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CIV / Certains ont obtenu le OK du… grand chef. D’autres doivent encore patienter… HAMBAK « Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud »

Hamed Bakayoko, en homme politique avisé « Je ne m’inquiète pas de savoir si nous allons gagner. Si je vous dis oui, mon inquiétude est de savoir ce que nous ferons de la victoire. Car, le Rdr ne doit pas perdre Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud »

Municipales et régionales 2018: Voici les candidats qui ont déjà le OK de Ouattara Par SYLLA Arouna

 Certains ont obtenu le OK du… grand chef. D’autres doivent encore patienter… Le président d’honneur du Rassemblement des républicains (Rdr), Alassane Ouattara, a présidé, à Abidjan, une réunion de la haute direction de son parti, avant de s’envoler, il y a une dizaine de jours, pour Paris. Il s’est agi au cours de cette rencontre, rapportent des sources informées, de faire le point des candidatures au niveau du Rdr, pour les municipales et régionales prévues dans environ trois mois.

 Sur la liste des candidats qui lui a été soumise, après les arbitrages, le chef de l’Etat n’a pas fait de difficulté pour donner sa caution à certains noms. Pour d’autres, il a demandé de continuer les conciliabules jusqu’à la fin du mois de juin. Ainsi, au niveau des communes d’Abidjan, Alassane Ouattara a accepté que Gilbert Kafana Koné, Hamed Bakayoko et Cissé Ibrahim Bacongo défendent les couleurs de son parti, respectivement à Yopougon, Abobo et Koumassi.

Concernant les régionales, le numéro 1 ivoirien ne voit pas d’inconvénients que Cissé Sindou rempile comme président du Conseil régional du Folon, pour le compte du parti présidentiel. Par contre, dans le Béré, Karamoko Abdel Kader, le président du Conseil régional sortant, pourrait avoir des soucis. Il se trouve que l’ex-ministre Dosso Moussa, actuellement administrateur de la Banque africaine de développement (Bad) pour la Côte d'Ivoire, la Guinée et la Guinée équatoriale, est intéressé par ce poste. Parmi ces deux cadres du Béré, le leader du Rdr a une préférence pour l’ancien membre du gouvernement…

 En tout état de cause, le processus de désignation des candidats à ces élections n’est pas encore à son terme au Rdr et dans bien de partis politiques. Après qu’il aura arrêté sa liste de candidats, le parti au pouvoir doit, en principe, confronter le résultat de son arbitrage avec celui des autres formations politiques membres du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Et, comme l’a, une fois, indiqué Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), en cas de désaccord dans une commune ou une région donnée, le parti qui se sent capable de gagner pourrait mettre dans la course, son cheval. Sans problème.

 Il est donc fort possible qu’on assiste à d’âpres batailles entre partis membres du Rhdp pour certaines mairies et présidences de Conseil régionaux. Hamed Bakayoko prend une longueur d’avance. D’ores et déjà, le ministre d’Etat, ministre de la défense a pris une longueur d’avance au niveau d’Abobo.

Une délégation des têtes fortes du Rdr à Abobo a fait, le mardi 19 juin 2018, le déplacement du siège de leur parti à Abidjan-Cocody, pour dire que leur choix s’est porté sur lui pour conduire la liste de leur formation politique lors des élections municipales prochaines dans leur commune. Le Secrétaire départemental, Yéo Kolotioloma, en présence notamment de Jeanne Peuhmond et de l’adjoint au maire Idrissa Kennedy, a demandé à la direction du parti d’Alassane Ouattara, représentée par Gilbert Kafana Koné, d’accepter de mettre M. Bakayoko à leur disposition.

En réponse, le maire de Yopougon a exprimé sa joie devant la démarche de ces militants du Rdr d’Abobo, promettant que la direction étudiera, avec une grande attention, leur demande. Hamed Bakayoko, en homme politique avisé, n’a pas tout de suite répondu favorablement à cette demande. Il a posé certaines conditions qui ne sont pas insurmontables. Comme l’affaire est goupillée, il ne devrait pas refuser d’être candidat aux municipales prochaines à Abobo, lui le député de Séguéla…

 « Je ne m’inquiète pas de savoir si nous allons gagner. Si je vous dis oui, mon inquiétude est de savoir ce que nous ferons de la victoire. Parce que, sachez que lorsque j’ai la bénédiction de mes parents, je n’échoue jamais. Si ma réponse est positive, je viendrai à Abobo pour qu’on gagne. Car, le Rdr ne doit pas perdre Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud. Personne ne pourra arracher Abobo au Rdr», a lancé Hamed Bakayoko, faisant un grand geste à cette délégation du Rdr d’Abobo.

Par SYLLA Arouna (source) http://www.linfodrome.com/vie-politique/39623-municipales-et-regionales-2018-voici-les-candidats-qui-ont-deja-le-ok-de-ouattara

Aux termes de ces échanges fructueux: (- Le bureau politique affirme son soutien au Président du Parti et endosse la signature de l’Accord Politique du RHDP relatif à la création d’un Parti Unifié;)

PDCI-RDA: le communiqué final du bureau politique du 17 juin 2018

Le Bureau Politique du PDCI-RDA s’est tenu le 17 Juin 2018 à la maison du parti à Cocody sur la convocation et sous la présidence effective de son Excellence Henri Konan BEDIE, Président du Parti.

Au cours de cette rencontre élargie aux membres du Comité des Sages, il s’est essentiellement agi d’examiner l’Accord Politique du RHDP relatif à la création d’un parti unifié, dénommé RHDP.

Après l’adoption de l’ordre du jour, le Président du Parti a donné la parole au Secrétaire Exécutif du Parti, à l’effet de donner des informations relatives aux activités de la Direction du Parti depuis le Bureau Politique du 17 Novembre 2015

 Ensuite, le Président du Parti a donné la parole au Secrétaire Exécutif chargé des Commissions Techniques Nationales ; à l’effet de communiquer au Bureau Politique les points majeurs se rapportant à l’Accord Politique du RHDP portant création du Parti Unifié, RHDP et de donner lecture des projets de résolutions relatifs au report du 13ème Congrès Ordinaire, à la prolongation du mandat du Président du Parti, de ceux des organes et des structures spécialisées et de l’adoption de l’Accord Politique relatif à la création d’un Parti Unifie, dénommé RHDP.

Suite à la lecture des différents projets de résolutions, un débat riche, libre, franc et démocratique s’est instauré entre les membres du Bureau Politique.

Aux termes de ces échanges fructueux:

 - Le bureau politique affirme son soutien au Président du Parti et endosse la signature de l’Accord Politique du RHDP relatif à la création d’un Parti Unifié;

 - Le Bureau Politique prend acte des documents tels que validés par le Comité de Haut Niveau et décide de soumettre ces documents à l’examen du prochain congrès ordinnaire du PDCI-RDA.

- Le Bureau Politique donne cependant mandat au Président du Parti pour poursuivre les négociations dans le cadre du RHDP et ce, à toutes les étapes du processsus de mise en œuvre du Parti unifié RHDP.

- Le bureau politique rappelle que l’année 2018, en ce qui concerne le PDCI-RDA, est une année de Congrès, notamment le 13ème Congrès Ordinaire.

Le Bureau politique, face aux enjeux futurs et soucieux de la préservation de l’union des militants autour du Président du Parti, décide :

- Le report du 13ème Congrès Ordinaire du PDCI-RDA après l’élection présidentielle de 2020;

- La prolongation du mandat du Président du Parti;

- La prolongation des mandats des autres organes et des structures spécialisées du Parti;

Le Bureau politique rassure les militants et militantes de la détermination du parti à reconquérir le pouvoir en 2020 et les invite à se mobiliser massivement pour participer activement à la révision de la liste électorale, dans l’union, le rassemblement et la discipline.

 Fait à Abidjan, le 17 juin 2018.

Le Bureau Politique

RHDP Ahoua N'doli ‘’En ce qui me concerne, je continuerai à me battre, haut et fort, et mettrai tout en œuvre pour le faire comprendre Cette bataille, je ne la mènerai pas en dehors du PDCI, mais à l’intérieur du PDCI

Ahoua N'doli à propos du dernier bureau politique du PDCI

 S’il éprouve un ‘’sentiment de soulagement’’ que le Bureau Politique qu’on annonçait comme un Bureau Politique de tous les dangers se soit terminé sans heurts, Ahoua N’Doli regrette que ‘’la salle ait été bourrée de personnes venues avec l’intention délibérée de huer afin de faire taire toutes les personnes qui ont, elles, compris l’enjeu du parti unifié’’.

Le Vice-président du PDCI s’est dit inquiet. Ce d’autant plus que le tableau présenté lors de Bureau Politique rappelle exactement le contexte qui a prévalu à la création du Rassemblement des Républicains (RDR), transfuge du PDCI. ‘’À moins d’être amnésique, on avait l’impression d’être en face d’un scénario qui se répète. Rappelons-nous qu’en avril 1994 à l’hôtel Ivoire, ce sont des agissements pareils qui avaient donné naissance au RDR’’, a-t-il déploré. Il s’est indigné que ‘’certains se comportent comme s’ils étaient plus militants du PDCI’’, rappelant à toutes fins utiles que ‘’tous sont des militants convaincus du PDCI-RDA’’. 

‘’En ce qui me concerne, je continuerai à me battre, à le clamer haut et fort, et mettrai tout en œuvre pour le faire comprendre aux autres. Cette bataille, je ne la mènerai pas en dehors du PDCI, mais à l’intérieur du PDCI. En effet, je crois aujourd’hui plus qu’hier, à l’union des filles et des fils d’Houphouët-Boigny au sein d’un RHDP pour la paix et le développement de la Côte d’Ivoire. Je crois et je l’affirme dans le contexte actuel, il n’y a pas d’alternative au RHDP pour préserver la paix et la stabilité de la Côte d’Ivoire’’, a martelé l’Inspecteur général d’Etat.

‘’Cela reste ma conviction et je continuerai de me battre pour cela.Je suis convaincu que de nombreuses personnes le pensent aussi. Je reste aussi convaincu que nous saurons éviter les erreurs du passé, nous saurons rester unis car devant, il y a encore de beaux et grands combats à mener et, c’est unis, que nous y parviendrons’’, a-t-il ajouté.

A l’endroit de ceux qui soutiennent que les partisans du parti unifié RHDP ont renié le PDCI, Ahoua N’Doli s’est voulu catégorique : ‘’Nous n’avons jamais renié le PDCI-RDA. Le PDCI demeure l’essence de notre combat politique. Je pense que ceux qui n’ont pas encore saisi l’essence ou l’opportunité du RHDP doivent réexaminer leur point de vue et se souvenir qu’en tant que filles et fils d’Houphouët-Boigny, nous ne souhaitons que pérenniser la mémoire et les idéaux de celui qui nous a réuni au sein du PDCI’’, a conclu le vice président du PDCI-RDA.

PDCI : Bédié a tenu à recadrer ses troupes, déclarant être désormais le seul habilité à parler du parti unifié et de l’alternance : Désormais, les yeux sont rivés sur Alassane Ouattara. Mettra-il ses menaces à exécutions ?

(Source jeune Afrique ) Daniel Kablan Duncan hué / Ambiance de corrida / Léger compromis

« Quand on fait un prêt à la banque, on accepte les conditions », a argumenté Diby Koffi. « On ne peut pas endosser un chèque sans provision », « lui a répondu Billon »

Réuni en bureau politique le 17 juin, le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI) a endossé l'accord politique signé le 12 avril par son président Henri Konan Bédié, mais décidé de n'examiner les statuts et règlements que lors de son prochain congrès, qui aura lieu après l'élection présidentielle de 2020. Récit des six heures de débats. Débats animés, clameurs et empoignades : le bureau politique du PDCI du dimanche 17 juin, élargi au comité des sages, sentait le souffre. Il a duré près de six heures et tenu toutes ses promesses. La séance a débuté par un premier moment de tension. Après un propos d’introduction du secrétaire exécutif Maurice Kacou Guikahué, N’Dri Kouadio Narcisse, porte-parole du parti, a fait le compte rendu des travaux du comité de haut niveau, dont il était membre.

Daniel Kablan Duncan hué Le vice-président, Daniel Kablan Duncan, qui menait la délégation du PDCI au sein de ce comité, s’est ému de ne pas avoir été associé à la rédaction de ce compte-rendu. Il a ensuite expliqué que le parti unifié était une chance pour sa formation politique et qu’un rejet pourrait avoir des conséquences sur la stabilité du pays. Son intervention a été huée…

 Quatre résolutions, entérinées en amont par la direction du parti, ont ensuite été soumises au quelques 700 membres présents. Les trois premières ont été approuvées sans encombre. Rappelant sa détermination « à reconquérir le pouvoir en 2020 », le PDCI a d’abord décidé de reporter son 13e congrès, prévu en octobre prochain, à après cette élection présidentielle. En conséquences, le bureau politique a prolongé le mandat de tous les organes et structures annexes du PDCI, ainsi que celui de son président Henri Konan Bédié.

Ambiance de corrida

 Le dernier point à l’ordre du jour concernait le parti parti unifié, RHDP. Il a suscité de vifs débats dans l’auditorium de la maison du PDCI, à Cocody. La résolution lue par N’Dri Kouadio Narcisse, porte-parole du parti, stipulait que « le PDCI endosse l’accord politique signé le 12 avril par les membres de Rassemblement des Houphouëtistes pour la paix (RHDP), prend acte des statuts et règlement tels que validés par le comité de haut niveau et décide de soumettre ces documents à l’examen du prochain congrès ordinaire du PDCI-RDA. » Ces statuts prévoient que chacune des formations entre ensuite dans une période de transition de 12 à 18 mois avant de s’auto-dissoudre pour rejoindre le RHDP.

À la lecture de la résolution, qui repousse une possible adhésion au parti unifié à après 2020, 60 personnes ont demandé à prendre la parole. Finalement, une dizaine, pro et anti-parti unifié, s’est exprimée dans une ambiance de corrida. Le président du Conseil économique et social, Charles Diby Koffi, le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, le président du Sénat, Jeannot Ahoussou Kouadio, ou le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, ont demandé à ce que les statuts et règlements soient également endossés lors du bureau politique. Leurs adversaires ont répondu que seul un congrès avait le pouvoir de le faire.

« Quand on fait un prêt à la banque, on accepte les conditions », a argumenté Diby Koffi. « On ne peut pas endosser un chèque sans provision », lui a répondu Billon. Léger compromis

 Ce climat a contraint Bédié à faire un léger compromis. Après une courte pause, le président a indiqué qu’il avait compris qu’il était nécessaire de « trouver un juste milieu » et que le PDCI ne pouvait « pas prendre la responsabilité d’aller à la rupture avec ses alliés ». Il a ainsi demandé à ce que deux alinéas soient ajoutés à la résolution.

Bédié a tenu à recadrer ses troupes, déclarant être désormais le seul habilité à parler du parti unifié et de l’alternance

Le premier lui donne mandat « pour poursuivre les négociations dans le cadre du RHDP, et ce à toutes les étapes du processus de mise en œuvre du parti unifié ». Le second l’encourage, lui et les instances du parti, « à poursuivre la finalisation de la mise en œuvre du RHDP qui sera effective à l’issue d’un congrès constitutif au terme d’une période transitoire de 12 à 18 mois. Cette période devant permettre aux partis membres du RHDP de renforcer leur cohésion et de régler, de façon consensuelle, les difficultés éventuelles auxquelles ils seraient confrontés ».

Faut-il comprendre que le PDCI ne ferme pas la porte, notamment si l’alternance lui est garantie ?

« Ce compromis a permis de calmer les esprits », raconte un participant.

Après l’adoption de la résolution, Henri Konan Bédié a tenu à recadrer ses troupes, déclarant être désormais le seul habilité à parler du parti unifié et de l’alternance dans les médias.

« S’il y a des incompréhensions, je ferai les mises au point », a-t-il déclaré.

Désormais, les yeux sont rivés sur Alassane Ouattara.

Ces dernières semaines, le chef de l’État avait tenté de mettre la pression sur son allié. Assurant qu’il n’avait rien promis à Bédié sur une quelconque alternance, ADO avait indiqué qu’il comptait accélérer la mise en place du parti unifié et nommer, fin juin ou début juillet, un nouveau gouvernement qui n’inclurait que les membres des partis portant l’étiquette RHDP.  Mettra-il ses menaces à exécutions ?

 </phttp://www.jeuneafrique.com/579064/politique/parti-unifie-en-cote-divoire-les-dessous-du-bureau-politique-du-pdci/

 

LE RHDP OU LA NECESSAIRE EVOLUTION DU PDCI-RDA : « Par Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO Président du SENAT Vice-président du PDCI-RDA »

Bonjour je partage avec vous ma contribution à la naissance de ce grand parti unifié que nous appelons tous de nos vœux.

 Le Parti Démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI-RDA) est en proie à un questionnement interne qui tient en haleine la classe politique nationale. Les récentes sorties médiatiques de quelques cadres du parti et l’activisme de certains militants sur les réseaux sociaux ont remis sur la table la question lancinante de l’alternance politique en 2020 et celle du Parti unifié qui cristallisent toutes les discussions.

 A l’orée de la réunion du Bureau Politique du PDCI-RDA qui cristallise les débats autour du Parti Unifié, il est impérieux de jeter un regard rétrospectif sur les mutations et reconfigurations des partis politiques en Afrique. Cette rétrospective devrait contribuer à éclairer les alliés Houphouëtistes pour solder définitivement les malentendus et consolider les nombreux acquis afin de conjuguer les énergies nécessaires des partis politiques membres du RHDP au service de la nation ivoirienne que le Président Félix Houphouët-Boigny a appelé de tous ses vœux.

I. LES MUTATIONS DES PARTIS POLITIQUES DES INDEPENDANCES A NOS JOURS Au lendemain des indépendances des Etats africains, les grands ensembles sous-régionaux tels que l’AOF et l’AEF s’effondrent, donnant ainsi, droit à un morcellement politique de l’Afrique. Dans ces micro-Etats hérités des empires coloniaux, des Partis-Etat, à fort relent progressistes, révolutionnaires et nationalistes, se substituent à l’administration coloniale. A l’épreuve des tribulations politiques, ces partis uniques ont connu diverses fortunes.

I-1. Les partis ayant succombé à l’usure du pouvoir (KANU, PS)

 La KANU Née de l’alliance de trois partis politiques (Kenya African Union, Kenya Independent Movement et People’s Congress Party) en 1960, la KANU (Kenya African National Union), dirigée par Jomo Kenyatta, présida au destinée du Kenya dès son accession à l’indépendance le 12 décembre 1963. Au décès de Jomo Kenyatta en 1978, Daniel Arap Moi prit les rênes du parti et du pays jusqu’aux élections générales de décembre 2002. En dépit du schisme entre le N’Ze (Chef en swahili) Kenyatta et son vice-président Odinga Odinga dans les années 1960, la KANU fut érigée en parti unique en 1976 jusqu’au retour du multipartisme en 1991. Mais l’amalgame entre la région et la nation, la monopolisation ethnique du pourvoir d’Etat ont renforcé le ressentiment des jeunes kenyans contre l’ex-parti unique. Aux élections de 2002, le candidat de la KANU Uhuru Kenyatta, fils de Jomo Kenyatta, est battu par une coalition de l’opposition Nationale "Rainbow" Coalition (NaRC) dirigée par Mwai Kibaki, avec plus de 62% des suffrages

 Le Parti Socialiste Sénégalais Porté sur les fonts baptismaux en 1976 par le poète-président Léopold Sédar Senghor, le Parti Socialiste Sénégalais (PS) est né d’une fusion entre le BPS (Bloc Populaire Sénégalais) et le Parti Socialiste d’Actions Sénégalaises (PSAS). Le 31 décembre 1980, Senghor se décharge de ses fonctions de chef de l’Etat et du parti. Son successeur Abou Diouf triomphe des élections présidentielles jusqu’à sa défaite historique d’avril 2000, ouvrant ainsi, la voie à la première alternance au Sénégal avec Maître Abdoulaye Wade du PDS comme chef d’Etat.

 I-2. Les partis emportés par l’ombre de leur leader (PDG-Guinée, le MPR)

 Auréolé du NON au référendum de 1958, Sékou Touré imposa le PDG-RDA (Parti Démocratique Guinéen) comme l’unique parti de la Guinée. La révolution qu’il instaure à son accession au pouvoir le 2 octobre 1958, sombre, au gré des complots et des purges, dans une dictature impitoyable. Ce régime draconien ne laisse aucun répit à d’éventuels contestataires réduits en traîtres et valets de l’impérialisme. A sa mort, le 26 mars 1984, le PDG-RDA qui quadrillait et verrouillait la Guinée de Conakry jusqu’aux moindres confins, s’effondre comme un château de carte et disparait de l’échiquier politique guinéen.

Le 17 janvier 1961, le général Joseph Mobutu se débarrasse du Premier Ministre Patrice Lumumba avec la complicité des puissances occidentales et le soutien de Moïse Tchombé. En Novembre 1965, Joseph Mobutu évince Joseph Kasavubu du pouvoir. Rebaptisé Mobutu Sese Seko, il établit, à l’instar de ses paires africains, un puissant parti-Etat, le Mouvement Populaire de la Révolution (MPR) afin de pérenniser son pouvoir. Après 32 ans de règne absolu et de régime totalitaire, le MPR se désagrège lorsque le vieux léopard fut renversé par les maquisards de Laurent Désiré Kabila le 17 mai 1997.

I-3. Les partis qui n’ont pas subis de changement (PDG-Gabon, L’ANC)

 Le PDG-Gabon Le 17 août 1960, le Gabon accède à l’indépendance sous la férule de Léon Mba. Rétabli dans ses fonctions de chef de l’Etat par l’Armée française en 1964 après la tentative de putsch de son rival politique Jean Hilaire Aubame, Léon Mba dissout tous les partis politiques au profit du PDG. Au décès de Léon Mba en 1967, Albert Bongo perpétue, comme il était de tradition sur le continent, le régime du parti unique jusqu’au retour du multipartisme en 1992. Grâce à la promotion de cadres de l’opposition à des postes de responsabilité et l’inféodation des institutions au pouvoir exécutif, le PDG remporte la quasi-totalité des élections jusqu’à la mort d’Omar Bongo Odimba, en 2008. Miné par les divisions et les défections, le PDG d’Ali Bongo remporte, contrairement à ses grands scores sous le défunt régime, l’élection de 2009 qu’avec seulement 41% des suffrages. Ses deux adversaires politiques André Aubame Aubame (transfuge du PDG) et Pierre Mamoudou ont obtenu respectivement 35 et 34% des suffrages. Le PDG d’Ali Bongo rempile pour un nouveau septennat sans tirer les leçons de son score de 2009. Opposé en 2016 à Jean Ping, l’un des anciens ténors du PDG, Ali Bongo est réélu (50,03% des suffrages) avec à la clef de lourds soupçons de fraudes (Province du Haut-Ogoué) et une crise post-électorale émaillée d’une violence sans précédent dans le pays. Heureusement que le calme et la stabilité sont revenus.

 L’ANC Le 27 avril 1994, Nelson Mandela, soutenu par la majorité noire, accède, après 27 ans de vie carcérale dans les geôles de l’apartheid à Roben Island, à la magistrature suprême. Las des promesses non tenues par les dirigeants de l’ANC, après un quart de siècle de gouvernance, les Noirs sud-africains qui n’ont pas subi les affres du régime ségrégationniste se sentent de moins en moins redevables à l’ANC. En effet, à l’épreuve du pouvoir, certaines figures tutélaires de l’ANC comme Jacob Zuma, de par leur comportement, ont écorné l’image du Pays et érodé le capital de sympathie que leur vouaient les Noirs (80% de la population) en Afrique du Sud. Corrélativement à l’enrichissement illicite de certains responsables de l’ANC, la majorité noire, vivier électoral de l’ANC, est frappée de plein fouet par le chômage et croupit dans la misère des townships. Le mécontentement des Noirs sud-africains vis-à-vis de l’ANC s’est traduit d’abord par la défection de Julius Maléma et la création du Parti Economique de la Liberté. Ensuite l’élection d’un Noir, Mmusi Maimane, à la tête de l’Alliance Démocratique, le parti de la minorité blanche. Enfin, les défaites historiques infligées à l’ANC lors des dernières élections municipales de 2016 dans les grandes villes sud-africaines comme Johannesburg, Pretoria, Port Elizabeth et le Cap. L’ANC dont les scores dépassaient les 60% depuis son accession au pouvoir en 1994, n’a récolté qu’à peine 53% des suffrages lors desdites élections. La hantise d’une défaite électorale en 2019 a entrainé une destitution de Jacob Zuma au profit de l’actuel président Cyril Ramaphosa afin de préserver les chances de l’ANC lors du scrutin législatif de 2019 (régime parlementaire où le président est élu au suffrage indirect par le Parlement).

I-4. Les partis mués en coalitions politiques (TANU-CCM, RPT-UNIR) • TANU-CCM

Fondé en juillet 1954 par Julius Kambarage Nyerere, la Tanganyika African National Union (TANU) fut rebaptisée en 1964, Tanzania African National Union (TANU) après la réunification de la partie continentale du pays (Tanganyika) à l’île de Zanzibar (Tanganyika+Zanzibar = TanZanie). En 1977, après avoir reconnu l’échec du « Ujamaa ou socialisme africain », le Mwalimu (le Maitre d’école en swahili), Nyerere accepte de réunir toutes les intelligences de la nation au sein d’un parti transcendant les clivages ethniques et religieux pour relever les défis du développement. De la fusion des deux partis au pouvoir (Tanzanie et Zanzibar) TANU+ASP (l’Afro-shirazi Party) nait le Chama Cha Mapinduzi (swahili) l’actuel parti au pouvoir en Tanzanie.

Grâce à ce parti unifié, Julius Nyerere a préparé minutieusement sa retraite politique. En 1985, Nyerere se retire du pouvoir d’Etat. Ali Hassan Mwinyi président de Zanzibar devient chef de l’Etat Tanzanien. Dix ans plus tard, en 1995, Benjamin Mkapa succède à Ali Hassan Mwinyi. En 2005, Jakaya Mrisho Kikwete prit la relève de Benjamin Mkapa. Depuis 2015, John Magufuli préside aux destinées de la Tanzanie. Le Parti Unifié mis en place par Julius Nyerere en 1977, a permis son retrait du pouvoir en 1985, quatre alternances pacifiques au sommet de l’Etat, la pérennité du Parti au pouvoir et la préservation de la stabilité politique de la Tanzanie.

• RPT-UNIR Au Togo, le lourd héritage du Rassemblement du Peuple Togolais (RPT) de feu Gnassingbé Eyadema faisait ombrage à son fils Faure Eyadema en 2006. L’assassinat de Sylvanus Olympio en 1963, le putsch contre Nicolas Grunitzky en 1967, le meurtre de l’opposant Tavio Amorin en 1992, la tentative d’assassinat de l’opposant Gilles Christ Olympio, l’éviction du Premier Ministre, Joseph Kokou Koffigoh, nommé par la Conférence Nationale Souveraine, les diverses élections et les multiples amendements constitutionnels au profit du RPT ne prédisposaient guère les Togolais à un soutien indéfectible au fils du défunt président. Pour se défaire de la puissance tutélaire de son père et du RPT, Faure Eyadema crée la coalition (Union pour la République - UNIR qui lui permet de l’emporter à plus de 60% des suffrages, face à l’opposant Bob Aquitani de l’UFC (35% des suffrages) en 2006. Grâce au parti Unifié, Faure Eyadema fut réélu successivement en 2010 et 2015. Ce qui n’était pas évident s’il avait le RPT.

II. LE RHDP OU LA NECESSAIRE EVOLUTION DU PDCI-RDA

En somme, les partis politiques en Afrique, qui n’épousent pas l’ère du temps en faisant leur mue et autocritique, ont été emportés par les sirènes du changement et la soif d’alternance. Les coalitions politiques sont les seuls moyens de conquérir pacifiquement le pouvoir et de l’exercer dans un paysage politique aussi émietté que le nôtre. Dès lors, le RHDP est une opportunité historique pour le PDCI.

L’ambiance générale actuelle de notre parti ressemble fortement à celle qui a prévalu au lendemain de l’élection présidentielle de 1995. A cette époque aussi, notre parti s’était retrouvé plongé comme aujourd’hui, dans un contexte de division, de calomnie, de dénigrement, d’invectives publiques et de violence de tous ordres. Les cadres étaient opposés les uns aux autres et l’irréparable fini par se produire.

Nous assistons impuissant au développement de la violence dans les attitudes de certains de nos militants naguère disciplinés, respectueux et cités en exemple comparativement à ceux des autres partis politiques. Cela ne nous honore pas. Il nous faut abandonner ces attitudes et comportements qui ne sont pas conforme aux valeurs qui sont portées par notre parti, le PDCI-RDA.

Nous devons aller à tous les rendez-vous avec un PDCI-RDA fort, structuré, actif et mobilisé. Je milite donc pour peu de discours et plus d’actions au service de la redynamisation de nos structures de base. Nos Présidents de Comités de base et nos Secrétaires de Sections ont besoin de nous, de notre soutien, de notre activisme militant à leurs côtés, sur le terrain et non dans les salons et sur les réseaux sociaux. L’HOUPHOUËTISME dont nous nous réclamons tous, exprime fondamentalement une vision, un principe, une dynamique qui embrasse le rassemblement, l’union, le partage et la confiance.

Le principe moteur, la matière et la raison d’être de l’HOUPHOUËTISME sont l’union des cœurs et des esprits, la convergence des forces dans un creuset de synergie et la somme positive d’énergies diverses, pour produire un tout cohérent et harmonieux au service d’une Côte d’Ivoire que nous voulons tous grande et belle. Dans ce contexte, le Rassemblement des Houphouétistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) est une force démultipliée, une puissance amplifiée et une vigueur portée au summum par plusieurs pôles et piliers de puissance que constituent nos partis respectifs.

Pour arriver à construire notre pays dans la paix, la sérénité, l’union et la concorde, il nous faut avoir une confiance totale dans les initiatives et la vision politique des Présidents Henri Konan BEDIE et Alassane Ouattara. La paix dont nous savourons les bienfaits aujourd’hui est le fruit de sacrifices collectifs qu’ils ont consentis au profit de la Côte d’Ivoire. Leurs efforts ont sauvé la Côte d’Ivoire des catacombes dans lesquelles entre des mains inexpertes, elle s’était retrouvée.

Nous devons ensemble, travailler et aider nos deux icônes à faire aboutir leur vision commune celle de mettre en œuvre cette initiative exceptionnelle qui consiste à construire un RHDP fort, unifié et qui se vivifie de l’énergie de tous les partis qui le composent et qui sont le PDCI-RDA, le RDR, l’UDPCI, le MFA et le PIT. Gardons constamment à l’esprit que le RHDP est une alliance politique réussie qui forme le socle sur lequel repose la Côte d'Ivoire. En consolidant la paix et la cohésion nationale, le RHDP est devenu la plateforme de confiance qui permet les performances économiques réalisées par le pays depuis son accession au pouvoir.

Le moment est venu pour que tous les grands acteurs du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) se retrouvent pour consolider les bases de notre alliance, qui constitue la pierre angulaire sur laquelle repose la Côte d’Ivoire. Oui, le RHDP est une alliance pour la paix ; une alliance pour la fraternité ; une alliance pour le bonheur des ivoiriens.

Vous conviendrez avec moi que cette alliance a fait ses preuves ces dernières années. Pourquoi ne pas donc poursuivre ensemble notre marche harmonieuse et glorieuse pour le bonheur des ivoiriens. III. L’alternance au profit du PDCI-RDA, un objectif possible dès 2020 au sein du RHDP Pour conquérir le pouvoir il faut que le PDCI-RDA soit fort dans un RHDP rassemblé mais surtout que ses élus, ses cadres et ses militants soient tous unis et solidaires. J’en appelle donc à la cohésion totale dans l’action au service de notre parti.

Ce qui est essentiel à mon avis, c’est la consolidation de la confiance entre nous. Nous devons travailler inlassablement à la construction de la confiance entre nous, au sein du PDCI-RDA et avec nos alliés. A l’instar de tous les militants du PDCI-RDA, je milite pour l’alternance voulue par le Président Henri Konan BEDIE dès 2020 au profit d’un militant du PDCI-RDA. Mais cela doit se faire dans la cohésion, le rassemblement et l’unité avec les partis membres du RHDP.

Il nous faut pour cela, faire confiance au Président Henri Konan BEDIE pour sa sagesse ; sa clairvoyance ; son attachement à la paix, son don de soi et son engagement pour la Côte d’Ivoire. Le contexte politique actuel indique bien qu’aucun parti politique ne peut gagner seul les élections présidentielles en Côte d’Ivoire et à fortiori gouverner seul. C’est pour cela qu’il nous faut consolider, au sein du RHDP, la confiance entre nous. Abandonnons les aprioris et gardons constamment à l’esprit que c’est ensemble, dans le RHDP, que tout redevient possible y compris l’alternance au profit d’un cadre, militant actif du PDCI-RDA. Les militants des partis membres du RHDP doivent désormais rester sourds aux appels à la division, à l’exclusion, à l’extrémisme et à la rupture pour construire dans un dialogue participatif et fécond la grande famille des houphouétistes que nous voulons forte et unie.

Les victoires communes de 2010 et 2015, dans le cadre du RHDP ont sonné le retour à l’union, à la cohésion entre nous, à la paix. Cette union et cette paix retrouvées ont pour socle la philosophie de paix notre père spirituel, le Président Félix Houphouët-Boigny, notre père à tous. Aujourd’hui, et cela est salué partout dans le monde, les Présidents BEDIE et OUATTARA ne font qu’UN. Un pour la paix ; Un pour la liberté ; Un pour le progrès pour tous et Un pour faire de la Côte d’Ivoire, un modèle envié de tous. Oui, leur unité qui a pour socle la sincérité et la fidélité est aujourd’hui la boussole de tous les houphouétistes. Il nous faut nous abreuver à cette source intarissable de sagesse qui vivifie les bâtisseurs de nations. Cette alliance fusionnelle que nous vivons aujourd’hui à travers les Présidents BEDIE et Ouattara aux commandes du RHDP doit nous inspirer.

En vérité, la démarche des Présidents Bédié et Ouattara s’apparente à celle du Président Julius Kambarage Nyerere et nous devons les accompagner et les soutenir sans réserve. A tous les Houphouëtistes convaincus de la nécessité de consolider chaque jour un peu plus notre fraternité, la cohésion entre nous par un dialogue constructif qui nous permet de surmonter nos divergences, nous disons Osons le dialogue avec les ultras de tous bords. Osons le dialogue contradictoire public pour convaincre par nos arguments. Osons le courage, Osons le pas, Osons le renouveau porteur d’espérance et de stabilité.

Osons le changement qualitatif pour pérenniser l’œuvre et la vision politique du Président Félix Houphouët-Boigny. Contribuons à la naissance de ce grand parti unifié que nous appelons tous de nos vœux.

Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO Président du SENAT

Vice-président du PDCI-RDA

Un guide pour éviter une crise post-électorale en 2020 en Côte d'Ivoire

Une ONG panafricaine a publié à Abidjan un guide des "bonnes pratiques électorales" en Côte d'Ivoire, à trois ans du scrutin présidentiel, afin de préserver le pays d'une autre crise post-électorale, après celle qui a fait 3.000 morts en 2011.

Ce guide financé par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) vise à "prévenir les conflits électoraux, à travers l'organisation d'un scrutin crédible et accepté de tous", a expliqué à l'AFP Salimata Porquet, présidente de la Plateforme d'éveil électoral des femmes et des jeunes, une ONG panafricaine, auteure du document de 125 pages.

"Les élections étant au coeur de nos crises, il apparaît donc opportun de trouver des outils et mécanismes pour en faire des compétitions conviviales, fraternelles qui ne mettent pas en péril la vie des populations et les fondements de l'Etat et de la nation" a déclaré la ministre ivoirienne de la Femme, Mariatou Koné, lors d'une cérémonie.

Pour la ministre, avec ce guide, le pays dispose "désormais d'un outil précieux pour faire des élections un simple jeu à l'issue duquel, vainqueurs et vaincus, après la proclamation des résultats, en toute fraternité, se metteront ensemble au service de la population".

"Les frémissements qui sont notés au niveau des partis et des hommes politiques, dans la perspective des élections de 2020, montrent toute la justesse d'un tel outil qui vise à canaliser les comportements pour que notre pays ne souffre plus de douleurs post-électorales".

"J'en appelle au bon sens et à l'esprit citoyen de nos leaders politiques. Mettez-vous au-dessous de vos intérêts partisans. Pensez au peuple (...). Adoptons les comportements qu'il faut pour épargner notre pays des traumatismes, douleurs et meurtrissures liées aux élections" a-t-elle martelé sous les applaudissements.

Le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a lancé dimanche un appel au "dialogue" et à "l'apaisement" politique en Côte d'Ivoire, lors de son retour dans le pays après plus de deux mois d'absence.

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ancien parti unique), allié du chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, avait déploré en septembre des remous au sein des partis de la coalition "qui mettent à mal la cohésion au sein de l'alliance et la paix de notre pays".

 "Depuis quelque temps, la vie du pays semble arrêtée, rivée sur une seule question, celle de l'élection présidentielle de 2020", avait dénoncé l'ex-président ivoirien Henri Konan Bédié, chef du PDCI.

Avec AFP

https://www.voaafrique.com/a/coteivoire-elections-crise-ong-onu-guide-bonnes-pratiques-

 

L'acquittement et la libération de Jean-Pierre Bemba suscite beaucoup d'excitation autour du prévenu Laurent Gbagbo.

Si on peut raisonnablement comprendre que ses avocats et ses partisans se mettent à rêver d'une libération du boucher d'Abidjan, on peut s'étonner de la légèreté de certains journalistes, souvent même de grands médias internationaux, qui voient déjà Gbagbo libre. Rappelons juste quelques faits qui devraient pousser à la retenue et à un peu de sérieux: 

1-Laurent Gbagbo n'est pas le coaccusé de Bemba, ce qui l'aurait rendu libérable pour les mêmes raisons ayant motivées la libération du Congolais;

2-M. Bemba était poursuivi pour des crimes commis, certes par ses hommes, mais en Centrafrique, un théâtre d'opération où lui-même n'était pas présent; 
3-Laurent Gbagbo est poursuivi pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans son propre pays, par des troupes régulières et des milices créées et entretenues par lui, alors qu'il était président de la république et chef suprême des armées.

 Sur la base de ces faits, toute comparaison de l'affaire Bemba au cas Laurent Gbagbo relèverait d'une intolérable naïveté, si ce n'est de l'escroquerie intellectuelle.

 Source Page Facebook

La guerre a empêchée Opah de travailler on est tous au courant sauf les amnésiques peut être , mais de là à dire que (Opah) a mieux travailler que Ouattara c'est une injure a notre intelligence et au peuple ivoirien .

 En gros , nous le reconnaissons tous (Opah) GBAGBO n'a rien fait pour le pays et le pire il n'a pas réussit a protéger notre pays d'une rébellion et d'une guerre post électorale .

Normalement il devait démissionner pour son échec à protéger le pays si il avait un peu de dignité mais bon avec Opah rien était normal et il n'y avait plus de dignité et d'honneur dans ce pays .
Si ce que j'ai écrits est faux venez pointer.

Pour la réalisation du barrage de Soubré le Président OUATTARA doit quitter le pouvoir , c'est un échec cette réalisation qui vient accroître la capacité et la qualité de l’électricité nationale .

On mange pas courant

Source page Facebook

"Ceux qui vivent sur d’autres continents, savent ce que vaut l’Afrique, à savoir qu’il est le continent de l’avenir apparemment seuls les Africains ne le savent pas"

Les Africains et leur continent.  Par : Venance Konan 

Il circule en ce moment sur les réseaux sociaux une courte vidéo d’une intervention de Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères et actuel président de l’Institut panafricain de stratégies, lors d’un débat sur « le panafricanisme et la renaissance africaine », à l’occasion du 50e anniversaire de l’Union africaine. Je ne vous cacherai pas l’admiration que j’ai pour cet homme, brillant intellectuel et panafricaniste convaincu et sincère.

 Que dit-il ? Des choses très simples, des évidences mêmes que je l’ai plusieurs fois entendues proférer lors de colloques et autres rencontres intellectuelles, mais qui méritent de nous être régulièrement rappelées. Il a par exemple posé ces questions-ci dans cette vidéo : « pourquoi ne construit-on pas un pont sur le fleuve Sénégal pour relier le Sénégal et la Mauritanie ? »

« Pourquoi n’en construit-on pas sur le fleuve Gambie pour assurer une continuité territoriale au Sénégal et régler du coup la question casamançaise ? »

 « Qu’attendons-nous pour construire ce barrage en Guinée dont on dit qu’il pourra permettre de fournir de l’électricité à toute l’Afrique de l’Ouest ? »

 « Et celui d’Inga en République démocratique du Congo qui pourrait permettre d’éclairer tout le continent ? »

 « Et toutes nos micros compagnies aéronautiques, qui n’ont qu’une viabilité incertaine, alors qu’il suffirait que nous nous mettions ensemble pour en avoir une très grande et solide comme nous en avions eu avec Air Afrique ?

 » Nous pourrions ajouter aux exemples cités par Cheikh Tidiane Gadio celui de Kinshasa et Brazzaville, les capitales de deux pays riches en matières premières qui se font face de part et d’autre d’un fleuve, et qui ne peuvent pas s’offrir un simple pont pour faciliter la circulation des populations.

 Et la conclusion de Cheikh Tidiane Gadio fut que si l’on devait chercher qui aime le plus l’Afrique, qui croit le plus au potentiel de l’Afrique, il y aurait de fortes chances que les Chinois, Américains ou Brésiliens passent devant les Africains. Parce que, eux, c’est-à-dire ceux qui vivent sur d’autres continents, savent ce que vaut l’Afrique, à savoir qu’il est le continent de l’avenir. Apparemment seuls les Africains ne le savent pas.

 Aujourd’hui le monde entier fait les yeux doux à l’Afrique parce que le monde entier sait que le futur du monde se trouve en Afrique. Pourquoi ?

 Parce que c’est en Afrique que se trouvent les dernières terres arables, que l’on découvre chaque jour de nouvelles réserves de matières premières indispensables à l’industrie moderne, que se trouve le marché ayant la plus forte croissance et une main-d’œuvre abondante. Pourquoi le Africains ne comprennent-ils pas qu’en se mettant ensemble ils seraient plus forts pour exploiter eux-mêmes leurs ressources, plutôt que de les brader aux autres ?

Prenons le barrage d’Inga dont on nous assure depuis des décennies qu’il serait de nature à fournir de l’électricité à toute l’Afrique. Il est évident que l’un des gros problèmes qui freinent notre émergence est l’absence d’électricité. Ce n’est pas un jeu de mots que de dire que l’Afrique noire est vraiment dans le noir. Alors, pourquoi donc depuis près de soixante ans, les États africains ne trouvent pas les moyens de construire ce barrage ?

Combien peut-il coûter pour que plus de cinquante États africains ne puissent pas se cotiser ou se mettre ensemble pour emprunter ce qu’il faut pour sa réalisation ?

Depuis combien de temps ne nous dit-on pas que la Guinée est le château d’eau de toute l’Afrique de l’Ouest. Pourquoi ces pays d’Afrique de l’Ouest ne pourraient-ils pas se mettre ensemble pour y construire un barrage qui les éclairerait tous ?

 Depuis les indépendances, tous les pays d’Afrique subsaharienne évacuent leurs petits et grands malades en Europe. Depuis quelque temps, ils vont de plus en plus vers certains pays d’Afrique du Nord ou australe. Qu’est-ce qui empêche les pays d’Afrique de l’Ouest ou du centre de créer ensemble des centres hospitaliers de référence dans leurs régions où ils soigneraient leurs malades ?

Il y a quelques années, les médecins ivoiriens avaient une excellente réputation et leurs centres hospitaliers universitaires étaient des références. Cela veut dire que cela est possible. ;;;;;;;;;
Mais lorsque l’on sait que pour construire le siège de leur organisation commune qu’est l’Union africaine, les 54 États africains n’ont pas pu se cotiser et ont attendu que ce soit la Chine qui le leur construise, on peut réellement s’interroger sur leur véritable volonté de s’émanciper et d’émerger de leur sous-développement.


Les nations riches du monde se réunissent régulièrement à travers des forums baptisés G8 ou G20 pour discuter des affaires économiques du monde. Ils nous y invitent parfois, comme c’est le cas du dernier sommet du G20 qui s’est tenu il y a quelques jours à Berlin, et où notre Président était présent.

Il serait sans doute temps que nos États africains se retrouvent aussi régulièrement pour parler de nos problèmes économiques et définir ensemble nos points de convergence qui nous permettraient d’aller tous de l’avant.


 Par : Venance Konan 

(Lettre ouverte à Bédié ) Par : Paul Maurice Dogbo Pépé Militant du PDCI-RDA / Excellence M. le Président de quelle base parle t-il ?

« Il convient de reverser sur le seul compte de Guikahué, la violence qui prévaut actuellement dans le parti ». Le débat sur le parti unifié, au lieu de nous permettre d’entrevoir des perspectives heureuses pour la Côte d’Ivoire, a créé au sein du PDCI-RDA une ambiance délétère, crispée et malsaine. Elu député grâce à la somme des voix des militants des partis membres du RHDP, le S. E. en Chef voudrait faire croire que la base n’en veut pas, tout en manœuvrant pour que les prochaines élections locales se fassent en RHDP.

De quelle base parle t-il ?

De la base de Korhogo, Didievi, Aboisso, Grand-bassam,  Bondoukou, Bongouanou, Bouaflé, Abengourou ou de sa seule base à lui ?

Quand et par quel moyen a-t-il mesuré l’opinion de la base ?

La base du PDCI-RDA était-elle d’emblée d’accord avec la candidature unique du Président Alassane Ouattara en 2015 ?

 Quand a-t-il expliqué à la base le projet du parti unifié ?

Mais alors, pourquoi le Chef du S. E. feint-il de ne pas savoir que l’opinion des militants à la base peut-être radicalement modifiée par une bonne campagne d’explication ?

Si les militants du PDCI-RDA ont accepté de porter la candidature du Président Alassane Ouattara en 2010 et 2015 pourquoi n’accepteraient-ils pas que l’on aille plus en avant dans l’alliance ? » »

Lettre ouverte d’un militant PDCI à Bédié :

« La base du PDCI-RDA était-elle d’emblée d’accord avec la candidature unique du Président Alassane Ouattara en 2015 ? ».

 

 Lettre ouverte à Bédié ) Par : Paul Maurice Dogbo Pépé Militant du PDCI-RDA

Excellence M. le Président Le débat sur le parti unifié, au lieu de nous permettre d’entrevoir des perspectives heureuses pour la Côte d’Ivoire, a créé au sein du PDCI-RDA une ambiance délétère, crispée et malsine. En lieu et place des débats contradictoires et civilisés nécessaires à l’enracinement de la démocratie à l’intérieur du parti, nous assistons à une foire à la désinformation, aux injures et au dénigrement systématique de ceux qui auraient vendu leurs âmes à Bacchus. Sur la toile, des militants encagoulés pour les besoins de la mauvaise cause, ne se gênent pas pour tenir à l’endroit des Judas des propos injurieux, mettant gravement à mal la cohésion du parti. Le PDCI-RDA, jadis parti de dialogue, est en train de devenir, sous nos yeux ahuris, un parti  intolérant et violent.

Au-delà des militants des partis membres du RHDP, ce sont tous les Ivoiriens qui attendent avec impatience vos directives, relativement à la nature des relations que le PDCI-RDA voudrait entretenir avec le parti unifié en création. Si l’opposition rêve de voir notre parti s’engager dans une entreprise périlleuse de reconquête solitaire du pouvoir c’est parce qu’elle espère s’engouffrer à nouveau dans la brèche des incompréhensions entres les héritiers politiques d’Houphouët pour se hisser au pouvoir.

 Excellence Monsieur le Président Si ce n’était que pour dépeindre la situation qui prévaut actuellement dans le parti, je ne me serais pas donné autant de mal pour vous écrire, car l’état des lieux, vous ne le connaissez que trop ; la dessus, personne ne peut vous abuser. Par contre, sur l’origine et la raison de cette agressivité, des ‘‘esprits malins’’ peuvent tenter de distordre votre compréhension de la situation afin de vous entraîner sournoisement sur une voie opposée à celle dans laquelle vous vous êtes déjà engagé.

Vu l’importance de la décision que prendra le prochain Bureau Politique sur l’avenir de notre parti et vu le poids de votre opinion personnelle dans cette décision j’ai estimé qu’il était nécessaire de partager avec vous ma modeste position sur la question qui nous divise.

 Excellence M. le Président, Tout a commencé quand, sur Facebook, un groupuscule de jeunes militants de notre parti, se réclamant ouvertement du S.E. en Chef et se faisant passer pour des sachants, ont taclé, en violation flagrante du respect dû aux aînés, aux dignitaires du parti et aux grands commis de l’Etat, le Doyen Lambert Kouassi Konan, le Vice-président de la République, le Président du Sénat, le Président du CESC, l’Inspecteur Général d’Etat et les Ministres K. Kouassi Adjoumani, Pascal Abinan, R. Goudou Coffie, Fofana Siandou, Amédée Kouassi, Patrick Achi, et J.C. Kouassi au motif pris qu’ils seraient favorables au parti unifié.

Sûrs de leur fait, ils ont obstrué, sans coup férir, la tenue de la réunion du comité de haut niveau, mis en place par vos soins pour plancher sur la création du parti unifié, qui devait se tenir au siège du parti.

 Qui n’a pas été choqué de lire, prétextant que vous auriez vendu le PDCI au RDR, l’appel lancé par un de ces jeunes à ‘’l’esprit’’ du Président Houphouët de venir vous chercher ?

 Qui ne se souvient des attaques en règle, à la fois gratuites, inutilement provocatrices et opportunistes lancées contre le Chef de l’Etat, au cours d’une manifestation organisée pour soit disant vous ‘’célébrer’’ ?

Pour sa proximité avec ses jeunes, pour leur avoir donné l’impression qu’ils étaient dans la vision du parti et pour n’avoir pas traité précocement le mal, il convient de reverser sur le seul compte du S.E. en Chef l’irrévérence et la violence qui prévalent actuellement dans le parti.

 Totalement englué dans le débat sur le parti unifié, malgré la consigne que vous nous avez donné de laisser cette matière à votre discrétion, embrouillant les militants en se présentant les jours impaires comme le chef de file des anti RHDP et les jours paires comme son porte-étendard, les dressant les uns contre les autres et dressant vos plus fidèles compagnons contre vous, le S.E. en Chef a élargi et approfondi le fossé entre anti et pro RHDP, y a versé du combustible et y a mis le feu.

 A fond dans le combat de positionnement, donnant l’impression que le candidat du parti à la prochaine élection présidentielle a déjà été choisi, il a entreprit de museler et de combattre ceux qu’il suspectait de ne pas aller dans le même sens que lui. Contre son souffre-douleur, le Ministre Adjoumani, il a trouvé dans le Ministre Billon un antidote, créant ainsi la cacophonie au sommet du parti. Pour mesurer le degré de fidélité des hauts fonctionnaires militants du PDCI-RDA à votre personne, par rapport à leur loyauté au Chef de l’Etat, il n’a rien trouvé d’autre que d’organiser ici et là des manifestations en votre honneur sans tenir aucun compte de leurs agendas professionnels.

 Elu député grâce à la somme des voix des militants des partis membres du RHDP, le S. E. en Chef voudrait faire croire que la base n’en veut pas, tout en manœuvrant pour que les prochaines élections locales se fassent en RHDP.

De quelle base parle t-il ?

De la base de Korhogo, Didievi, Aboisso, Grand-bassam,  Bondoukou, Bongouanou, Bouaflé, Abengourou ou de sa seule base à lui ?

Quand et par quel moyen a-t-il mesuré l’opinion de la base ? La base du PDCI-RDA était-elle d’emblée d’accord avec la candidature unique du Président Alassane Ouattara en 2015 ?

Quand a-t-il expliqué à la base le projet du parti unifié ? Mais alors, pourquoi le Chef du S. E. feint-il de ne pas savoir que l’opinion des militants à la base peut-être radicalement modifiée par une bonne campagne d’explication ? Si les militants du PDCI-RDA ont accepté de porter la candidature du Président Alassane Ouattara en 2010 et 2015 pourquoi n’accepteraient-ils pas que l’on aille plus en avant dans l’alliance ? Excellence M. le Président

 A plusieurs égards, le RHDP est une idée lumineuse, à approfondir et à pérenniser. Sa création témoigne de la capacité des Ivoiriens à se pardonner et à prioriser la Côte d’Ivoire. Dans le cadre du RHDP, les héritiers politiques d’Houphouët fraternisent et travaillent de nouveau ensemble.

 A l’épreuve de la gestion du pouvoir, le RHDP a montré son efficacité. Pour ce qui concerne le partage du pouvoir, le PDCI n’a aucune raison de se plaindre : la Vice-présidence de la République, les Présidences du Sénat et du CESCE, l’Inspectorat d’Etat, 8 postes ministériels et de nombreux postes de PCA et DG sont tombés dans son escarcelle, du fait de cette plateforme politique.

En moins de 7 ans d’exercice commun du pouvoir, la Côte d’Ivoire est à la porte de l’émergence économique. La sécurité des personnes et des biens s’améliore de jour en jour, les exilés reviennent au bercail et le difficile dossier de la réconciliation se traite aussi rapidement que le peuvent le Gouvernement et la justice. Les Ivoiriens comprennent, contrairement à ce que l’on a voulu leur faire croire, que vous n’êtes ni rancunier ni ‘’ivoiritaire’’ et apprécient votre rôle tampon dans la stabilité des institutions de la République.

 Excellence M. le Président, le retour à l’unité ne sera pas aisé car il implique une réduction drastique du personnel politique. Là où coexistaient au 4 à 5 responsables politiques locaux, il faut désormais en prévoir 1 seul. Il en est de même pour les structures spécialisées. Au plan national, le personnel politique sera également réduit dans les mêmes proportions.

 Nous comprenons donc les motivations des uns et n’ignorons pas les ressentiments des autres, à l’égard du Chef de l’Etat. Pour autant, nous ne pouvons accepter que les intérêts de quelques uns entravent la volonté de la très grande majorité des Houphouëtistes de retrouver une famille politique réconciliée avec elle-même et apaisée. La réconciliation nationale que nous appelons de tous nos vœux doit prendre racine dans notre famille politique avant de s’étendre à l’ensemble de la population Ivoirienne.

Soutenir qu’œuvrer pour que le PDCI prenne sa place dans le parti unifié revient à brader l’héritage politique du Président Houphouët n’est rien d’autre qu’un misérable cache-sexe ; c’est un lamentable prétexte qui vise à préserver des strapontins ou à régler des comptes mais qui a l’inconvénient de perpétuer la division de notre famille politique. Car nul n’ignore qu’il n’y a pas meilleure preuve de notre attachement à son œuvre intemporelle que de nous rassembler à nouveau, 25 ans après son décès, et de donner à notre rassemblement son nom. Excellence M. le Président

 L’enjeu du combat pour l’unité est considérable ; il s’agit de donner à notre pays la chance d’expérimenter à nouveau une longue période de stabilité et de développement socioéconomique. Pour gagner ce combat nous devons désintoxiquer ceux qui ont été dressés contre le RDR et qui ne rêvent que d’en découdre avec ses militants, leur expliquer que l’entreprise est périlleuse, que nous ne sommes pas plus Houphouëtistes qu’eux et qu’il y va de l’intérêt de tous de renforcer notre union et de demeurer ensemble.

Il s’agit in fine d’expliquer à ces camarades que le soutien des autres partis membres de la coalition à la candidature d’un militant du PDCI ne pourra pas s’obtenir au forceps, dans l’arrogance et en dehors du parti unifié. Bâtir un parti ayant la taille et la même composition sociologique que celui que nous laissa le Père avant de partir, voilà un projet noble qui ne s’accommode pas de petits calculs politiciens et qui relève de votre responsabilité, en votre qualité d’aîné et de gardien de l’héritage.

 En espérant avoir fait œuvre utile en amplifiant l’opinion largement partagée par de nombreux militants, je vous prie de croire, Excellence M. le Président, en l’expression de ma très haute considération.

 Paul Maurice Dogbo Pépé Militant du PDCI-RDA

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