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Monde (221)

L'Église catholique se retire du processus électoral au Burundi,

A une semaine de la date prévue des élections législatives et alors que le pays est plongé dans une grave crise politique, a annoncé jeudi le président de la conférence des évêques. "Après avoir considéré la manière dont ces élections sont organisées et leur évolution actuelle (...), nous, évêques de l'Église catholique, avons estimé qu'il convenait que les prêtres démissionnent et cèdent leur place à ceux qui peuvent continuer le travail au sein des commission électorales où le clergé occupe des fonctions importantes", a déclaré le 28 mai Mgr Gervais Bashimiyubusa sur la radio catholique Radio Maria.

L'Église catholique, importante force morale au Burundi, avait pris position en mars contre un troisième mandat de M. Nkurunziza. "Il y a quelques jours, nous avons sorti un communiqué qui contenait nos souhaits pour que le processus électoral en cours réponde aux conditions requises pour de bonnes élections crédibles", a indiqué Mgr Bashimiyubusa, lisant un communiqué de la conférence des évêques. Cette annonce est un coup très dur pour la crédibilité du processus électoral, a jugé un analyste local. Des prêtres sont à la tête d'au moins cinq des 17 commissions électorales provinciales, d'autres sont vice-présidents, beaucoup dirigent également ces structures au niveau des communes. "Nous en avons profité pour déclarer que l'Église pourrait se retirer du groupe des intervenants qui organisent ces élections vu que l'Église ne peut pas cautionner des élections pleines de lacunes", a expliqué le prélat, rappelant que le clergé avait dû donner aux prêtres une permission spéciale pour qu'ils puissent participer aux commissions électorales dans les provinces et les communes. Des législatives et des communales sont prévues le 5 juin, avant la présidentielle du 26 juin.

Le Burundi est plongé dans une crise politique depuis l'annonce fin avril de la candidature du président Pierre Nkurunziza à un troisième mandat, avec des manifestations quotidiennes à Bujumbura, sévèrement réprimées par la police. Les violences ont fait plus d'une trentaine de morts en un mois. Les prélats appellent toutefois les fidèles à accomplir leur devoir de citoyen, en souhaitant que le vote se fasse sans "menace ou intimidation de quelque nature que ce soit". La conférence des évêques a enfin appelé les forces de l'ordre et les manifestants anti-Nkurunziza, qui s'affrontent quotidiennement dans les rues depuis plus d'un mois, à ne pas tuer, car c'est un mal absolu.

(Avec AFP)

Donald Kaberuka, artisan du retour de la BAD à Abidjan sous son impulsion, la BAD, qui a triplé son capital depuis 2003 pour le porter à 91 milliards d'euros

Donald Kaberuka, artisan du retour de la BAD à Abidjan, critiqué par les francophones

Donald Kaberuka, qui lâchera dans quelques jours les rênes de la Banque africaine de développement (BAD), laisse une institution financièrement solide, mais a été accusé d'avoir délaissé les pays francophones au profit des anglophones. Arrivé en 2005 à la présidence de la BAD, cet ennemi de l'"afropessimisme", petites lunettes rondes et costume toujours impeccable, lègue à son successeur une banque auréolée de la note AAA, décernée par l'agence de notation financière américaine Fitch en 2013. Sous son impulsion, la BAD, qui a triplé son capital depuis 2003 pour le porter à 91 milliards d'euros, est devenue la première institution de financement du développement sur le continent africain, avec 317 opérations pour un total de 6,2 milliards d'euros en 2013.

Renforcer le secteur privé et investir dans les infrastructures est devenu le credo de la BAD, qui est désormais "mieux représentée" dans "plusieurs des pays fragiles du continent", selon Tchétché N'Guessan, ex-administrateur pour la Côte d'Ivoire à la BAD. Derrière son image de banquier dur et austère, M. Kaberuka restera également comme le patron qui a traversé la crise financière et internationale de 2009. Mais au final, "l'histoire retiendra que c'est lui qui a ramené la banque à Abidjan", explique M. N'Guessan à l'AFP. Selon lui, c'est au prix de "difficiles batailles" que Donald Kaberuka a réussi à ramener la BAD de Tunis à Abidjan, dans un siège "plus grand" permettant au personnel de "travailler dans de meilleures conditions". Après le coup d'Etat manqué de 2002 en Côte d'Ivoire et la décennie de crise politico-militaire qui a suivi, l'institution avait été délocalisée à Tunis en 2003. Elle n'est revenue que l'an dernier dans la capitale économique ivoirienne. M. Kaberuka "a pesé de tout son poids, il avait confiance en la Côte d'Ivoire, en sa capacité à normaliser la situation sécuritaire, administrative", se souvient Mabri Toikeusse, le ministre ivoirien du Plan.

Mais au moment où s'ouvre la course pour sa succession, une partie du monde francophone l'accuse d’avoir privilégié les pays anglophones. Ainsi, la France voudrait un président "plus soucieux des intérêts" de l'Afrique francophone, entend-on au ministère des Finances à Paris. Parfait bilingue en français et en anglais, Donald Kaberuka était pourtant vu lors de son élection comme un lien possible entre l'Afrique anglophone et l'Afrique francophone, deux univers où il a vécu et travaillé. Né en 1952 à Byumba, dans le nord du Rwanda, il a suivi ses parents en exil à l'âge de 8 ans en Ouganda, puis en Tanzanie, avant d'aller étudier en Grande-Bretagne. Docteur en économie de l'université de Glasgow (Ecosse), il a été enseignant-chercheur à l'université du Sussex (sud de l'Angleterre), avant d'intégrer le secteur bancaire à Londres, notamment à la Lloyds Bank. Rentré au Rwanda après le génocide de 1994 (plus de 800.000 morts, selon l'ONU), il est considéré comme l'un des artisans du réveil économique du pays, dont il a été le ministre des Finances de 1997 à 2005.

Sept candidats et une candidate se sont d'ores et déjà déclarés pour lui succéder à la présidence de l'institution, qui fête ses 50 ans. Pour être élu, un candidat doit emporter la majorité des votes de tous les pays membres, et la majorité des votes des pays africains. Si cinq tours de scrutin ne suffisent pas, la BAD peut décider d'ajourner et de procéder à un second vote. C'était arrivé en 2005, lors de la première élection de M. Kaberuka. (AFP)

Présidence de la BAD : Ouattara joue la neutralité

(Jeune Afrique)  Malgré le lobbying de plusieurs de ses homologues, le chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara, a choisi de ne soutenir aucun des candidats à la succession de Donald Kaberuka au poste de président de la Banque africaine de développement. L'intense lobbying mené par plusieurs chefs d'État pour convaincre les autorités ivoiriennes de prendre position en faveur de tel ou tel candidat à la présidence de la BAD demeure infructueux. On sait que le scrutin aura lieu fin mai, lors des assemblées annuelles de l'institution, et que huit candidats sont en lice. Selon nos informations, Alassane Ouattara a fait le choix... de ne pas choisir. Et pour une raison simple : le siège de la BAD se trouve à Abidjan. Amadou Koné, l'administrateur de la Côte d'Ivoire à la BAD, a fait passer le message au sein de l'institution. Charles Koffi Diby, le ministre des Affaires étrangères, aussi.

 

 

( Vidéo ) Fatou Diome On sera riche ensemble ou on va se noyer tous ensemble ! –Ce soir (ou jamais !)

Frédéric Taddeï et ses invités dans « Ce soir (ou jamais !)» : Accueillir toute la misère du monde … ? Avec : Pierre Henry, Président de France Terre d’asile Catherine Wihtol de Wenden,spécialiste des migrations internationales Sylvie Brunel, géographe Thierry Baudet, juriste et historien Régis Jauffret,écrivain Fatou Diome, écrivain Gérard-François Dumont, démographe Alain Bauer, criminologue

Affaire Tomi: au Mali, le président IBK fait allusion aux écoutes

Toujours pas de réaction officielle directe au Mali, après la reproduction vendredi 22 mai dans la presse de conversations téléphoniques du président Keïta, interceptées par la justice française dans le cadre de l'affaire Michel Tomi, un homme d'affaires corse déjà condamné par le passé pour des malversations financières, et actuellement sous le coup d'une nouvelle procédure judiciaire pour corruption d'agent public étranger. Ce gérant de plusieurs casinos en Afrique avait visiblement développé des liens étroits avec Ibrahim Boubacar Keïta, mais aussi avec le président gabonais Ali Bongo. IBK a tout de même fait allusion au sujet vendredi, après une cérémonie officielle. Son entourage s'exprime également. Après avoir assisté ce vendredi à Bamako à une cérémonie de prière pour que la paix revienne au Mali, le président IBK a parlé à la presse.

Il n’a pas abordé directement les révélations du site français d'information Mediapart, mais c’est tout comme. « Je l'ai toujours dit, on peut essayer de déstabiliser un homme, mais si cet homme a la foi, si cet homme a le soutien de ceux qui le connaissent et qui croient en lui, c’est peine perdue, a lancé M. Keïta. Tel je suis, aux mains de Dieu et aux mains des miens. Nous ne sommes pas des naïfs et je suis un homme heureux aujourd’hui. » Dans l'entourage du président malien, on va plus loin. On explique qu'Ibrahim Boubacar Keïta n’a absolument rien à se reprocher. Ses relations avec l’homme d’affaires Michel Tomi sont connues. Le même entourage estime qu’une instruction judiciaire étant ouverte, « la vérité éclatera ». Certains n’hésitent pas à parler de « manœuvres dilatoires pour tenter d’affaiblir un président », qui a récemment rappelé à la communauté internationale le nationalisme ombrageux du Mali. La publication de ces écoutes est « dégueulasse », lâche par ailleurs un proche du président. Michel Tomi, l'ami du président malien IBK Vendredi, les journalistes français Ellen Salvi et Fabrice Arfi ont consigné sur Mediapart un article reproduisant des conversations des présidents IBK et Bongo, écoutés incidemment par la justice française dans le cadre d'une enquête sur Michel Tomi, mis en examen il y a un an. Les conversations interceptées remontent à 2013 et 2014. Elles mettent en lumière des relations de proximité entre les deux chefs d'Etat et l'homme d'affaires.

Me Pierre-Olivier Sur, avocat français du président malien, a dénoncé vendredi la mise sur écoute d'un président de la République en fonction, même s'il s'agit d'écoutes incidentes. « C'est une première à ma connaissance », s'insurge Me Sur. Dans la retranscription de ces écoutes, on apprend que l'homme d'affaires corse et le président IBK se tutoient et se donnent du « Michel » ou encore du « mon frère ». On comprend aussi que M. Tomi se plie en quatre pour anticiper les besoins d'IBK ou pour lui faire plaisir. Il est question d'une voiture, d'un jet privé, ou encore de costumes fournis au chef de l'Etat. Michel Tomi rappelle aussi à M. Keïta qu'il doit prendre ses médicaments et lui propose un jour de casser une grève à l'hôpital de Marseille pour que le président puisse s'y faire soigner. Ali Bongo, le « neveu » de l'homme d'affaires L'homme d'affaires apparait aussi aux petits soins pour le président gabonais, qu'il considère comme son neveu. En 2013, il offre une croisière aux époux Bongo sur son bateau de 43 mètres. Entre le président et Michel Tomi, au téléphone, il est question d'affaires, mais aussi de rendez-vous galant avec une hôtesse bulgare que le Corse propose à Ali Bongo. Selon Mediapart, ce sont toutes ces écoutes opérées pendant des mois qui ont abouti à la mise en examen de Michel Tomi pour « corruption d'agent public étranger » notamment. Par RFI media Des conversations des présidents malien et gabonais écoutées en France C'est une révélation du site d'information Mediapart : les présidents du Mali IBK et du Gabon Ali Bongo ont été écoutés par la justice française dans le cadre de l'enquête sur Michel Tomi.

L'homme d'affaires corse, qui est à la tête d'un empire financier en Afrique, a été mis en examen il y a un an pour corruption d'agent public étranger, faux et usage de faux. C'est en mettant ses téléphones sur écoute que la justice a intercepté, en 2013 et 2014, de nombreuses conversations entre Michel Tomi et les deux présidents. Les extraits des écoutes publiés par Mediapart vendredi 22 mai, montrent que l'homme d'affaires corse est aux petits soins avec les présidents malien et gabonais, et qu'il multiplie les cadeaux luxueux. Dans une conversation du 4 octobre 2013, Michel Tomi demande à Ibrahim Boubacar Keïta des nouvelles d’un véhicule Range Rover qu'il lui aurait offert. « Impeccable, impeccable », répond le chef de l'Etat pour dire sa satisfaction.

Dans une écoute, Michel Tomi propose au président IBK d'utiliser son jet privé, et lui demande s'il est content du manteau ou des costumes de luxe qu'il lui a fait livrer. Le président malien apprécie manifestement et demande à son ami, qu'il appelle « Michel », qu'on lui confectionne aussi des habits de campagne. Les deux hommes parlent de tout, aussi bien d'une paire de lunettes, que de l'achat de l'avion présidentiel. On sent dans les écoutes retranscrites par Mediapart une grande complicité entre les deux hommes, qui se tutoient. Michel Tomi rappelle même une fois au président malien de prendre ses médicaments. Même proximité avec le chef de l’Etat gabonais L'homme d'affaires est aussi aux petits soins avec Ali Bongo.

Le 20 juillet 2013, le président gabonais et son épouse passent des vacances sur le yacht de Michel Tomi. Les deux hommes parlent affaires, et aussi femmes : le Corse évoque une belle hôtesse bulgare qu'il garde en réserve pour un prochain voyage du président gabonais, quand il sera seul. Mediapart résume : « L'homme d'affaires est là pour rendre la vie plus douce aux deux présidents, en échange de pouvoir faire prospérer ses affaires. » Maître Pierre-Olivier Sur l'avocat français du président malien qui est aussi bâtonnier a dénoncé vendredi avec vigueur la mise sur écoute d'un président de la République en fonction, même s'il s'agit d'écoutes incidentes. « C'est une première à ma connaissance », s'est insurgé l'avocat du président malien. Pour l’instant, le Mali et le Gabon n’ont pas réagi de manière officielle, mais dans l'entourage direct du président malien, on se dit ce vendredi indigné par ces écoutes. « La justice française aurait dû se dire qu'il y a des limites », confie un proche du chef de l'Etat.

Notre interlocuteur juge par ailleurs « dégueulasse » la publication de ces écoutes par le site Mediapart. AFP PHOTO / ISSOUF SANOGO / Par RFI media

Énergie : le projet de l'artiste Akon au forum des Nations Unies / « 1 milliard de dollars de lignes de crédit »

« Akon Lighting Africa » ou Akon éclaire l’Afrique, c’est le projet de l’énergie solaire que la star sénégalo-américaine Alioune Badara Thiam alias ’’Akon’’, Thione Niang et Samba Bathily ambitionnent pour 11 pays africains. Ce projet déclenché en 2014, vise à accélérer l’électrification du continent africain en installant dans les communautés rurales des solutions solaires off grid adaptées à un usage domestique ou collectif, selon un communiqué de presse transmis à Afrikipresse.fr. Ce projet ‘’porteur’’ excite déjà des grands organismes internationaux.

Les Nations Unies et la Banque mondiale qui organisent cette semaine à New York, un second forum Sustainable Energy for All (SE4A), ont mis à contribution le projet « Akon Lighting Africa ». À l’ouverture de la session du forum, Thione Niang, un des fondateurs du projet, a déclaré : « l’aide au développement est importante. Il faut passer maintenant à une logique économique si l’on veut être à la hauteur du défi posé.

Sans accès à l’énergie, pas de développement possible: ni écoles, ni activité économique au-delà d’une certaine heure, ni communications ». Devant les participants à New York, M. Niang a souligné : « en laissant perdurer cette situation, le monde entier se prive de tout le potentiel incroyable de l’Afrique et des Africains ». Les fondateurs affirment que le succès d’Akon Lighting Africa repose sur un modèle économique unique en son genre. « 1 milliard de dollars de lignes de crédit » Selon le document, les kits solaires proposés aux ménages et aux petites collectivités sont pré-financés, afin d’être immédiatement disponibles.

« Pour ce projet, nous avons commencé début 2014 par sécuriser 1 milliard de dollars de lignes de crédit auprès de banques et de partenaires financiers internationaux. Nous sommes ensuite partis à la rencontre des gouvernements africains et des agences de microcrédits qui ont été convaincus par cette approche. Ils peuvent en effet rembourser ces crédits au rythme qui leur convient», a expliqué Samba Bathily, lors du panel dédié aux enjeux de financement de l’énergie. Pour l’éclairage domestique et public, l’utilisation d’appareils électriques et électroniques et les solutions proposées requièrent des compétences spécifiques pour leur installation et leur maintenance. « Elles sont ainsi l’occasion de former une nouvelle génération d’ingénieurs et de techniciens sur le terrain et de créer des emplois », fait-on remarquer.

C’est cercle vertueux, ajoute-on, qui a retenu l’attention des Nations-Unies et de la Banque mondiale au moment où 622 millions d’Africains sont encore privés d’électricité. Akon Lighting Africa est une initiative qui vise une ‘’croissance inclusive’’ du continent avec pour l'instant 11 pays visés : Mali, Sénégal, République de Guinée, Bénin, Niger, Burkina Faso, Congo Brazzaville, Gabon, Sierra Leone, Guinée Equatoriale et Kenya. Aliou BM Diallo, à Conakry

Les 10 pays d’Afrique qui reçoivent le plus d’argent des africains vivant hors du continent

Le magazine Jeune Afrique Économie a publié un article sur les transferts des migrants vers l’Afrique. L’article se réfère à la dernière édition de la note d’information de la Banque mondiale sur les migrations et le développement du 6 octobre 2014. L’institution financière prévoit que “les envois de fonds officiellement comptabilisés” devraient s’élever à 342 milliards d’euros dont 26 milliards en direction de l’Afrique. L’argent que la diaspora africaine (les africains vivant hors du continent africain) envoie au continent a un rôle crucial car non seulement il permet à certaines familles de subvenir à leurs besoins, mais il reflète en même temps les investissements de la diaspora sur le continent. Voici les plus grands destinataires de ces transferts d’argent.

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10. Mali : 629 millions d’euros 

9. Ouganda : 790 millions d’euros 

 8. Afrique du Sud : 790 millions d’euros

 7. Kenya : 1,2 milliards d’euros

 6. Sénégal : 1,34 milliards d’euros

 5. Algérie : 1,65 milliards d’euros

 4. Tunisie : 1,84 milliards d’euros

 3. Maroc : 5,34 milliards d’euros

 2. Egypte : 14,15 milliards d’euros

 1. Nigéria : 16,51 milliards d’euros

Le Président Alassane OUATTARA s’entretiendra, le Lundi 11 Mai 2015, avec son homologue Ghanéen, Son Excellence Monsieur John Dramani Mahama, sur la question de la délimitation de la frontière maritime ...

NOTE D’INFORMATION/N°814 (Genève, le 10 Mai 2015)

Le Chef de l’Etat à Genève pour des entretiens avec le Président Ghanéen

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, est arrivé à Genève (Suisse) ce Dimanche 10 Mai 2015, en début de soirée, pour des entretiens avec son homologue Ghanéen, Son Excellence Monsieur John Dramani Mahama.

Le Chef de l’Etat a été accueilli à l’aéroport international de Genève par le Ministre du Pétrole et de l’Energie, M. Adama Toungara et l’Ambassadeur de Côte d’Ivoire en Suisse, SEM. ADJOUMANI Kouadio.

Le Président Alassane OUATTARA s’entretiendra, le Lundi 11 Mai 2015, avec son homologue Ghanéen, Son Excellence Monsieur John Dramani Mahama, sur la question de la délimitation de la frontière maritime entre la République de Côte d'Ivoire et la République du Ghana.

Les discussions entre les deux Chefs d'Etat se feront en présence de Son Excellence Monsieur Kofi Annan, Président de "Kofi Annan Fondation".

 

COMMUNIQUE DE LA PRESIDENCE DE LA REPUBLIQUE

Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, a quitté Abidjan ce dimanche 10 mai 2015, pour Genève (Suisse).
Le Chef de l'Etat aura des entretiens avec son homologue Ghanéen, Son Excellence Monsieur John Dramani Mahama, sur la question de la délimitation de la frontière maritime entre la République de Côte d'Ivoire et la République du Ghana.
Les discussions entre les deux Chefs d'Etat se feront en présence de Son Excellence Monsieur Kofi Annan, Président de "Kofi Annan Fondation".

Fait à Abidjan, le dimanche 10 mai 2015

Premier forum de la diaspora ivoirienne : Pari réussi pour le ministre Ally Coulibaly

La première édition du Forum de la diaspora ivoirienne a fermé ses portes, le vendredi 8 mai 2015. Ces assises ont servi de baromètre pour jauger la mobilité des Ivoiriens de l’étranger et faire des recommandations au gouvernement.

«Quels enjeux pour une Côte d’Ivoire en voie d’émergence». Tel a été le thème retenu pour la première édition du forum dédié à la diaspora ivoirienne à laquelle ont pris part des ministres de pays africains, des experts internationaux, des hommes d’affaires et 300 Ivoiriens issue de la diaspora. Pour l’occasion, les échanges ont permis aux initiateurs de ces assises, en l’occurrence le ministre de l’Intégration et des Ivoiriens de l’Etranger, Ally Coulibaly de s’assurer de la capacité de mobilisation des Ivoiriens de la diaspora ivoiriennes en vue du financement des projets de développement. Représentant 240 000 personnes à travers le monde, chaque année, la diaspora rapatrie en moyenne 209 milliards de FCfa. Ce qui est énorme pour le pays en termes de devises. Le ministre s’est dit convaincu de la force que représente cette diaspora. BD’où l’importance pour lui de tenir compte des propositions et avis de cette frange de la population ivoirienne dans les politiques de développement. Le forum de son avis, vient à point nommé. En ce sens qu’il répond aux aspirations du chef de l’Etat, celles visant à rassembler tous les Ivoiriens autour de la mère patrie. «Ce forum qui nous rassemble procède d’une vision que vous portez depuis fort longtemps. Celle de considérer que la mobilité humaine est un des enjeux majeurs de ce monde et que la diaspora ivoirienne peut être un levier de développement, à condition bien sûr d’être mobilisée convenablement. Pour mobiliser cette composante de la communauté nationale et la mettre au service de notre ambition de faire de la Côte d’Ivoire un pays émergent à l’horizon 2020, vous avez mis entre nos mains un outil formidable : un ministère dédié à nos compatriotes vivant à l’extérieur. Des compatriotes dont le nombre n’a cessé d’augmenter ces dernières années. Il dépasserait aujourd’hui un million de personnes, soit environ 5% de la population totale de la Côte d’Ivoire», avait indiqué le ministre au chef de l’Etat, Alassane Ouattara, à l’ouverture du Forum. L’objectif de cette rencontre était de prendre en compte les préoccupations des Ivoiriens de l’extérieur pour l’élaboration de la future politique nationale de gestion des Ivoiriens de l’extérieur. Des recommandations ont été faites. Ainsi, il a été admis la création d’une Journée nationale de la diaspora, la mise place d’un Haut conseil ivoirien de la diaspora, un meilleur traitement des Ivoiriens de l’extérieur par les consuls honoraires, la signature des accords entre la Caisse nationale de la prévoyance sociale et les banques extérieures pour aider les Ivoiriens de la diaspora à percevoir leur pension après leur retour au pays, l’effectivité du projet de bancarisation pour le payement des bourses d’études des étudiants ivoiriens à l’extérieur. 

En anticipation aux doléances, le président de la République a fait le pari de n’abandonner aucun Ivoirien. «Nos compatriotes expatriés recèlent de talents et de compétences avérés. C’est pourquoi, je n’ai pas hésité à faire appel à certains d’entre eux, qui se sont ainsi vu confier d’importantes responsabilités aussi bien dans le gouvernement que dans l’administration publique. Ce mouvement doit continuer parce que la Côte d’Ivoire a besoin de vous. La contribution des Ivoiriens de l’extérieur sera d’autant plus efficace que vous serez mieux informés des réalités du pays et des efforts que nous faisons pour atteindre l’émergence. Je vous invite, dans le cadre de la réalisation de cette ambition commune, à prendre une part active dans l’essor du secteur privé de notre pays, dans le financement et la réalisation des projets de développement mis en place par le gouvernement», a-t-il souligné. Toutefois, il n’a pas manqué de déplorer les noyades en mer dont sont victimes des Africains qui sont parfois tentées par des aventures, à la recherche d’un mieux-être. «Je suis peiné de voir des milliers de jeunes migrants, dont beaucoup d’Africains, périr en Méditerranée. Cette tragédie, qui heurte la conscience universelle, nous interpelle en tant que responsable et en tant qu’être humain. C’est pour cette raison que je salue la tenue prochaine d’un Sommet entre les dirigeants européens et africains pour proposer des solutions durables à ce drame de l’immigration clandestine et illégale qui emporte la jeunesse africaine. Nous, dirigeants africains, devons étudier les voies et moyens de mettre un terme à ce scandale. Nous devons offrir des opportunités à notre jeunesse, en renforçant l’emploi des jeunes et en créant les conditions favorables à la poursuite du développement de nos pays», a relevé le Président Ouattara.

Honoré Kouassi

Ouverture à Abidjan de la première édition du Forum de la diaspora ivoirienne
http://news.abidjan.net/h/551048.html

La première édition du Forum de la diaspora ivoirienne s’est ouverte, jeudi, à Abidjan, en présence du Chef de l’Etat Alassane Ouattara autour du thème, "diaspora ivoirienne : quels enjeux pour une Côte d’Ivoire en voie de l’émergence?», a constaté APA sur place dans la capitale économique ivoirienne.

"Ce Forum marquera l’avènement d’une diaspora mieux organisée et structurée" pour relever les nouveaux défis, a déclaré le Chef de l’Etat Alassane Ouattara, estimant que les ivoiriens de l’extérieur sont une "force et une richesse" pour la Côte d’Ivoire. "La Côte d’Ivoire a besoin de tous ses fils", a-t-il poursuivi, invitant la diaspora ivoirienne à être une "diaspora ingénieuse et réunie" .

Auparavant, dans son allocution, le ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Ally Coulibaly, a indiqué que "cette tribune abordera toutes les problématiques relatives à la diaspora ivoirienne". 

Des ministres en charge de la diaspora du Maroc, du Sénégal, du Mali et du Gabon ainsi que plusieurs présidents d’institutions, des membres du gouvernement ivoirien et des diplomates étaient également présents. 

Des centaines d’Ivoiriens venus de tous les continents participent à ce Forum dont l’objectif est de prendre en compte les préoccupations de la diaspora ivoirienne dans la future politique nationale de gestion des Ivoiriens de l’extérieur.

Le thème central du Forum sera décliné en neuf panels qui permettront de traiter des questions liées notamment au financement des projets de la diaspora et à l’obtention des documents administratifs. Des propositions issues de ce Forum devront également permettre à la mise en place d’un Haut conseil de la diaspora qui sera « l’interlocuteur crédible » entre l’Etat et la diaspora.

Jean-Christophe Dumont, Chef du service des migrations internationales de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) a salué l’organisation de ce Forum. "La Côte d’Ivoire n’a pas connu une grande vague de migration", a-t-il rappelé, relevant la "qualité" de la diaspora ivoirienne dont un "tiers est diplômé du cycle supérieur". Une visite guidée des stands a mis fin à cette cérémonie d’ouverture. Les travaux s’achèvent vendredi.

La Direction générale des Ivoiriens de l’Extérieur récemment mise en place par le Président Alassane Ouattara et rattachée au ministère de l’intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, est dirigée par Issiaka Konaté, lui-même issu de la diaspora. 

La diaspora ivoirienne est estimée à jour, à environ 1 240 000 personnes à travers le monde entier, soit 5,4% de la population ivoirienne. Elle rapatrie annuellement vers le pays près de 209 milliards de FCFA.

| Manuel Valls et Bernard Cazeneuve étaient le 3 mars à Strasbourg pour évoquer la réforme de l'islam de France.

Manuel Valls se trouvait mardi à Strasbourg, pour un déplacement consacré à l'islam de France et à sa réforme, lancée la semaine dernière par le gouvernement. Le Premier ministre a insisté sur la formation des imams et du financement des mosquées. Le défi est "historique", selon Manuel Valls. Le Premier ministre était mardi 3 mars en déplacement à Strasbourg, pour parler de la réforme de l'islam de France, lancée par son gouvernement la semaine dernière. Il a mis en avant deux grands axes d'action : la formation des imams et le financement des mosquées. "Je souhaite agir, nous souhaitons agir (...) Et nous souhaitons que tout le monde, vous les premiers, voie la profondeur des problèmes qu'il faut aujourd'hui traiter", a déclaré le Premier ministre lors d'une rencontre avec des responsables musulmans à la Grande mosquée de Strasbourg. Manuel Valls a dit vouloir s'attaquer à "tout ce qui retarde un islam de France". Pour cela, la formation est au premier plan. "L'État veut y mettre des moyens", a assuré le chef du gouvernement. Dans le cadre de l'annonce de la création d'une nouvelle "instance de dialogue" avec l'islam de France, le gouvernement a annoncé son intention de porter à douze, contre six actuellement, le nombre des établissements (dont celui de Strasbourg) dispensant des formations à la laïcité, pour les responsables religieux notamment. Financer la construction des mosquées Le Premier ministre a plaidé pour que les imams suivent des formations, "indispensables" voire "obligatoires", en matière de laïcité et de droit. "Il faut des aumôniers et des imams français, francophones, qui apprennent le français, qui aiment la France. Et qui adhèrent à ses valeurs. Et aussi des financements français", a-t-il insisté. Prolongeant des propos tenus au Sénat mi-février, Manuel Valls a également dit vouloir "traiter la question des financements" de la construction de mosquées, alors que la France compte 4 à 5 millions de musulmans. Le Premier ministre s'est prononcé pour "que des solutions existent en France lorsque des responsables cultuels cherchent un soutien et des moyens pour construire un lieu de culte ou un centre culturel". Visant les financements venant de l'étranger, il a expliqué : "Je souhaite que ce réflexe consistant à demander le soutien d'États étrangers se perde". "Il y a en France toutes les énergies et les ressources nécessaires au développement de l'islam", a-t-il souligné. En revanche, "il faut être très clair : l'État ne s'occupera pas de théologie. Il n'y aura pas de loi, il n'y aura pas de décret, pas de circulaire pour dire ce que doit être l'islam. Il n'y aura pas de tutelle, pas de privilège particulier. Jamais l'État ne prendra le contrôle d'une religion, d'un culte", a-t-il assuré. "La montée des populismes, la montée de l'extrême droite, en Europe et dans notre pays, s'alimentent bien sûr aussi de la montée du jihadisme, du terrorisme, et de l'extrémisme radical", a mis en garde Manuel Valls, qui s'est également rendu à l'université de Strasbourg pour afficher son soutien à des cursus consacrés à la laïcité et à l'islamologie. "La seule réponse, la seule, à ces deux dangers qui se nourrissent l'un de l'autre (...), c'est la République. La seule réponse, c'est la laïcité, c'est l'éducation, c'est l'université, c'est le savoir, c'est l'intelligence, c'est la capacité de vivre ensemble", a-t-il poursuivi. Avec AFP
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