les discours des extrêmes en Europe, et la « méthode » Hugo Chavez et Nicolas Maduro en sont des parfaites illustrations : de Paris à Moscou, en passant par Washington, Pékin, Santiago, Athènes…, le ministre ivoirien n’a pas réinventé l’eau chaude.
La prise de parole du ministre d’État ivoirien, Hamed Bakayoko, du 5 août 2017, s’adresse volontairement à l’imaginaire, les mots ayant ici une fonction émotive, au-delà de la raison.
Bien sûr, comme indiqué plus haut, les hôtels existaient avant 2011, les avions atterrissaient à Abidjan avant 2011. Toutefois la réalité est que depuis avril 2011, la Côte d’Ivoire est redevenue le fer de lance de l’économie de l’Afrique de l’Ouest, que l’activité diplomatique est redevenue intense, que la BAD est revenue à Abidjan, le pays se transforme.
Une étude récente montre que l’économie ivoirienne est l’une des plus prometteuses en Afrique (le pays vient de lever 2 milliards d’eurobonds sur les marchés financiers), même si tout ce qui est croissance peut rester une pure abstraction, pour le panier de la ménagère.
Il s’agit pour l’orateur de sortir du cercle de la raison discursive afin de frapper l’imagination des militants qui n’attendent surtout pas qu’il leur raconte que tout va mal, et qu’ils ont tort de croire en Alassane Ouattara. N’est-ce pas un talent que de savoir parler à un public ?


[La politique comme religion pour les « noyaux durs »]
Hamed Bakayoko s’était déjà plaint qu’il n’existait plus- ou pas en ce moment -, au RDR, cette ferveur quasi mystique à l’endroit du Chef, comme ce fut le cas avant l’accession au pouvoir. Aujourd’hui il y’a une tentation d’alternance à Alassane Ouattara, un fort soupçon de désir d’après-Ouattara, une volonté de tourner la page d’un Président qui a pourtant encore trois années à passer à la tête de l’État.
La parole emphatique d’Hamed Bakayoko vise à balayer cette perception, dans un contexte de débats avant-terme sur la présidentielle de 2020, poussant déjà à effacer Ouattara. S’il faut laisser , sans réagir, enterrer son Chef de son vivant, alors qu’il est toujours au pouvoir, qu’en restera-t-il alors après ?
Au PDCI, il semble exister une ferveur quasi religieuse pour Bédié, au FPI, pour Gbagbo, dans le « Soroland », pour Soro présenté comme le « gourou » de la transition générationnelle.
Dans la gestion du pouvoir d’État, loin du discours électoraliste pouvant souvent être populiste, la personnalité de Ouattara et son profil de grand économiste, ajoutés à l’usure du pouvoir, peuvent appeler à plus de modération, de rationalité, à moins de passion autour de lui.


Or l’emphase d’Hamed Bakayoko vise à recréer, au RDR, cette ferveur quasi messianique pour le Chef. Il n’est pas question d’adhésion à un programme, mais d’amour, d’affection.
Le fanatisme n’est certes pas loin, et il faut assurément -et à raison- se méfier des logorrhées verbales que déversent, dans les meetings populaires, certains hommes politiques. Hamed Bakayoko n’est absolument pas dans ce cas.
[Le rôle des réseaux sociaux]
Comme la langue d’Esope, les réseaux sociaux sont la pire et la meilleure des choses. La pire, lorsqu’ils déversent des flots d’insultes, la meilleure, lorsqu’ils interviennent comme contre-pouvoir. On peut donc s’amuser des « détournements » ou « détourement » critiques engendrés par la toile des propos enflammés d’Hamed Bakayoko, comme des challenges pour démontrer qu’il à bien raison. Lui-même doit en sourire…
Mais, il ne faut pas oublier, en politique, que le pire ennemi de l’homme politique, c’est souvent lui-même, les pires ennemis du Chef (Chef d’État, chef de parti), peuvent souvent être ses soutiens inconditionnels.
Hamed Bakayoko le sait ! C’est pourquoi dans toutes ses postures ( d’avant comme de maintenant ), il reste un enfant du peuple, nullement coupé du vécu de la majorité des populations du pays : un enfant d’Adjamé, qui a grandi en Côte d’Ivoire , qui a connu les petits « gôglô» de la capitale et du pays , qui danse sans façon ni calcul le « coupé-décalé », qui peut chanter avec DJ Arafat et porter ce filleul sur le dos, qui danse avec aise le « bastchegué » , ou le N’dombolo, qui peut chanter avec l’orchestre Kitoko ( des habitudes ou talents qui ne lui ont pas toujours rendu service dans la création d’une figure d’homme politique policé et respectable) ; un homme qui fut même perçu à tort comme un loubard ( ce qui ne fait pas lui, un acteur politique issu de l’élite, et coupé des réalités ).
L’homme politique ne peut sortir, sans risquer de perdre part de crédibilité, du cercle de la réalité, et de la vie quotidienne des populations. Si jamais Hamed Bakayoko avait pu un seul instant en douter, le « pastichage », et les « détour-n-ements » faits de son « fouka fouka » verbal du 5 août 2017, sont là, pour le rappeler à l’incontournable pesanteur du réel…
Sans doute dira-t-il, si l’occasion lui était donnée, ceci : « Je vous ai compris, vous aussi comprenez-moi !».

Charles Kouassi

Pnd 2016-2020 et Budget 2017: d’importants financements internes et extérieurs acquis déjà !

Evalué à 30 000 milliards de francs Cfa, le financement du Plan national de développement (Pnd-2016-2020) est au cœur des préoccupations gouvernementales. Dans sa conception, 60% du financement doit provenir du secteur privé national et étranger (Ide), et 40% du budget de l’État. Et ce, pour assurer la mise en œuvre effective des 5 axes stratégiques allant du renforcement de la qualité des institutions et de la gouvernance à celui de l’intégration régionale et de la coopération internationale, en passant par l’accélération du développement du capital humain et du bien-être social (éducation, formation, santé), la transformation structurelle de l’économie par l’industrialisation, et enfin le développement des infrastructures sur l’ensemble du territoire et la préservation de l’environnement./

Mobiliser de telles ressources requiert la confiance des bailleurs de fonds publics et privés, une gouvernance incitative à l’action, et un bon suivi de l’exécution dudit Plan. Les premiers résultatsde la recherche de financement donnent déjà à espérer. La volonté des institutions de financement d’accompagner la Côte d’Ivoire dans cet important programme qui vise à positionner le pays sur le piédestal des nations émergentes à l’horizon 2020 aussi. La décision du Gouvernement d’apurer de façon substantielle la dette intérieure est aussi de nature à rassurer le secteur privé national. Le 5 juillet dernier, le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, s’exprimant face au patronat ivoirien, a dit que « pour la question de la dette intérieure, le Président de la République, Alassane Ouattara, a validé le paiement de 232 milliards FCfa» en commençant par les créances les plus anciennes. La gestion de cette dette intérieure est un bon indicateur de la volonté du gouvernement de rassurer, d’une part, le secteur privé national, et d’autre part, d’inviter les investisseurs directs nationaux (Idn) et étrangers (Ide) à jouer leur partition dans le financement du Pnd.

Au plan de la coopération internationale, le Pnd 2016-2020 mobilise déjà des ressources financières considérables. Le succès de l’émission du 3eeurobond a été, à cet effet, le vrai déclencheur du processus. Car, les fonds levés sur le marché international le 8 juin dernier au terme du road show qui a conduit, une semaine durant, le Premier ministre ivoirien à Paris, Francfort, Londres, New York et Boston, s’inscrivent dans le cadre de la prévision budgétaire 2017 destinée au financement par l’État du Pnd. Ce 3e eurobond qui a suscité un véritable enthousiasme et intérêt des souscripteurs pour les titres émis par la Côte d’Ivoire, a permis de mobiliser 1,250 milliard de dollars américains au taux de 6,25% et 625 millions d’euros au taux de 5,125%. Soit au total 1140 milliards de Fcfa (1 dollar = 585 Fcfa, et 1 euro= 655,99 Fcfa).

Ce fonds permet de combler le déficit budgétaire de l’Etat et de financer des projets structurants à impacts socioéconomiques », avait déclaré Amadou Gon Coulibaly lors de sa conférence de presse de juin. Le succès de cet eurobond tout comme celui des deux emprunts obligataires émis (février-mars et en avril-mai) par le Trésor public aux taux de 6,25% (Tpci 6,25% 2017-2029) et5,9% (TPC 5,90% 2016-2026) sont les fruits de la justesse des priorités de la politique économique du gouvernement, déclinées dans le Plan national de développement (Pnd 2016-2020). Priorités qui incitent bien des partenaires économiques et financiers internationaux à participer au financement de ce plan. Ces emprunts obligataires ont permis de mobiliser sur le marché financier régional au premier semestre 2017 (via la Bourse régionale des valeurs mobilières ou Brvm), la bagatelle de 279 milliards de francs Cfa, soit 137 milliards (120 milliards escomptés) en juillet, et 142 milliards de Fcfaen mai sur 100 milliards attendus.

Dans cette dynamique de mobilisation de ressources extérieures, on ne saurait ignorer le Contrat de désendettement et développement (C2D) décidé par l’Agence française de coopération (Afd) dans le cadre l’initiative Ppte. Il s’agit de transformer la dette due par la Côte d’Ivoire au partenaire traditionnel qu’est la France en investissements dans des projets convenus d’accord partie.« Toutes les initiatives que nous lançons au travers du C2d visent à accélérer le développement mais également à faire reculer remarquablement la pauvreté. De nombreux projets sont achevés et d’autres sont en cours », expliquait récemment le président du Comité technique bilatéral, Ahoua N’Doly Théophile. Le C2d a aussi permis de renforcer le fonctionnement de l’administration.Ce mécanisme de reconversion de la dette publique due par la Côte d’Ivoire à la France porte sur une enveloppe de 1900 milliards de FCfa après l’annulation d’une dette sèche de 600 milliards de FCfa par la partie française après le point d’achèvement de l’initiative Ppte.

La 1ère phase 2012-2015 du C2d, signée en décembre 2012, porte sur une enveloppe de 413 milliards de FCfa. Ce montant a totalement été décaissé et les projets pratiquement exécutés. Pour le 2e C2d (2014-2020) signé en décembre 2014,il est de 738 milliards de FCfa. D’ores et déjà, 521,16 milliards de Fcfade ce montant ont déjà été engagés (décembre 2016). Depuis le 10 juillet dernier, la Banque islamique de développement (Bid) s’est engagéeà dégager une enveloppe de 1,8 milliard de dollars américains (1.036 milliards de FCfa) au profit du Pnd. Le 31 juillet dernier, la présidente directrice générale d’Eximbank China s’engageait également, au sortir d’une audience avec le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, « à aligner l’appui de la Chine sur le Plan quinquennal national de développement ( Pnd

2016-2020) ». Dans le cadre de cette coopération Sud-Sud, la Banque chinoise d’import-export, soutien financier des investissements publics et privés chinois en Côte d’Ivoire, entend contribuer au financement des projets de développement déclinés dans le Pnd, en priorisant les secteurs des infrastructures routières, portuaires et énergétiques. Eximbank China va également intervenir dans les projets d’amélioration de la qualité des services sociaux de base tels que l’éducation, la santé, l’accès à l’eau potable.

Le Président Henri Konan Bédié est rentré au pays, dimanche 30 juillet 2017 [ Un accueil protocolaire qui montre que le dialogue n’est pas rompu entre Bédié et Ouattara ]

 ” Nous agissons tous en ce moment en Rhdp” ! Ouf ! A la fin du point de presse, Duncan et Ahoua Ndoli qu’on sentait un peu crispés au départ, se détendent et paraissent soulagés...

2020 non négociable, Duncan et Ahoua Ndoli réhabilités : décryptage exclusif du retour de Bédié en fils prodigue

2020 non négociable, Duncan et Ahoua Ndoli réhabilités : décryptage exclusif du retour de Bédié en fils prodigue

Le Président Henri Konan Bédié est rentré au pays, dimanche 30 juillet 2017, en véritable fils prodige. L’accueil s’est passé dans d’excellentes conditions à la dimension du poids du Pdci dans l’alliance au pouvoir, sans oublier la considération que maintient à l’égard de son aîné le chef de l’Éta ivoirien. On a vu aussi la mobilisation militante des cadres, des dirigeants et des militants de base du parti. Au-delà de ces considérations d’ordre général, qui semblent, a priori, si évidentes dans un contexte politique et démocratique normal, mais qui, dans le contexte des désaccords persistants entre le PDCI et le RDR à propos de 2020, font que l’accueil du Président Henri Konan et le discours qu’il a tenu ont une résonance particulière, quelle lecture faire de ce qui s’est passé à l’aéroport ?

[ Un accueil protocolaire qui montre que le dialogue n’est pas rompu entre Bédié et Ouattara ]

Le protocole a installé à la droite du Président Bédié le Vice-président Duncan et, juste à sa gauche, l’Inspecteur d’Etat Ahoua Ndoli, fraîchement nommé après le limogeage de Niamien N’Goran. Au Pdci, le Vice-président Duncan n’a pas de prééminence vis à vis des autres vice-présidents du parti, tandis qu’Ahoua Ndoli ne peut prétendre être aux côtés du Président du Pdci, par rapport aux autres hauts cadres du parti. On constate que le protocole républicain s’est imposé à Henri Konan Bédié lors de son accueil. La rumeur avait fait état des relations tendues qui pouvaient exister entre Bédié et le Vice-président, entre Bédié et l’lnspecteur d’Etat, à la suite de l’échec d’une mission à Paris.

Le Président Bédié, en se soumettant au protocole de la République et de l’Etat , donne des gages aussi bien à Ouattara qu’aux partisans du Rhdp au sein du parti. Bédié semble dire aux « noyaux durs » du PDCI : « Le temps n’est pas encore à la rupture, à l’affrontement, à la bataille au sein du Rhdp. Duncan et Ahoua Ndoli appartiennent bien à la famille. Ils sont Pdci. Ils ne sont pas des vendus, ni des traites, sinon ils ne seraient pas à mes côtés. Leurs fonctions éminentes au sein des institutions sont bien dévolues à des Pdci ». On les disait en disgrâce, et objet du courroux des militants et du Pdci, mais les voici mis en premier rang et réhabilités, devenant les vrais bénéficiaires de cette opération de remise en selle du Président du parti.

[ Bédié ne cède rien sur les questions qui fâchent ]

Pourtant le chef du Pdci ne cède pas sur le fond ou du moins ne se renie pas. Car au-delà des symboles et du protocole , il renvoie à nouveau aux interviews qui fâchent, en particulier l’entretien accordé à Jeune Afrique ou à TV5. Il avoue n’avoir rien de nouveau à dire sur les questions qui fâchent, par rapport à ce qu’il a déjà dit, à savoir : un candidat Pdci en 2020, dans le cadre de l’alternance. Ambiance.

Au passage il lâche un petit mot vicieux au sujet de 2020, qu’il indique non négociable par rapport à la constitution : c’est à dire que c’est une échéance non négociable. Les journalistes cherchent alors la petite phrase qui mettra le mettre aux poudres, le reprennent et demandent : « non négociable pour le Pdci, pour l’alternance, pour quoi, pour qui ? ».

Bédié, qui est bien rodé, a tout de suite vu le piège, il feint de ne pas entendre la question, la fait reprendre le temps de trouver la bonne réponse : 2020, n’est pas négociable pour tout le monde. Pas seulement pour le Pdci mais pour tout le monde, car il s’agit d’une date constitutionnelle qui s’impose à tous.

En même temps, le Sphinx sait que le bout de phrase malgré sa précision, pourrait être retenu pour lui faire dire ce qu’il n’a pas dit. Après le coup de l’alternance, voici le mot “pas négociable” , qui vient s’ajouter à ces expressions et bons petits mots dont le Sphinx a le génie et l’inspiration : ” zozo, hypocondriaque écrivant, les grandes douleurs sont muettes , vieux jeunes, Soro mon protégé, etc….”.

[Piège évité]

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Les journalistes maintiennent la charge et demandent ce qu’il en est du parti unifié, et du Rhdp. Ils veulent savoir comment la présidentielle non négociable pour tous les Ivoiriens et tous les partis politiques sera abordée. Bedié souffle alors le froid après avoir soufflé le chaud, afin de contenter les “noyaux durs”, qui ne sont pas trop contents de voir Duncan et Ahoua Ndoli, en bras droit et gardes de corps du chef. Mais le Président Bédié ajoute aussitôt : ” Nous agissons tous en ce moment en Rhdp” ! Ouf ! A la fin du point de presse, Duncan et Ahoua Ndoli qu’on sentait un peu crispés au départ, se détendent et paraissent soulagés. Mais rien n’est moins sûr : le Président Bedié indique que les vraies nouvelles seront données à la maison, et non à l’aéroport, comme s’il voulait donner l’occasion de penser qu’il donne un coup de pied à son protégé Guillaume Soro qui a choisi de donner les nouvelles depuis un aéroport, avec sa déclaration solennelle de pardon.

[ Pourquoi faire à Ouattara, une guerre pas faire à Gbagbo ]

Résultat des courses : le retour de l’enfant prodigue, c’est-à-dire celui qui a oublié la maison et qui y revient pour la retrouver (cette parabole est l’image du retour de la brebis égarée, Bédié s’étant « égaré » avec l’Appel de Daoukro), a été un triomphe, et tout le monde semble y avoir gagné un peu aussi bien au Rdr , qu’au Pdci.

À coup sûr la guerre des nerfs se poursuit et est ainsi décodée par un connaisseur de la maison Bédié : « Pourquoi voulez-vous qu’il traite Ouattara en ennemi ou même en simple adversaire, ce qu’il n’a pas fait, de 2000 à 2010, à Laurent Gbagbo qui était pourtant un adversaire déclaré, mais dans le gouvernement duquel des cadres Pdci ont été nommés. Nous sommes pressés, mais doucement, doucement ». Traduction : chaque chose en son temps ; juillet 2017 est loin de 2020.

Interrogé sur l’affirmation prêtée dans le JA, en kiosque, ce Lundi, à un haut cadre proche du Président Ouattara , selon laquelle Bédié avec l’appel de Daoukro, n’a fait qu’éviter l’humiliation au Pdci crédité de 10 à 15 % dans les urnes face à Ouattara qui aurait gagné de toutes les façons , ce connaisseur dit sobrement : « Dieu est grand. En 2020 on verra ». Amen et Alleliua !

Le retour de Bédié ne s’est pas conclu par une déclaration de guerre au Rdr. Mais, manifestement, ce retour était attendu par tout le monde : par les militants et cadres du PDCI, désormais rassurés, mais aussi par les alliés de Bédié qui avaient suivi le ballet des visiteurs de Paris.

Charles Kouassi /Afrikipresse

La Côte d’Ivoire projette une contribution de 7% du secteur du tourisme au PIB en 2020

 L’Etat ivoirien projette une contribution de 7% du secteur du tourisme au Produit intérieur brut (PIB) en 2020 contre un taux de 5% en 2015, a indiqué vendredi le vice-président Daniel Kablan Duncan, à l’occasion de l’inauguration d’un réceptif hôtelier au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan.

« La contribution du tourisme dans le Produit intérieur brut a quant à lui progressé de 1,8% en 2011 à 5% en 2015, avec une projection de 7% en 2020 », a dit M. Duncan, lors de l’ouverture officielle de Seen hôtel Abidjan-Plateau.

Le secteur hôtelier en Côte d’Ivoire est en constante évolution en raison d’investissements importants du secteur privé. Dans le Programme national de développement (PND 2016-2020) estimé à 30 000 milliards de Fcfa, 65,5% sont d’ailleurs réservés au secteur privé.

A l’horizon 2020, le gouvernement envisage de faire du tourisme le troisième pôle de l’économie du pays afin de donner une impulsion plus forte à ce secteur avec la mise en œuvre de projets structurants permettant de positionner la Côte d’Ivoire comme un hub touristique régional.

Pour atteindre cet objectif, l’Etat a lancé plusieurs projets d’envergure entre autres la construction d’un parc animalier à Jacqueville (sud ivoirien), l’aménagement du littoral de Port-Bouët sur 10 km (sud Abidjan), le développement d’infrastructures sur le littoral sud-ouest ainsi qu’à Assinie, Grand-Lahou, San-Pedro, Sassandra et Tabou.

La capitale économique ivoirienne fait partie des principales destinations business africaines et figure dans le Top 5 des «destinations prisées», selon le ‘’Hospitality Report Africa 2017’’ publié par les groupes Accor et Julia Travel(APA 29/07/17)

A lire aussi / Tullow Oil choisit le Ghana au détriment de la Côte d’Ivoire

La compagnie pétrolière Tullow Oil vient d’annoncer son intention de lancer de nouveaux forages offshore au Ghana, malgré le conflit frontalier qui touche la zone de prospection. Le géant britannique compte démarrer l’extension à la fin 2017.

En effet, le Ghana et la Côte d’Ivoire sont en désaccord sur le tracé de la frontière maritime qui sépare les deux pays d’Afrique de l’Ouest.

La zone litigieuse, située au large des côtes ghanéennes et ivoiriennes, est traversée par un gisement de pétrole. ledit gisement est déjà dans le viseur de plusieurs compagnies qui n’attendent que la décision du Tribunal international du droit maritime (prévue pour septembre 2017) afin d’y lancer les travaux d’exploration.

La procédure judiciaire n’a pas toutefois empêché Tullow de programmer l’expansion du projet Tweneboa-Envenra-Notmme, pour la même période. L’entreprise gère actuellement 11 puits offshore situés dans les eaux ghanéennes et compte renforcer davantage sa présence en prévoyant l’installation de 13 autres plateformes. Pour rappel, le litige entre Accra et Yamoussoukro remonte au 6 février dernier, après que les autorités ivoiriennes aient décidé de saisir le Tribunal international du droit maritime.Basé à Hambourg, ce dernier devra émettre un arrêté pour trancher sur la question du tracé frontalier entre les deux pays. Bien que le Ghana souhaite maintenir le tracé actuel issu des découpages coloniaux, la Côte d’Ivoire essaie de changer la ligne frontalière en vigueur depuis près de 50 ans.

En attendant, Tullow maintient ses prévisions de production pour 2017, y compris dans la zone contestée. Le groupe prévoit ainsi de faire passer la capacité de Tweneboa-Envenra-Notmme à quelque 80 000 barils/jours, pour une production de 48 000 barils par jour enregistrée lors du premier semestre de l’année en cours.

Le groupe serait par ailleurs prêt à attribuer des contrats de forage directement après la décision de la Cour. Pour Tullow, l’amélioration des perspectives du marché ghanéen reste conditionnée par la reprise du forage en 2018.  (APA 29/07/17)

A lire aussi / Côte d’Ivoire : Actis lance les travaux de Renaissance Tower, la nouvelle tour d’affaires d’Abidjan

L’image contient peut-être : personnes debout, gratte-ciel et plein air

Le fonds d’investissement britannique Actis, le plus important fonds d’investissement immobilier en Afrique subsaharienne, a lancé ce 26 juillet à Abidjan son projet de centre d’affaires, un joyau architectural dénommée « Renaissance Tower ».

L’infrastructure, fruit d’un partenariat avec une société d’investissement HC Capital Poperties (active en Afrique de l’ouest) et la mairie du Plateau, sera bâti en plein cœur de ce quartier d’affaires, sur le site de l’ancien marché baptisée « Renaissance Plaza » pour un coût de 40 milliards FCFA, soit environ 70 millions de dollars.

La tour de 15 étages avec ses 15 000 mètres carrés de bureaux et ses 3 niveaux de parking (de 350 places) va apporter une nouvelle touche contemporaine au centre ville de la capitale economique ivoirienne. Il va abriter des sièges de grandes firmes dont celle de la Standard Chartered Bank. En outre, la Renaissance Tower s’offrira avec une esplanade de 3 000 mètres carrés dédiée aux services avec des commerces et des restaurants (japonais et italien notamment) et un supermarché Casino Mandarine.

Les travaux lancés en présence du vice président ivoirien, Kablan Duncan, sont prévues pour s’achever au second semestre 2019.

JEAN-MERMOZ KONANDI

Côte D’Ivoire : SORO (le PAN) le Parquet dément ‘’le gel des comptes’’ du Président de l’Assemblée nationale

« Pour le Procureur de la République, ‘’ces informations sont fausses et mensongères’’ et annonce avoir ‘’instruit la section Recherches de la Brigade de gendarmerie à l’effet d’ouvrir une enquête sur les faits dont il s’agit et de lui conduire les auteurs de l’article incriminé’’. »

Richard Adou, le Procureur de la République a démenti, vendredi, ‘’le gel des comptes’’ de Guillaume Kigbafori Soro, le Président de l’Assemblée nationale, comme annoncé à la Une d’un quotidien de la place dans sa parution du jour.

Selon le communiqué du Parquet parvenu à APA, ‘’aucune enquête judiciaire n’a été diligentée par le Parquet contre le Président de l’Assemblée nationale et ses comptes bancaires ne font l’objet d’aucune réquisition de gel’’, écrit Richard Adou.

Un quotidien de la place titrait à sa Une du jour ‘’Malgré le pardon du Président de l’Assemblée nationale : des comptes de Soro gelés’’ soulignant ‘’une enquête judiciaire ouverte contre l’ex-chef rebelle, le budget de l’Assemblée nationale au restreint’’.

Pour le Procureur de la République, ‘’ces informations sont fausses et mensongères’’ et annonce avoir ‘’instruit la section Recherches de la Brigade de gendarmerie à l’effet d’ouvrir une enquête sur les faits dont il s’agit et de lui conduire les auteurs de l’article incriminé’’.

En Côte d’Ivoire, la loi de décembre 2004 portant régime juridique de la presse réprime ‘’les faits de divulgation de fausses informations’’.

Côte D’Ivoire : le Parquet dément ‘’le gel des comptes’’ du Président de l’Assemblée nationale

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Conseil constitutionnel : Hyacinthe Sarassoro, François Guéi et Emmanuel Tano s’en vont . Le président Koné Mamadou : « Voici pourquoi j’ai été reconduit »

Le Conseil constitutionnel a organisé, le mardi 25 juillet 2017, une cérémonie pour célébrer le départ des conseillers en fin de mandat, Hyacinthe Sarassoro, François Guéi et Emmanuel Tano.

A cette occasion, le président Koné Mamadou, en lieu et place d’un discours, a donné le témoignage de ses relations avec ses trois doyens. Commençant par Hyacinthe Sarassoro, le président du Conseil constitutionnel s’est souvenu de son enseignant de première année à la Faculté de Droit à l’université de Cocody. « Il est l’un de ceux qui m’ont initié au droit, ceux qui ont tracé la route jusqu’au Conseil constitutionnel. J’ai beaucoup bénéficié de sa sagesse et de ses connaissances », a-t-il indiqué. Parlant d’Emmanuel Tano, qui fut magistrat avant d’embrasser la carrière d’avocat, le président Mamadou a retracé le souvenir de l’année 1978 où, jeune magistrat stagiaire, il fut pris en charge par ce dernier, alors procureur de la République adjoint à Abidjan. « En pré-stage au tribunal d’Abidjan, il m’a beaucoup appris », a-t-il déclaré.

Quant à François Guéi, le président l’a présenté comme un homme de vérité, de loyauté, de rigueur et de grande probité morale qui est resté égal à lui-même. Faut-il le rappeler, Hyacinthe Sarassoro et François Guéi ont été nommés le 13 mai 2011, en vue de compléter l’effectif du Conseil constitutionnel alors présidé par Paul Yao N’dré, à une période où l’institutionnel devait recevoir le serment du président de la République Alassane Ouattara. Emmanuel Tano Kouadio, quant à lui, sera nommé en même temps que le président Francis Wodié, le 25 juillet 2011.

Au terme de leur mandat de six (6) ans, hier, le successeur de Francis Wodié a rendu un hommage émouvant à ces doyens qui l’ont « accueilli à bras ouverts » au sein de la maison. « Je les remercie pour leur humilité et leur disponibilité », dira-t-il, sans oublier les leçons de rigueur et d’abnégation au travail qu’ils ont transmis aux jeunes générations. Les trois conseillers, qui ont reçu de nombreux présents seront décorés à l’occasion de la fête de l’indépendance, le 07 août prochain.

Lors de son intervention, le président Koné Mamadou a donné des précisions sur le décret signé le 14 juillet dernier par le président de la République qui le reconduit dans ses fonctions. Il a expliqué que, conformément à la loi organique portant organisation et fonctionnement du Conseil constitutionnel, lorsque le président ou un conseiller démissionne, le chef de l’Etat nomme quelqu’un pour terminer le mandat du démissionnaire. Koné Mamadou a été nommé en remplacement de Francis Wodié le 3 février 2015. Nommé le 25 juillet 2011, le mandat de 6 ans du président Francis Wodié a pris fin hier. « Le chef de l’Etat avait donc le choix, soit de me confirmer, soit de nommer quelqu’un d’autre. Il a choisi la première option », a-t-il expliqué. Il vient d’entamer ainsi son mandat de 6 ans non renouvelable, qui prendra fin en 2023. Cette cérémonie a pris fin par le mot de remerciements des récipiendaires exprimé par François Guéi. H. OULAÏ http://www.linfodrome.com

 

Côte d’Ivoire : Alassane Dramane Ouattara serre les rangs/ Huit mois après la promulgation de sa Constitution, la IIIe République se met en place.

Par (Jeune Afrique ) _ / "Alors que la création du Sénat a été reportée à 2020, la répartition des rôles entre le chef de l’État, son vice-président et le Premier ministre est scrutée dans ses moindres détails....

Résultat de recherche d'images pour "alassane ouattara macron"Le président ivoirien, Alassane Dramane Ouattara a procédé à un remaniement surprise, plaçant ses plus proches collaborateurs aux postes clés. Au risque de fâcher ses alliés ?

Lorsque Alain-Richard Donwahi gravit les marches qui le séparent de son bureau ce 20 juillet, la passation de charge n’a pas encore eu lieu. Pourtant, il n’est déjà plus chez lui au ministère de la Défense. Sur les murs, Hamed Bakayoko s’affiche en grand format : ici, l’air pressé regardant sa montre, là, entouré de sportifs, ailleurs encore tout sourire aux côtés du président. On n’a pas perdu de temps pour changer les
photos.
Au lendemain de l’annonce du remaniement, le désormais ex-ministre de la Défense arbore un sourire crispé et une cravate d’un vert vif – « la couleur des Eaux et Forêts ! », s’exclame-t-il, lui qui vient d’être nommé à ce nouveau maroquin. Mais ses collaborateurs grimacent. « On savait bien qu’on ne resterait pas ici très longtemps encore, mais on ne pensait pas partir si tôt », regrette l’un d’eux.

À Abidjan, ce remaniement était un secret bien gardé. Au gouvernement, seul le premier cercle était prévenu. Amadou Gon Coulibaly, le Premier ministre, et Hamed Bakayoko, qui passe de l’Intérieur à la Défense, étaient informés depuis une semaine. Pour les autres, les doutes n’ont surgi qu’à la veille de l’annonce officielle, alors qu’aucun Conseil de gouvernement n’avait eu lieu, contrairement aux habitudes.

« Timing étonnant ? »

« Le timing de ce remaniement est étonnant, estime un diplomate. Juste avant un événement aussi important pour le pays que les Jeux de la Francophonie, alors qu’il y a des problèmes sécuritaires, des tensions politiques. Cette décision a été prise dans l’urgence. » Depuis la dernière mutinerie, en mai, Alain-Richard Donwahi se savait sur la sellette. Dans l’entourage présidentiel, nombreux étaient ceux qui réclamaient le départ de cet homme du Sud-Ouest, bété comme leur ennemi Laurent Gbagbo, incapable, selon eux, de tenir cette armée turbulente.

Alors que le président estimait récemment que le problème militaire « était réglé », de nouveaux troubles sont venus précipiter son départ. Dans la nuit du 14 au 15 juillet, encore une fois, des tirs ont retenti à Abobo, un quartier d’Abidjan, et à Korhogo, une ville du nord du pays, faisant six morts (trois selon la version officielle). « Cela a confirmé qu’il y avait toujours un problème de gouvernance au niveau sécuritaire. Il fallait reprendre les choses en main », explique un proche du Premier ministre.

Sidiki Diakité a l’habitude de rendre des comptes à Hamed Bakayoko, c’est ce qu’il va continuer à faire
Face à des militaires qui donnent des sueurs froides au pouvoir depuis le début de l’année, Alassane Dramane Ouattara (ADO) a choisi de s’appuyer sur l’un de ses plus proches. Ministre d’État – le seul du gouvernement – quand ses prédécesseurs à ce poste n’étaient que ministres délégués auprès du président de la République, Hamed Bakayoko est numéro deux du gouvernement et a maintenant la main sur l’ensemble du dispositif sécuritaire.

« Sidiki Diakité, le nouveau ministre de l’Intérieur et de la Sécurité, était jusque-là préfet d’Abidjan, il a l’habitude de rendre des comptes à Hamed, c’est ce qu’il va continuer à faire », explique l’un de leurs proches. Hamed Bakayoko est un tenant de la manière forte. « En le nommant, ADO montre les muscles », estime un proche du pouvoir. L’ancien super-flic va maintenant devoir apprivoiser une armée moins disciplinée et moins formée que les policiers avec lesquels il a l’habitude de traiter.


« Lorsqu’il était à l’Intérieur, il a créé des corps comme le CCDO (Centre de coordination des décisions opérationnelles de Côte d’Ivoire), destinés à concurrencer les militaires. Sa nomination n’a pas été très bien accueillie par une partie des soldats, notamment des anciens rebelles, estime un bon connaisseur de l’armée ivoirienne. Historiquement fidèles à Guillaume Soro, qui était leur chef au sein des Forces nouvelles (FN), ils ont le sentiment que Hamed, son grand rival, est là pour faire le ménage après leurs soulèvements. »

Coup de poker

« Avec cette nomination, ADO choisit le face-à-face avec Guillaume Soro », analyse un diplomate, qui craint que ce « coup de poker » ne soit l’étincelle qui mettra le feu aux poudres. Si tous ne vont pas aussi loin, les observateurs s’accordent sur le fait que ce remaniement vise à atténuer le poids du président de l’Assemblée nationale dans l’appareil sécuritaire, alors que Soro compte encore de nombreux fidèles, dont ses ex-comzones, à des postes clés. Les relations sont devenues glaciales entre les deux hommes.

Dans l’entourage du chef de l’État, on est en effet persuadé que l’ancien patron de la rébellion est derrière les mutineries. Mi-juillet, deux de ses proches, le secrétaire national au Renforcement des capacités, Méïté Sindou, et le directeur général de la Loterie nationale de Côte d’Ivoire (Lonaci), Issiaka Fofana, ont été limogés par décret après avoir participé au meeting de lancement de l’Union des soroïstes, un mouvement pro-Soro.

Il est logique qu’on ne compte plus sur Guillaume Soro
« En mars, le Premier ministre avait clairement invité Hamed et Guillaume à travailler ensemble derrière le chef de l’État. Le président de l’Assemblée a montré qu’il n’était pas dans ce schéma et qu’il se préparait pour 2020. Il est logique qu’on ne compte plus sur lui », estime un proche d’Amadou Gon Coulibaly. Cette arrivée de Hamed Bakayoko à la Défense est aussi un coup dur pour le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), qui perd ainsi un maroquin majeur.

Avec le départ de Pascal Abinan de la Fonction publique – il est désormais ministre de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public –, le grand allié n’occupe plus que des ministères de second rang. « C’est une réponse d’ADO à Bédié, une mise en garde », estime un cadre de la coalition présidentielle. En juin, dans une interview à Jeune Afrique, le patron du PDCI affirmait en effet que lors de l’élection de 2020 le candidat de la mouvance présidentielle serait issu de son parti.

Bras de fer engagé

Des propos que Ouattara a très peu appréciés, menaçant même en Conseil des ministres d’exclure les cadres PDCI de son gouvernement. « Dans le nouveau gouvernement, le PDCI ne fait plus que de la figuration », grogne ainsi un membre de l’ancien parti unique. Mais parmi les proches du chef de l’État, personne ne veut donner ce signal. « Pascal Abinan est l’un des membres du PDCI les plus impliqués dans le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix [RHDP]. Si on avait voulu envoyer un message à Bédié, on ne s’en serait pas pris à lui », argue l’un d’eux.

« Le temps est aux politiques, fini les technocrates ! » sourit de son côté un membre du gouvernement. Alors que la course à la succession d’Alassane Ouattara en 2020 est déjà lancée, ce gouvernement est vu comme un exécutif resserré autour du premier cercle du président de la République. « On met les projecteurs sur Hamed, mais le grand patron c’est Amadou Gon Coulibaly. Il concentre l’essentiel du pouvoir. ADO lui délègue 90 % des dossiers », note un homme d’affaires important.

Le Premier ministre hérite en effet du portefeuille du Budget, en remplacement d’Abdourahamane Cissé, qui savait son temps au gouvernement compté. « Il était trop minutieux. Beaucoup disaient qu’il faisait perdre du temps au gouvernement et se plaignaient de ses arbitrages », explique un proche. L’ancien ministre a été nommé conseiller spécial auprès du président de la République.

Depuis l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir, jamais un Premier ministre n’aura ainsi été aussi puissant qu’Amadou Gon Coulibaly. De quoi conforter ceux qui voient en lui le dauphin désigné du président de la République pour 2020 ?

Un préfet « rebelle » à l’intérieur
Lors du remaniement, sept portefeuilles ont changé de mains, mais il n’y a que deux nouveaux entrants. Au ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, c’est un homme du sérail qui prend place. Sidiki Diakité était depuis 2011 préfet de la région d’Abidjan. Neveu d’un ancien ministre de l’Aménagement du territoire, le colonel Issa Diakité, il fait partie des préfets « rebelles ».

Pendant la crise postélectorale de 2011, il a pris le parti d’Alassane Ouattara contre Laurent Gbagbo, officiant à Duékoué puis à Man, dans l’ouest du pays. Ce proche de Hamed Bakayoko, avec lequel il a l’habitude de travailler étroitement, devrait rester sous la coupe de son puissant et médiatique prédécesseur, nommé à la Défense.

L’autre nouvel entrant est un inconnu des milieux politiques. Moussa Sanogo, pur technocrate, était jusqu’ici directeur adjoint du département statistique à la BCEAO (Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest), qu’Alassane Ouattara a dirigée de 1988 à 1990.

Publié le 27 juillet 2017 à 14h52 — Mis à jour le 27 juillet 2017 à 14h52
Par Anna Sylvestre-Treiner et Vincent Duhem

A lire aussi / Côte d’Ivoire : nouvelle République, acte I
(Jeune Afrique 26/07/17)

Résultat de recherche d'images pour "alassane ouattara macron"Après six mois d’exercice conjoint entre le chef de l’État Alassane Dramane Ouattara, son vice-président Daniel Kablan Duncan et le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, la distribution des rôles et des dossiers semble claire. Même si elle n’est pas sans réserver quelques surprises.

Dans un ministère ivoirien, un néon clignote à intervalles réguliers. Il est 20 heures en cette semaine de Pâques, et l’administrateur des lieux achève à la hâte la présentation qu’il doit faire le lendemain, au cours d’un séminaire gouvernemental. L’événement, qui s’est déroulé le 11 avril, est censé donner son impulsion à l’action de l’exécutif jusqu’en 2020. C’est un moment important. Pour preuve, ledit séminaire est ouvert par le vice-président, Daniel Kablan Duncan (DKD), dirigé par le Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly (AGC), et, enfin, conclu par le chef de l’État, Alassane Dramane Ouattara (ADO). Un ordre protocolaire illustrant le tricéphalisme désormais en vigueur au sein l’exécutif ivoirien.

Huit mois après la promulgation de sa Constitution, la IIIe République se met en place. Alors que la création du Sénat a été reportée à 2020, la répartition des rôles entre le chef de l’État, son vice-président et le Premier ministre est scrutée dans ses moindres détails. Comment ce nouveau système hybride, à la croisée du régime présidentiel à la française et de celui pratiqué aux États-Unis, fonctionne-t-il ? Lors du débat sur la nouvelle Constitution (adoptée par référendum le 30 octobre 2016), certains doutaient de l’utilité d’un poste de vice-président. Leurs craintes sont-elles aujourd’hui dissipées ?

Une tentative de répartition des rôles

La présence d’un vice-président n’a pour l’instant pas réellement modifié le système de gouvernance instauré par le chef de l’État. DKD s’y est parfaitement conformé, et ADO sollicite son avis. « En Conseil des ministres, le chef de l’État demande systématiquement à son vice-président s’il a des observations avant de s’exprimer lui-même », raconte un ministre. DKD est aussi mis en copie des nombreuses notes électroniques que reçoit le président.

Alors que la question de sa succession accapare déjà le débat public, ADO a également été plus présent sur le terrain politique
Depuis la nomination de son vice-président, le 10 janvier, l’agenda du chef de l’État a été déchargé des inaugurations et des cérémonies auxquelles il devait assister. Il a mis ce temps à profit pour rencontrer des investisseurs et, surtout, gérer les situations de crise.

Alors que la question de sa succession accapare déjà le débat public, au point de sembler paralyser le Rassemblement des républicains (RDR, parti présidentiel), ADO a également été plus présent sur le terrain politique.

« Mais en a-t-il vraiment envie ? s’interroge un diplomate. On a l’impression qu’il ne pouvait pas faire autrement parce qu’il avait perdu la mainmise, ce qui est un aveu de faiblesse. » Enfin, si certains dans l’entourage du président tentent de le pousser à se rapprocher de la population, les réticences semblent encore trop fortes.

Une coopération entre le Premier ministre et le vice-président

Quant à la collaboration entre DKD et AGC, on assure au Palais qu’elle s’effectue naturellement. « Quand Kablan Duncan était chef du gouvernement, il travaillait main dans la main avec Gon Coulibaly. Ils préparaient ensemble les Conseils des ministres », rappelle un conseiller à la présidence.

En début d’année, certains observateurs et diplomates en poste à Abidjan estimaient que le vice-président et son Premier ministre se marchaient sur les pieds. Kablan Duncan était alors très visible, notamment médiatiquement, et une certaine confusion s’était installée.

« Il est désormais beaucoup plus discret. Comme si on s’était rendu compte qu’il pouvait faire de l’ombre à AGC », commente un ancien ministre. « Quand ils prennent part ensemble à certaines cérémonies, ils ne représentent pas la même institution, précise un collaborateur du chef de l’État.

Le vice-président est là pour montrer qu’il y a une volonté politique, mais, lorsque l’on s’attaque au concret des dossiers, c’est le Premier ministre qui prend le relais. La fonction de vice-président comporte un volet représentatif important.

La mutinerie de mai a cependant démontré que DKD n’était pas au cœur du processus de décision des dossiers sensibles
Le président lui a confié des dossiers économiques et diplomatiques, comme l’organisation du sommet Afrique-Union européenne [qui se tiendra à Abidjan les 29 et 30 novembre]. Il est mis aussi à contribution dans les négociations avec le FMI et la Banque mondiale. »

La mutinerie de mai a cependant démontré que DKD n’était pas au cœur du processus de décision des dossiers sensibles. En déplacement à Paris au moment où la Côte d’Ivoire était sévèrement secouée, le vice-président n’a pas été associé à la gestion de la crise.

Au contraire de Gon Coulibaly, qui joua les premiers rôles. De fait, ce dernier est aujourd’hui un Premier ministre plus puissant que son prédécesseur. Il a notamment récupéré certaines structures qu’il dirigeait lorsqu’il était secrétaire général de la présidence comme le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire (Cepici) ou le Comité national de pilotage des partenariats public-privé (CNP-PPP).

Au cœur d’un système où les conseillers ont toujours joué un rôle important, AGC semble avoir enfin rééquilibré le rapport des forces entre la primature et la présidence. « C’est ce qui fait de lui une pièce centrale du système Ouattara. Il établit le lien entre les différents cercles de décision », conclut un diplomate.

Désormais sous les feux des projecteurs, Gon Coulibaly affronte une série de crises : mutinerie, conflit avec les fonctionnaires… Autant de situations difficiles qui, dans l’optique de la présidentielle de 2020, pourront se révéler à double tranchant.

Lire la suite sur: http://www.jeuneafrique.com/mag/457301/politique/cote-divoire-nouvelle-r...
(Jeune Afrique 26/07/17)
Par Vincent Duhem

Résultat de recherche d'images pour "Alassane Ouattara"

A lire aussi / Côte d’Ivoire : le PDCI, allié ou rival du RDR ?
S’il reste bien ancré dans la majorité, le Parti démocratique de Côte d’Ivoire, en pleine réorganisation, compte désigner dès l’an prochain son candidat pour la présidentielle de 2020.

Le 29 mai 2017, le siège national du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), à Cocody, est bondé. À l’ordre du jour : la restructuration du plus vieux parti du pays (créé en 1946), point de départ d’une stratégie de reconquête du pouvoir. Poussé par sa base autant que par l’ambition de ses cadres, le PDCI a décidé de faire cavalier seul en 2020, tout en restant, avec le Rassemblement des républicains (RDR), dans la grande famille du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP).

Une ambition présidentielle avérée

Cette base établie, la réorganisation concerne toutes les structures d’un parti qui devrait compter, dès les prochains mois, 300 000 militants actifs, soit 70 000 de plus que le RDR. Henri Konan Bédié, président du PDCI, a déjà remanié le secrétariat exécutif, confié à quatre personnalités dont l’ex-ministre du Commerce Jean-Louis Billon (chargé des études).

« À terme, précise Privat Séri Bi N’Guessan, secrétaire exécutif chargé des sections et des délégations, nous aurons un PDCI restructuré, fort, dynamique, avec un réel personnel politique et un fonctionnement administratif effectif. » La bataille pour 2018, année de la désignation du candidat PDCI à la présidentielle, pourra alors commencer. Pas moins de huit personnalités sont citées pour briguer la présidence en 2020.

Le scénario de 2010, où chaque parti du RHDP a présenté son propre candidat au premier tour, reste celui privilégié par de nombreux stratèges du PDCI. Les cadres du parti misent sur de nouvelles adhésions et surtout sur la division au sein du Front populaire ivoirien (FPI) entre les héritiers de Gbagbo, Pascal Affi N’Guessan et Aboudramane Sangaré (lire p. 68).

Ils comptent également sur une désaffection des militants du RDR et sur d’éventuels conflits internes entre l’actuel Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly, le président de l’Assemblée nationale, Guillaume Soro, et le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, tous trois candidats putatifs du parti présidentiel.

Manque de consensus

En choisissant son candidat deux ans avant la compétition, le PDCI compte couper l’herbe sous le pied du RDR, qui serait ainsi contraint d’adouber son candidat, conformément à la volonté exprimée par Bédié à Daoukro.

Il espère aussi aplanir les divergences entre ses ­responsables pour arriver en 2020 en rangs serrés, sachant qu’une retraite ­politique de Bédié, qui aura 86 ans en 2020, n’est visiblement pas à l’ordre du jour.

Tous les courants du parti veulent se lancer dans la course. À commencer par les « irréductibles », ceux qui, contre l’avis de Bédié, ont tenté d’affronter Ouattara en 2015.

Menés par l’ancien gouverneur de la BCEAO Charles Konan Banny, le diplomate Amara Essy et Kouadio Konan Bertin, ils comptent aussi parmi eux les « indépendants » du parti, dont la figure de proue est Yasmina Ouégnin, députée de Cocody. « Aucun parti ne pourra passer dès le premier tour en 2020, et il est clair que si le PDCI devait affronter le RDR au second tour, il pourrait opportunément s’allier à l’une ou à l’autre tendance du FPI, analyse Sylvain N’Guessan, expert en stratégie politique. Et c’est là qu’interviennent les “irréductibles”, qui sont déjà proches des milieux pro-Gbagbo. »
Lire la suite sur: http://www.jeuneafrique.com/mag/457298/politique/cote-divoire-le-pdci-al...Par André Silver Konan(Jeune Afrique 27/07/17)

 

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A lire aussi / Côte d’Ivoire : rappel à l’ordre

« Et maintenant, on partage ? » Il y a un an, bien avant les grèves des fonctionnaires et la fronde des militaires, Jeune Afrique s’interrogeait sur la capacité du gouvernement de Daniel Kablan Duncan à mieux répartir les fruits du réveil économique de l’éléphant ivoirien.

Sur le papier, le chef d’orchestre de la relance, Alassane Dramane Ouattara (ADO), bénéficiait encore d’un alignement parfait des planètes pour poursuivre sa politique business friendly. La croissance avait atteint 9 % sur les quatre dernières années selon le FMI. Et, en 2015, l’inflation (1,2 %), l’endettement (41 % du PIB) et le déficit budgétaire (3 % du PIB) étaient tous trois maîtrisés. Mais le bruit de fond de la contestation dépassait déjà les rangs d’une opposition qui, encore hantée par le fantôme de l’ex-président Gbagbo, porte ses revendications en ordre dispersé.

Occupé à préparer la réforme constitutionnelle, le chef de l’État n’a pas pris toute la mesure des attentes des laissés-pour-compte d’une croissance qui ne se mange pas. Conforté par le soutien inconditionnel des partenaires extérieurs de la Côte d’Ivoire, il a privilégié l’objectif de l’émergence annoncée pour 2020, laissant le trouble s’installer jusque dans les rangs de ses électeurs.

Les événements qui se sont succédé depuis janvier sonnent comme un cruel rappel à l’ordre.

Le bras de fer perdu avec les soldats issus des Forces nouvelles (FN) met en lumière la fragilité de l’autorité de l’État
Face aux fonctionnaires descendus dans la rue, l’exécutif a capitulé, de peur d’un embrasement social généralisé. Plus de six mois d’atermoiements pour finalement accepter leur principale doléance.

Le gouvernement a entériné en juin le principe du paiement des 250 milliards de F CFA (381 millions d’euros) d’arriérés de salaires, au moment où les finances publiques souffrent de la baisse du cours mondial du cacao.

La Côte d’Ivoire est encore un État convalescent

C’est cependant le bras de fer perdu avec les soldats issus des Forces nouvelles (FN) qui met en lumière la fragilité de l’autorité de l’État. Ces ex-rebelles ont apporté leur écot à l’accession au pouvoir d’ADO en avril 2011. Ils sont venus lui rappeler ses promesses d’alors en sortant des casernes les armes à la main.

La suite a montré que la Côte d’Ivoire est encore un État convalescent. Pas un bataillon de l’armée régulière n’a voulu mater les mutins, qui ont obtenu gain de cause au grand dam du reste de la population.

Le 15 mai, le gouvernement a consenti à verser à chacun des 8 400 anciens FN 7 millions de F CFA. Une somme qui s’ajoute aux 5 millions que chacun avait reçus à l’issue d’une première mutinerie, en janvier.

Sur la scène politique, l’ambiance n’est guère plus réjouissante. La coalition au pouvoir a du plomb dans l’aile. Allié du RDR, le PDCI entend présenter un candidat à l’élection de 2020 face à celui du parti présidentiel.

La réconciliation demeure un immense chantier, malgré les appels au partage et à l’amour de son prochain lancé par les leaders politiques sur les réseaux sociaux.

Alassane Ouattara peut encore compter sur sa garde rapprochée, à commencer par son vice-président, Kablan Duncan, et son Premier ministre, Gon Coulibaly. La fin de son second mandat pourrait se révéler particulièrement délicate.

Pour détendre l’atmosphère, le chef de l’État serait bien inspiré d’accélérer la mise en œuvre des volets sociaux du plan national de développement, quitte à laisser filer les déficits et à déplaire un peu aux institutions de Bretton Woods. L’unité est sans doute à ce prix. Lire la suite sur: http://www.jeuneafrique.com/mag/457362/politique/cote-divoire-rappel-a-l...
par Julien Clémençot

 

 

 

 

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