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COTE D’IVOIRE / Alexis DIETH : Je m'exprime ici en qualité de citoyen ivoirien d'origine Akan, de père Baoulé et de mère N'Zima.

« Je récuse inconditionnellement le propos ci-dessous de cet individu perdu et délirant manifestement victime des oligarques du PDCI avec à leur tête l'inénarrable roitelet d'un autre âge Henri Konan Bédié qui rêve de royauté Akan et qui s'attache pour y parvenir à diviser et à fragmenter la Côte d'Ivoire en communautés ethniques repliées sur elles-mêmes et dressées les unes contre les autres. »

Je m'exprime ici en qualité de citoyen ivoirien d'origine Akan, de père Baoulé et de mère N'Zima. 

J'ai des parents à Bassam une ville hospitalière où j'ai passé une partie de mes premières années, une ville qui brasse une population diversifiée vivant en harmonie dans une relation de fraternité. Grd-Bassam n'est pas le terroir privé des N'Zeman devant être défendu contre une prétendue invasion d'étrangers troubleurs et corrupteurs d'une prétendue homogénéité ethnique, d'une invasion prétendument amenée par le RHDP parce que le maire précédent Ezaley qui est avant tout un citoyen avant d'être un fils du terroir aurait perdu la majorité du vote des habitants de la cité. Grand-Bassam est la première capitale de la Côte d'Ivoire. 

L'Indépendance du pays fut conquise par la lutte de toutes les catégories sociales du territoire. 

La marche des femmes sur la prison de Grand-Bassam contre les autorités coloniales occupantes fait de Grd-Bassam une ville symbole de la Côte d'Ivoire citoyenne libre et indépendante. Grd-Bassam n'est pas une propriété privée de la communauté N'zèma.

Le poison identitaire inoculé pour une seconde fois par Henri Konan Bédié dans le corps de la société ivoirienne que ce personnage manifestement irresponsable souhaite diviser et fragmenter en communautés ennemies afin de capturer le pouvoir d’État pour s'y asseoir comme sur un trône et régner est en train de déployer sournoisement ses effets mortifères dans notre cité. Il importe de l'annihiler rapidement en faisant porter à Henri Konan Bédié la responsabilité pénale de son aventurisme communautariste dangereux et mortifère.

Je récuse inconditionnellement le propos ci-dessous de cet individu perdu et délirant manifestement victime des oligarques du PDCI avec à leur tête l'inénarrable roitelet d'un autre âge Henri Konan Bédié qui rêve de royauté Akan et qui s'attache pour y parvenir à diviser et à fragmenter la Côte d'Ivoire en communautés ethniques repliées sur elles-mêmes et dressées les unes contre les autres. Les Ivoiriens attendaient de celui dont le nom a été attribué à un pont qu'il remplisse son office de chef de parti en reliant les rives, en réconciliant les parties de la société au lieu de diviser la société en communautés ethniques ennemies les unes des autres, au lieu de briser les liens de cité. 

Henri Konan Bédié qui pour la deuxième fois en un quart de siècle vient de tenter de rallumer la braise incendiaire du nationalisme ethnique dans notre pays culturellement diversifié devra donc répondre judiciairement des conséquences politiques de l'incendie communautaire qu'il vient de rallumer pour la deuxième fois en Côte d'Ivoire.

Me Benoit et Me Mignard, les avocats de la Côte d’Ivoire dans l'affaire Gbagbo et Blé Goudé : "La CPI n’est aux ordres de personne."

 Me Jean-Pierre Mignard (à gche) et Me Jean-Paul Benoit (à droite), les deux avocats de l'Etat de Côte d'Ivoire dans l'affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la CPI

Accueillie favorablement par la CPI, la demande d’acquittement formulée par les avocats de Laurent Gbagbo exaspère les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire. Avant la reprise de l’audience, le 12 novembre prochain, Me Jean-Pierre Mignard et Me Jean-Paul Benoit dénoncent la multiplication des recours dilatoires qui prolongent la procédure. Interview conjointe…

Propos recueillis par Clément Yao 

Vous êtes tous les deux les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire dans l’affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la Cour pénale internationale (CPI). Où en sommes-nous avec ce procès ouvert depuis le 28 janvier 2016 ?

Me Jean-Paul Benoit :

 Ce procès doit être replacé dans son contexte : Il faut à la fois se garder de réécrire l’histoire et de l’écrire à l’avance. L’ancien chef de l’Etat ivoirien a sollicité un non-lieu avant même que le procès soit achevé. C’est une tactique procédurale et un coup de communication. La compétence de la CPI a été demandée à l’origine par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme. Nous avons déposé un premier mémoire pour réclamer l’ouverture d’une enquête par le procureur.  La phase préliminaire a donc permis de confirmer les charges. Le 12 juin 2014, la Chambre préliminaire de la CPI a retenu contre Laurent Gbagbo quatre chefs de crimes contre l’humanité commis entre 2010 et avril 2011. Ce sont des procédures minutieuses, exigeantes respectant rigoureusement les droits de la défense. Ce n’est pas une justice expéditive. Laurent Gbagbo est jugé loin des tensions politiques avec sérénité et impartialité. Les témoins du procureur et de l’association des victimes ont été entendus. Un nouveau délai a été accordé à la défense. Les audiences reprendront le 12 novembre. Tel est la situation objective à ce jour.

Me Jean-Pierre Mignard : 

Au fond, c’est une procédure qui est suivie avec beaucoup de moyens, d’attention de la part de la CPI, notamment de son parquet. Il a fallu un long travail sur place en lien avec les services judiciaires ivoiriens pour l’audition d’un nombre considérable de témoins, en l’occurrence les témoins de l’accusation et ceux de la défense. La surprise est qu’il y a une demande d’acquittement formulée par cette dernière, avant même d’avoir entendu ses témoins. Ce qui peut sembler bizarre.

Est-ce qu’elle n’attend pas grand-chose des témoins ?

S’agit-il d’un coup de bluff ?

Ce serait assez classique d’ailleurs lorsque l’on a l’habitude des audiences pénales ou des audiences criminelles. Quelque fois pour marquer les imaginaires y compris des juges, pour surestimer son dossier, un peu comme un athlète montre ses muscles, pour un plan de communication tout simplement, on demande un non-lieu.  Ici on demande l’acquittement avant même que la procédure soit terminée comme pour dire : « ce n’est même pas la peine d’aller plus loin, nous sommes en bonne position. » C’est un classique d’audience, une tactique rodée et bien connue. Peut-être ne faut pas lui attacher plus d’attention que cela. Quand les avocats de la défense avancent comme argument que le dossier est vide, leur demande d’acquittement n’est-elle pas tout de même fondée ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Tous les avocats de la défense du monde entier, depuis l’origine même des procès, plaident que les dossiers de leurs clients sont vides (rires !)

Me Jean-Paul Benoit :

Depuis le début de ce procès, l’avocat de M. Gbagbo a toujours prétendu que le dossier était vide. Donc rien de nouveau. A l’entendre, M. Gbagbo était une sorte de chef d’Etat fantôme sans pouvoirs, sans capacité d’agir, étranger à tout ce qui se passait en Côte d‘Ivoire, tel un somnambule balloté par les évènements. Soyons précis et rappelons objectivement les faits ! Laurent Gbagbo a refusé de reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle, violant ainsi la loi électorale et précipitant son pays dans un enchaînement de violences meurtrières dont il est le premier responsable. La communauté internationale, c’est-à-dire le Conseil de sécurité de l’ONU, et son Représentant spécial, l’Union africaine, l’Union européenne, la quasi-totalité des Etats ont reconnu la validité de l'élections présidentielle en Côte d’Ivoire et condamné les crimes de masse perpétrés dans la période post-électorale. Il était le chef suprême des armées, chef de la police. C’est bien lui qui gérait le pays. Dire qu’il était étranger à tout ce qui s’était passé est une sinistre supercherie. A partir du moment où M. Gbagbo a été transféré à La Haye, les exactions et les violences ont cessé. Preuve s’il en était besoin de sa responsabilité dans la guerre civile qui meurtrissait le pays. M. Gbagbo est à la CPI car il a fait le malheur du peuple ivoirien.

La justice ivoirienne avait requis contre Mme Simone Gbagbo une peine d’emprisonnement de 20 ans pour « atteinte à la sûreté de l'Etat ». Elle a été amnistiée par le chef de l’Etat ivoirien alors que la CPI réclamait son extradition à La Haye pour les mêmes charges que son mari.

 "On arrive à la toute fin de ce procès" Me Jean-Pierre Mignard :

Comprenez que la grâce est une décision politique du Président de la République. La CPI n’a pas à entrer dans ces considérations. Elle est saisie des faits. Les charges ont été retenues au bout de trois ans après des enquêtes suffisamment minutieuses. S’il y a eu 3 000 morts, il a bien fallu des exécutants, et des donneurs d’ordres. Lorsqu’une Cour pénale internationale compétente pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité se penche sur le sort des victimes, cela est normal et justifié. Qu’est-ce qu’on dirait d’une Cour pénale qui déciderait soudain de tout arrêter en plein procès ? Je dois constater que jusqu’ici les demandes de mise en liberté avaient été refusées. Aujourd’hui, on arrive à la toute fin de ce procès. Les témoins de la défense doivent être entendus sauf si les avocats de M. Laurent Gbagbo redoutent leurs témoignages. Vous savez, la Cour est très respectueuse des droits de tout le monde. La Cour pénale internationale est indépendante et souveraine, il convient de le rappeler. Si le procès a duré aussi longtemps, c’est parce que M. Gbagbo a utilisé tous ses recours possibles. Lui et son avocat sont à l’origine de ce long délai. C’est son droit. On ne peut pas à la fois multiplier les recours dilatoires, ce qui allonge les procédures, et puis s’en plaindre après.

Me Jean-Paul Benoit :

Mme Gbagbo a été graciée sur des faits économiques et non sur des faits de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mme Gbagbo n’avait aucun pouvoir exécutif. Elle n’était ni ministre ni vice-présidente. Elle était parlementaire. Il se raconte qu’elle avait de l’influence sur son mari. Les relations au sein du couple Gbagbo ne relèvent pas de la compétence de la Cour pénale internationale mais plutôt d’un conseiller conjugal ! N’oublions jamais que M. Gbagbo était le chef de l’Etat. C’est lui qui décidait in fine.

La décision de la Côte d’Ivoire a été de ne pas déférer Mme Gbagbo devant la CPI. C’est la position du gouvernement que nous avons défendue d’autant plus qu’il y a eu une réforme du Code pénal ivoirien avec les deux incriminations : crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La justice nationale prime. Mme Gbagbo a pu être jugée dans un climat plus serein bien après les traumatismes post-électoraux. La justice a été reconstruite et les tribunaux fonctionnent. Après l'élection présidentielle, ce n’était pas le cas. Il était plus sécurisant pour M. Gbagbo d’être jugé devant la CPI avec la certitude d’avoir un procès équitable et la garantie du respect scrupuleux de ses droits. En tant qu’avocats, nous sommes très attentifs à l’équité des procédures où les parties au procès sont sur un pied d’égalité. C’est notre éthique.

Que pensez-vous des images à charge contre Gbagbo versées par erreur dans le dossier par le bureau de la Procureure ?

 Jean-Paul Benoit :

Il a pu se produire quelques erreurs. La Procureure et ses équipes sont respectueuses des règles du droit et de la vérité. C’est à elle de répondre et elle l’a d’ailleurs fait.

"Ce n’est pas un procès trafiqué. Vous voyez le temps que la Cour accorde à la demande d’acquittement" Jean-Pierre Mignard :

 Vous savez, si les vidéos ne correspondent pas aux évènements, aux faits ou si elles ont été par erreur ou négligence versées au dossier, la Cour les écarte tout simplement. Ce n’est pas un procès trafiqué. D’ailleurs voyez le temps que la Cour accorde à la demande d’acquittement. Il y a eu les réquisitions de la Procureure, maintenant on donne du temps, beaucoup de temps à l’avocat de M. Gbagbo pour répondre. Franchement, s’il y a une juridiction qui accorde tout le temps et tous les moyens nécessaires pour examiner les demandes, c’est bien la Cour pénale internationale. Je défie beaucoup d’autres juridictions dans le monde entier d’être aussi minutieuses dans le respect des droits.

Inversement certains pays du continent menacent de se retirer de la CPI qui est considérée, à tort ou à raison, comme un tribunal réservé aux Africains alors même que des crimes sont commis ailleurs sur d’autres continents ?

Jean-Pierre Mignard :

Je sais par exemple qu’une dizaine de pays, appuyés par la France, demandent à ce que la Cour se saisisse des questions du Venezuela et de la Palestine. La Cour pense notamment que les crimes qui ont été commis par les militaires américains en Afghanistan seraient de sa compétence. Vous avez enregistré la réaction du Président Trump. L’Afrique a majoritairement ratifié le Statut du traité de Rome. Sur ce point, elle a une attitude de grande correction quant aux stipulations de ce traité. Il y a aussi un certain nombre de dirigeants de par le monde, y compris africains, qui n’ont pas intérêt à ce qu’il y ait une justice internationale. Vous avez remarqué que la Chine, qui est un grand pays, n’a pas ratifié le Statut de Rome. Idem pour la Russie et les Etats-Unis qui menacent d’ailleurs de couper les vivres aux juges de la Cour pénale internationale.

 Que dites-vous de ceux qui pensent que l’ancien président français Nicolas Sarkozy devrait être traduit devant la Cour ?

 Me Jean-Paul Benoit :

L’armée française a agi en Côte d'Ivoire sous mandat de l’ONU en accord avec l’Union africaine. Arrêtons de raconter n’importe quoi. Pourquoi les mêmes ne demandent-ils pas par exemple que le président en exercice de l’UA de l’époque soit lui aussi traduit devant la Cour ainsi que l’ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’Homme ? Tout ça n’est pas sérieux !

 Me Jean-Pierre Mignard :

Jean-Paul Benoit a raison, l’armée française était sous mandat de l’ONU et elle a agi sous son mandat. On peut contester le mandat, on peut contester ceux qui ont demandé le mandat et les raisons de ce mandat. Mais il y a une chose qu’il faut retenir, au lendemain de l’arrestation de M. Gbagbo, les massacres ont cessé. Ce n’est ni un discours ni une opinion, ce sont les faits. Croyez-moi, pour tous les survivants de la crise ivoirienne, l’arrestation de M. Gbagbo a été leur salut.

L’affaire Jean-Pierre Bemba, relaxé par la CPI, n’est-elle pas pour quelque chose dans la demande d’acquittement de Laurent Gbagbo ?

 Me Jean-Paul Benoit :

Depuis le début de la procédure, les avocats de Laurent Gbagbo répètent à satiété  qu’il n’est pour rien dans ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. L’affaire Jean-Pierre Bemba est toute autre. Il n’était pas chef de l’Etat et n’était pas présent en République centrafricaine au moment où des milices ont pu commettre des exactions.  Contrairement à Bemba, M. Gbagbo était chef de l’Etat, chef suprême des armées, chef de la police, chef de l’administration. Il était le patron. Il faut répéter inlassablement, qu’à partir du moment où Alassane Ouattara a accédé au pouvoir à l’issue de l’élection, les violences et les exactions avaient cessé. La Procureure est libre et indépendante. Je rappelle qu’elle a diligenté une enquête sur ce qu’on appelle « le camp Ouattara ». Le président Ouattara a toujours indiqué qu’il n’y aurait pas de justice à deux vitesses. Nous allons voir comment tout cela va évoluer. Mais on ne peut pas dire qu’une décision est rendue quand un procès n’est pas terminé.

"La Cour n’est aux ordres de personne" Techniquement, à quoi peut-on s’attendre ?  

Me Jean-Pierre Mignard : C’est à la Cour de décider. La Cour est indépendante, souveraine. Personne ne le sait.

Me Jean-Paul Benoit :

On ne peut préjuger de la décision de la Cour. Nous souhaitons que la procédure aille à son terme. Avec l’audition des témoins de la défense, les réquisitions finales et les plaidoiries finales. La Cour n’est aux ordres de personne.

 On ne peut pas non plus nier que, pour l’opinion, il y a un lien entre l’affaire Laurent Gbagbo-CPI et l’agenda politique de la Côte d’Ivoire ?

 Me Jean-Paul Benoit :

L’emploi du temps, les travaux de la CPI ne dépendent pas des échéances politiques. Les séquences de la justice n’ont pas de lien avec le calendrier politique. Dans les régimes démocratiques, les opinions publiques doivent s’habituer à ce que la justice ne marche pas aux coups de sifflet des responsables politiques. Les décisions de justice peuvent avoir des conséquences politiques. La politique n’a pas d’influence sur le déroulement des procédures et ne doit pas avoir non plus d’influence sur ses décisions. Les pays qui ont ratifié le Statut de Rome l’ont fait pour ces raisons de principe.

Une question plus personnelle : l’affaire Laurent Gbagbo devant la CPI a-t-elle été une des affaires les plus compliquées de votre carrière d’avocats ?

Me Jean-Pierre Mignard :

 Non, pas du tout. J’en ai connues d’autres. C’est une affaire dans laquelle nous n’intervenons pas et la Côte d’Ivoire non plus. Nous ne sommes jamais à l’audience et nous n’entrons pas dans la salle d’audience. Les magistrats du siège ne nous attendent pas. Nous ne plaidons pas, nous ne faisons pas de notes écrites. Nous renseignons seulement la République de Côte d’Ivoire sur l’évolution de la procédure. Nous aidons à ce que la Côte d’Ivoire transmette des documents qui peuvent aider les procureurs à travailler quand cela est nécessaire. Nous n’avons jamais aucun contact avec les juges du siège. D’ailleurs, on les croiserait dans les couloirs et ils ne nous reconnaîtraient pas, et nous non plus. C’est très particulier, nous sommes des observateurs actifs, nous ne sommes pas des acteurs. La République de Côte d’Ivoire n’est pas actrice dans ce dossier. C’est important de le souligner pour que les gens le sachent. A la Cour, il y a le procureur, les juges, les accusés et les victimes, et c’est tout.

 Me Jean-Paul Benoit :

Nous sommes intervenus au début de la procédure lorsque la Haut-commissaire aux droits de l’Homme a souhaité que la CPI soit saisie. Dans la mesure où la Côte d’Ivoire avait ratifié le Statut de Rome, nous avons déposé le premier mémoire pour demander l’ouverture de l’enquête du procureur. Le Procureur et ses équipes ont conduit leur enquête en toute indépendance. La Côte d’Ivoire a apporté sa coopération en tant qu’Etat partie au Statut de Rome.

 A bien comprendre, à aucun moment vous n’intervenez directement auprès de la Cour ?

 Me Jean-Paul Benoit :

Je le répète nous avons déposé le premier mémoire. Nous sommes des observateurs engagés. Nous ne sommes pas des acteurs du procès.

D’aucuns parlent de collusion entre les juges et vous ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Ils disent n’importe quoi. Ils ne savent rien. C’est une polémique d’ailleurs injurieuse pour la Cour. Je dirai plutôt que la Cour est très attachée aux droits de M. Gbagbo. Voyez-vous, aux trois quarts du procès, comment la Cour accueille sa demande avec beaucoup de soin. C’est rare. Je ne connais pas de juridictions qui, en cours de procès, accepteraient de statuer sur une demande de relaxe.

En cas d’acquittement de Laurent Gbagbo, auriez-vous le sentiment d’avoir échoué dans votre mission ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Non pas du tout. Après tout, ce sera aux historiens de faire le travail et de dire qui a pu bien donner l’ordre de bombarder le marché d’Abobo et de tirer sur des civils. Il y aurait une vérité judiciaire sur laquelle nous aurons notre opinion. La Côte d’Ivoire, dans tous les cas, souhaiterait que soient reconnus les crimes contre l’humanité. C’est à la Cour de décider et à elle seule.  La Côte d’Ivoire signataire du Traité de Rome sera, dans tous les cas, respectueuse de la décision de la Cour, et nous aussi, bien évidemment.

 Me Jean-Paul Benoit :

A titre personnel et en tant qu’avocat, il ne s’agit pas de satisfaction personnelle. La justice sera rendue. C’est à la Cour de décider. Il faut que la vérité soit dite. On ne peut ignorer les faits et les dirigeants anciens et actuels ne peuvent s’exonérer de leurs responsabilités. Ce sera aussi aux journalistes de faire également leur travail. Ils ont un rôle important à jouer dans les débats d’idée et la consolidation du droit. Les slogans et les polémiques caricaturales n’ont pas leur place dans une procédure de cette nature. Pensons aux victimes et aux milliers d’êtres humains dont la vie a été saccagée.

Clément Yao / 15 Octobre 2018 à 23:26 Droit et Justice Côte dIvoire

PDCI / la victoire des « 6 voix contre », la proclamation de la défaite des « 14 voix pour »lors de la Réunion du Bureau politique du PDCI-RDA du 17 Juin dernier et, au final, la déclaration de la victoire des « 6 voix contre »

«  Autrement dit une minorité aurait imposé son choix lors de cette réunion en utilisant des moyens anti-démocratiques ».

PAR : Alexis DIETH / La fraction ethno-nationaliste du PDCI, une menace contre la démocratie républicaine en Côte d’Ivoire.

 14 voix pour le RHDP parti-unifié et  6 voix contre le RHDP parti unifié sur un total de 20 votants, lors de la Réunion du Bureau politique du PDCI-RDA du 17 Juin dernier et, au final, la déclaration de la victoire des « 6 voix contre », la proclamation de la défaite des « 14 voix pour ». Autrement dit une minorité aurait imposé son choix lors de cette réunion en utilisant des moyens anti-démocratiques. Par la violence, les hués et la confiscation de la parole, une fraction idéologique minoritaire à l’intérieur PDCI-RDA a disqualifié de manière organisée une majorité démocratique. Ce serait la victoire volée de la dictature contre la démocratie à l’intérieur du parti en vue de la présidentielle 2020.

S’il s’avérait que cette accusation est fondée, il faudrait alors s’inquiéter de la prétention de cette fraction du PDCI, à se réapproprier l’Etat ivoirien et à exercer le pouvoir à partir de 2020 car elle fut l’architecte de l’ethno-nationalisme qui rompit l’unité nationale de la Côte d’Ivoire dans les années 1995. La dénonciation contestatrice de voix d’autorités au PDCI-RDA, telles celles de l’Ambassadeur et ancien Ministre Bernard Ehui-Koutoua, pour ne citer que lui, contre ce déni de démocratie, atteste de la gravité de ce scandale politique majeur dans notre pays. L’épisode de ce déni interne de démocratie véhicule un message sans équivoque : la pulsion antidémocratique qui pousse la fraction ethno-nationaliste du PDCI vers le FPI extrémiste et nationalitaire et ses divers satellites, relève d’une attraction de type idéologique et programmatique. L’anti-houphouëtisme minoritaire d’une fraction oligarchique au sein du PDCI-RDA tente d’en dévoyer l’esprit à des fins mercenaires.

L’alliance potentielle du PDCI ethno-nationaliste et du FPI national-populiste et de ses satellites qui se dessine à l’horizon  est, selon toutes les évidences, une coalition opportuniste explosive de dictateurs et d’autocrates en herbe ou déjà confirmés dans l’exercice du pouvoir. Cette interprétation est certifiée par le ralliement quasi-assuré de la fraction  du leader générationnel en rupture de ban non-assumée  avec le RDR.

C’est un front antirépublicain et anti-démocratique qui se dresse contre le Front républicain et démocratique RHDP afin de renverser les conquêtes démocratiques du peuple ivoirien. Analysant les discours et les pratiques des divers protagonistes de l’échiquier politique ivoirien, j’avais anticipé et dénoncé cette évolution à plusieurs reprises. J’avais appelé à une nouvelle coalition RHDP éclairée  par l’esprit de l’houphouëtisme, expression ivoirienne de la démocratie républicaine. (Cf. « Pour une nouvelle coalition politique éclairée par l’esprit de l’houphouëtisme », cedea.net, Février 2018.)

La chute des masques qui révèle à l'opinion publique ivoirienne  le visage grimaçant de la dictature dans une fraction  du parti, prouve éloquemment que le passage indiscriminé du témoin au profit du PDCI au sein du RHDP, ne va pas de soi. Cette alternance indiscriminée représenterait un danger mortel contre la démocratie républicaine car le PDCI est grevé par une fraction ethno-nationaliste activiste et virulente.  Le déroulé de l’imposture démocratique au sein du parti démontre que cette fraction est encline à recourir à des moyens antidémocratiques pour se réapproprier le pouvoir d’État afin d’appliquer son programme nationaliste d’exclusion fondé sur le « Nous ou Eux ». Une vision autocratique du pouvoir s’est dévoilée en cette imposture.

Le dévoilement au grand jour de la nature autocratique et du programme ethno-nationaliste de cette fraction du PDCI qui s’était déjà affirmé sans équivoque lors de la présidentielle de 2015, donne raison aux prévenances pragmatiques et à la prudence politique du Président de la République Alassane Ouattara. Ce démasquage certifie l’utilité politique de la formule politique RHDP parti -unifié.  Le parti-unifié est bel et bien le garant de la continuité de l’Houphouëtisme qui est, rappelons-le, un nationalisme libéral républicain et démocratique fondé sur l’alliance des identités ethniques et de la rationalité moderne. Cette coalition pérenne, qui fait de l’inclusion et de reconnaissance réciproque des identités son leitmotiv, est ancrée dans la base sociologique de la Côte d’Ivoire.

Elle la reflète politiquement. Elle  assure l’unité nationale. Elle est le bastion protecteur de la Côte d’Ivoire contre la division nationale. Elle est la garantie de la paix sociale, de la stabilité politique et du développement économique en Côte d'Ivoire. J’avais justifié argumentativement et conceptuellement ce propos dans la contribution suivante qu’il importe de revisiter. (Cf. « En quoi le RHDP parti-unifié est-il le garant de la paix sociale, de la stabilité politique et du développement économique en Côte d’Ivoire ? », cedea.net, 15 juin 2018)

Sous la personnalisation du débat politique, comme je l’ai souvent souligné, se cachent des logiques et des projets anti-démocratiques et antirépublicains. L’urgence de recentrer l’affrontement politique ivoirien sur les programmes et les projets sociétaux est confirmée par ce scandale interne qui suscite, au sein  du PDCI, un courant  de résistance d’houphouëtistes de conviction contre l'imposture démocratique.  Ce n’est pas Alassane Ouattara qui veut monopoliser le pouvoir d’État en trompant son allié Henri Konan Bedié. Ce n’est pas le RDR qui veut s’y maintenir en flouant son partenaire le PDCI–RDA.

Ce n’est pas le RHDP qui veut se transformer en parti-unique afin de tuer la démocratie et ramener politiquement la Côte d’Ivoire en arrière comme se plaisent à l’affirmer les propagandistes, les medias incorporés et les intellectuels organiques des partis intéressés.

Une grille rationnelle de lecture doit être appliquée à la problématique de l’affrontement politique ivoirien autour du RHDP parti unifié pour en révéler la logique objective interne. Elle laisse voir que le chef d’un État démocratique et  représentant d’une majorité politique libérale veut préserver le régime de démocratie républicaine pluraliste en renforçant un front républicain RHDP devant la menace ethno-nationaliste et populiste. Elle montre qu’un bloc libéral progressiste de centre-droit veut pérenniser ses acquis politiques économiques et sociaux contre des blocs antilibéraux, anti-démocratiques et antirépublicains de type extrémiste.

Les prises de position, les discours et les pratiques des protagonistes accréditent cette interprétation.

Ce ne sont pas des personnes qui luttent pour s’approprier l’Etat ivoirien afin d’en faire un usage privé. Ce sont deux visions du monde, deux programmes et deux projets sociétaux antithétiques qui s’affrontent pour conquérir le pouvoir d’Etat afin de mettre en œuvre leur vision opposée respective de la Côte d’Ivoire. C’est une vision du monde, un projet sociétal et programme politique houphouëtiste d’inclusion et d’intégration qui affronte une vision du monde, un projet sociétal et un programme politique anti-houphouëtiste d’exclusion et de désintégration. Il importe au plus haut de recentrer l’affrontement et le débat politique ivoirien sur cette contradiction programmatique et sociétale. Source http://www.cedea.net/wp/?p=3219

A lire aussi COMMUNIQUÉ DU PDCI-RDA RELATIF A LA CREATION D’UN...
COMMUNIQUÉ DU PDCI-RDA RELATIF A LA CREATION D’UN COURANT AU SEIN DU PDCI-RDA

Le mardi, 03 juillet 2018, Monsieur Adjoumani Kobenan Kouassi a fait une déclaration annonçant la création d’un mouvement dénommé « Sur les traces d’Houphouët-Boigny ».

Ce mouvement est présenté par son initiateur comme un courant au sein du PDCI-RDA.

Sans s’attarder sur les motifs invoqués par Monsieur Adjoumani pour la création de ce mouvement, le Secrétariat Exécutif, sous l’autorité de Son Excellence Henri KONAN BEDIE, Président du PDCI-RDA, rappelle que :

• Le PDCI-RDA ne permet pas et n’admet pas en son sein des courants formellement constitués;

• Le débat d’idées, le dialogue, la concertation entre militants en vue du consensus sont les modes privilégiés de règlement démocratique de nos différends ou de nos contradictions internes. En conséquence, cette déclaration de création d’un courant au sein du PDCI-RDA est nulle et de nul effet. Le Président du Parti rappelle que le Bureau politique du 17 juin 2018 a démocratiquement et souverainement statué sur l’Accord Politique pour la création d’un Parti Unifié dénommé RHDP (Rassemblement des Houphouëtistes Pour la Démocratie et la Paix) et demande que chacun des militants observe, de façon scrupuleuse, dans la discipline et le respect, les décisions des organes du Parti. Il est important de rappeler, une fois de plus, que les contrevenants aux dispositions de nos textes, ainsi qu’aux résolutions du Bureau Politique qui restent inviolables, seront sévèrement traduits devant le Conseil de Discipline.

Le Président du Parti en appelle au sens des responsabilités de l’initiateur de ce mouvement et ses comparses et les invite à se ressaisir pour préserver le PDCI-RDA des dérives opportunistes préjudiciables à sa cohésion, à sa stabilité et à l’unité d’action qui nous conduiront à la victoire et à la consolidation de la Démocratie en Côte d’Ivoire. Le président du parti rappelle qu’au Bureau Politique du 17 juin 2018, s’il y a eu quatorze (14) intervenants de ceux qui voulaient l’adoption des statuts et du règlement intérieur du parti unifié, c’est parce qu’il a voulu expressément que tous ceux qui défendaient ce point de vue prennent la parole. En réalité, il y’avait plus de soixante-dix (70) intervenants inscrits ; c’est pour éviter que le débat ne traîne en longueur qu’il n’a pas donné la parole à un grand nombre de ces intervenants, qui tous allaient dans le sens des résolutions adoptées par le Bureau Politique.

D’ailleurs, le communiqué final du Bureau Politique a été adopté à l’unanimité des membres du bureau politique et sans objection aucune. Le Président du Parti recommande,donc,à tous les militants la vigilance dans la discipline et le respect des mots d’ordre du Parti afin de ne pas laisser prospérer la désinformation, les intérêts personnels et les marchands d’illusions.

Fait à Abidjan, le 04 juillet 2018 P.

Le Président du PDCI-RDA p/o le Secrétaire Exécutif chargé des Commissions Techniques Nationales Porte-Parole du PDCI-RDA N’Ddri Kouadio Narcisse

A lire aussi LES TROUS DU COMMUNIQUE DU PDCI QUI PROUVE
Par Alexis DIETH / LE DÉNI DE DÉMOCRATIE PAR UNE FRACTION DU PARTI.

Dans le communiqué du PDCI qui déclare nulle et non avenue la création d'un courant favorable au RHDP parti-unifié, le soupçon de déni de démocratie est confirmé.

Des pratiques d'un autre âge qui tiennent à la fois du contrôle communautaire et de l'arbitraire autocratique et qui n'ont rien à voir avec la discipline de parti, ont disqualifié une majorité au profit d'une minorité. Nous lisons ceci dans ce communiqué éloquent :

" Le président du parti rappelle qu'au Bureau politique du 17 Juin, s'il y a eu quatorze (14) intervenants de ceux qui voulaient l'adoption des statuts et du règlement intérieur du parti unifié, c'est parce qu'il a voulu expressément que tous ceux qui défendaient ce point de vue prennent la parole.

En réalité, il y avait plus de soixante-dix (70) intervenants inscrits; c'est pour éviter que le débat ne traîne en longueur qu'il n'a pas donné la parole à un grand nombre de ces intervenants, qui tous allaient dans le sens des résolutions adoptées par le Bureau politique"!

Ce propos étrange et sidérant en Démocratie soulève nécessairement les questions suivantes : comment prouver à la Nation ivoirienne qui est aussi une partie prenante de ce débat du PDCI ( nous sommes en démocratie pluraliste dans le cadre de la République) que les soixante dix (70) qui ne s'exprimèrent pas abondaient "dans le sens des résolutions adoptées par le Bureau politique".

Donnèrent-ils leur avis par conciliabules secrets?

Leurs consentements furent-ils arbitrairement présupposés ?

Pourquoi ne pas avoir laissé s'exprimer publiquement ces 70 sur un sujet aussi important d'intérêt national en prenant le temps nécessaire pour dégager une majorité claire et pour éviter tout équivoque?


Il y a là une violation du principe de publicité et du principe de liberté de parole par une fraction au sein du PDCI comme l'attestent les hués dont le communiqué officiel ne parle pas et qu'il ne condamne d'ailleurs pas. Ces pratiques dictatoriales d'un autre âge révolu doivent être vivement dénoncées. Le communiqué final du PDCI justifie le soupçon de déni de démocratie au PDCI.

Il légitime le caractère salutaire du Courant qui sauvegarde l'esprit démocratique du parti et la mémoire de l'Houphouëtisme.

 A lire aussi Larges extraits enregistrement téléphonique ministre Amédé Kouakou. « Quand on va faire la sortie à Yamoussoukro Bédié lui-même viendra s’asseoir.

S’il ne veut pas venir, c’est son problème » Ce n’est pas Gnamien Yao qui est quitté au FPI, ce n’est pas Billon qui a sa carte du RDR en poche, qui va venir nous imposer quelque chose. Dans un enregistrement téléphonique qui a fuité sur les réseaux sociaux, dont l’authenticité a été reconnue par les deux interlocuteurs, le ministre Amédé Kouakou (PDCI) s’en prend violemment à Henri Konan Bédié, alors qu’il échange avec Innocent Yao, président de la JPDCI.

Nous qui sommes pour le RHDP, nous allons lancer le mouvement à Yamoussoukro avec 20 000 personnes.

Vous pouvez dire à Bédié de venir, s’il veut il peut ne pas venir. Je préfère vous prévenir, nous sommes dans le juste. Nous ne sommes pas prêts qu’il y ai un candidat en 2020 pour le PDCI, mais à l’intérieur du RHDP. Nous n’avons aucun intérêt à brûler ce pays. Nous sommes très sereins, nous ne sommes pas contre Bédié, nous le soutenons mais, nous voulons aller au parti unifié. Avant que les autres partis ne sortent il y avait le PDCI et le RDR. Donc, on peut être ensemble pour gouverner ce pays. Ce qui nous intéresse c’est la paix et pas autre chose.

 « Quand on va faire la sortie à Yamoussoukro Bédié lui-même viendra s’asseoir. S’il ne veut pas venir, c’est son problème »

Ce n’est pas Gnamien Yao qui est quitté au FPI, ce n’est pas Billon qui a sa carte du RDR en poche, qui va venir nous imposer quelque chose. Quand on va faire la sortie à Yamoussoukro Bédié lui-même viendra s’asseoir. S’il ne veut pas venir, c’est son problème. Ceux qui ont pris la parole au bureau politique, ceux qui étaient pour le parti unifié étaient plus nombreux que ceux qui étaient contre. Comme le président Bédié a dit qu’il y a des pro et des anti, nous allons nous peser pour voir qui est plus lourd.

Aller huer un vice-président de la république, aller huer des ministres, on est où là ? Nous allons nous peser, ceux qui sont pro viendront chez nous et ceux qui sont anti iront chez vous. Nous sommes convaincus de notre majorité. Comme vous voulez vous associer au FPI, je vous attends à l’ouest là-bas.

CIV / VIDEO - Interview du secrétaire National aux renforcements des Capacités le ministre Epiphane ZORO a accordé à une télévision COREENNE après la signature d’accord de partenariat entre la structure (SNRC)qu’il dirige et IYF

OCK SOO PARK Fondateur de  IYF en COREE DU SUD / Le Camp Mondial IYF a changé des milliers et des milliers de Jeunes.

LES PAYS QUI SAVENT ÉDUQUER LEUR JEUNESSE DIRIGERONT LE MONDE DEMAIN En Corée du Sud, le nombre de participants au Camp Mondial peut atteindre 4 000 personnes. Je travaille à donner un cœur brillant et utile pour la société aux personnes qui ont le cœur violent et cupide. À ces Jeunes on apporte la Paix, la Joie et nous leur montrons la vie de Jésus-Christ, afin qu’ils s’en inspirent. Le Camp Mondial IYF a changé des milliers et des milliers de Jeunes.

 Il y a trois jours de cela (27 juillet 2016), le président de la République de l’Ouganda m’a invité au Palais présidentiel et m’a demandé de mettre sur pied un programme qui permettra à toute la Jeunesse Ougandaise de changer positivement sa mentalité.

Quelques jours plus tôt, je rencontrais le président du Malawi qui m’a confié la même mission. Il y a quelques mois, c’est le président du Kenya qui m’accueillait à son palais et qui me demandait de sillonner les universités et de former les étudiants à la bonne mentalité. Ainsi ce sont plusieurs gouvernements qui confient leur Jeunesse à IYF. Les problèmes de la Jeunesse touchent tous les gouvernements du monde entier. Les Jeunes sont devenus très violents. Ce n’était pas le cas en Afrique il y a une dizaine d’années en arrière. Lorsque je quittais le Kenya il y a quelques mois, les élèves menaient une grève assez violente, c’était vraiment malheureux de voir ces Jeunes dans un tel état.

Dans le passé, les jeunes réfléchissaient, aujourd’hui ce n’est vraiment plus le cas. Ils vivent à leur guise et ne courent que vers un sens. Ils ne pensent pas au résultat. En Corée du Sud, les Jeunes se suicident pour une raison qui n’existe presque pas. La Zambie, l’Inde et le Bénin nous ont gracieusement offert des hectares de terrains l’an passé pour construire des centres de formation, des écoles pour leur Jeunesse. :::::::::: Ce soir (pendant le Camp 7ème jour du Camp Mondial IYF de la Côte d’Ivoire), j’ai présenté comment le cœur peut changer à travers l’histoire biblique de la femme surprise en flagrant délit d’adultère. Il y a un mois j’ai publié un livre dont le titre est ''Le grand supermarché des cœurs’’. Dans ce livre, je montre la voie du véritable changement du cœur. Lorsque nos habits sont usés nous les changeons, n’est-ce pas ? On en fait de même lorsque nos chaussures se gâtent.

Je travaille à donner un cœur brillant et utile pour la société aux personnes qui ont le cœur violent et cupide. La différence entre IYF et les autres organisations se situe au niveau du résultat du changement véritable des personnes qui la rencontre. À l’occasion du Camp Mondial IYF, je vais m’entretenir avec la Jeunesse de Côte d’Ivoire et je vais essayer de leur montrer ce que c’est que le cœur véritable d’un leader. Ne vous inquiétez plus pour vos jeunesses. Envoyez les tous à IYF.


"Nous sommes petit à petit des relatons avec les autorités Ivoiriennes pour travailler ensemble pour la Jeunesse. Les problèmes politiques que rencontre la Côte d’Ivoire ne permettent pas au gouvernement de se pencher sérieusement sur les questions liées à la Jeunesse et un mandat de 5 ans n’est pas suffisant pour faire un travail efficace. Si l’on plante le blé, on pourra récolter dans six mois, en trois mois on récolte la pomme, mais la culture des Jeunes prend beaucoup plus de temps. Nous voulons former les présidents d’universités, nous voulons donner des cours sur le changement de mentalité dans les écoles, etc. la Jeunesse ivoirienne peut devenir le fer de lance du développement de la Côte d’Ivoire. Faites venir vos enfants à IYF et ils changeront le pays."

LES LIGNES BOUGENT DANS LE MICROCOSME POLITIQUE IVOIRIEN, MAIS SANS REMISE EN CAUSE FONDAMENTALE.

Par : Pierre SOUMARAY

« Les Présidents Alassane OUATTARA et Konan BÉDIÉ, observent les évolutions du contexte national et scrutent le comportement de leurs alliés respectifs. Ils n’ont pas abattu toutes leurs cartes. En apparence, le Président BÉDIÉ, tient le bon bout (force d’attraction à gauche et renversement des moyens de pression à son profit), mais le Président OUATTARA possède deux Jokers en mains. Il peut changer de fusil d’épaule avant 2020 et abattre ses JOKERS en 2019. »

Les lignes bougent dans le microcosme politique en Côte-d’Ivoire, mais sans remise en cause fondamentale

Contrairement à une idée largement répandue, faisant davantage écho à des calculs politiques et des sentiments, le Président Bédié ne s'est pas encore prononcé définitivement sur les deux questions qui agitent le RHDP, à savoir d’une part, la candidature unique de 2020 de ce parti en construction, et d’autre part, l’aboutissement effectif de celui-ci au plan statutaire. Face à ces enjeux, il est dans une position, où il ne peut pas, ne pas entendre sa base et répondre aux velléités des cadres de son parti. Il leur a donc lâché du lest. Ainsi, le PDCI gardera son identité et aura son candidat en 2020. Néanmoins, il a pris soin de se réserver toutes les marges de manoeuvre pour l'avenir, tant à l'égard de son propre Parti, que vis à vis de son principal partenaire ( la désignation du candidat PDCI, qui fait de lui un “ faiseur de roi ” et le maître du jeu ; la mise à l’épreuve probatoire du RDR pour tester sa loyauté, avant de se prononcer définitivement sur le projet du Parti Fédéré ou Unifié ; Congrès reporté à bon escient, pour conserver une hypothèque sur les élections de 2020). D'une part, il s'est posé en maître du jeu politique en occupant le juste milieu, et d'autre part, il a résolu les contradictions qui se déchainaient, tant au PDCI qu’au RHDP, pour éviter qu'elles n'explosent et s'affrontent au sein de ces formations, dont il a la responsabilité. C’est habile.

 Sur la dynamique de la construction du RHDP en parti fédéré ou unifié (subsistance de l'autonomie et de l'identité des partis en son sein), il a confirmé sa volonté de poursuivre cette entreprise "en faisant sa part " (sous-entendu que les autres devront faire la leur, suivant la règle de la réciprocité, de la solidarité et de l’intérêt mutuel). Celle-ci n'est plus une décision personnelle et isolée, résultant de l’accord des deux Présidents. Elle est désormais un acte régulier, adopté collectivement par sa formation, qui l’engage. Le vocable « d’endossement » utilisé dans le communiqué final de la dernière réunion de son Bureau Politique, ne pouvait pas être plus juste pour rendre la complexité de cette réalité subtile (initiative personnelle imposée/adoptée à/par un collectif). Tout est précisément dans celle-ci, avec la proposition d'un régime transitoire raisonnable pour donner un meilleur équilibre à l’édifice en construction. Sa bonne foi est donc dégagée vis à vis des uns et des autres, et la porte leur reste grandement ouverte. Elle invite au compromis. Compromis sur la candidature d'un ticket PDCI/RDR, dans la perspective de la poursuite de leur collaboration. Compromis sur le calendrier de la réalisation de leur fusion. Ces compromis appellent à des concessions réciproques, mais constituent également un moyen de rapprocher les différences (position, prétentions, ambitions, appréciations).

L’axe du rapprochement s’accentuera davantage dans le moyen terme, sous la pression de contraintes, souvent extérieures à la volonté des uns et des autres (assurance à donner en direction des investisseurs étrangers, co-responsabilité de la gestion du pouvoir devant la communauté nationale, convergence voire identité idéologique et programmatique, influences diplomatiques, évolution du contexte national au regard de la reconfiguration de l’opposition générique, exigence de la stabilité du cadre macro-économique, exigence qualitative du meilleur profil pour la fonction présidentielle, nécessité d’avoir des alliés solides évaluation des risques de la perte du pouvoir de manière totale et définitive). C'est ici, que prend tout son sens, la fameuse formule du Président Ouattara, lorsqu'il dit que le Président Bédié et moi-même (parlant de lui), aurons notre mot à dire sur le processus et la désignation d’un candidat commun. La négociation est donc loin d’être terminée. Elle est certes difficile et délicate, mais elle reste plus que jamais ouverte. Il s’agit en définitive d’aller plus loin qu’une alliance de circonstance, à visée électoraliste. En vertu de la profondeur de cette démarche, la construction du parti unifié RHDP, s’avère plus un jeu d'échec, pour parvenir l’équilibre des principales forces en son sein, qu'un “long fleuve tranquille”. On assiste donc a des manoeuvres de positionnement et à des rapports de force dans celle-ci, mais rien de fondamental n'a réellement changé. L’opposition en a une expérience avec ses tentatives de regroupement, plusieurs fois avortées. Ni le Président OUATTARA, ni le Président Bédié, comme certains le croient et le proposent même (sans sourire), ne sont concernés personnellement par 2020. Ils le sont par personnes interposées. Dès lors, les va-t'en guerre peuvent aller se coucher ou aller hurler dans les bois avec les loups. Ceux qui lorgnent vers le Président Bédié de l'extérieur, en seront pour leurs frais, car le PDCI ne se compromettra pas sous sa direction. Il a de la mémoire et sa culture est aujourd’hui à la paix et non à l’affrontement.

La réaction incendiaire du RDR à travers le Ministre N'GUESSAN est émotionnelle, excessive et disproportionnée. Il y a tout lieu de penser qu'il se fera ou doit se faire fermement recadrer par la Direction de son Parti. Pour l’histoire, quand le Ministre Balla KEITA avait utilisé cette formule à l'emporte pièce, il a été repris par le Président Lanzéni COULIBALY, au motif que bien que séduisante pour certains (extrémistes), elle ne correspondait pas à la philosophie Houphouetiste, car lorsque l'on a affaire à quelqu'un qui possède "un pied dedans, et un pied dehors", l'on fait tout pour ramener le pied qui est dehors, dedans, et non le contraire. Le Président Houphouet-Boigny, a, lui-même, confirmé cette approche devant la persistance de son Ministre dans cette attitude, en le rappelant solennellement à l'ordre. Même son opposant, mon ainé, le Président Laurent GBAGBO a compris et intégré ce principe dans sa démarche politique, au point de se faire reprocher ses compromis. Comment alors être ou se prétendre Houphouetiste (RHDP), lorsqu’on s’inscrit à l'opposé de la pensée politique de son concepteur ? L’une des caractéristique du système Houphouet-Boigny était sa force de récupération (séduction, compromis, inclusion), comme me l'a concédé en privé, mon aîné, Bernard ZADI Zaourou , un soir que nous devisions en famille. Il lui reconnu aussi cette habilité, voire cette qualité. Cette remarque vaut aussi pour les militants de base du RDR, qui réagissent de manière épidermique, extrémiste et violente. Ils doivent comprendre que la vie politique est basée sur des compromis, tant qu'il n'y a pas compromission.

La différence est l’expression de la liberté. Elle incarne un principe démocratique, et non une ligne de rupture. Si le RDR peut avoir des attentes, des ambitions et des desiderata, il doit pouvoir aisément concevoir qu'il est légitime que les autres partis puissent en avoir également. Le second principe à prendre en compte ici, est l’égalité. D'où la nécessité du compromis qui nous renvoie au premier principe précité. Un partenariat solide et une alliance forte se conçoivent sur la base de ces trois principes (liberté, égalité, compromis). La négociation intègre un quatrième principe : l’intérêt réciproque (équilibre, profit, concession). Elle ne peut pas se concevoir sur la base d’une domination ou d’une subordination. Ce serait brutal et maladroit. Les invectives et les menaces sont non seulement improductives, mais elles génèrent des effets pervers.

En d’autres termes, les difficultés et les obstacles que rencontre le RDR pour atteindre le résultat qu’il escompte, ne doivent pas conduire ses cadres et ses responsables à poser des actes contraires au but recherché. D’ailleurs, pourquoi perdre son sang froid, s’exciter ou paniquer, lorsqu’on a confiance en ses propres forces ?

Plutôt que de minimiser un malaise interne, on l’amplifie. On ne dira jamais assez que le RDR est nul en communication (image, gestion des perceptions, pédagogie de l’action). Dans tous les cas, ces réactions inadéquates et ce discours belliqueux, sont inadmissibles au plan de l’efficacité et de la communication (faire aimer une cause et faire agir en sa faveur), mais aussi au plan moral et de la culture démocratique. Il faut renouer avec la civilité dans les rapports sociaux et politiques. La démocratie n’est pas une guerre civile. Ceci vaut également pour les nouveaux démocrates, frappés d’amnésie de type rétrograde, qui parlent de Parti Unique ou de menace grave sur la démocratie parlant de la constitution du Parti RHDP, pourtant identique à la LMP (2010) et à ses autres plates-formes (CNC 2015, EDS 2018). On pourrait parler de domination dans les rapports de force démocratiques et de l’accentuation de la bipolarisation de la vie politique, mais pas de dictature comme je le lis ici et là. C’est l’urne qui en établit les rapports, et ceci s’appelle la démocratie. Nous avons le souvenir et l’expérience de plusieurs régimes, donc nous disposons désormais d’éléments comparatifs. Chacun sait ce qu’il en est des uns et des autres. On ne saurait se construire la vertu de la virginité aussi facilement. Du reste cette configuration libère un espace démocratique situé à équidistance des extrémités, donc au centre, d’où pourrait apparaître de nouvelles forces, marquées par un renouvellement du personnel politique, et animées par une vison novatrice de la manière de faire la politique en Côte d’Ivoire, de concevoir et gérer l’intérêt général.

 J'entends dire aussi que le PDCI a été bien servi (Gouvernement, Administration Centrale, Diplomatie, internationalisation de ses cadres), mais je me dis à moi-même, heureusement qu’il en est ainsi, sinon nous aurions eu une Gouvernance totalement, clanique, fermée et tribale. Caractéristique déjà décriée par une majorité d’Ivoiriens, qui, tôt ou tard, conduit toujours au rejet (Cf. Histoire juive). Le PDCI dit aussi avoir fait des sacrifices, car effectivement il n’a jamais été aussi proche du pouvoir qu’en 2015. Cependant, il ne saurait nier, sans être de mauvaise foi, qu’il a été, plus ou moins, bien récompensé en retour. La querelle ne doit pas être organisée autour de la table de festin, mais à la hauteur de l’appel de DAOUKRO. Celui-ci avait une triple vocation : 1 - Permettre à l’action gouvernementale, qui a eu dans ses premières années, à gérer les effets négatifs de la crise post-électorale, qui a sérieusement contrarié son programme initial, de s’inscrire dans la durée pour produire des fruits et ne pas briser son élan, surtout qu’il y avait similitude et complémentarité de programme entre celui du PDCI (version BÉDIÉ : les 12 travaux de l’éléphant d’Afrique ) et celui du RDR ( version OUATTARA : redéploiement du pays et émergence) 2 - Lancé dans un contexte de paix fragile (courbe de belligérance encore haute), il était inutile d’y rajouter de nouvelles tensions, suscitées par des querelles intestines ou de personnes, alors que la Côte d’Ivoire avait plutôt besoin de rassurer ses investisseurs, de consolider sa paix sociale et de relever ses défis sécuritaires (population carcérale jetée dans la rue pendant la crise post-électorale, harcèlement des frontières et des forces de sécurité, tentatives de déstabilisation, réforme et maîtrise de l’Armée). 3 - Permettre à une opposition décapitée de reconstituer ses forces pour rentrer dans le jeu politique et y prendre sa place avant 2020.

Si sacrifice cet appel demandait, il était consenti au bénéfice de la l’intérêt général, donc de la Nation, et non d’un individu (M. OUATTARA) ou du RDR, même si ces derniers en ont bénéficié du meilleur avantage. Cette vision du Président Bédié était bien inspirée, et est à mettre au crédit de sa qualité indéniable d’homme d’État, qui a su regarder à un moment crucial de notre histoire, l’intérêt général au détriment de considérations subalternes. Cette initiative a été accueillie dans un brouhaha indescriptible, chacun allant de sa plus belle musique, entre louanges dithyrambiques et accusations hystériques. Le seul reproche qui peut lui être valablement adressé, est la contrariété du règlement intérieur qui a autorité de loi au sein de sa formation. En la circonstance, celui-ci a été effectivement forcé ou contourné (Congrès Extraordinaire) ou malmené (Congrès Ordinaire), c’est selon. Dans tous les cas, ce n’est pas un mesquin calcul qui a guidé cet appel, mais des considérations de haute politique. En retour, son souhait était que son Parti n’en porte pas tout seul le poids, mais que celui-ci soit partagé par toute la société politique, à commencer par son principal partenaire, le RDR. Ce n’est pas l’exigence d’une contrepartie contractuelle, mais d’une obligation morale. Il nous faut rester dans ce registre, et comme le disait le Président Houphouët-Boigny, pour la Côte d’Ivoire nous ne serons jamais assez ambitieux, et aucun sacrifice n’est assez grand. Sa soeur aînée Mamie FAITAIH me tint en 1986, à peu près le même discours “ tant que vous aurez le bien de la Côte d’Ivoire pour ambition, il n’y a pas d’opposition. Nos différences aident le Père la Nation dans son action et profitent à la construction de notre pays. Passez donc par le dialogue, pour vous faire entendre. C’est le mieux, car c’est pour vous qu’il travaille ”. C’est aussi la fameuse formule de mon ainé, le Président GBAGBO “asseyons-nous et discutons” ( sans préalable cher à une certaine école, qui n’a rien compris).

CONCLUSION :

 Les Présidents Alassane OUATTARA et Konan BÉDIÉ, observent les évolutions du contexte national et scrutent le comportement de leurs alliés respectifs. Ils n’ont pas abattu toutes leurs cartes. En apparence, le Président BÉDIÉ, tient le bon bout (force d’attraction à gauche et renversement des moyens de pression à son profit), mais le Président OUATTARA possède deux Jokers en mains. Il peut changer de fusil d’épaule avant 2020 et abattre ses JOKERS en 2019.

A) - En surprenant tout le monde par une démission avant le terme de son mandat. Cette manoeuvre d’anticipation lui permettra de mettre en scelle son ticket gagnant DUNCAN (PDCI) en sa qualité de Vice-Président et son choix (RDR) à la tête de l’État. Non seulement, il couperait ainsi l’herbe aux pieds à de nombreux prétendants qui ont basé toute leur stratégie sur une opposition à sa personne, mais placerait également le PDCI devant le fait accompli. Dès lors, ce dernier se retrouvant au Pouvoir de fait, ne pourrait plus le réclamer en 2020. Il ne pourra pas non plus s’opposer décemment à la candidature/reconduction de l’un de ses membres actifs, du reste son premier vice-président sans risque d’implosion. D’ici l’échéance de 2020, les résistances à une telle candidature PDCI/RDR de fait, pourront être plus faciles à dissoudre, par l’effet de la force gravitationnelle du Pouvoir. Les critiques, personnellement adressées au Président Ouattara, seront du coup diluées, faute d’objet ou de point focal. Il aura ainsi joué un rôle de fusible et de parapluie pour protéger les siens et sa formation politique (risque d’isolement et d’une perte de pouvoir totale, avec ses fâcheuses conséquences). Dès lors, le RDR pourra triompher de cette épreuve sans avoir à combattre, et le RHDP pourra se construire désormais sans encombre, sous la houlette des deux ex-présidents. C’est un scénario identique à celui de sa possible candidature en 2020, pour laquelle il abandonnerait le pouvoir en cours de mandat s’il était élu (limites physiques), au profit de son Vice-Président (nécessairement PDCI en raison de l’alliance).

Dans le présent scénario, il ne prend pas de risque, et il n’y qu’un décalage temporel, tandis que le schéma reste le même. Pour le réaliser, il faut qu’il soit animé d’un esprit de sacrifice, mais que représentent une ou trois années dans la vie politique d’un homme, destiné à entrer dans l’histoire ? Pour la réussite du scénario, le Vice-Président Daniel K. DUNCAN devra avoir les épaules solides et faire preuve d’une poigne de fer pour s’imposer et convaincre. Il pourra compter sur le soutien de l’un (le Président OUATTARA), qui lui est déjà acquis, et de l’autre (le Président BÉDIÉ, du même Parti que lui), qui sera bien obligé de satisfaire à une demande forte, tant de la part de ses partenaires, que de la communauté nationale dans l’intérêt général, à savoir la désignation du meilleur profil pour la fonction présidentielle (expérience, compétence, honnêteté, capacité de travail, vision, image et relations internationales).

Pour s’aménager une belle sortie et faciliter la tâche à son suppléant ou successeur temporaire, le Président OUATTARA devra au 1er Janvier 2019 prononcer la grâce présidentielle en faveur de tous les détenus de la crise post-électorale, dont Mme Simone GBAGBO, pour réduire les tensions avant 2020. Pour ce faire, Il doit dès à présent sommer la Justice, d’achever pour fin 2018, toutes les procédures en cours, avec diligence avec célérité. On ne dira jamais assez que la Justice prolonge inutilement la crise et freine la réconciliation. Cet acte non seulement rassurera les investisseurs qui ont besoin de visibilité et de stabilité programmatique, mais dégonflera la tension suscitée autour de la possibilité qui lui est ouverte par la Constitution de pouvoir se représenter. Ainsi, les deux futurs ex-Présidents auront participé à la résolution de cette “intrigue politique” sans perdre la face, bien au contraire, ils pourront, se poser dans un rôle de sages et de conseillers de la République. Nous les regretterons certainement un jour pour leur apport, comme nous regrettons aujourd’hui le Président Houpouet-Boigny sous certains aspects, alors que nous l’avons constamment vilipendé. Évitons la construction abusive d’un monde manichéen.

B) - Il peut aussi, dès à présent, mettre en orbite (fourniture de moyens et connexion à son réseau de relations), un parfait inconnu du monde politique, qui tranche avec le paysage actuel, tout en protégeant son anonymat jusqu’en 2020. Il mettrait dans cette perspective tout l’appareil du RDR à la disposition de ce dernier, à cette échéance, dans le cadre d’une candidature indépendante située au centre d’un champ de forces, destinées à rester antinomiques ou clivées entre des directions contraires, sans véritable offre politique alternative. Cette issue permettrait une compétition des compétences, ouverte et transparente. L’avantage de cette manoeuvre, est toujours de protéger son régime et d’assurer la survie du RDR, par une alliance objective, qui peut s’avérer gagnante et faire mordre la poussière au PDCI, car la Côte d’Ivoire est désabusée de sa classe politique, le plus souvent prédatrice et querelleuse. Elle aspire a un profond changement. Dans un tel contexte social et électoral, favorisé par une mutation générationnelle, une forte croissance de son intelligentsia et l’importance démographique de sa jeunesse, la rente de situation n’est ni profitable aux barrons d’un système (bourgeoisie politique surfaite), ni au pouvoir sortant (usure). La Côte d’Ivoire a besoin d’un visage neuf, et non d’une figure recyclée et marquée par les péripéties de la crise de notre récente histoire.

Les oppositions (déclarée, orpheline et non assumée) devront dans un tel scénario dont la probabilité n’est pas nulle, revoir leur copie, pendant qu’une nouvelle force pourra apparaître avec une ligne de rupture et une vision totalement novatrice, pour permettre de tourner définitivement la page des années de crise et de tâtonnements (démocratie, état de droit, modèle économique et social).

Ce sera un véritable bouleversement de l’échiquier politique avec la conservation d’un noyau dur (RHDP, fort et équilibré, car les perdants n’auront plus de raison de se quereller, le pouvoir leur ayant échappé) et d’une stabilité institutionnelle et macro-économique. Il ne restera plus qu’à travailler sur la transparence et la crédibilité du processus électoral. C’est le lieu de rappeler que ce qui est reproché à la CEI actuelle est strictement le même défaut que possédait l’ancienne CEI (la prépondérance de la présence de l’État à travers une pléthore de représentations ministérielles et d’Institutions et la politisation de la structure), si l’on excepte le mandat anormal à tout point de vue, de son Président, qui doit avoir maintenant l’élégance de démissionner pour sortir le Gouvernement de l’embarras, débloquer la situation politique et permettre à la compétition démocratique de s’exercer pleinement.

 

Ock Soo PARK : les pays qui savent éduquer leur Jeunesse dirigeront le monde demain

"Nous sommes petit à petit des relatons avec les autorités Ivoiriennes pour travailler ensemble pour la Jeunesse. Les problèmes politiques que rencontre la Côte d’Ivoire ne permettent pas au gouvernement de se pencher sérieusement sur les questions liées à la Jeunesse et un mandat de 5 ans n’est pas suffisant pour faire un travail efficace. Si l’on plante le blé, on pourra récolter dans six mois, en trois mois on récolte la pomme, mais la culture des Jeunes prend beaucoup plus de temps. Nous voulons former les présidents d’universités, nous voulons donner des cours sur le changement de mentalité dans les écoles, etc. la Jeunesse ivoirienne peut devenir le fer de lance du développement de la Côte d’Ivoire. Faites venir vos enfants à IYF et ils changeront le pays."

Ses cheveux gris et ce large sourire qui ne le quitte presque jamais nous font rappeler un grand-père bienveillant. Le révérend Pasteur Ock Soo PARK est un éducateur hors pair de la Jeunesse mondiale. Fondateur d’IYF, l’une des plus grandes Organisations de cette frange de la population, Pasteur Park ne trouve sa joie que dans celle des jeunes. À l’occasion du Camp Mondial IYF de la Jeunesse 2016 qui s’est tenu à Abidjan, Tomorrow Magazine l’a rencontré. Interview exclusive. Tomorrow Magazine :

Pouvez-vous vous présentez à nos lecteurs ?

 Ock Soo PARK : Je suis le révérend pasteur Ock Soo PARK et je travaille pour planter l’espoir dans le cœur des Jeunes du monde entier. Pour tout dire, je suis un peu comme un cultivateur, mais je ne cultive pas des fruits, ni des légumes, mais le cœur de la Jeunesse mondiale. Vous savez, dans le cœur des Jeunes il y a tellement de mauvaises pensées. Alors je travaille à retirer ses mauvaises pensées de sorte à ce qu’il ait des cœurs sains et purs. Je suis un éducateur de la Jeunesse mondiale.

 TM : Partout dans le monde, l’on parle de l’Organisation Internationale de Jeunesse IYF (International Youth Fellowship) que vous avez créé. De quoi s’agit-il concrètement ?

 OSP : IYF a été fondé en 2001 en Corée du Sud. La création de cette organisation remonte à l’année 1995. Cette année-là, je me suis rendu à Los Angeles pour une tournée d’évangélisation et là-bas une dame, apparemment désespérée, est venue me voir. Elle m’a raconté qu’elle vivait avec son fils unique dénommé Andy et qu’elle lui avait donné tout son amour. À l’âge de 15 ans, Andy a commencé à vivre une vie de délinquance. Il trainait avec des Jeunes drogués, cela inquiétait énormément cette femme et depuis lors il est devenu très agressif et portait même souvent des armes à feu sur lui. Elle m’a supplié de l’aider à sauver son fils de la rue. Je ne savais pas trop quoi faire, mais elle est venue à trois reprises. À la troisième rencontre, elle a versé beaucoup de larmes et m’a dit qu’elle avait chaque nuit la sensation que son fils était en train de mourir dans une fusillade. J’ai demandé à cette pauvre femme la permission d’emmener son fils avec moi en Corée du Sud. Sa vie était très misérable. Une fois en Corée, j’ai commencé à apprendre à celui-ci le monde du cœur. Après trois mois, Andy avait complètement changé. En retournant à Los Angeles, ses parents, ses amis et toutes les personnes qui l’entouraient étaient dans l’étonnement. Peu après, 28 Jeunes de cette ville nous ont été confiés. Le résultat fut le même. Un an après c’était 58 Jeunes qui nous étaient confiés. En 2001, c’était 500 Jeunes qui nous ont rejoints. Un mois durant, nous avons appris le monde du cœur à ces Jeunes. La plupart d’entre eux ont complètement changé de vie et leur vison du monde s’en est trouvé plus positif. La même année, j’ai fondé IYF et nous l’avons implanté dans plus de 200 pays aujourd’hui. Chaque année, nous organisons un programme dénommé le Camp Mondial de la Jeunesse. Progressivement, de nombreux gouvernements ont apprécié le sérieux avec lequel nous travaillons. Des présidents et anciens présidents de la République de plusieurs pays ont participé à nos camps mondiaux, une vingtaine de ministres, une soixantaine de présidents d’universités et plus de 300 pasteurs y ont déjà pris part. La première dame du Malawi est une admiratrice d’IYF et de ses programmes. En Corée du Sud, le nombre de participants au Camp Mondial peut atteindre 4 000 personnes. À ces Jeunes on apporte la Paix, la Joie et nous leur montrons la vie de Jésus-Christ, afin qu’ils s’en inspirent. Le Camp Mondial IYF a changé des milliers et des milliers de Jeunes. Il y a trois jours de cela (27 juillet 2016), le président de la République de l’Ouganda m’a invité au Palais présidentiel et m’a demandé de mettre sur pied un programme qui permettra à toute la Jeunesse Ougandaise de changer positivement sa mentalité. Quelques jours plus tôt, je rencontrais le président du Malawi qui m’a confié la même mission. Il y a quelques mois, c’est le président du Kenya qui m’accueillait à son palais et qui me demandait de sillonner les universités et de former les étudiants à la bonne mentalité. Ainsi ce sont plusieurs gouvernements qui confient leur Jeunesse à IYF. Les problèmes de la Jeunesse touchent tous les gouvernements du monde entier. Les Jeunes sont devenus très violents. Ce n’était pas le cas en Afrique il y a une dizaine d’années en arrière. Lorsque je quittais le Kenya il y a quelques mois, les élèves menaient une grève assez violente, c’était vraiment malheureux de voir ces Jeunes dans un tel état. Dans le passé, les jeunes réfléchissaient, aujourd’hui ce n’est vraiment plus le cas. Ils vivent à leur guise et ne courent que vers un sens. Ils ne pensent pas au résultat. En Corée du Sud, les Jeunes se suicident pour une raison qui n’existe presque pas. La Zambie, l’Inde et le Bénin nous ont gracieusement offert des hectares de terrains l’an passé pour construire des centres de formation, des écoles pour leur Jeunesse. Ce soir (pendant le Camp 7ème jour du Camp Mondial IYF de la Côte d’Ivoire), j’ai présenté comment le cœur peut changer à travers l’histoire biblique de la femme surprise en flagrant délit d’adultère. Il y a un mois j’ai publié un livre dont le titre est ''Le grand supermarché des cœurs’’. Dans ce livre, je montre la voie du véritable changement du cœur. Lorsque nos habits sont usés nous les changeons, n’est-ce pas ? On en fait de même lorsque nos chaussures se gâtent. Je travaille à donner un cœur brillant et utile pour la société aux personnes qui ont le cœur violent et cupide. La différence entre IYF et les autres organisations se situe au niveau du résultat du changement véritable des personnes qui la rencontre. À l’occasion du Camp Mondial IYF, je vais m’entretenir avec la Jeunesse de Côte d’Ivoire et je vais essayer de leur montrer ce que c’est que le cœur véritable d’un leader. Ne vous inquiétez plus pour vos jeunesses. Envoyez les tous à IYF.

TM : Pourquoi ce lien fort entre vous et les Jeunes ?

OSP : Mon rêve c’est que les Jeunes soient heureux. Je suis heureux lorsque les Jeunes sont heureux. Vous savez, j’ai créé la chorale Gracias qui est aujourd’hui la meilleure du monde (Grand Prix de la prestigieuse compétition internationale de chorale philharmonique Marktoberdorf en Allemagne) rien que pour qu’elle chante pour donner de la joie aux Jeunes. Les adultes ont un cœur qui change difficilement, alors que les Jeunes ont un cœur pur, qui peut changer assez facilement. J’ai 73 ans cette année (2016) et je voyage partout dans le monde pour donner des conférences aux Jeunes. L’on ne me paye pas pour ça, mais j’y tire une joie immense.

TM : Pensez-vous que la Jeunesse de Côte d’Ivoire changera aussi ?

OSP : Oui j’y crois fortement. En donnant la conférence, les plus de 2 500 Jeunes présents lors de ce Camp ont réagi favorablement à mes messages d’espoir et d’espérance. Je crois qu’ils aspirent à une vie meilleure. Je crois qu’ils veulent servir leur pays. Ils veulent vivre pour les autres. Il faut juste créer les conditions. Après l’un de mes passages au Ghana, nous avons remarqué un Jeune originaire de ce pays qui avait une très belle voix, mais qui avait un handicap à la main. La chorale Gracias l’a intégré dans le groupe et aujourd’hui il voyage partout avec elle pour apporter la joie dans le cœur de ces milliers de Jeunes que nous rencontrons. Nous avons essayé de soigner cette main en Corée du Sud, mais c’était impossible. La déformation qu’il avait depuis 23 ans ne pouvait pas se réparer. Si l’on avait traité le mal pendant qu’il était tout petit, les choses n’en seraient pas ainsi. C’est la même chose avec la Jeunesse. Si l’on s’y prend très tôt avec elle, elle change.

La Jeunesse de Côte d’Ivoire peut devenir un modèle et IYF veut y contribuer. Confiez-nous la Jeunesse ivoirienne pendant 10 ans seulement et vous verrez le résultat. Vous verrez ce que deviendra la Côte d’Ivoire. Laissez-moi vous partager une conviction, la Jeunesse IYF conduira ce monde dans 10 ans. Arrêtons de penser qu’avec l’argent on pourra changer le cœur des Jeunes. Seul le monde du cœur peut changer la Jeunesse et IYF, c’est le monde du cœur. 

 

TM : Vous êtes auteur de plusieurs livres best-seller, mais parlez-nous en particulier du livre ‘’Qui es-tu, toi qui m’entraînes ?’’

 OSP : Ce livre est la retranscription de mes conférences en Chine, lorsque j’ai été invité par la Jeunesse communiste de ce grand pays. Je leur ai montré comment éviter de se laisser entraîner. Plusieurs Jeunes Chinois ont changé de cœur à travers la lecture de ce livre. Beaucoup d’autres personnes dans le monde ont aussi changé de cœur grâce à ce livre.

TM : D’où IYF tire tous ces moyens pour l’organisation de ces grands événements à travers le monde ?

OSP : Plusieurs personnes posent cette question et c’est bien de le faire. IYF est une organisation à but non lucratif. Généralement ce sont les parents dont les enfants ont changé qui nous apportent l’essentiel de l’aide. Le cœur remplit de reconnaissance, ces personnes nous aident à subvenir à tous les besoins de l’organisation. À travers l’Église que j’ai aussi fondé, IYF reçoit une aide considérable. On a aussi les concerts de la chorale Gracias organisées partout dans le monde qui nous font gagner de l’argent. En décembre par exemple, cette chorale organise une trentaine de spectacles appelés Cantate de Noël. Le billet d’entrée à ce spectacle avoisine les 50 000 FCFA par personne. Cet argent, nous l’utilisons pour les billets d’avion et pour l’organisation de nos événements.

TM : L’Afrique connaît beaucoup de difficultés, comment est-ce que le monde du cœur dont vous parlez peut changer le continent ?

 OSP : Le problème d’une bonne partie du peuple Africain c’est qu’elle pense qu’elle est pauvre et toujours en difficulté. Dans son esprit, elle est faite pour souffrir et il est fait selon sa pensée. Elle demeure effectivement pauvre, malheureuse et misérable. Gardez s’il vous plaît toujours en mémoire l’exemple de la Corée du Sud. 70% du territoire de cette partie du monde est composé de montagne. La Corée a été divisée en deux et seulement une petite portion du territoire de la Corée du Sud, mon pays, sert à la construction des écoles, des usines, des hôpitaux, des plantations, etc. Il n’y existe aucune goutte de pétrole encore moins de minéraux dans le sous-sol. Des études présentent qu’il faut cent millions d’habitants à un pays pour qu’il se développe, alors que la Corée du Sud, en plus de cette faiblesse que j’ai énuméré ci-dessus, ne possède que cinquante millions d’habitants. Nous avons connu une guerre sanglante. Le PIB à la fin de la guerre était de 65 dollars. Aujourd’hui, nous sommes à plus de 30 000 dollars de PIB.

Nous devrions donc être un pays misérable et pauvre. Nous devrions nous apitoyer sur notre sort, mais nous avons adopté une bonne mentalité et on a changé notre pays. Certains spécialistes affirment que dans 15 ans la Corée du Sud deviendra la troisième puissance mondiale après les États-Unis et la Chine. Avant, il était impossible de comparer l’Allemagne et la France à la Corée du Sud, mais nous créons aujourd’hui l’étonnement. Nous achetions les Trains à Grande Vitesse (TGV) à la France, mais nous en fabriquons de meilleurs désormais avec un prix plus bas que celui des Français. Avec Samsung, nous avons détrôné le Japonais Sony dans la fabrication des appareils électro-ménagers. Dans l’automobile, nous gagnons du terrain avec Hyundai et Kia. Pourtant, il y a quelques années, nous achetions nos moteurs chez Toyota. Ne considérez pas vos faiblesses, chers frères Africains. Changeons de mentalité. IYF veut faire ce travail. Les pays qui sauront éduquer leur Jeunesse, sont ceux-là qui dirigeront le monde demain. Mais la plupart des gouvernements ne savent pas comment s’y prendre. Comme je l’ai dit tantôt, de nombreux présidents de la République nous invitent et sont en train de nous confier leur Jeunesse. Nous sommes petit à petit des relatons avec les autorités Ivoiriennes pour travailler ensemble pour la Jeunesse.

Les problèmes politiques que rencontre la Côte d’Ivoire ne permettent pas au gouvernement de se pencher sérieusement sur les questions liées à la Jeunesse et un mandat de 5 ans n’est pas suffisant pour faire un travail efficace. Si l’on plante le blé, on pourra récolter dans six mois, en trois mois on récolte la pomme, mais la culture des Jeunes prend beaucoup plus de temps. Nous voulons former les présidents d’universités, nous voulons donner des cours sur le changement de mentalité dans les écoles, etc. la Jeunesse ivoirienne peut devenir le fer de lance du développement de la Côte d’Ivoire. Faites venir vos enfants à IYF et ils changeront le pays.

SOURCE http://tomorrowmag.net/index.php?page=single-post_leader&id_article=159   Interview réalisée par Yannick DJANHOUN

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"Franklin Nyamsi, la perversité du goujat qui éprouve un besoin irrépressible de s’enfler pour faire illusion"

Par : Alexis DIETH

« Dans une forme d’impudeur, qui s’apparente à de la pornographie, il expose son ego en alignant ses titres et qualités universitaires usurpés ». (L’agrégation est l’instrument dont il escomptait se servir pour venir manger aux râteliers les plus garnis en Afrique. C’est aussi chez ce personnage frustre, une limousine symbolique. Détournant, en un péché contre l’Esprit,  l’agrégation de sa fonction académique, il l’utilise en Afrique  pour impressionner les foules qu’il aspire dominer. L’agrégation est, en sa main profanatrice  qui salit tout, un instrument d’ostentation, de frime, de « m’as-tu vu ? ».)

Franklin Nyamsi, un danger public en Côte d’Ivoire : la goujaterie et l’enflure de l’ego.  

Est-il besoin de le souligner ?

L’intelligence est à l’homme, ce que l’instinct est à l’animal. C’est un dispositif organique d’adaptation vitale aux conditions d’existence. Son rôle est de permettre à l’animal humain de poursuivre et d’atteindre avec efficacité les buts vitaux qui assurent sa conservation de soi dans l'espace et dans le temps. L’intelligence n’est rien de plus que cela.

Ce ne sont donc ni l’intelligence, ni les diplômes académiques qui définissent et constituent l’excellence de l’homme en tant qu’animal doué de raison. Les architectes des différentes barbaries et des différents génocides de par le monde se recrutèrent souvent parmi les docteurs de l'Université et les ingénieurs de haut vol des grandes Ecoles. L'histoire récente de la Côte d'Ivoire qui vit certaines sommités de l'Université mettre en forme le mythe populiste et ethno-nationaliste le prouve.

 Au-dessus de l’entendement, c’est la conscience qui fait l’Homme en libérant l’intellect de son asservissement naturel à l’ego.  C’est la conscience en tant que pure raison pratique qui humanise l’intelligence organique. C’est elle qui oriente l'entendement vers le service des fins universelles et vers le souci d’Autrui dont dépend la constitution des cités humaines.

L’intelligence en tant qu’instinct assisté par la réflexion est fondamentalement égoïste. Elle devient potentiellement dangereuse quand elle se combine avec une nature frustre. Elle devient une arme de destruction des cités quand elle tombe dans un homme rustre et grossier, un individu sans éducation, autrement dit un goujat.

Dans les mains d’un goujat ambitieux qui s’avise de l’utiliser pour gravir les échelons de la société afin de se hisser à son sommet pour en prendre le commandement, l’intelligence devient un fléau des cités quand sévit une guerre de succession dans le contexte d’un national-populisme qui fait prédominer les passions et abaisse la lucidité du bon sens populaire.

De ce point de vue, Monsieur Franklin Nyamsi incarne en Côte d’Ivoire cette combinaison dangereuse de la goujaterie et de l’intelligence instinctuelle. Il matérialise toutes les catastrophes politiques, sociales et morales qui peuvent peuvent en découler. En quelques années d’un activisme politique effréné pour se pousser au sommet de l’Etat ivoirien en utilisant comme  échelle, un jeune politicien local,  Franklin Nyamsi a avili l’autorité de l’agrégation, un diplôme d’excellence au plan académique. Il a  porté atteinte à l’autorité de la Nation et de l’Etat ivoiriens. Il a saboté l’autorité du Président de l’Assemblée Nationale dont il se sert ouvertement comme d’une vulgaire mule au service de ses propres ambitions de pouvoir absolu. Il a injurié la dignité personnelle de l’ex-ministre de l’Intérieur maintenant Ministre de la Défense Hamed Bakayoko. Il a agressé l’honorabilité du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Il s’en est pris à l’excellence du Président de la République en personne.

Engagé par conviction dans un projet satanique de destruction de toutes les autorités terrestres, cet égrégore luciférien s’en prend aujourd’hui à l’honorabilité de la  Ministre de L’Education nationale de Côte d’Ivoire, Mme Kandia Camara. Dans cette nième agression, l’incarnation personnalisée du non-être tente de se donner les apparences du "quelque chose" en s’attaquant aux dignités de la République.

A l’attitude normale du parvenu, venu de très bas,  qui pour prendre une revanche sur la vie, s’attache à écraser, à piétiner tout ceux qui se trouvent en dessous de lui, s’ajoute, chez Franklin Nyamsi, la perversité du goujat qui éprouve un besoin irrépressible de s’enfler pour faire illusion, d’afficher ses parchemins et de les renforcer par l’imposture et la tricherie pour impressionner les masses et les dominer.

Dans une forme d’impudeur, qui s’apparente à de la pornographie, il expose son ego en alignant ses titres et qualités universitaires usurpés. Il donne le change au soupçon populaire sur sa vacuité intellectuelle et morale. Je suis bien placé pour dire que sa jactance prétendument savante est une confuse logorrhée. J’en ai démonté les failles béantes, chaque fois que j’ai visité ses « écrits » pour en faire ressortir la vanité et les contradictions. Je suis bien placé pour dire que son agrégation de Lycée, dont je pourrais raconter, par le menu, les péripéties est une agrégation à destination alimentaire qui ne fut guère passée pour servir la Science.

L’agrégation est l’instrument dont il escomptait se servir pour venir manger aux râteliers les plus garnis en Afrique. C’est aussi chez ce personnage frustre, une limousine symbolique. Détournant, en un péché contre l’Esprit,  l’agrégation de sa fonction académique, il l’utilise en Afrique  pour impressionner les foules qu’il aspire dominer. L’agrégation est, en sa main profanatrice  qui salit tout, un instrument d’ostentation, de frime, de « m’as-tu vu ? ». En son abyssale vacuité morale, il a formé le projet de s’en servir comme arme politique ici en Côte d’Ivoire pour prendre possession de l’Etat Ivoirien par devers son employeur. Dressé sur ses ergots Monsieur Franklin Nyamsi s’y campe pour fanfaronner, insulter, agonir de grossièretés ceux qui débusquent ses mensonges, attaquer l’honorabilité des acteurs politiques en lesquels il flaire, de manière animale, des obstacles dressés sur le chemin de sa volonté de puissance.

A ce niveau de mon propos, Monsieur Franklin Nyamsi, je m’adresse à vous directement en qualité de citoyen soucieux du civisme républicain. Je dois vous rappeler ces principes qui furent à l’origine de la fondation de notre Cité : la Côte d’Ivoire. La Paix, la Pondération, le souci de l’Honorabilité et de la Dignité de la personne, le Respect de l’Autre et surtout de l’Etranger, les mots d’ordre du Père de la Nation ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny sont pour nous des principes sacrés. Ils le demeurent et demeureront malgré la parenthèse honteuse des années 1995 à 2010 que nous évertuons à fermer.

L’extrême violence récurrente de vos propos qui divisent, clivent, sèment la discorde, mobilisant au besoin le filon national-populiste, incitent à une guerre fratricide au RDR, entre le RDR et le PDCI. Par vos propos injurieux et vos comportements bellicistes et vindicatifs, vous incarnez l’antithèse radicale de cette paix sociale, de cette considération de l’Autre. Vous êtes devenu un ennemi de la Côte d’Ivoire.

Votre objet ultime est de prendre le pouvoir d’Etat ivoirien par devers votre mule pour imposer sur la Côte d’Ivoire la domination de votre ego boursouflé. Monsieur Franklin Nyamsi, malgré votre position, une monstrueuse usurpation, vous n’avez pas su utiliser votre équerre et votre compas personnel pour  vous imposer, comme il se doit, une limite intérieure et vous orienter dans la direction du service des impératifs de la Raison et des valeurs de la Démocratie républicaine. Croyez-moi, Monsieur Franklin Nyamsi, la Côte d’Ivoire parviendra à se débarrasser démocratiquement de vous et vous lui rendrez judiciairement des comptes. Ce n’est qu’une question de temps. J'ai dit.

Par / Alexis Dieth : SOURCE http://www.cedea.net/wp/?p=3192

 

Côte d’Ivoire : Pourquoi Bédié a appelé Ouattara après le bureau politique du Pdci [ QU’A DIT OUATTARA ET QU’EN PENSE-T-IL ]

« Si on avait dit RBDP au lieu de RHDP, (Rassemblement des Bédiéistes pour la démocratie et la paix, , et non Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et paix), il n’y aurait eu aucun problème.

Côte d’Ivoire : Pourquoi Bédié a appelé Ouattara après le bureau politique du Pdci Le mardi 19 juin 2018, 48 heures après le bureau politique du Pdci, le Président du Pdci Rda, a passé un coup de fil, au Président Alassane Ouattara, alors que celui-ci se trouvait encore en France, et s’apprêtait à rentrer au pays, suite aux inondations à Abidjan.

Au cours de l’entretien téléphonique, le chef du Pdci a tenu à rassurer le chef de l’État ivoirien sur la suite de leur collaboration. Pour Henri Konan Bédié, rien ne devrait changer puisque le bureau politique, lui a donné mandat pour poursuivre le renforcement du Rhdp.

Traduction : le report au congrès ordinaire d’après la présidentielle de 2020, pour un examen approfondi de l’accord politique et des statuts Rhdp signés par Bédié ne devrait pas avoir de conséquence, alors que la création du parti était imminente.

Selon Bédié, la conséquence du rejet dans l’immédiat de la création du Rhdp marquée par un départ du Pdci du gouvernement et des institutions de l’État, conformément à ce que le chef de l’État avait dit au sujet de l’Upci, n’est pas à l’ordre du jour. En clair, Bédié et le Pdci ne sont pas prêts pour la rupture, malgré le refus de l’agenda d’Alassane Ouattara pour le parti unifié.

[ QU’A DIT OUATTARA ET QU’EN PENSE-T-IL ] Le chef de l’État a dit avoir pris bonne note, mais la conversation n’a pas été prolongée. Sans doute au moment où il parlait avec Bédié, Alassane Ouattara s’est-il souvenu de cette vanne datant de plusieurs semaines déjà, et qui circule dans les milieux Rdr au sujet de l’attitude de son aîné :

« Si on avait dit RBDP au lieu de RHDP, (Rassemblement des Bédiéistes pour la démocratie et la paix, , et non Rassemblement des Houphouëtistes pour la démocratie et paix), il n’y aurait eu aucun problème. On est étonné que le nom d’Houphouët-Boigny pose tant problème, et que des militants préfèrent plus le nom Pdci en héritage, que le nom même de celui qui a légué cet héritage. On aurait dû dire RBDP ».

 Mais l’ambiance ne semble pas être à l’humour en ce moment entre le Pdci et le Rdr.

Par Charles Kouassi (source ) http://www.lintelligentdabidjan.info/news/cote-divoire-pourquoi-bedie-a-appele-ouattara-apres-le-bureau-polit

 

CIV / Certains ont obtenu le OK du… grand chef. D’autres doivent encore patienter… HAMBAK « Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud »

Hamed Bakayoko, en homme politique avisé « Je ne m’inquiète pas de savoir si nous allons gagner. Si je vous dis oui, mon inquiétude est de savoir ce que nous ferons de la victoire. Car, le Rdr ne doit pas perdre Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud »

Municipales et régionales 2018: Voici les candidats qui ont déjà le OK de Ouattara Par SYLLA Arouna

 Certains ont obtenu le OK du… grand chef. D’autres doivent encore patienter… Le président d’honneur du Rassemblement des républicains (Rdr), Alassane Ouattara, a présidé, à Abidjan, une réunion de la haute direction de son parti, avant de s’envoler, il y a une dizaine de jours, pour Paris. Il s’est agi au cours de cette rencontre, rapportent des sources informées, de faire le point des candidatures au niveau du Rdr, pour les municipales et régionales prévues dans environ trois mois.

 Sur la liste des candidats qui lui a été soumise, après les arbitrages, le chef de l’Etat n’a pas fait de difficulté pour donner sa caution à certains noms. Pour d’autres, il a demandé de continuer les conciliabules jusqu’à la fin du mois de juin. Ainsi, au niveau des communes d’Abidjan, Alassane Ouattara a accepté que Gilbert Kafana Koné, Hamed Bakayoko et Cissé Ibrahim Bacongo défendent les couleurs de son parti, respectivement à Yopougon, Abobo et Koumassi.

Concernant les régionales, le numéro 1 ivoirien ne voit pas d’inconvénients que Cissé Sindou rempile comme président du Conseil régional du Folon, pour le compte du parti présidentiel. Par contre, dans le Béré, Karamoko Abdel Kader, le président du Conseil régional sortant, pourrait avoir des soucis. Il se trouve que l’ex-ministre Dosso Moussa, actuellement administrateur de la Banque africaine de développement (Bad) pour la Côte d'Ivoire, la Guinée et la Guinée équatoriale, est intéressé par ce poste. Parmi ces deux cadres du Béré, le leader du Rdr a une préférence pour l’ancien membre du gouvernement…

 En tout état de cause, le processus de désignation des candidats à ces élections n’est pas encore à son terme au Rdr et dans bien de partis politiques. Après qu’il aura arrêté sa liste de candidats, le parti au pouvoir doit, en principe, confronter le résultat de son arbitrage avec celui des autres formations politiques membres du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp). Et, comme l’a, une fois, indiqué Henri Konan Bédié, le président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci), en cas de désaccord dans une commune ou une région donnée, le parti qui se sent capable de gagner pourrait mettre dans la course, son cheval. Sans problème.

 Il est donc fort possible qu’on assiste à d’âpres batailles entre partis membres du Rhdp pour certaines mairies et présidences de Conseil régionaux. Hamed Bakayoko prend une longueur d’avance. D’ores et déjà, le ministre d’Etat, ministre de la défense a pris une longueur d’avance au niveau d’Abobo.

Une délégation des têtes fortes du Rdr à Abobo a fait, le mardi 19 juin 2018, le déplacement du siège de leur parti à Abidjan-Cocody, pour dire que leur choix s’est porté sur lui pour conduire la liste de leur formation politique lors des élections municipales prochaines dans leur commune. Le Secrétaire départemental, Yéo Kolotioloma, en présence notamment de Jeanne Peuhmond et de l’adjoint au maire Idrissa Kennedy, a demandé à la direction du parti d’Alassane Ouattara, représentée par Gilbert Kafana Koné, d’accepter de mettre M. Bakayoko à leur disposition.

En réponse, le maire de Yopougon a exprimé sa joie devant la démarche de ces militants du Rdr d’Abobo, promettant que la direction étudiera, avec une grande attention, leur demande. Hamed Bakayoko, en homme politique avisé, n’a pas tout de suite répondu favorablement à cette demande. Il a posé certaines conditions qui ne sont pas insurmontables. Comme l’affaire est goupillée, il ne devrait pas refuser d’être candidat aux municipales prochaines à Abobo, lui le député de Séguéla…

 « Je ne m’inquiète pas de savoir si nous allons gagner. Si je vous dis oui, mon inquiétude est de savoir ce que nous ferons de la victoire. Parce que, sachez que lorsque j’ai la bénédiction de mes parents, je n’échoue jamais. Si ma réponse est positive, je viendrai à Abobo pour qu’on gagne. Car, le Rdr ne doit pas perdre Abobo. Il faut que cette commune reste ce qu’est Soweto pour l’ancien l’Afrique du Sud. Personne ne pourra arracher Abobo au Rdr», a lancé Hamed Bakayoko, faisant un grand geste à cette délégation du Rdr d’Abobo.

Par SYLLA Arouna (source) http://www.linfodrome.com/vie-politique/39623-municipales-et-regionales-2018-voici-les-candidats-qui-ont-deja-le-ok-de-ouattara

Aux termes de ces échanges fructueux: (- Le bureau politique affirme son soutien au Président du Parti et endosse la signature de l’Accord Politique du RHDP relatif à la création d’un Parti Unifié;)

PDCI-RDA: le communiqué final du bureau politique du 17 juin 2018

Le Bureau Politique du PDCI-RDA s’est tenu le 17 Juin 2018 à la maison du parti à Cocody sur la convocation et sous la présidence effective de son Excellence Henri Konan BEDIE, Président du Parti.

Au cours de cette rencontre élargie aux membres du Comité des Sages, il s’est essentiellement agi d’examiner l’Accord Politique du RHDP relatif à la création d’un parti unifié, dénommé RHDP.

Après l’adoption de l’ordre du jour, le Président du Parti a donné la parole au Secrétaire Exécutif du Parti, à l’effet de donner des informations relatives aux activités de la Direction du Parti depuis le Bureau Politique du 17 Novembre 2015

 Ensuite, le Président du Parti a donné la parole au Secrétaire Exécutif chargé des Commissions Techniques Nationales ; à l’effet de communiquer au Bureau Politique les points majeurs se rapportant à l’Accord Politique du RHDP portant création du Parti Unifié, RHDP et de donner lecture des projets de résolutions relatifs au report du 13ème Congrès Ordinaire, à la prolongation du mandat du Président du Parti, de ceux des organes et des structures spécialisées et de l’adoption de l’Accord Politique relatif à la création d’un Parti Unifie, dénommé RHDP.

Suite à la lecture des différents projets de résolutions, un débat riche, libre, franc et démocratique s’est instauré entre les membres du Bureau Politique.

Aux termes de ces échanges fructueux:

 - Le bureau politique affirme son soutien au Président du Parti et endosse la signature de l’Accord Politique du RHDP relatif à la création d’un Parti Unifié;

 - Le Bureau Politique prend acte des documents tels que validés par le Comité de Haut Niveau et décide de soumettre ces documents à l’examen du prochain congrès ordinnaire du PDCI-RDA.

- Le Bureau Politique donne cependant mandat au Président du Parti pour poursuivre les négociations dans le cadre du RHDP et ce, à toutes les étapes du processsus de mise en œuvre du Parti unifié RHDP.

- Le bureau politique rappelle que l’année 2018, en ce qui concerne le PDCI-RDA, est une année de Congrès, notamment le 13ème Congrès Ordinaire.

Le Bureau politique, face aux enjeux futurs et soucieux de la préservation de l’union des militants autour du Président du Parti, décide :

- Le report du 13ème Congrès Ordinaire du PDCI-RDA après l’élection présidentielle de 2020;

- La prolongation du mandat du Président du Parti;

- La prolongation des mandats des autres organes et des structures spécialisées du Parti;

Le Bureau politique rassure les militants et militantes de la détermination du parti à reconquérir le pouvoir en 2020 et les invite à se mobiliser massivement pour participer activement à la révision de la liste électorale, dans l’union, le rassemblement et la discipline.

 Fait à Abidjan, le 17 juin 2018.

Le Bureau Politique

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