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Monde (197)

L’Ivoirien Aly Toure à la tête du conseil / la Côte d’Ivoire veut renforcer sa frontière occidentale pour enrayer la contrebande

Le pays hôte, troisième producteur africain derrière l’Éthiopie et l’Ouganda, est confronté à une chute importante de sa production ...

Café : la Côte d’Ivoire veut renforcer sa frontière occidentale pour enrayer la contrebande

Troisième producteur africain de café derrière l’Éthiopie et l’Ouganda, la Côte d'Ivoire est confrontée à une chute importante de sa production. le gouvernement est décidé à réagir pour relancer la filière.

Alors que la remontée des cours mondiaux de café incite les principaux producteurs, comme le Brésil, l’Indonésie, la Colombie et le Vietnam, à doper leurs volumes, la situation de la filière est examinée à Yamoussoukro, la capitale ivoirienne, où se tient la 120e session de l’Organisation internationale du café (OIC), réunissant les 43 pays producteurs et 7 États ou organisations internationales consommateurs de café.

Le pays hôte, troisième producteur africain derrière l’Éthiopie et l’Ouganda, est confronté à une chute importante de sa production : fin juin, à mi-parcours de la campagne 2017, seules 27 987 tonnes de café avaient été produites, contre 103 909 tonnes en à la même période en 2016. Une dégringolade de 73% que les experts imputent aux mauvaises conditions climatiques, qui n’ont permis qu’une seule floraison entre décembre 2016 et janvier 2017.

L’Ivoirien Aly Toure à la tête du conseil

Mais l’importante contrebande qui fait passer la production nationale vers les pays voisins, notamment la Guinée et le Liberia, explique aussi la contre-performance ivoirienne. « Des torréfacteurs se sont installés en Guinée et au Liberia, tout près la frontière, et collectent tout le café produit dans l’ouest du pays, où est récolté la majeur partie du café ivoirien », confie ainsi un membre du gouvernement qui a requis l’anonymat et évoque un « renforcement des frontières pour éviter cette saignée ».

Le gouvernement a en outre décidé de lancer un programme de relance de la filière et table sur une production de 200 000 tonnes en 2020, notamment grâce à l’introduction de nouvelles variétés. « La Côte d’Ivoire mettra en place un organisme fort pour la promotion des exportations en vue d’optimiser les productions ivoiriennes », a également promis Souleymane Diarrassouba, le ministre du Commerce, à l’occasion de l’ouverture des travaux.

Au terme de la rencontre, les membres de l’OIC procéderont à l’élection du nouveau président de l’organisation. Selon les informations de Jeune Afrique, c’est l’Ivoirien Aly Toure, actuellement vice-président de l’organisation, qui devrait remplacer l’Américaine Tanya Menchi à ce poste.

En savoir plus sur : http://www.jeune Afrique.com/478813/economie/cafe-la-cote-divoire-veut-re...

Onu : Ouattara s’adresse au monde ce mercredi

Le débat général de la soixante-douzième Assemblée générale de l’Onu s’est ouvert ce mardi 19 septembre 2017. Le Chef de l’Etat sera à la tribune des nations pour délivrer son message.

Le Président de la République, Alassane Ouattara, du haut de la tribune de la soixante-douzième session de l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations unies s’adresse, ce mercredi 20 septembre 2017 , au monde entier. Cette importante rencontre de l’organisation mondiale consacrée aux allocutions des Chefs d’Etat et de gouvernement sera à sa deuxième journée.

Alassane Ouattara profitera de cette occasion pour remercier tous les pays qui ont soutenu la candidature de la Côte d’Ivoire lors de l’élection pour le siège de membre non permanent au Conseil de sécurité. En juin, en effet, le pays a été admis à siéger à l’organe exécutif de l’organisation mondiale pour les années 2018-2019. C’est avec 189 voix sur 192, un quasi-vote à l’unanimité, que la Côte d’Ivoire entre dans cet organe. A son arrivée, dimanche, à New York, siège de l’Onu, le Chef de l’Etat a tenu à remercier le Secrétaire général de l’organisation, Antonio Guterres, l’ami de la Côte d’Ivoire et des Ivoiriens.


Ce sera également l’occasion de réaffirmer l’engagement de la Côte d’Ivoire à œuvrer pour la paix dans le monde. Celle-ci, durant son mandat au Conseil de sécurité, partagera son expérience de pays sorti de crise avec l’ensemble du monde. ‘’C’est avec fierté et satisfaction que j’accueille la brillante élection de notre pays en qualité de membre non permanent du Conseil de sécurité des Nations unies, vingt-six ans après son dernier mandat au sein de cette importante organisation mondiale (…) L’entrée de la Côte d’Ivoire au Conseil de sécurité marque une nouvelle étape dans notre politique de repositionnement diplomatique. Elle reflète également la confiance de la communauté internationale (…) La Côte d’Ivoire remplira sa mission dans le respect de nos valeurs de paix, de dialogue et de tolérance (…) Mon pays partagera avec la communauté internationale les leçons et l’expérience tirées de sa longue collaboration avec l’Opération des Nations unies en Côte d’Ivoire (Onuci)’’, avait indiqué le Président Ouattara dans un communiqué diffusé par la Présidence. Il l’a réaffirmé à sa sortie d’audience, dimanche, avec Antonio Guterres.

Le Chef de l’Etat pourrait aussi revenir sur les actions de la Côte d’Ivoire pour le bien-être de sa population. Et ce, conformément à l’agenda 2030 des Nations unies duquel découlent les Objectifs de développement durable.

Comme nous l’écrivions dans notre parution du lundi, le gouvernement, sous la supervision du Président Ouattara, a posé de nombreux actes pour la réalisation des Odd depuis 2015. A savoir, la mise en place d’un cadre de concertation nationale multipartite, la prise en compte des Odd dans le Plan national de développement (Pnd) 2016‐2020. On peut y noter, comme le veut l’Agenda 2030, le renforcement de la qualité des institutions et de la gouvernance, l’accélération du développement du capital humain et la promotion du bien-être social, la transformation structurelle de l’économie par l’industrialisation responsable, une meilleure répartition des infrastructures sur le territorial national et un approfondissement de l’intégration régionale et de la coopération internationale.

ETIENNE ABOUA, envoyé spécial à New YorkM

À la faveur de la “rentrée littéraire” 2017, le Docteur Pascal ROY se prononce sur l’actualité ivoirienne

Docteur, pouvez-vous vous presenter à nos lecteurs?

Connu sur les réseaux sociaux sous le pseudonyme de Pascal ROY, je suis monsieur Pascal Dieudonné ROY-EMA à l’état civil, né en Côte d’Ivoire et originaire de KRINJABO dans le département d’ABOISSO. Après les études primaires, le secondaire, les 1er et 2è cycles universitaires en Côte d’Ivoire, j’ai poursuivi mes études universitaires de 3è cycle à Poitiers puis à Paris, en France où je réside depuis une quinzaine d’années. Au terme de deux cursus doctoraux, je me révèle Philosophe et Juriste. Je suis également titulaire d’un Master II de Médiations dans les Organisations, avec comme spécialité la prévention, la gestion et le règlement de crises (conflits) et diplômé de Sciences Politiques. Chercheur-Associé à l’Institut Catholique de Paris (France), Enseignant-Chercheur des Universités avec des interventions à l’Université Alassane OUATTARA (Côte d’Ivoire), à Versailles et au Centre de Formation de la Défense de Bourges (France), Consultant en Ressources Humaines, chroniqueur, écrivain, j’aime me présenter comme un citoyen du monde, un historien du présent et un intellectuel libre, réaliste et fréquentable. Un intellectuel qui aime aller au sublime, c’est-à-dire à ce qui touche au détriment du beau qui se contente de charmer. Oui, toucher le cœur de la vie à travers des actions qui permettent de discuter des réalités en créant les conditions pour mieux faire passer les messages authentiques de mes livres, de mes articles et de mes billets sur les faits, les événements sociaux, les itinéraires politiques et notre condition existentielle. Je préfère jeûner avec les aigles que de manger avec les pourceaux.

En quoi consiste la “rentrée littéraire”?

La “rentrée littéraire” est une expression qui, en France, désigne une période commerciale concentrant un grand nombre de parutions de nouveaux livres (tous genres confondus) et qui a lieu chaque année entre fin août et début novembre. C’est un rendez-vous, un rituel, une grand-messe littéraire en marge de la rentrée scolaire et universitaire. C’est un événement unique au monde. Il n'y a qu'en France que le monde des lettres se mobilise autant entre fin août et fin octobre. Il n'y a qu'en France que tous les projecteurs se tournent, médias y compris, vers les livres. La France, c’est quand même le pays qui fut longtemps le centre mondial des lettres et c’est intéressant qu’il puisse encore y exister cette tradition qui témoigne de la vitalité de l'édition et de l'appétit des lecteurs. Nous sommes bien dans la patrie de La Fontaine, Rabelais, Balzac, Stendhal, Flaubert, Proust, Céline... Le phénomène de la “rentrée littéraire”, dont il est difficile de dater l’origine exacte, s’est progressivement imposé au cours du siècle dernier au point de devenir un événement incontournable de l’économie du livre et l’objet d’opérations médiatiques de grande ampleur. Quand certains crient à la noyade du fait de la grande quantité de livres à “avaler” ou à lire, d'autres (et j’en fais partie) s'enthousiasment d’une telle vitalité qui ne peut que donner envie de plonger dans l'océan des pages. Cela donne de quoi à se préparer aux soirées pluvieuses d'automne et aux nuits d'hiver à venir. On connaît la phrase de Montesquieu : « Je n'ai jamais eu de chagrin qu'une heure de lecture n'ait dispersé ». Dans ce monde souvent inquiétant et sombre, la lecture d'un livre en synchronisation avec d'autres lecteurs nous rattache à l'humanité.

La “rentrée littéraire” est également le moment ideal pour chaque écrivain de promouvoir ses livres auprès des journalistes, des medias, des libraires et sur les réseaux sociaux. C’est dans cette optique que j’ai souhaité m’ouvrir à votre site d’informations, en passant en revue mes différents écrits.

Aujourd’hui, par vos qualités intellectuelles à travers des colloques internationaux, des cours, du coaching structurel, des conférences et vos productions littéraires, vous vous êtes imposé comme l’un des plus brillants et des plus respectés intellectuels de la diaspora ivoirienne et même africaine. Vous êtes aussi le libre auteur de la biographie humanitaire de la Première Dame de Côte d’Ivoire et Présidente de la Fondation Children Of Africa, Madame Dominique OUATTARA. À ce jour, vous êtes l’auteur de six livres. De quoi parlent-ils? Quels sont vos projets littéraires?

Des exemplaires de mes livres [ « Dominique OUATTARA, une femme des grandes causes humaines » (20€), « « Être et Temps » et le problème du sens de l’être » (12€), « Art et technique de la prévention, gestion et résolution de crises » (11,5€), « Déréliction et Facticité chez Martin Heidegger » (29€), « Flirts avec la mort » (13€) et « La sécurité sociale : une belle œuvre de civilisation » (14,5€) ] sont disponibles en rayon et à la commande sur le marché ivoirien et africain auprès de la librairie de France et de la librairie L’Harmattan. Vente effective chez tous les grands libraires en France, en Europe et aux États-Unis: l’Harmattan, Jean Vrin, Gilbert Joseph, Payot, Cultura, Develay. Les achats en ligne sont opérationnels sur le site de l’éditeur edilivre.com ou encore sur les sites: fnac.com, amazon.fr (clients américains principalement), decitre.fr, priceminister.com, payot.ch (clients suisses principalement), uculture.fr, cultura.com, chapitre.com ….et sur mon site : www.docteurpascalroy.com.

Tout en précisant que mon 7è livre est en écriture et qu’il porte sur les femmes, je voudrais m’appesantir sur mes deux derniers ouvrages parus en 2016 (Flirts avec la mort) et en 2017 (La sécurité sociale: une belle oeuvre de civilisation).

Mon 5è livre, paru en 2016, porte sur l’omniprésence fatale de la mort dans la vie. En effet, que nous soyons croyants, philosophes, scientifiques ou politiciens, il est toujours difficile de choisir les bons termes pour parler de la mort. Drame humain auquel tout un chacun est confronté, on la désigne souvent par des litotes comme disparition, perte, silence ou sommeil… comme si le mot était trop dur à prononcer, car trop cruel. Oui Vulnérables, donc humains, sommes-nous! Tel est le sens de notre vraie existence. Et les multiples événements terroristes en France, en Côte d’Ivoire et ailleurs dans le monde, confortent cette réalité implacable: notre vulnérabilité, c’est-à-dire la conscience de la fragilité et des limites de notre condition humaine. Il n’y a plus d’espace protégé dans le monde. Prendre un bus, le train, l’avion, aller au café, au ciné, au restaurant, au supermarché, à l’hôtel, à l’école, au stade…, c’est prendre le risque de ne plus revoir les siens. Tout est précaire et mortel. Ce qui me renvoie à la vue ces mots de ce célèbre médecin, Xavier Bichât, professés en 1800 : « la vie est l’ensemble des fonctions qui résistent à la mort » . Ô que la mort est partout, imprévisible et inévitable humainement! En attendant la nôtre, mon 5ème Livre nous invite à vivre comme « une eucharistie », c’est-à-dire savoir et pouvoir dire avec pertinence, un merci vrai, gratuit et nourricier à Dieu et autour de nous, chaque fois qu’on peut aller et revenir, dormir et se réveiller sans croiser la fin, tout en professant ceci: le spectre imminent de la mort et la dangerosité de l’existence ne doivent pas édulcorer les forces de vie et la volonté de réalisation humaine et sociale. L’existence est une minuterie de la mort. Je dédie mon 5ème Livre à toutes les victimes de toutes les lâchetés meurtrières partout dans le monde, à leurs familles, leurs proches et force de liberté à ce divers peuple de vivants à travers nos sociétés !

Quant à mon 6è livre, il parle de l’utilité de la sécurité sociale. C’est en réaction à la perte de sens de ce qui fait l’homme, la dignité humaine, la civilisation qu’ont été créés, immédiatement après la guerre, des systèmes de solidarités visant à relier entre eux les membres d’une même société, d’une même nation. Et le système français recouvrant tous les mécanismes relatifs au bien-être de chaque individu dans la société, initié dès le 19ème siècle, reste l’un des plus emblématiques du monde. Cet ouvrage qui est une contribution à la promotion de la philosophie de la protection sociale, en revisitant le système de sécurité sociale en France, parti du département de la Vienne à travers La Mutuelle du Poitou Assurances, créée en 1908, la plus vieille des mutuelles de France, invite à faire partager, à l’échelle du monde, cet idéal; car c’est l’absence de partage de cette sécurité sociale au niveau mondial qui rend, semble-t-il, notre monde si inéquitable, si fragile et malheureux par endroits. La sécurité sociale doit être une œuvre de toutes les civilisations. Elle exige une mobilisation sans faille pour renforcer les cohésions nationales et faire vivre la solidarité à l’intérieur des états et dans le monde.

Docteur, vous étiez très prolixe et acerbe dans la presse et sur les réseaux sociaux, entre 2010 et 2016 sur l’actualité ivoirienne. Mais on ne vous entend plus alors que les débats font rage en Côte d’Ivoire sur la succession du Président Alassane Ouattara ou même sa troisième candidature en 2020, la “guerre” des héritiers au RDR, les bruits de couloir au RHDP, les divisions au sein du FPI. Qu’en pensez-vous? Pour 2020, qui soutiendrez-vous en cas d’affiche Guillaume Soro et Amadou Gon ?

C’est vrai que selon la pensée grecque, l'essence de l'homme réside dans le langage ; l'homme est un "zoon logon ekon", un vivant (animal) doué de la parole. Par conséquent, agir en homme, agir conformément à son essence, c'est penser et parler. Mais pas de n'importe quelle manière. Et c'est là qu'Heidegger dépasse la définition traditionnelle : l'homme sera pleinement homme, pleinement ce qu'il doit être, pleinement "accompli", dans la mesure où il sera capable d'établir une relation poétique et méditante avec ce qui "est" avant tout, c'est-à-dire avec l'Être. La Côte d’Ivoire, c’est ma patrie et la demeure de mes ancêtres. Et les ancêtres, on ne les déplace pas, on ne les transporte pas en exil, mais on les vénère. Vous comprendrez que nous qui avons des rapports filiaux ancestraux avec la Côte d’Ivoire, nous ne pouvons pas nous conduire comme ceux qui ont des relations d’affection numéraire ou des rapports économiques et stratégiques avec ce pays. Nous sommes tenus par la sincérité et la lucidité. Ceux qui me suivent savent que toutes ces questions brûlantes de l’actualité ivoirienne ont déjà été traitées par mes soins dans des journaux, sur des sites d’informations en ligne et sur les réseaux sociaux entre 2013 et 2016. J’ai encore des chroniques en 2017 qui font des interpellations en ce sens.

Toutes les ambitions sont légitimes mais ells ne deviennent réalisables en politique que selon trois éléments essentiels: l’histoire, la loi et la vision. Je suis un démocrate et un patriote (entendu comme celui qui aime son pays sans en vouloir aux autres) et dans l’intérêt de la Côte d’Ivoire, je souhaite que d’autres candidatures soient suscitées en plus de celles que vous évoquez. Notre pays regorge de nombreux enfants talentueux et c’est à souhaiter qu’ils viennent enrichir la competition démocratique de 2020. Messieurs Alassane Ouattara, Guillaume Soro et Amadou Gon Coulibaly sont des personnalités de premier plan dans le fonctionnement institutionnel de notre pays. Et si l’une de ces personnes, au regard de l’histoire de la nation, de son histoire personnelle, de l’histoire événementielle, de la loi électorale et de la morale universelle, le peuple dans sa majorité pense qu’elle a une vision (projet et programme) qui est conforme à ses attentes, alors ce sera à lui de délibérer dans les urnes en 2020.

En Côte d’Ivoire, depuis 1990, on semble donner raison à Sweig Stefan : En politique, ce n’est que dans la disgrâce que l’on acquiert la clairvoyance. Malheureusement, il y a une modernité politique qui échappe à beaucoup de ceux qui fantasment sur un dessein national en se construisant des crevaisons dans une absence d’habileté. Il faut savoir quitter, le plus simplement possible, la scène politique tout comme les autres scènes socio-professionnelles, sans sortir de l’histoire. Se sentir prêt et public, ce n'est pas être populaire c'est-à-dire avoir l'adhésion du peuple. Chaque citoyen peut faire tourner et développer son pays grâce à ses mains ou à son ingéniosité. Personne ne peut freiner personne durablement et éternellement! Chacun de nous est dans l'Histoire et a son histoire. Mais chaque histoire citoyenne ne peut orienter l'Histoire d'une Nation ou d'un peuple. Le drame, c'est quand on perd la lisibilité de son histoire, car cela peut nous desservir de façon fracassante. Attention: la seule volonté ne peut jardiner l'Histoire car elle ne dicte pas la météo politique...! La météo politique se lit, se relit et se décrypte sainement pour qu’elle fasse école, loin des passions et émotions, sans se médire et se prédire, car elle est foncièrement imprévisible.

La dignité de l'homme ne tient plus à la position qui lui aurait été assignée, une fois pour toutes, dans l'édifice cosmique. Ce qui constitue sa dignité, tout au contraire, c'est que rien pour lui, rien en lui n'est acquis une fois pour toute. Malheureusement, les plus hautes déterminations de l'essence de l'homme n'expérimentent pas toujours et encore la dignité propre de l'homme et se développent contre l’humanisme.
Selon Heidegger, l'humanisme est "l'effort visant à rendre l'homme libre pour son humanité et à lui faire découvrir sa dignité" (cf. leDiscours sur la dignité de l'Homme de Pic de la Mirandole). Ce qui est en jeu dans cet humanisme-là, ce n'est pas l'homme, mais l'essence historique de l'homme en sa provenance du sein de la vérité de l'Être voire l’intérêt collectif, celui de l’humanité qui nous éclaire d’une flame universelle.

En Côte d’Ivoire, les partis politiques actuels, aux gestions numéraires, filiales et sépulcrales, ne répondent plus aux attentes d'une majorité d’ivoiriens. À trop protéger les ambitions personnelles de leurs leaders, ils en oublient l'intérêt général et ne sont plus représentatifs. Nous accordons certains pouvoirs aux politiques et nous pouvons également les leur enlever. Ils sont et ils devraient être à notre service.

Redéfinissons les règles, donnons le pouvoir à la démocratie, arrêtons de militer et de voter par défaut.

Docteur Pascal ROY

www.docteurpascalroy.com

Attentat à Ouagadougou : Alassane Ouattara ’’solidaire" avec le président Kaboré et le peuple burkinabé

Le chef de l'Etat ivoirien, Alassane Ouattara, a assuré, lundi, son homologue burkinabé Christian Marc Roch Kaboré, de son ''entière solidarité avec le peuple burkinabé'', après l'attaque terroriste qui a fait une vingtaine de morts, dimanche, à Ouagadougou.

Le président ivoirien présente ses ''sincères condoléances au peuple frère du Burkina Faso ainsi qu'aux familles des victimes suite à l'attaque terroriste perpétrée à Ouagadougou ce dimanche'', écrit-il sur la page Facebook de la présidence ivoirienne, consultée par APA.

''Je tiens à assurer le Président Kaboré de notre entière solidarité avec le peuple burkinabè, et de notre ferme engagement dans la lutte contre ce fléau'', conclut M. Ouattara.

Dans la nuit de dimanche à lundi, des terroristes ont attaqué le café Aziz Istanbul sur l’Avenue Kwamé N’krumah en plein cœur de Ouagadougou, faisant 18 morts et 8 blessés.

Le 15 janvier 2016, sur cette même avenue, des terroristes avaient attaqué le Cappuccino et l’hôtel Splendid tuant une trentaine de personnes.

La francophonie grande oubliée de la «Macronie» ? Comment expliquer le choix d’Emmanuel Macron ? Omission ? Revirement ? Changement de cap ?

Aucun portefeuille ne lui est consacré dans le gouvernement, un fait qui constitue une rupture avec les us et coutumes politiques des trente dernières années.

Résultat de recherche d'images pour "La francophonie"La francophonie grande oubliée de la «Macronie» ?

Le nouveau président de la République Emmanuel Macron écarte la francophonie de son option gouvernementale. Les défenseurs de la langue française sont perplexes. Le président Macron n’a réservé aucun portefeuille à la francophonie dans son gouvernement. Pas de secrétariat d’Etat, pas de ministère !

Alors en campagne, le candidat d’En marche avait pourtant fait l’éloge de cette cause, au cœur de l’action gouvernementale de ses prédécesseurs. Dans une lettre adressée au président de l’Association francophone d’amitié et de liaison (AFAL), il avait indiqué : «Je considère comme vous que notre langue est une chance pour notre pays et qu’il est indispensable de fixer des objectifs ambitieux et des propositions concrètes dans le domaine de la promotion de la langue française. […] Je souhaite, comme l’association que vous présidez, développer la francophonie économique et solidaire et veiller à l’usage du français dans le secteur de la recherche ainsi que dans les organisations internationales.»

Comment expliquer le choix d’Emmanuel Macron ? Omission ? Revirement ? Changement de cap ?

Fin d’une tradition politique vieille de trente ans. Depuis 1986, la francophonie était devenue une pièce maîtresse des gouvernements successifs de droite comme de gauche, se voyant dotée, suivant les différentes majorités, d’un ministère ou d’un secrétariat ad hoc. En plaçant cette ambition politique dans l’agenda de l’exécutif, le Premier ministre Jacques Chirac voulut inscrire son action dans une continuité gaulliste. Une orientation que poursuivirent de manière consensuelle ses successeurs.

C’est sans doute sous le gouvernement d’Edouard Balladur que l’engagement en faveur de la francophonie atteignit son point culminant. Rattachée au ministère de la Culture – un ministère à part entière –, elle fut portée avec panache par Jacques Toubon. Ce ministre téméraire œuvra ardemment pour la défense de la langue française en limitant l’impact concurrentiel de l’anglais et en imposant aux radios privées de diffuser 40% de chansons d’expression française.

Rompre avec la «Françafrique» ?
Après tout, la francophonie n’a pas besoin d’un maroquin pour exister. De nombreux secrétaires d’Etat s’y succédèrent sans avoir amélioré d’un iota le sort du français. Fort de son pragmatisme, Emmanuel Macron a, sans doute, voulu mettre un terme à cette logique des apparences consistant à donner à voir la figuration comme un principe d’action. En tout état de cause, cette décision de ne pas doter la francophonie d’une prérogative gouvernementale constitue, indiscutablement, une rupture avec les us et coutumes politiques des trente dernières années. Elle valide la stratégie de disqualification de l’héritage gauche-droite échafaudée par le chef d’Etat.

Soucieux de marquer sa différence et d’imprimer son style, ce dernier entend-il, probablement aussi, prendre ses distances, davantage encore que ne le fit François Hollande, avec l’approche traditionnelle de la francophonie que les détracteurs se plaisent à associer à la «Françafrique». Si la politique africaine d’Emmanuel Macron est encore illisible, il n’en demeure par moins que son interview à Alger, dans laquelle il déclara que «la colonisation fait partie de l’histoire française et c’est un crime contre l’humanité», laisse à penser qu’elle s’emploiera à faire tomber les tabous du contentieux colonial.
http://www.liberation.fr/debats/2017/07/04/la-francophonie-grande-oubliee-de-la-macronie_1581290

Maxime AIT KAKI est l'auteur de La France face au défi de l’identité paru aux éditions du Cygne, 2017.

Nicolas Sarkozy - Simone Veil reste immortelle Simone Veil est morte. La France se désole et s’étonne qu’elle ait pu mourir tant son image, malgré le temps qui passe, était restée inaltérable.

Pourtant Simone Veil aurait pu mourir beaucoup plus tôt car elle avait été condamnée à mort, il y a soixante douze ans, par le nazisme. Elle était juive, elle avait seize ans, elle n’avait donc pas le droit de vivre aux yeux de ceux qui avaient planifié la solution finale pour pouvoir exterminer tout un peuple à une échelle industrielle. Simone Veil aurait dû mourir, elle aurait pu mourir comme elle avait vu mourir ces femmes et ces enfants que l’on envoyait prendre des douches dont on ne revenait jamais. Elle aurait pu mourir, comme son père, comme son frère ou encore comme sa mère, de fatigue, de froid et d’épuisement sur le bord des chemins empruntés par des millions de déportés dans les marches de la mort.

Simone Veil n’est pas morte, elle a survécu, puis elle a fait mieux, elle a vécu et elle a choisi de consacrer au bien commun cette vie qu’elle avait gagnée contre le mal absolu à force de courage, de volonté, de ténacité et d’intelligence. Simone Veil n’est pas morte, elle s’est mariée, elle a fondé une famille, elle a travaillé, elle s’est engagée.

A une époque où les gouvernements français étaient encore des clubs politiques réservés aux hommes, elle est devenue ministre de Valéry Giscard d’Estaing et s’est imposée dans un combat qui a marqué l’Histoire de notre société. Elle ne s’est pas élevée contre un dogme ou des convictions religieuses qu’elle respectait profondément mais elle s’est levée pour combattre la souffrance et une souffrance qui lui était particulièrement insupportable, la souffrance silencieuse des femmes. Simone Veil, en effet, n’était pas une idéologue car elle avait payé du prix le plus élevé la folie des idéologues. Du haut de la tribune de l’Assemblée Nationale, Simone Veil a simplement dit que la République ne pouvait pas continuer à fermer les yeux sur 300 000 avortements qui se pratiquaient chaque année clandestinement. Elle a simplement dit que la République ne pouvait plus accepter que des femmes meurent dans des souffrances abominables parce qu’elles n’avaient pas les moyens de prendre un avion et de se payer un séjour dans une clinique privée à l’étranger. Simone Veil a fait ce qu’elle croyait juste et même si elle a essuyé des insultes qui déshonoraient ceux qui les lui lançaient en pleine face, elle a su trouver une majorité qui allait au-delà des clivages politiques. Ce jour-là, elle a fait ce qu’elle considérait être son devoir. Rien de plus et ce fut sa grandeur.

Simone Veil s’est aussi engagée dans la vie politique pour défendre une idée, une idée qui lui paraissait plus grande qu’elle-même, plus importante que son propre destin politique dont elle n’a jamais fait un objectif. Cette idée, ce combat, c’était la construction européenne. Cette femme qui aurait pu entretenir à l’égard de l’Allemagne une méfiance instinctive et même un ressentiment inextinguible a été élue Présidente du Parlement Européen par des députés français et allemands. Simone Veil avait la conviction profonde, une conviction forgée par le drame de sa vie, -cette vie qui a donné le titre de son plus beau livre-, que seule la construction européenne permettrait au continent d’échapper aux démons de la guerre et de la haine et que sans une amitié franco-allemande sans faille, il n’y aurait de place ni pour la paix, ni pour l’Europe. Dans les années 1990, le retour de la guerre dans les Balkans, au cœur même du continent européen, fut pour elle comme un coup de semonce. Il rappelait que le combat pour une Europe politique, forte, efficace et gouvernée, était le seul rempart contre le retour du passé.

Simone Veil n’est pas morte car après s’être retirée de la vie politique, elle a consacré son énergie au devoir de mémoire. Mémoire des siens et mémoire de l’holocauste qui les avait dévorés. J’ai été heureux, comme une immense majorité de Français, de la voir entrer à l’Académie Française pour y devenir, là encore, une des rares immortelles de sa génération comme j’ai été fier, je l’avoue, d’obtenir une modification du code de la Légion d’Honneur pour qu’elle puisse être élevée à la dignité de Grand officier sans avoir reçu les grades inférieurs. La France de Claudel, de Racine et de Napoléon rendait hommage à cette femme qui, même dans les camps de la mort, n’avait jamais abdiqué et avait toujours défendu la dignité humaine en refusant de baisser les yeux. Simone Veil avait la dimension d’une femme d’Etat car son humanité ne lui interdisait jamais d’être, lorsque la situation l’exigeait, d’une très grande fermeté.

J’ai connu Simone Veil, j’ai admiré Simone Veil et je veux l’écrire ici, j’ai aimé Simone Veil dont l’amitié ne m’a jamais fait défaut. Son regard bleu pouvait exprimer l’autorité et même la colère mais il y brillait toujours une grande bonté et la lueur de l’espoir.

Simone Veil est partie rejoindre son mari Antoine avec lequel elle formait un couple hors du commun mais elle n’est pas morte car son action comme son souvenir oblige tous ceux qui l’ont admirée et aimée. En effet, ce souvenir aujourd’hui nous oblige, comme il oblige l’Europe qu’elle a servie à rester à la hauteur du témoignage de courage et de volonté qu’elle nous laisse.

Nicolas Sarkozy

Législatives en France : pourquoi Sylvie Fofana et Rami Zouaoui sont candidats

Législatives en France : pourquoi Sylvie Fofana et Rami Zouaoui sont candidats Les élections législatives françaises se tiennent le 11 et 18 juin prochain. Chacune des 577 circonscriptions électorales élira un député qui siégera à l’Assemblée nationale pour un mandat de 5 ans. Selon un communiqué du ministère de l’intérieur, « les candidatures devront être déposées au service du représentant de l’État chargé de les recevoir, à partir du lundi 15 mai 2017 et jusqu’au vendredi 19 mai 2017 à 18h00. La campagne électorale, quant à elle, sera ouverte du lundi 22 mai au 10 juin veille du 1er tour ». Ces élections concernent aussi les français établis hors du territoire. Sur les 577 circonscriptions, se trouvent 11 établies hors de la France. Ils sont donc 11 députés à représenter les français de l’extérieur résidant dans les quatre continents en dehors de l’Europe. La 9e circonscription sur les 11 concerne les pays du Maghreb et certains de l’Afrique de l’Ouest à savoir : Algérie, Burkina Faso, Cap-Vert, Côte d'Ivoire, Gambie, Guinée, Guinée-Bissau, Liberia, Libye, Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Sénégal, Sierra Leone et Tunisie. Pour les législatives de juin 2018, ils sont 27 à postuler avec leurs suppléants. C’est bien dans cette circonscription que compte se présenter la franco ivoirienne, Sylvie Fofana et son colistier Rami Zouaoui, un franco-algérien.

Issus de la société civile, Rami et Sylvie militent depuis plusieurs années au sein des associations d’aides aux plus démunis. À cheval entre l’Afrique et la France, Sylvie Fofana s’apprête à organiser un grand forum des métiers du secteur du service à la personne, communément appelés (boys, servantes, femmes de ménage, gardes d’enfants, jardiniers, répétiteurs, chauffeurs du particulier, nounous etc...) à Abidjan en juin prochain.

« Je suis française d’origine ivoirienne. Je connais les problèmes de nos compatriotes français établis hors de la France qui souvent rencontrent les mêmes problèmes qu’un immigré africain en France. Il faut défendre leurs intérêts à l’Assemblée nationale mais aussi les assister en plus des ambassades et consulats français qui eux sont parfois débordés par les sujets d’ordre diplomatique. Notre candidature est guidée par l’esprit du changement. Nous sommes proches du mouvement En Marche du président Emmanuel Macron, mais nous irons en indépendants. J’invite tous les ivoiriens qui ont la nationalité française mais aussi tous les africains et français de souche résidant dans les 16 pays de notre circonscription à voter pour la liste Zouaoui Rami-Sylvie Fofana » a dit Sylvie Fofana rencontrée à Paris, avant son retour en Côte d’Ivoire ce vendredi.

« La justice sociale est la variable d'ajustement de mon programme, car je crois que l’honneur de la politique c’est d’agir pour l’égalité des chances » lit-on sur le blog de Rami Zouaoui qui a dans son projet tous les volets d’un vrai programme présidentiel de société. Citoyenneté et égalité des chances, démarches administratives et fiscales pour les français de l’étranger simplifiées via l’internet, l’éducation, la culture, l’économie, l’aide aux séniors, droit des femmes, sécurité et la francophonie figurent parmi les chantiers de Rami Zouaoui et Sylvie Fofana.

Philippe Kouhon 

Présidentielle 2017 : le big data donne Fillon au second tour, pas les sondages. Qui aura raison ?

Sale temps pour les sondages. Paniqués à l'idée de « rater » le premier tour de l'élection présidentielle, les voici challengés par de nouveaux venus : les spécialistes du big data, qui utilisent l'analyse des données à grande échelle pour établir une autre cartographie de l'opinion. Première mauvaise nouvelle pour les sondeurs, dont la méthodologie est ouvertement contestée : contrairement à eux, ces concurrents du big data ont su prédire la qualification de François Fillon au premier tour de la primaire à droite.

Et aussi l'élection de Donald Trump et, pour Vigiglobe, la victoire du Brexit. Trois échecs cuisants pour les instituts de sondages. Deuxième mauvaise nouvelle : les prédictions de Filteris, de Vigiglobe et de l'algorithme Predict My President ne valident pas celles des sondages. Ceux-ci ne cessent d'annoncer un duel entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Au contraire, les trois initiatives misent sur la qualification de François Fillon. Ils diffèrent par contre sur le ou la candidate qui l'accompagnera au second tour. Une question de méthodologie qui révèle aussi les limites de l'exercice. Retour sur ces trois trublions de la campagne, leur méthodologie, leur crédibilité, leurs prédictions. Puis celles, très différentes, des tout derniers sondages. Filteris : un second tour Fillon / Le Pen Qu'est-ce que c'est ? Filteris est une société canadienne créée en 2002 par Jérôme Coutard et Isabelle Dornic, tous deux doctorants en sciences sociales. L'entreprise est spécialisée dans l'analyse d'image, la gestion et la sécurisation de l'identité numérique des entreprises, institutions et personnalités. Depuis 2007, Filteris a développé une expertise dans l'analyse du buzz généré sur le web et les réseaux sociaux dans des contextes électoraux, baptisée BuzzPol. Quelle méthodologie ? BuzzPol réalise, comme les sondages, des mesures régulières de l'opinion. Mais contrairement aux sondeurs, BuzzPol ne se base pas sur le recueil d'intentions de vote auprès d'un public représentatif, mais de l'analyse à grande échelle des perceptions, avis et opinions exprimés sur le web et les réseaux sociaux. Son algorithme permet d'analyser ces points de vue de manière quantitative et qualitative, puis de générer un score sur 100, réparti entre les candidats. Quel est son pronostic ? Dans sa dernière mesure du vendredi 21 avril, François Fillon arrive en tête avec 22,09% des voix. Il est suivi par Marine Le Pen, avec 21,75%, puis Jean-Luc Mélenchon (21,11%) et enfin Emmanuel Macron (19,92%). Les quatre candidats se tiennent à un peu plus de deux points. Autrement dit, dans un mouchoir de poche. C'est la 16è mesure d'opinion de Filteris depuis le 3 avril. Les 14 premières indiquaient que François Fillon et Marine Le Pen figureraient au second tour. Seule la 15è, du jeudi 20 avril, anticipait un second tour Fillon-Mélenchon. Quelle crédibilité ? Filteris a correctement prédit la victoire de Donald Trump à l'élection présidentielle américaine. L'entreprise n'a pas travaillé sur le Brexit. Contrairement aux sondages, Filteris a su prédire la première place de François Fillon à la primaire de la droite. Mais l'entreprise attendait Nicolas Sarkozy en deuxième position, alors que c'est Alain Juppé qui s'est qualifié. Elle s'est en outre trompée sur le premier tour de la primaire de la gauche : Benoît Hamon, qui est arrivé en première position, était donné troisième, derrière Manuel Valls et Arnaud Montebourg. Vigiblobe : Fillon probablement qualifié, Macron et Mélenchon en embuscade, Le Pen hors de l'équation Qu'est-ce que c'est ? Vigiglobe est une startup française dirigée par Leendert de Voogd, un ancien directeur mondial de l'institut de sondage TNS. Son credo : l'analyse des réseaux sociaux Twitter et Facebook pour repérer les tendances émergentes afin d'orienter la communication de ses clients, les marques. La startup a aussi développé des outils d'analyse spécialement conçus pour les élections, afin de repérer les signaux faibles qui traduisent des dynamiques qui échappent aux sondeurs - ou que ces derniers perçoivent trop tard. Quelle méthodologie ? Vigiglobe utilise des algorithmes, développés en interne, de machine learning (apprentissage par la machine à base d'intelligence artificielle), capables d'analyser à la fois quantitativement (qui suscite le plus de réactions ?) et qualitativement (quelle tonalité ?) les messages postés sur les réseaux sociaux. Grâce à des partenariats exclusifs avec Facebook et Twitter, la startup a accès à l'ensemble des contenus publiés. La moitié des Français sont sur Facebook et Twitter revendique 15 millions de comptes en France. Quel est son pronostic ? Contrairement à ses concurrents, Vigiglobe ne se risque pas au jeu des prédictions. En revanche, la startup estimait, jeudi 20 avril, que François Fillon a « de grandes chances de se qualifier pour le second tour ». Ses algorithmes d'analyse du sentiment voient se dégager un trio de tête dans un mouchoir de poche : François Fillon (qui dispose en plus du plus grand nombre de messages positifs), Emmanuel Macron et Jean-Luc Mélenchon. Contrairement aux sondages et aux autres spécialistes du big data, Vigiglobe estime que Marine Le Pen est en sérieuse perte de vitesse, et qu'elle pourrait, par conséquent, ne pas se qualifier pour le second tour. Leendert de Voogd, le Pdg, précise toutefois que l'attaque des Champs-Elysées profitait vendredi 21 avril à François Fillon et à Marine Le Pen, en nette hausse par rapport aux jours précédents. Quelle crédibilité ? Vigiglobe a correctement identifié les dynamiques portant à l'élection de Donald Trump aux Etats-Unis, à la victoire du Brexit au Royaume-Uni, de François Fillon à la primaire de la droite, et de Benoît Hamon à celle de la gauche. | Pour aller plus loin, lire l'interview exclusive de Leendert de Voogd. Présidentielle : "Pourquoi Fillon pourrait se qualifier au second tour et pas Le Pen" Predict My President : Le Pen et Fillon au second tour Qu'est-ce que c'est ? Predict My President est un programme mené depuis plusieurs mois par cinq étudiants de l'école Télécom Paris tech pour l'hebdomadaire Le Point. L'objectif est de pallier aux « failles » des sondages en remplaçant les enquêtes d'opinion par une analyse socio-économique des électeurs, couplée à une analyse de la popularité des candidats sur la Toile. Quelle méthodologie ? Les élèves ont bâti un logiciel nourri à partir des données numériques issues du réseau social Twitter et des recherches des internautes sur Google, pour déceler la popularité des candidats et analyser le contenu des messages les concernant. Ces data sont croisées par des données socio-économiques remontant jusqu'à 1981 (taux de chômage par département, résultats des élections locales, etc.), issues des plateformes gouvernementales et de l'Insee. Un algorithme pondère les différentes analyses et aboutit à des prédictions de vote. Ou quand le big data et l'analyse socio-économique remplacent les sondages. Quel est le pronostic ? Le 19 avril, Predict My President voyait se profiler un duel entre Marine Le Pen (24,13%) et François Fillon (21,77%). Emmanuel Macron arriverait troisième avec 20,32%, suivi par Jean-Luc Mélenchon avec 18,66%. Quelle crédibilité ? Verdict dimanche. | Pour en savoir plus. Présidentielle : Le Pen et Fillon qualifiés pour le second tour ? Et les sondages ? Dans la dernière ligne droite, tous notent une progression de François Fillon, mais pas suffisamment pour atteindre le second tour. Tous les instituts le donnent troisième derrière Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Voici les résultats des derniers sondages publiés le vendredi 21 avril: Odoxa pour Le Point Emmanuel Macron (24,5%) vs Marine Le Pen (23%). François Fillon et Jean-Luc Mélenchon sont tous les deux à 19%. BVA pour La Dépêche du Midi Emmanuel Macron (24%) vs Marine Le Pen (23%). François Fillon et Jean-Luc Mélenchon sont tous les deux à 19%. OpinionWay-ORPI pour Les Echos et Radio Classique Emmanuel Macron (23%) vs Marine Le Pen (22%). François Fillon est troisième avec 21%, Jean-Luc Mélenchon est quatrième avec 18%. Ifop-Fiducial pour Paris Match, CNews et Sud Radio Emmanuel Macron (24,5%) vs Marine Le Pen (22,5%). François Fillon est troisième avec 19,5%, Jean-Luc Mélenchon est quatrième avec 18,5%. Elabe pour BFMTV et L'Express Emmanuel Macron (24%) vs Marine Le Pen (21,5%). François Fillon est troisième avec 20%, Jean-Luc Mélenchon est quatrième avec 19,5%. SYLVAIN ROLLAND Sylvain Rolland @SylvRolland DU MÊME AUTEUR Yahoo ! se livre à Verizon en meilleure santé que prévu Présidentielle 2017 : "Fillon pourrait se qualifier au second tou... Présidentielle 2017 et numérique : demandez le programme ! Abonnez-vous à partir de 1€ SUR LE MÊME SUJET macron mélenchon le pen fillonPrésidentielle 2017 : Fillon et Mélenchon restent décrochés (sonda... 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http://www.latribune.fr/economie/presidentielle-2017/presidentielle-2017-le-big-data-donne-fillon-au-second-tour-pas-les-sondages-qui-aura-raison-693731.html

LA CÔTE D’IVOIRE ET LE GHANA AU CŒUR D’UNE REUNION DE HAUT NIVEAU SUR LE CACAO ET LES FÔRETS

 (Sustainable Trade Initiative-IDH) et l’Unité pour la Durabilité Internationale (International Sustainability Unit-ISU)

Une réunion de haut niveau sur le cacao et les forêts s’est tenue, le jeudi 16 mars 2017, à Londres, sous la houlette de Son Altesse Royale le Prince de Galles dans le but d’examiner les moyens de mettre fin à la déforestation et à la dégradation des forêts dans la chaîne d’approvisionnement mondiale du cacao, avec une attention initiale sur la Côte d’Ivoire et le Ghana, les deux plus grands producteurs.

Cette rencontre était organisée de façon conjointe par la Fondation Mondiale pour le Cacao (World Cocoa Foundation-WCF), l’Initiative pour le Commerce Equitable (Sustainable Trade Initiative-IDH) et l’Unité pour la Durabilité Internationale (International Sustainability Unit-ISU) que dirige le Prince Charles.

La Côte d’Ivoire y a pris part à travers une délégation conduite par SEM georges Aboua, Ambassadeur de Côte d’Ivoire au Royaume-Uni, qui était, pour la circonstance, accompagné par Monsieur Aly Touré, Représentant Permanent auprès des Organisations Internationales de Produits de Base.

Au cours de son intervention, le chef de la délégation ivoirienne a indiqué que la préservation de la forêt est une priorité pour notre pays qui se traduit par plusieurs engagements dont les principaux sont les suivants :

  • la signature en 2012 du decret portant création,organisation et fonctionnement de la commission nationale pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre dues a la déforestation et a la dégradation des fôrets ;
  • la signature en 2014 de la Déclaration de New York sur les forêts dont l'objectif est d'éliminer la déforestation associée à la production agricole ;
  • la déclaration, lors de la Conférence des Nations Unies de septembre 2014, par SEM le Président Alassane Ouattara d'effectuer une transition vers un << cacao zéro déforestation>> à partir de 2017 ;
  • l'adoption, en 2015, d'un nouveau code forestier visant à retrouver 20% de couverture forestière en Côte d’Ivoire ;
  • la formulation, en 2015, d’une stratégie dénommée « cacao ami de la forêt ».

L’Agence Française de Développement (AFD), l’International Finance Corporation (IFC), la Banque Mondiale et le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE) font partie des organisations qui ont participé à cette réunion sur le cacao et les forêts.

FRANCE 2017-Une victoire de Fillon ou Macron relancerait la confiance-Gattaz / Sondage présidentielle : Le Pen repasse en tête, la course relancée /Emmanuel Macron s’effrite, Jean-Luc Mélenchon capitalise, François Fillon résiste...

L'accession de François Fillon ou Emmanuel Macron à l'Elysée en mai pourrait restaurer la confiance à l'égard de l'économie française, un atout pour l'attractivité de la France dans un contexte de Brexit, a déclaré jeudi Pierre Gattaz.

"Ce sont sans doute deux scénarios susceptibles de restaurer de la confiance", en fasant basculer une opinion internationale plutôt encline au "French bashing" ces dernières années pour lui laisser espérer une amélioration de la situation économique de la France, a estimé le président du Medef lors d'un entretien avec Reuters.

Le candidat de la droite et du centre dispose selon lui d'un "programme économique allant vraiment dans le bon sens", tandis que celui du mouvement En Marche ! est "assez apprécié" à l'étranger, et donne "une image de modernité, de jeunesse pour la France".

"Les élections françaises peuvent apporter des atouts supplémentaires pour drainer d'éventuel déçus du Brexit", sous réserve de régler rapidement les problèmes de l'économie en mettant en place une fiscalité plus attractive et une véritable "flexisécurité à la française", a déclaré Pierre Gattaz.

Dans ce cas-là, "ça peut fonctionner assez vite, la confiance repartira", à la fois en termes d'attractivité de la France pour les entrepreneurs étrangers et pour inciter ceux qui sont déjà présents dans l'Hexagone à y rester, a-t-il expliqué.

Tout en estimant que sur le plan économique, une victoire à la présidentielle du candidat Les Républicains ou de celui du mouvement En Marche ! serait bien accueillie, Pierre Gattaz a une nouvelle fois réaffirmé sa préférence pour le programme de François Fillon, dont il a salué la "cohérence".

"Globalement, le programme de (François) Fillon est celui qui correspond le plus à une vision, une ambition du plein emploi en France", a-t-il dit.

Il a également jugé "très intéressante" l'ambition de l'ex-Premier ministre de faire de la France la première puissance européenne dans dix ans.

En revanche, le programme d'Emmanuel Macron "ne va pas assez loin" à ses yeux et comporte encore "quelques zones d'ombre, des imprécisions comme sur les retraites et l'assurance chômage", même s'il salue le fait que l'ex-banquier d'affaires de 39 ans "assume les entreprises, il assume le capital et il assume la réussite".

Le président du Medef a également dénoncé le programme de la candidate du Front national Marine Le Pen, reposant selon lui sur une stratégie de repli "stupide, absurde, dangereuse" et "suicidaire" pour l'économie française. (Reuters) 

(Myriam Rivet avec Simon Carraud, Emmanuel Jarry, Yann Le Guernigou et Michel Rose, édité par) En savoir plus sur https://investir.lesechos.fr

A lire aussi / Sondage présidentielle : Le Pen repasse en tête, la course relancée /Emmanuel Macron s’effrite, Jean-Luc Mélenchon capitalise, François Fillon résiste...

Marine Le Pen lors du deuxième débat du premier tour de la présidentielle.Marine Le Pen lors du deuxième débat du premier tour de la présidentielle.Marine Le Pen lors du deuxième débat du premier tour de la présidentielle.

Emmanuel Macron s’effrite, Jean-Luc Mélenchon capitalise, François Fillon résiste : les enseignements sont nombreux à tirer de notre dernier sondage de la présidentielle en temps réel.

Et si le second tour entre Marine Le Pen et Emmanuel Macron n’avait pas lieu ? Dans notre dernier sondage de la présidentielle en temps réel réalisé par l’Ifop pour Paris Match, Fiducial, CNews et Sud Radio, les lignes bougent et tout semble encore possible à dix-huit jours du premier tour. Stable avec 25% des intentions de vote au premier tour, la présidente du Front National reprend la tête. Marine Le Pen peut toujours compter sur la sûreté du choix de ses électeurs à 82%. Derrière elle, désormais en deuxième position, on retrouve Emmanuel Macron, à 24,5% (-0,5%). La dynamique est brisée : le leader d’En Marche a perdu 1,5% en deux jours. Son passage très attendu lors de L’Emission politique sur France 2 jeudi soir pourrait être décisif alors que les effets positifs ou négatifs du deuxième débat de la présidentielle se feront ressentir encore un peu plus dans les jours qui viennent.

A lire aussi :Débat présidentiel : le podium de Match

Jean-Luc Mélenchon poursuit sa progression

Il y a deux jours, François Fillon comptait 9% de retard sur l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande. Le candidat de la droite a grignoté une partie de son retard pour n’être aujourd’hui qu’à 6,5% de son rival. Ce mardi, il gagne 0,5% pour revenir à 18%, preuve que ses derniers discours ont eu un écho auprès des électeurs. Sa place sur le podium du premier tour n’est pourtant pas garantie : Jean-Luc Mélenchon continue de surfer sur la vague de la popularité. Le candidat de la France insoumise est ce soir à 16% (+0,5%). Le 17 mars dernier, soit avant le premier débat, il ne récoltait que 10,5% des intentions de vote au premier tour. Lui aussi peut rêver d’une qualification pour le second tour de la présidentielle.

A lire aussi : Quand la gauche rêve d'un mariage Hamon-Mélenchon

Pour Benoit Hamon, en revanche, l’heure de la soupe à la grimace semble avoir sonnée. Il passe ce mardi sous la barre symbolique des 10% (9,5%, -0,5%) et ceux qui annoncent voter pour lui ne sont sûrs de leur choix qu’à 59%, le plus petit total des cinq candidats.  Parmi les «petits» candidats, à noter la stabilité de Nicolas Dupont-Aignan à 4,5% (=), la progression de Philippe Poutou (1%, +0,5%) et l’érosion de François Asselineau qui revient à zéro (-0,5%).Lionel BONAVENTURE / POOL / AFP

Paris Match| Publié le 05/04/2017 à 17h55 |Mis à jour le 05/04/2017 à 23h35

Yannick Vely

 

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