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Infos Ivoiriennes (954)

Municipales à Abobo : Hamed Bakayoko candidat du RDR

« A Abobo, Hamed Bakayoko pourrait faire face à Tehfour Koné.  Proche de Guillaume Soro »

Le Rassemblement des Républicains (RDR) connait son candidat pour les futures élections à Abobo. Hamed Bakayoko, ministre d’Etat, ministre de la Défense a été désigné pour représenter le parti à la Case à ce scrutin. Ce sera donc à celui qu’on surnomme le « Golden Boy » que reviendra la charge de tenter de conserver la commune la plus peuplée de Côte d’Ivoire dans le giron du parti présidentiel.

A Abobo, Hamed Bakayoko pourrait faire face à Tehfour Koné.  Proche de Guillaume Soro le jeune ex-député de la commune d’Abobo mène depuis plusieurs mois de nombreuses actions en faveur des populations. Candidate à la candidature au RDR, Jeanne Peuhmond a pour sa part félicité Hamed Bakayoko dans un message publié sur les réseaux sociaux. L’ex-ministre a notamment appelé à l’union autour de la candidature de l’ex-ministre. :

Cette désignation sonne comme un véritable désaveu pour le maire sortant Adama Toungara. De fait, selon nos sources, le désormais Médiateur de la République souhaitait positionner pour cette élection Yéo Kolotioloman, l’un de ses plus fidèles collaborateurs.

Par Abraham KOUASSI 9 juin 2018

Adjoumani tout feu, tout flamme à Bondoukou: Bédié m’a débranché du « micro » du PDCI-RDA pour me fixer plus solidement au « micro » du RHDP »

« Les quatre raisons de mon engagement dans le RHDP »   Propos recueillis par Kra Bernard

Le ministre Kobenan Kouassi Adjoumani était le principal orateur du meeting de Bondoukou. Dans son adresse à ses parents, l’Eléphant du Zanzan est revenu sur l’affaire du micro et du haut parleur  avant d’évoquer les quatre raisons pour lesquelles il se bat pour le RHDP et le parti unifié. Ci-dessous un extrait de son discours.

(…) Chers parents du Zanzan Je voudrais aussi saisir cette occasion solennelle pour vous dire combien j’ai été sensible à tous vos messages, appels, mobilisations autour de ma modeste personne, au cours de ces dernières semaines, lorsque certains médias ont relayé des informations me concernant. Vous vous êtes inquiété pour moi et vous avez tenu à me manifester votre solidarité et votre soutien. Je voudrais ici vous dire merci, mille fois merci parce que votre élan de solidarité m’a touché, énormément touché. Mais aujourd’hui je me tiens devant vous pour vous dire que le Ministre Kobenan Kouassi Adjoumani, votre fils, votre frère, votre ami, n’a pas été sanctionné en réalité.

Je n’ai pas non plus perdu la confiance du Président Henri Konan Bédié, qui demeure mon père, mon protecteur. D’ailleurs, avant de me rendre ici, il m’a demandé, conformément à nos habitudes, de faire un détour à Daoukro, où j’ai passé la nuit dans la maison familiale, pour prendre ses bénédictions. Non, chers parents, ne vous inquiétez point, ne vous fiez pas aux rumeurs, entre le père et le fils, les relations sont vraiment au beau fixe. C’est vrai que nous sommes en politique et que certaines décisions peuvent surprendre. Mais sachez qu’en politique, on peut parfois agir pour protéger, pour préserver. Le Président Henri Konan Bédié est un père et il ne peut poser un acte pour blesser ou pour nuire à son fils. Il agit toujours en bon père de famille. Et en ce qui me concerne c’est ce qu’il a fait.

Certains médias ont cru ironiser en écrivant au lendemain de cette décision que le Président Henri Konan Bédié a coupé le « haut-parleur » du « micro » PDCI-RDA. Oui le président m’a débranché du « micro » du PDCI-RDA pour me brancher et me fixer plus solidement au « micro » du RHDP. Or le RHDP rassemble plusieurs partis politiques y compris le PDCI-RDA. Donc aujourd’hui je demeure le Porte-parole des porte-paroles du PDCI-RDA, du RDR, du MFA, du PIT, etc. Quelle sanction le Président Henri Konan Bédié m’a-t-il infligé ? Aucune ! Mieux, je demeure le Secrétaire Exécutif Chargé de l’Information et de la Communication du PDCI-RDA. J’ai tenu à faire ces quelques clarifications afin que vous compreniez que je n’ai pas été sanctionné. Au contraire, mon statut de Porte-parole du RHDP, conformément à la volonté des Présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara, me rehausse davantage. Alors, je vous demande de ne pas vous inquiétez outre mesure.

« Les quatre raisons de mon engagement dans le RHDP »

Mesdames et Messieurs Chers parents du Zanzan

Je voudrais aussi vous donner aujourd’hui les raisons de mon engagement dans le RHDP. Pourquoi Adjoumani s’investit-il tant dans le projet de consolidation du RHDP ? Pourquoi j’ai le sommeil troublé quand le RHDP est attaqué ? Parce qu’à ce niveau aussi, il y a eu beaucoup d’amalgames et d’intoxications qui ont été répandus, tendant à faire croire qu’Adjoumani a tourné le dos au PDCI. Faux et archi faux. Je me bats pour le RHDP pour quatre raisons essentiellement. La première, c’est que le Président Félix Houphouët-Boigny qui est notre modèle achevé et notre référence politique n’a eu de cesse de nous répéter toute sa vie, et particulièrement avant sa mort les mots : « unité », « paix » et « développement ». Il demandait aux ivoiriens de rester unis et de cultiver la paix, d’en faire même une religion pour élargir les sillons de ce développement qu’il avait tracé. Après sa mort, l’unité s’est brisée au sein du PDCI-RDA et cela nous a précipités dans la violence politique, nous avons perdu la paix et cela a retardé notre développement.

 Chers parents

Mesdames et Messieurs

Nous avons tous été témoins de ce qui s’est passé. Aujourd’hui, le RHDP nous offre une incroyable et inespérée opportunité de refaire notre unité perdue. Et des gens veulent s’opposer à cela. Je dis non ! Depuis que le PDCI-RDA, le RDR et les autres partis se sont remis ensemble, vous voyez que le pays avance. Je crois que si le Président Félix Houphouët-Boigny était encore présent parmi nous, il serait le plus grand défenseur du RHDP et du Parti Unifié. Parce que tous ceux qui militent dans cette coalition sont ses enfants et Houphouët ne peut être contre l’unité retrouvée de ses enfants. Mieux le RHDP immortalise le Président Félix Houphouët-Boigny et son œuvre, parce que dans le RHDP, il y a le nom d’Houphouët. Par conséquent, le RHDP est un devoir de mémoire vis-à-vis du Président Félix Houphouët-Boigny. La deuxième raison, c’est que le RHDP en tant que force politique est une garantie pour la paix, la stabilité et le développement. Quand nous allons aux élections en RHDP, nous gagnons tranquillement et le pays est tranquille après chaque élection. Or le frère jumeau de la paix, c’est le développement. Et même dans notre région, vous avez vu comment notre situation est en train de changer par la volonté de SEM Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire. A cause de la paix retrouvée, de nombreux villages ont été électrifiés, de nombreuses écoles et de nombreux centres de santé, ont été construits. Bondoukou dispose aujourd’hui d’un CAFOP et bientôt une université va y voir le jour.

Je me bats pour le RHDP parce que je veux que le développement amorcé touche ma région et mes parents. Quel mal y-a-t-il à cela ?

Donc quand je me bats pour la cause du RHDP c’est pour vous mes parents que je me bats ; c’est pour que vous viviez en paix et profitiez du développement. Le développement gagne tout le pays.

Vous avez vu la route Abengourou – Agnibilékro ; vous avez vu les nouvelles infrastructures à Yopougon,Abobo, où ciruler par le passé relevait d’un vrai parcours de combattant. Vous avez vu le troisième pont baptisé « Pont Henri Konan Bédié ». Vous avez vu l’autoroute Yamoussoukro – Tiébissou en construction. La plupart des problèmes, en ce qui concerne l’éducation et la santé ont été résolus, pour améliorer les conditions de vie des populations ivoiriennes. Des investissements massifs y ont été consacrés. Aujourd’hui, même si beaucoup reste encore à faire, la Côte d’Ivoire, notre pays, a fière allure. Et pour préserver tous ces acquis, pour faire de la Côte d’Ivoire ce que le Président Félix Houphouët-Boigny a rêvé, il faut aller en RHDP.

La troisième raison de mon engagement dans le RHDP, c’est que c’est la voie que les Présidents Henri Konan Bédié et Alassane Ouattara ont tracée. Ce sont deux grands visionnaires, deux illustres personnalités qui aiment leur pays. Nous devons les aider à reconstituer l’œuvre politique du père-fondateur. La quatrième raison de mon engagement dans le RHDP, c’est que j’ai été personnellement témoin de toutes les crises que la Côte d’Ivoire a connues. Et je ne voudrais plus jamais que notre pays bascule dans la violence. J’ai été le rapporteur général de la commission d’enquête mise en place après le boycott actif, et je sais ce que la Côte d’Ivoire a perdu. J’ai été témoin du coup d’Etat qui a fait basculer la vie de plusieurs milliers d’ivoiriens, chasser les investisseurs de notre pays, instaurer un climat d’insécurité généralisée. Au cours de ces douloureux événements, le PDCI-RDA était divisé en deux, entre ceux, comme nous qui étions restés fidèles au Président Henri Konan Bédié et d’autres qui voulaient que le PDCI-RDA tourne la page Bédié, et se mette à la disposition des nouveaux hommes forts. A cette époque-là, j’ai mené le vrai combat. J’ai même tenu des propos qui ont failli me coûter la vie. C’est pourquoi, quand je vois certains qui, hier, démontaient les affiches du Président Henri Konan Bédié, faisaient campagne contre notre Président, et qui aujourd’hui veulent nous faire croire qu’ils aiment le Président Henri Konan Bédié plus que quiconque, cela me fait sourire.

En outre, à l’assemblée nationale où j’étais député, j’ai défendu avec acharnement, les positions du PDCI-RDA avec d’autres collègues. Sous le régime de M. Laurent Gbagbo, alors que j’étais ministre, je n’ai pas mis entre parenthèses mes convictions politiques, ma loyauté au PDCI-RDA et ma fidélité au Président Henri Konan Bédié. Et vous savez tous chers parents ce que cela m’a coûté. Le Président Laurent Gbagbo m’a traduit devant les tribunaux à cause de mon engagement, ma fidélité, ma loyauté au PDCI-RDA et à son Président. C’est un fait inédit qui ne saurait échapper à la conscience des ivoiriens et des ivoiriennes. Quand on a traversé toutes ces crises, on mesure le sens et la portée du mot « paix ». Nous ne voulons plus que l’on divise les Ivoiriens, nous ne voulons plus que la violence se réinstalle dans notre pays. La Côte d’Ivoire a trop souffert et le RHDP est pour nous, à l’heure actuelle, un remède salutaire pour aller à l’émergence, même si d’aucuns le considèrent comme un remède amère à avaler. La nivaquine est certes amère, mais elle produit des effets curatifs insoupçonnés. En un mot, le RHDP représente pour nous, la vitamine du bien-être et du développement inclusif. Chers parents, Je vous invite donc à y adhérer sans crainte et sans réserve (…)

Propos recueillis par Kra Bernard

NYAMSI : la vanité d'un mercenaire de la plume / ma réponse à Franklin (les intellectuels du RDR ont mieux à faire que débattre avec un mythomane)

Côte d’Ivoire : Franklin Nyamsi a dévoyé le projet national de Soro Guillaume. 1ère partie  (Par Alexis DIETH )  

Ce que Mr Soro Guillaume Président de l’Assemblée Nationale Ivoirienne m’a dit en Août 2012. Je m’en rappelle comme si c’était hier. A la fin de la cérémonie de dédicace de l’ouvrage de témoignage que j’avais écrit en coauteurs avec Franklin Nyamsi en mémoire de la crise post-électorale de 2010, le Président de l’Assemblée Nationale nous invita à une réception en son domicile.

 Dois-je préciser  que cet ouvrage de témoignage devrait poser, en tant que témoignage fondé en raison, le désir d’une Nouvelle Côte d’Ivoire pleinement républicaine et démocratique ?

L’idée directrice, du moins la mienne, de cet ouvrage était de justifier conceptuellement le rejet du nationalisme identitaire qui avait fracturé la Côte d’Ivoire, et de réconcilier le pays dans les valeurs de la démocratie et de la République pour rebâtir une Nation de citoyens. Il s’agissait, dans mon esprit, de poser un jalon des valeurs universalistes qui permettraient de refonder un nouveau consensus républicain, de réunifier la pluralité ivoirienne dans un sentiment d’appartenance commune. J’étais donc animé par cet enthousiasme républicain quand je suis arrivé à Abidjan après avoir, durant toute la période de la crise-post électorale, contribué, comme je le pouvais, à lutter par la plume contre la dérive dictatoriale meurtrière d’un Laurent Gbagbo amnésique de sa victoire électorale à la présidentielle de 2000 quand il appelait le Général Guéi à respecter le résultat des urnes.

Le  Professeur Dibi Augustin m’est témoin. Lors de la réunion interne en aparté, qu’il nous accorda durant cette réception, le jeune Président de l’Assemblée Nationale nous déclara explicitement ceci :« Aidez-nous, chers amis intellectuels, à construire la démocratie en Côte d’Ivoire. Je voudrais vous demander au nom de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire de créer un Think Tank de réflexion sur la démocratie pour nous aider à enraciner la démocratie et ses valeurs dans notre pays ».  Tels furent les mots sensés et pleins d’espoir de Soro Kigbafori Guillaume le jeune Président de l’Assemblée Nationale lors de cette rencontre.

 L’idée d’un Think tank consacré à la démocratie, placé sous le mécénat de l’Assemblée Nationale Ivoirienne, ouvert sans exclusive à tous les Ivoiriens, aux universitaires et aux simples citoyens était géniale et inédite. Les contributions analytiques et réflexives de ce pool de réflexion publique auraient grandement aidé à construire la citoyenneté, à rebâtir l’unité de la Nation et à enraciner le débat citoyen en Côte d’Ivoire. Sous l’égide de l’Assemblé nationale, elle aurait pu aider les Ivoiriens à réinvestir leur espace public national, donnant ainsi toute sa dimension à une démocratie ivoirienne enracinée dans la participation citoyenne d’une société civile en pleine reconstruction.

 Vaut-il la peine d’ajouter, de manière fortuite, que l’aboutissement d’un tel projet novateur démocratique et républicain aurait pu légitimer politiquement et pleinement l’ancien chef de guerre Soro Guillaume dans sa prétention à se lancer ultérieurement dans la bataille pour la conquête du pouvoir d’Etat en Côte d’Ivoire ? Au vu du développement des évènements, qui assombrissent aujourd’hui certainement l’avenir politique du jeune Président de l’Assemblée nationale ivoirienne,  un regard rétrospectif sur la thématique de cette réunion en aparté de ce mois d’Aout 2012 me fait penser ceci : Quel gâchis !

Franklin Nyamsi avait, lors de cette réunion et durant tout le processus qui y mena, un agenda caché qui le conduisit à détruire systématiquement ce projet inédit. Désireux de s’approprier l’espace de la représentation nationale ivoirienne pour son compte privé, d’avoir le Président de l’Assemblée nationale à sa botte, Franklin Nyamsi s’ingénia à dévoyer ce projet républicain et démocratique qui aurait permis de poser des jalons dans le sens de la réconciliation en Côte d’Ivoire, du respect de l’esprit de la démocratie républicaine. Le sabotage par Franklin Nyamsi du projet de Think Tank consacré à la démocratie.

Dès mon retour à Vienne en Autriche, mon épouse m’est témoin, Franklin Nyamsi livra un combat interne pour tuer le projet dans l’œuf. Il transforma d’autorité le projet de « Think tank pour la Démocratie et la République » en « Cercle de conférence de l’Assemblée nationale » taillé à sa main, une entité fermée voué à ses intérêts particuliers, au mépris des intérêts souverains de la Côte d’Ivoire. Désireux de monopoliser l’espace de la représentation nationale, Franklin Nyamsi, le dictateur en herbe qui se révélait sous mes yeux éberlués, décida de transformer les membres de ce Think tank qui ne vit donc jamais le jour en collaborateurs.

 Le chefaillon incontesté  qu’il voulait être, se mit en demeure de contrôler et de censurer toutes les contributions qui lui faisaient de l’ombre et qui ne cadraient pas avec la ligne hagiographique et apologétique qu’il se proposait de donner au site du chef de l’Assemblée Nationale.

Muni de son arme atomique dévastatrice, le mensonge et le dénigrement, Franklin Nyamsi montait  à l’assaut de la Nation, de République et de la démocratie ivoirienne pour les diviser et  les détruire. L’influence trouble et dangereuse de Franklin Nyamsi, ses conseils malavisés et son bellicisme auprès du chef de l’Assemblée Nationale, ont transformé la branche politique des Forces Nouvelles en faction à l’intérieur de la République.  

Editorial de Félix D. Bony Politique ‘’Goumin’’/ ‘’Le Pdci et le Rdr veulent témoigner leur amour aux yeux du grand public mais, le grand sourire qu'ils s'efforcent d'arborer est loin de convaincre plus d'un...

« Trempés dans ce jeu de ping-pong, les deux alliés entretiennent cette atmosphère délétère qui plongent toute la Côte d'Ivoire dans l'incertitude. L'incertitude sur l'ambiance de 2020. Beaucoup ayant encore en témoignage ce que valent les inimitiés entre ces ''disciples'' indisciplinés sur les principes de leur mentor. Vous avez dit ''Goumin – Goumin''. Au final, tout le monde en a pour sa graine dans ce contexte malsain. » Félix D. Bony | SES ARTICLES / SOURCE: LINFODROME

‘’Goumin’’ ! Ce néologisme du nouchi (argot) ivoirien traduit par le concept  du « chagrin » d’amour.

L’expression devenu usuelle dans le langage courant en Côte d'Ivoire convient éloquemment pour décrire ce qui se passe au sein du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et pour la Paix (Rhdp). Coalition politique au pouvoir qui affiche un visage peu reluisant en raison de l'ambiance qui prévaut entre ses membres composés initialement du Pdci, du Rdr, de l’Udpci et du Mfa. L’Alliance des Houpbouëtistes, tissée à Paris le 05 mai 2005, est bien en train de se détricoter. C'est une lapalissade de le dire. La bonne foi, qui avait animé les leaders à l'origine de cette coalition, a laissé place à l’hypocrisie politique.

L'esprit du groupe n'aura duré que le temps de conquérir et d'arracher le pouvoir au redoutable adversaire de l'époque, l’opposant historique, Laurent Gbagbo, éloigné du pays et confiné dans une prison à la Haye au Pays Bas. Pour la suite, l’aventure Rhdp a tout l'air d'un vœu pieu ou du moins un fond de commerce politique où chacun n'agit que pour y tirer du meilleur dans un élan égocentrique. Depuis lors, les couacs ne manquent pas et s’enchaînent crescendo.

Première couac.  Le chemin n’aura pas été long pour le premier leader sorti du bloc de ces acteurs se réclamant de la philosophie politique d’Houphouët-Boigny. Le Père-fondateur de la Côte d’Ivoire moderne, qui aura laissé la réputation d’avoir été un « Apôtre de la paix », le chantre du « dialogue » pour résoudre tous les différends. Pour n’avoir pas triomphé au sein du Rhdp, ce dialogue n’a pu retenir le président-fondateur du Mouvement des Forces d’Avenir (Mfa), qui a inauguré le champ des ruptures avec l’Alliance qu'il a contribué à créer. Victime d’injustice ou d'une insatiabilité? Innocent Anaky Kobena n’a pu continuer l’aventure. Pour avoir réclamé à hue et à dia sa part du gâteau, depuis l’avènement au pouvoir de sa coalition. Le diplômé de Sciences Po Paris, activiste et signataire de la plate-forme du Rhdp, qui avait opté, à l’époque, pour une candidature unique afin de s’assurer de pouvoir « terrasser » son ancien camarades de lutte Laurent Gbagbo du pouvoir, a été débarqué, lui-même, du Rhdp, une fois l'objectif atteint. Anaky Kobena a même perdu son parti. Il n'a plus le contrôle du Mfa, échu, avec la bénédiction du pouvoir, à des ex-lieutenants à lui, qui ont poursuivi le chemin tracé avec l’Alliance. 

Vrai ‘’Goumin’’, comme disent les Ivoiriens pour traduire l’effet corrosif du chagrin. Lequel sera d'autant plus rageur pour l’ancien ministre des Transports que ce qu’il aura passé son temps à réclamer va échoir, sans effort, à son successeur. Le nouveau président légalement reconnu du Mfa, Azoumana Moutayé – lui aussi dans le ‘’Goumin’’ aujourd’hui face au même pouvoir – est promu ministre de la République. Anaky Kobena, isolé, est contraint à une retraite dans laquelle il se refuse de mourir. Ses lamentations et pleurs n’empêcheront pas la roue de continuer à tourner. Sans lui évidemment !

 Deuxième round. La roue tourne, certes. Mais, pas sans tumulte pour autant. Car, le Rhdp, même renforcé par de nouvelles formations, notamment le PIT et l’Upci n’en a pas fini avec les frasques et les ‘’goumins’’. Décembre 2016. Deux leaders de la coalition sont débarqués du gouvernement. Mabri Toikeusse de l'Udpci et Gnamien Konan de l'Upci ont commis le crime de se mettre au travers des décisions de Henri Konan Bédié et d’Alassane Ouaattara - considérés comme les deux leaders incontestés de l'Alliance. Ces ministres ont osé prendre naviguer à rebrousse-poil des directives du président du Pdci et surtout de son cadet du Rdr au pouvoir sur les choix des candidats aux élections législatives. Ils en ont payé le prix fort. Si Mabri Toikeusse continue de faire les yeux doux aux tenants de l'Exécutif dans l'espoir d'une nouvelle prébende, son alter ego, Gnamien Konan a préféré voler de ses propres ailes désormais. Loin du cercle de la coalition au pouvoir. Il a même abandonné ses partisans ayant choisi de demeurer dans la barque du Rhdp pour créer un nouveau mouvement politique : ''L@ Nouvelle Côte d'Ivoire'', portée sur les fonds baptismaux, le samedi 28 avril dernier.

Ironie du sort, pendant que l’ancien ministre d’Alassane Ouattara faisait la sortie de ce mouvement, son successeur à la tête de l'Upci et le reste des militants organisaient un référendum qui s'est soldé par leur rupture avec le parti unifié du Rhdp. Un projet dans lequel ils s'étaient formellement engagés. L’Upci se sentirait étouffée par les grands qui décident tout et imposent dans cette Alliance. Y compris dans les débats pour l’unification qu’ils ont eu en projet. ''Goumin'' sans commentaire ! ‘’Goumin - Goumin’’. Le Rhdp va-t-il définitivement imploser ? Bien malin qui saura répondre à cette interrogation. Mais, on n'est pas loin de cette implosion. Tant les divergences et les adversités sont vivaces à l'intérieur de cette coalition.

Le Pdci et le Rdr veulent forcément témoigner leur amour aux yeux du grand public. Mais, le grand sourire qu'ils s'efforcent d'arborer est loin de convaincre plus d'un sur la sincérité du mariage qu'ils se promettent. Le parti unifié qu'ils envisagent pour être encore plus forts avant les échéances de 2020, étalent le malaise profond qui les oppose. Les calculs d'intérêts au sein de ces deux formations phares ruinant tout espoir d'aboutissement de ce projet. Henri Konan Bédié et ses partisans réclament le fauteuil par une alternance en 2020. Tandis qu'Alassane Ouattara et ses hommes, au Rdr, mûrissent l'idée de s'accrocher et de continuer à « manger » (l’expression est de l’un des cadres du parti au pouvoir, le ministre Cissé Bacongo).

 Des positions diamétralement opposées. Le hic, c'est que chacun sait que le mariage ne peut aboutir. Tant, les conjoints affichent leurs différences. Mais, chacun y va de sa foi. Très incertaine. Mu uniquement par sa stratégie à peine voilée pour duper l'allié-adversaire. On va jusqu'à faire des yeux doux, parfois, à d'anciens adversaires communs. Laissant entrevoir des possibilités de nouvelles fiançailles. Tandis qu'à l'intérieur, l'autre conjoint, continue de mettre la pression. Comme pour montrer toute sa bonne foi. Ruses, farces et malices. Tout y passe. Comme le fameux « boulanger enfarineur » que d'aucuns dénonçaient autrefois. Du vrai ‘’Goumin Goumin’’. Un ''double chagrin'' que s’infligent réciproquement, le Rdr, qui doute de la sincérité de son principal allié, le Pdci-Rda, dont le président a réaffirmé, 4 jours après avoir signé et justifié l’Accord politique portant création du parti unifié, la longévité de l'héritage qu'il a reçu de feu Félix Houphouët-Boigny.

C'est clair, Henri Konan Bédié et les siens n'espèrent plus rien du Rdr en ce qui concerne la passe qu'ils réclament, après avoir renoncé à avoir un candidat au profit d'Alassane Ouattara réélu en 2015. Trempés dans ce jeu de ping-pong, les deux alliés entretiennent cette atmosphère délétère qui plongent toute la Côte d'Ivoire dans l'incertitude. L'incertitude sur l'ambiance de 2020. Beaucoup ayant encore en témoignage ce que valent les inimitiés entre ces ''disciples'' indisciplinés sur les principes de leur mentor. Vous avez dit ''Goumin – Goumin''. Au final, tout le monde en a pour sa graine dans ce contexte malsain.

Félix D. Bony | SES ARTICLES / SOURCE: LINFODROME

Sauvons nous, nous-mêmes exigeons le meilleur, responsabilisons nos dirigeants cela nécessite un peu de courage, un peu de patriotisme un peu de folie, aussi

« Dans tous les pays qu’on compte sur la terre, la corruption existe, mais à des degrés divers. C’est une vérité. Une autre vérité est que dans les pays où la lutte contre l’impunité et la corruption ne sont pas une escroquerie, les citoyens, à quelques niveaux qu’ils se trouvent, donnent le meilleur d’eux-mêmes. Au bénéfice de la république ».

https://www.facebook.com/Antoineassale75 

Par: Tiemoko Antoine Assale "Officiel"

Depuis le 24 avril 2018, jour de la révélation, par « L’Éléphant Déchaîné », du scandale des immatriculations de véhicules neufs sans dédouanement, il semble que quelque chose de nouveau-une sorte de léger frémissement-se passe dans notre pays.

En effet, pour une fois, la réaction des autorités, notamment celles des services publics des douanes et de la justice, a allumé dans nos esprits corrompus par le mépris de l’intérêt public, l’idée que l’impunité ne saurait continuer, dans ce pays, à être la chose la mieux partagée. De nombreuses arrestations de fonctionnaires (agents du ministère du Commerce, du ministère des Transport, des douanes), et d’agents de structures privées intervenant sur la plateforme du Guichet Unique Automobile, ont été opérées.

Toutes ces personnes, écrouées à la prison d’Abidjan, bénéficient de la présomption d’innocence et, il faudra œuvrer, pour que, dans la procédure, les exécutants sans décision, ne prennent pas la place des donneurs d’ordre qui ont conçu, planifié et exécuté avec une rare inconscience, le plan d’appauvrissement des caisses de l’État, avec les moyens de l’État. Le scandale, comme chacun a pu s’en rendre compte, aurait sans doute été couvert par le silence et n’aurait pas eu les développements qu’on connait aujourd’hui si, des journalistes, n’avaient pas fait le travail pour lequel l’on leur donne le nom de « journaliste ». Se mettre au service des faits, de la vérité et révéler courageusement ce que l’on tente de cacher au peuple.

Certes, dans cette affaire, ces journalistes n’ont aucune prétention. Mais au-delà des draps que les uns et les autres tirent sur eux-histoire de taper dans l’œil du grand chef- la chose la plus importante qui doit être retenue par chacun des Ivoiriens, est que notre pays a atteint un niveau de corruption, un niveau d’inconscience dans l’administration, tels qu’il n’est plus possible de se taire ou de laisser faire quand on a un minimum de patriotisme.

A une autorité de ce pays qui nous demandait de porter un jugement sur les actions de développement du gouvernement actuel, nous avons répondu ainsi qu’il suit : « dans tous les pays qui ont connu des crises comme celles qu’a connues notre pays, la chose la plus facile à faire, c’est la reconstruction physique. On trouvera toujours des moyens, les bailleurs de fonds sont là pour nous prêter de l’argent jusqu’à l’overdose, pour construire un pont, une route, des écoles, etc. Mais toutes ces infrastructures ne serviront à rien si, par derrière, ne suit pas la reconstruction morale.

Combien de milliards ont été engloutis dans la réhabilitation de routes à Abidjan ?

Combien de milliards ont été engloutis dans la constructions de ponts, à Abidjan ?

 Non seulement, en raison de la corruption, les travaux de réfection de ces routes, pour la plupart, ont été mal faits, mais en plus, ils n’ont aucun impact sur la fluidité de la circulation. :::::::: En raison de l’indiscipline caractérisée sur nos routes, indiscipline célébrée avec l’aimable assistance des forces de l’ordre.

Dans un tel contexte, le développement qu’on chante n’a aucun sens ».

La reconstruction morale, voilà le maitre-mot. Et cette reconstruction morale- la lutte contre la corruption, la sanction systématique de tous les manquements qui portent atteinte aux intérêts publics, l’imposition de la discipline et de l’ordre-doit commencer par le sommet.

 Car, aucun développement durable n’est possible dans un pays où l’élite, majoritairement corrompue et particulièrement vorace, est, en plus, au-dessus des lois.

Les agissements d’une élite politique et religieuse corrompue et les enrichissements miraculeux des fonctionnaires font perdre espoir au peuple, effritent sa confiance dans les institutions de la république et le détourne du respect de la chose publique. Mais si cette élite corrompue organise sa survie en s’octroyant des licences contre l’impunité ou en se délivrant des brevets de respectabilité, c’est aux citoyens qu’il revient le devoir, dans une république, d’organiser la résistance.

Dans tous les pays qu’on compte sur la terre, la corruption existe, mais à des degrés divers. C’est une vérité. Une autre vérité est que dans les pays où la lutte contre l’impunité et la corruption ne sont pas une escroquerie, les citoyens, à quelques niveaux qu’ils se trouvent, donnent le meilleur d’eux-mêmes. Au bénéfice de la république.

La fraude et la corruption au Guichet Unique Automobile ont fait briller en pleine lumière, la face hideuse de notre société. Elles ont révélé que, pendant que le petit citoyen abandonne, en désespoir de cause, sa petite voiture d’occasion acquise au prix d’un labeur intolérable, entre les mains de fonctionnaires-sangsues, les puissants eux, ne se privent d’aucune jouissance paresseuse, sur le dos de l’État.

Face à cette situation et devant l’inaction ou la paralysie des structures publiques en charge de la bonne gouvernance, il ne nous reste plus qu’à nous sauver nous-mêmes. En livrant à la vindicte populaire mais sans faire de la délation, ceux qui se font prendre, les dix doigts, dans le pot de confiture.

C’est ce que nous essayons de faire. Cela nécessite un peu de courage, un peu de patriotisme. Un peu de folie, aussi.

Citoyens ivoiriens, sauvons-nous, nous-mêmes. Exigeons le meilleur, responsabilisons nos dirigeants.

 

A lire aussi Bakary Cisse https://www.facebook.com/bakary.cisse3?

Les ivoiriens ont une vision si idéaliste de la gestion du pouvoir !

 On veut casser du mutin sans bain de sang ou de décombres macabres. On veut de la négociation sans payer un sou aux mutins qui bloquent le pays.
Quel idéalisme ! La stratégie du mirage !


On veut un régime à la Kagame sans en faire soi-même les frais aussi inciviques que nous soyons tous !
Houphouet que nous vénérons tous , qu'on a presque "canonisé " après l'avoir vilipendé a cédé plusieurs fois !
Face à la rue, aux syndicats, aux mutins, aux députés, aux étudiants, aux partis politiques. Pour sauver l'essentiel !


 On ne gouverne pas un cimetière et la calamité n'est point un objectif de gestion de la société.
Le réalisme en toute chose est ce qui commande à la gestion des hommes !
On veut un président faiseur de miracle pour ne pas faire d'effort soi-même mais on veut qu'il soit humain, magnanime.
Doux ,amer, sévère, généreux, rigoureux, débonnaire !


Quel idéalisme !


Qui a dit que " la politique est la saine appréciation des réalités du moment"?


Cherchez encore, le Des ex machina, le faiseur de miracles et de mirages que nous cherchons n'est pas encore de ce monde!
Les pays puissants malgré leurs acerbes rhétoriques contre les pires créatures de ce monde, c'est à dire les terroristes, paient rubis sur ongle pour leurs otages à plus raison pour des fils du pays de surcroît l'armée.


La force d'un homme politique se mesure à sa capacité à survivre aux crises avec peu de dommage !
Rêvons, c'est bon, mais vivons dans la réalité car nous sommes tous humains, Ado, toi, moi, les mutins, nous tous !
 

Critiquons mais n'oublions pas de vivre et d'être L'Albatros de Baudelaire. 
Beau de loin et hideux à l'approche.

Opérations de déguerpissement: Le Cndhci plaide pour la reloclisation des populations (Fait à Abidjan, le 14 mai 2018 La Présidente Namizata SANGARE)

Opérations de déguerpissement: Le Cndhci plaide pour la reloclisation des populations La générale de presse15 mai 2018 Le 27 mars 2018, la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Côte d’Ivoire (CNDHCI) a été saisie relativement au déguerpissement, le 07 mars dernier, des populations riveraines de la forêt classée de Mopri (Tiassalé), reparties dans quarante-cinq (45) villages et campements.

Au cours de cette opération, des biens privés et sociocommunautaires dont neuf (09) écoles et un centre de santé, ont été incendiés ou détruits. Les victimes vulnérables se sont réfugiées dans les villages environnants, occasionnant ainsi un surpeuplement, la flambée du loyer dans ces localités et l’abandon précoce de la scolarité de leurs enfants.

Le mardi 08 Mai 2018, des habitants de la cité Bel-Air à Cocody Danga (Abidjan), ont été déguerpis dans le cadre d’une opération menée par la Société Ivoirienne de Gestion Immobilière (SICOGI), en exécution d’une décision de la Cour Suprême, l’arrêt N°003/18 rendu à son audience du 4 janvier 2018.

La CNDHCI, sans remettre en cause les décisions judiciaires et administratives des autorités publiques, observe cependant que ces déguerpissements surviennent non seulement en pleine année scolaire mais aussi en cette saison des pluies. Elle relève que cette situation est de nature à affecter les conditions de vie des individus concernés, occasionnant ainsi une atteinte aux droits des personnes : famille sans logis, perturbation voire interruption de la scolarité des enfants, La CNDHCI rappelle que les opérations de déguerpissement doivent tenir compte de certains droits fondamentaux notamment, le droit à l’éducation, à la santé et à un logement décent. Ces opérations doivent en toutes circonstances préserver la dignité humaine des populations visées.

La CNDHCI invite par conséquent le Gouvernement à prendre toutes les mesures d’accompagnement sociales et humanitaires nécessaires en faveur de ces populations en veillant à leur relocalisation dans un espace viable.

La CNDHCI, tout en invitant les populations déguerpies à la négociation avec toutes les autorités, reste activement saisie.

Fait à Abidjan, 14 mai 2018

La Présidente Namizata SANGARE

Interpellé sur le cas Michel Gbagbo – Jean-Philippe Kaboré, « Je n'ai pas d'influence sur des décisions de justice ou de police en Côte d'Ivoire » / « Cas Michel Gbagbo : Blé Goudé interpelle Henriette Diabaté et Jean Philippe Kaboré »

L’interpellation de Charles Blé Goudé sur le silence de la Grande Chancelière Henriette Dagri Diabaté et son fils Jean-Philippe Kaboré, au sujet de l’interdiction de sortir du territoire national de Michel Gbagbo le fils de l’ex-dirigeant ivoirien, fait réagir les mis en causes. Ce vendredi 11 mai, Jean-Philippe Kaboré répond à l’ex-leader de la galaxie patriotique.

 « Je ne suis pas un politique. Je n’ai pas l’intention de me laisser instrumentaliser à des fins politiques. Je ne vois pas l’influence que je pourrais avoir sur des décisions de justice ou de police en Côte d’Ivoire, notamment sur la situation de Monsieur Michel Gbagbo que, par ailleurs, je ne connais pas », réagit le fils de la Grande Chancelière, joint par Poleafrique.info.   Pour Jean-Philippe Kaboré, l’interpellation de Charles Blé Goudé, depuis sa cellule de la CPI à La Haye est une « surprise ».

Dans un courrier rendu public par voie de presse nationale dernièrement, Charles Blé Goudé en détention à la CPI interpelle l’actuelle présidente du RDR, Pr Henriette Dagri Diabaté et son fils Jean-Philippe Kaboré. Il dénonce « un silence complice » de ces derniers sur le cas Michel Gbagbo, qui est interdit de sortir du territoire ivoirien alors qu’il souhaite se rendre à la Haye pour visiter son père Laurent Gbagbo, en procès pour crime contre l’humanité.

Charles Blé Goudé, brandit comme preuve une rencontre fructueuse qu’a eue Jean-Philippe Kaboré en 2009 avec Laurent Gbagbo au palais présidentiel. « Je n’aurais jamais évoqué cette histoire si Jean-Philippe et sa maman ne se rendaient pas coupable d’un silence complice face à l’interdiction de sortir du territoire que le pouvoir Ouattara impose à Michel Gbagbo », explique l’ex-leader de la galaxie patriotique.

« La rencontre avec le Président Gbagbo en 2009, dont parle Monsieur Blé Goudé a bien eu lieu. Elle s’est faite dans un cadre strictement professionnel. Je venais, en tant que directeur général de la chaîne de télévision sur le satellite, Télé sud, informer le chef de l’Etat ivoirien, es-qualité, qu’un documentaire sur la Côte d’Ivoire allait être réalisé par mes équipes, et solliciter son appui. Rien de plus, rien de moins. La même démarche que j’avais engagée au Congo Brazzaville, au Gabon, en Guinée, et j’en passe », réplique le fils de Dagri Diabaté.

En revanche, le mis en cause Jean-Philippe Kaboré interpelle à son tour Charles Blé Goudé sur des sévices qu’il a subis en 2000 alors que sa mère était responsable politique de l’opposition. « Enfin, je n’ai aucune affinité particulière avec ceux qui, en 2000, m’ont arrêté et torturé pendant des jours et des jours, uniquement parce que je suis le fils d’une personnalité politique qui était dans l’opposition au Président Gbagbo. J’en porte encore aujourd’hui les séquelles. Je ne crois pas, alors, avoir beaucoup entendu Charles Blé Goudé. Il a dit quoi, il a fait quoi, quand ses amis me tapaient dessus? », conclut-il à Poleafrique.info.  ::::::: Richard

Yasseu Source : rédaction Poleafrique.info  - Pole Afrique.info 

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Cas Michel Gbagbo : Blé Goudé interpelle Henriette Diabaté et Jean Philippe Kaboré

« Le temps passe, repasse et s’efface, les souvenirs restent ! ». Ainsi chantait le célèbre Julio Iglésias.

2008-2018, cela fait 10 bonnes années. Le temps est passé, et pourtant, le souvenir de ma rencontre avec Jean Philippe Kaboré, le fils de la chancelière Henriette Diabaté, Présidente du RDR me revient. C’était dans la salle d’attente du palais Présidentiel au Plateau, à Abidjan. Nous nous sommes salués et avons échangé quelques mots de courtoisie, pour briser le silence. C’était la première fois que je le voyais, je pense que lui aussi. Ce jour-là, le fils d’Henriette Diabaté était venu voir le Président Laurent Gbagbo, son tonton, l’ami de sa mère, pour solliciter son aide dans le cadre de ses activités à la chaîne de télévision panafricaine Télé-Sud. Jean Philippe a été reçu et bien reçu par le Président Laurent Gbagbo. Il est sorti de cette rencontre satisfait et bien heureux. En Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo est connu pour son humanisme et sa générosité, il ne confond pas adversaire politique et ennemi.

Je n’aurais jamais évoqué cette histoire si Jean Philippe et sa maman ne se rendaient pas coupable d’un silence complice face à l’interdiction de sortie du territoire que le pouvoir Ouattara impose à Michel Gbagbo. En effet, alors que Michel Gbagbo a manifesté à plusieurs reprises son désir de visiter son père en prison à La Haye, le pouvoir Ouattara dont Henriette Diabaté est une personnalité importante et influente, l’en a toujours empêché. Ce qui me révolte, c’est l’indifférence de la chancelière Présidente du RDR et de son fils Jean Philippe vis-à-vis de Michel Gbagbo, le fils du bienfaiteur d’hier. Priver Michel Gbagbo de son droit élémentaire de visiter son père en prison procure peut-être au pouvoir Ouattara du bonheur, mais cela ne lui fait guère honneur. Le temps passe, repasse et s’efface, les souvenirs restent.

Fait à La Haye, le 09 Mai 2018 Charles Blé Goudé, Homme politique en transit à La Haye

Amedé Kouakou, ministre des Infrastructures économiques : Le choix des candidats est important, mais c’est la vision de paix pour la Côte d’Ivoire qui est essentielle. Nos deux mentors, sauront au moment opportun nous indiquer la voie à suivre.

Le RDR vient de tenir son 4ème congrès extraordinaire consacré au parti unifié. Quel est votre commentaire ?

C’est une question importante. Je suis un élu local, secrétaire exécutif du PDCI, délégué régional PDCI et coordonnateur RHDP de Divo. J’étais au congrès extraordinaire du RDR, j’ai vu la ferveur militante de nos frères du RDR. Il faudrait que nous qui sommes issus du PDCI, du RDR et des autres partis membres du RHDP, nous comprenions que l’idée de créer le RHDP a été développée en 2005. Nous sommes sortis de la crise en 2011 et à partir de 2012, vous avez vu le bond qualitatif qu’a fait la Côte d’Ivoire : 9% de taux de croissance de l’économie. C’est grâce au leadership du Président Alassane Ouattara, au président Henri Konan Bédié et au gouvernement, qui est un gouvernement RHDP. Ce sont des éléments forts et il faut que nous puissions, avec tous les partis frères du RHDP, continuer à vivre ensemble. L’union fait la force et l’esprit de Félix Houphouët-Boigny, c’est que tous ses enfants soient ensemble. C’est ce que le Président Alassane Ouattara et le président Bédié ont compris et nous les militants de ces différents partis, adhérons à cette idée et encourageons nos militants à aller vers le RHDP unifié. Le président Bédié a signé l’accord politique pour le compte du PDCI-RDA et nous, animateurs du PDCI-RRDA au niveau local, nous sommes heureux que le président Bédié se soit engagé dans cette voie. Nous l’encourageons. L’avantage que nous avons d’être ensemble, c’est de penser à demain, à la paix, à la cohésion pour continuer l’œuvre et préserver l’héritage du président Houphouët-Boigny. Entretien avec Amedé Kouakou, ministre des Infrastructures économiques : « Problèmes d’eau à Bouaké et Abidjan : voici les vraies raisons et les solutions »::::::::: Une partie de la population de la ville de Bouaké, au Centre de la Côte d’Ivoire est privée d’eau potable depuis quelques temps. Amédé Kouakou, ministre des Infrastructures économiques s’est prononcé sur cette situation, au cours d’un entretien à son cabinet, le lundi 7 mai 2018.

Monsieur le ministre, quelle est la situation de l’eau aujourd’hui à Bouaké ?

Le 1er mai 2018 , lors de la Fête du travail, les travailleurs ont fait cas de la situation de l’eau en Côte d’Ivoire, mais particulièrement à Bouaké. Le chef de l’État, soucieux du bien-être des populations ivoiriennes, nous a instruit de tout faire pour améliorer les conditions de distribution de l’eau à Bouaké. Diverses solutions ont été envisagées. Nous avons 15 camions-citernes dans la région qui distribuent de l’eau à la partie de la population qui n’en a pas. Je tiens à rappeler que ce sont les 2/3 de la population qui sont alimentés à partir de la Loka qui n’ont pas d’eau, mais ils sont alimentés grâce au soutien du chef de l’État et le tiers restant est alimenté à partir du Kan. Il y’a une dizaine de forages qui sont en train d’être réalisés aussi bien à Bouaké que dans la région de Sakassou. À Bouaké, on produisait 24. 000 mètres cubes à partir de la Loka, 6. 000 mètres cubes à partir du Kan, et on a 5 forages qui produisent 1. 000 mètres cubes. Mais comme la Loka a tari, on ne produit que 7. 000 mètres cubes avec un appoint avec les camions-citernes. Ce que le chef de l’État a autorisé, c’est qu’on pose une autre unité de traitement d’eau sur le Kan qui va produire, 6. 000 mètres cubes en plus des 6. 000 mètres cubes qu’il produit déjà. Ensuite, nous allons poser une unité de traitement sur le fleuve Gonfreville où nous allons produire 2. 000 mètres cubes, soit 8. 000 mètres cubes en complément. Avec les 10 forages en construction, le total serait donc ramené à 10. 000 mètres cubes supplémentaires. Il y’a aussi le fait que 91 pompes villageoises vont être réparées pour permettre aux populations de s’alimenter en eau potable. C’est l’ensemble de ces mesures urgentes que la Banque mondiale a accepté de financer à hauteur de 5 milliards de FCFA.

Pourquoi n’y a-t-il plus d’eau dans la Loka ?

C’est tout simplement du fait de la faible pluviométrie ; ainsi la Loka n’a pas pu se remplir convenablement. Mais pire, les populations y prélèvent du sable, ce qui crée des excavations, de sorte que l’eau reste dans les cavités creusées au lieu de parvenir à la source de traitement. Ce que nous proposons avec la Banque mondiale, c’est de trouver des solutions définitives. Nous allons donc poser une canalisation au niveau du lac de Kossou pour récupérer les 24. 000 mètres cubes que nous prenions dans la Loka. Une fois que ce sera fait, nous allons construire une grosse unité de traitement d’eau sur le lac Kossou qui va produire 30. 000 mètres cubes d’eau que nous allons distribuer directement à Bouaké et ses environs. C’est dire que sur Bouaké, nous aurons une diversité de sources, de sorte que si une source tarit nous aurons un remplacement. Je voudrais donc profiter pour dire merci à la Banque mondiale qui a accepté de nous accompagner.

Pourquoi des mesures d’anticipation n’ont pas été prises pour éviter ces pénuries ?

Comme je l’ai dit tantôt, des forages sont en construction, et sur le 10 forages, 7 sont pratiquement achevés. Dans les trois mois à venir, les deux unités de traitement sur le Kan et sur le fleuve Gonfreville seront terminées. Pour ce qui est de la canalisation sur le lac Kossou, il faut commander tout le matériel qu’il faut, mais nous en avons discuté avec la Banque pour que d’ici à un an, cette canalisation soit posée. Et si déjà on peut traiter l’eau du lac Kossou à Bouaké, cela va soulager les populations. Bouaké est une grande ville, mais les canalisations sont vieilles, elles datent de 1958. Nous avons convenu avec la Banque mondiale de réhabiliter ces canalisations, faire de l’extension de réseau. Pour les nouvelles constructions dans le District d’Abidjan, je peux vous dire que l’accès à l’eau est une préoccupation. En termes de production, si on prend Bonoua I et II, Saint-Viateur et l’ensemble des unités de production d’eau pour la ville d’Abidjan, et si les canalisations sont correctement faites pour atteindre tous ces quartiers, on doit pouvoir assurer les besoins en desserte en eau des populations. C’est vrai qu’on pouvait faire mieux, mais il faut que les populations sachent que toutes les mesures que nous avons prises visent à éviter que ce qui s’est passé, ne se reproduise plus.

Pourquoi, monsieur le ministre, les problèmes d’eau perdurent dans certains quartiers comme Abobo, N’dotré… ?

Abobo devait être alimenté par l’unité de production d’eau de Songon. Mais nous avons quelques petits problèmes à résoudre à Songon. À Abobo, il y avait de vieilles canalisations que nous venons de remplacer. Un ensemble d’investissements a été fait, et nous avons demandé à la SODECI de nous faire un point précis, quartier par quartier, pour que nous puissions savoir les vraies raisons et résoudre les problèmes quartiers par quartiers. Ce point nous sera fait dans quelques jours et les populations abidjanaises verront que les problèmes seront abordés au cas par cas. Pour ce qui est de la rue ministre à la Riviera , lorsqu’il pleut l’eau s’écoule sur la route. Nous avons donc décidé de faire une chaussée en béton. Les études sont presque terminées et dans quelques jours les travaux vont commencer.

Le RDR vient de tenir son 4ème congrès extraordinaire consacré au parti unifié. Quel est votre commentaire ?

C’est une question importante. Je suis un élu local, secrétaire exécutif du PDCI, délégué régional PDCI et coordonnateur RHDP de Divo. J’étais au congrès extraordinaire du RDR, j’ai vu la ferveur militante de nos frères du RDR. Il faudrait que nous qui sommes issus du PDCI, du RDR et des autres partis membres du RHDP, nous comprenions que l’idée de créer le RHDP a été développée en 2005. Nous sommes sortis de la crise en 2011 et à partir de 2012, vous avez vu le bond qualitatif qu’a fait la Côte d’Ivoire : 9% de taux de croissance de l’économie. C’est grâce au leadership du Président Alassane Ouattara, au président Henri Konan Bédié et au gouvernement, qui est un gouvernement RHDP. Ce sont des éléments forts et il faut que nous puissions, avec tous les partis frères du RHDP, continuer à vivre ensemble. L’union fait la force et l’esprit de Félix Houphouët-Boigny, c’est que tous ses enfants soient ensemble. C’est ce que le Président Alassane Ouattara et le président Bédié ont compris et nous les militants de ces différents partis, adhérons à cette idée et encourageons nos militants à aller vers le RHDP unifié. Le président Bédié a signé l’accord politique pour le compte du PDCI-RDA et nous, animateurs du PDCI-RRDA au niveau local, nous sommes heureux que le président Bédié se soit engagé dans cette voie. Nous l’encourageons. L’avantage que nous avons d’être ensemble, c’est de penser à demain, à la paix, à la cohésion pour continuer l’œuvre et préserver l’héritage du président Houphouët-Boigny. Le Président Ouattara, dans son discours de clôture a dit que le RDR ne disparaîtra pas. Le président Bédié a dit que le PDCI-RDA ne disparaitra pas et qu’il proposera un candidat en RHDP pour 2020.

Parlent-il pas, selon vous, le même langage ?

Le choix des candidats est important, mais c’est la vision de paix pour la Côte d’Ivoire qui est essentielle. Nos deux mentors, sauront au moment opportun nous indiquer la voie à suivre. En tant que soldats du développement, militants actifs de nos partis respectifs, la mission c’est de sensibiliser nos bases, leur dire que l’essentiel aujourd’hui c’est la paix, la cohésion. Rien ne se construit dans la division. Nous sommes aujourd’hui ensemble grâce au Président Alassane Ouattara et au président Bédié, il faut continuer à travailler ensemble pour le bonheur des Ivoiriens.

Assé Alaphé 09/05/2018. http://www.lintelligentdabidjan.info/ voici-les-vraies-raisons-et-les-solutions/Olivier Dion

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