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Infos Ivoiriennes (954)

Mais au fait, comment traduire “fake news” en français ? Faut-il dire “fausse info”, “bobard”, contre-vérité ?

"Certaines masses ou des hommes et femmes politiques se fichent qu’une chose soit vraie ou pas, pourvu que le fait satisfasse leurs passions."

 Avec le déferlement du phénomène, les médias français n’ont pas pris le temps de traduire l'expression, comme de nombreux lecteurs de “Télérama” nous l’ont déjà fait remarquer. Une traductrice, un historien et un linguiste se penchent sur la question.

Fake news partout... mais surtout français nulle part. L’expression, en provenance directe du Royaume-Uni ou des Etats-Unis, est arrivée telle quelle dans les médias français, sans que personne n'ait vraiment pris le temps de la traduire dans la langue de Molière. D’ailleurs, quand Télérama se saisit de la question de la prolifération des fake news, il n’est pas rare que nos lecteurs nous alpaguent, à juste titre, et nous demandent de nous pencher sur une concordance francophone. Mais elle n’est pas si simple. Comment traduire une pratique qui relève, selon les cas, à la fois du pastiche humoristique (Le Gorafi en France, sur le modèle de The Onion aux Etats-Unis), d’articles franchement orientés (Breitbart News aux Etats-Unis, soutien ouvert à Trump, Sputnik ou Russia Today à fort tropisme russe) ou de publications issues des sites qui reprennent le nom ou le graphisme de vrais médias (NBC.com.co, par exemple, qui n’a rien à voir avec le site de la chaîne américaine). 

D’ailleurs, le terme « fake news » n’est-il pas en lui-même une appellation trop étriquée pour autant de concepts ? Une traductrice, un historien spécialiste de la désinformation et un linguiste tentent l’expérience de l’adaptation en VF.

 Bérengère Viennot, traductrice : “Il n’est pas choquant de parler de fake news à condition de connaître le contexte”

 « Pour traduire le terme “fake news”, tout dépendra évidemment du contexte dans lequel on parle et dans lequel se trouve le lecteur, selon le vieux principe du traducteur de “non-imbécillité du récepteur”. Aussi, il y a plusieurs choix : “fausse information” serait une traduction littérale qui ne couvrirait pas le concept dans sa globalité. Cette expression laisse entendre que l’info est erronée, une faute commise, par exemple, par le journaliste. Dans ce cas, on parlerait plutôt de “wrong news” dans la langue d’origine. Or, le terme anglais compte la notion de tromperie délibérée. “Information fallacieuse” pourrait être une bonne alternative, mais l’expression est trop soutenue pour un contexte journalistique. Un peu comme pour le terme “désinformation” : proche du sens – car il y a l’idée de tromper délibérément – mais difficile à placer syntaxiquement dans une phrase. En outre, pour ce qui est de l’expression “faits alternatifs”, apparue dans la bouche de Kellyanne Conway, la conseillère en communication de Donald Trump, on s’éloigne alors du contexte des médias pour se rapprocher d’une “réalité alternative”, qui engloberait un système, la politique… une autre société, persuadée d’être dans le vrai. L’important, alors, serait de traduire avec une expression qui fait réagir le lecteur de la même façon que son homologue étranger. Notre métier consiste à traduire une culture plus que des mots. Si dans la culture d’arrivée (en l’occurence le français), les mots n’existent pas pour retranscrire une idée aussi complexe, alors il n’est pas choquant de laisser le terme anglais – quitte à l’expliciter par une périphrase. Bérengère Viennot est l'auteure de “Traduire Trump, un casse-tête inédit et désolant” pour Slate.

François-Bernard Huyghe, historien  : “Si on a du mal à le traduire, c’est peut-être parce que ce genre de pratiques n’existe pas encore”

« Que l’on parle de “fact checking”, “fake news” ou “hoax”, les anglicismes pullulent quand il s’agit de ces tendances au mensonge ou à leur vérification ou démontage. C’est notamment à cause d’événements et de tensions dans le monde anglosaxon, comme le Brexit ou l’élection de Donald Trump.

Aussi, la banalisation du terme “fake news” est particulièrement récente même si les mensonges, bobards ou canulars ont toujours existé. Ce terme aux frontières floues comporte de nombreuses nuances, allant de l’affabulation (un faux inventé, une variante de la diffamation), à l’ironie (le plus gros possible pour jouer sur la crédulité) en passant par la simple rumeur (où un fond de vérité est possible). Si la pratique est ancienne, le terme, lui, est nouveau, tout comme son processus de fabrication (très rapide à réaliser), sa facilité à y accéder (partout sur les réseaux sociaux) et son succès potentiel (face à l’incrédulité ou la défiance face aux grands médias).

Dans le terme “désinformation”, on retrouve la volonté de tromper via des sources neutres. Or, il est difficile de qualifier Breitbart, par exemple, de désinformer, car ce site est très partisan. Il y a dans la fake news une dépendance à la réalité : la première n’existe pas sans l’autre. Cette réalité est mise à mal dans cette période dite de post-vérité, où le statut du vrai est en crise.

Certaines masses ou des hommes et femmes politiques se fichent qu’une chose soit vraie ou pas, pourvu que le fait satisfasse leurs passions. Cela rejoint la notion de "faits alternatifs" qui traduit une lutte poussée jusqu’à la caricature des soutiens à Trump. Si en France on a du mal à traduire ce terme de “fake news”, c’est peut-être qu’ici, nous n’avons pas encore de personnes qui, tranquillement face caméra, assènent des propos à la fausseté évidente sitôt qu’on passe cinq minutes à les vérifier. Il y a certes des délires dans la presse, des approximations de politiques, mais qui restent de l’ordre de l’interprétation ou de l’opinion. Des affirmations aussi mensongères n’existent pas encore. Cela veut-il dire que nous sommes moins menteurs ? Nos médias plus sérieux ? Je n’ai pas de réponse ! » François-Bernard Huyghe, spécialiste de la désinformation est l'auteur de La désinformation, les armes du faux (Armand Colin).

 Louis-Jean Calvet, linguiste : “Ce terme est désormais présent dans l’inconscient collectif.”

« En général, on opte pour le terme “vérité alternative”. Mais celui-ci implique qu’il y ait des vérités différentes et qu’on changerait de monde. On se rapproche d’Orwell ! Or, ce n’est pas ce que signifie “fake” en anglais. On pourrait rapprocher “fake news” de “bobard”, mot du registre populaire, comme “fake” en anglais –, ou “contre-vérité”. “Fallacieux” est peut-être un peu gentil, tandis qu’“erroné” ne colle pas vraiment au plus près. Dans “fake”, il y a la notion à la fois du langage courant et d’une histoire fabriquée, tel un faux tableau.

Ce terme est désormais présent dans l’inconscient collectif. Faut-il pour autant le laisser tel quel, sans traduction comme on le fait avec certains titres de film ? Si on ne l’adaptait pas, on entendrait que les fake news sont un fait entièrement anglophone – puisqu’il semble assez cohérent de ne pas traduire ce qui est typiquement anglosaxon, comme des corn flakes, par exemple. Mais ces fake news ne sont pas spécifiquement américaines. Lorsque François Fillon parle du suicide de sa femme annoncé à la télévision, c’est un cas typique de fake news. La traduction est une science difficile et pas toujours exacte… 

On dit que la honte du traducteur est la note de bas de page. C'est-à-dire laisser un mot dans sa langue d’origine, sans chercher à le traduire. Il serait dommage de ne pas laisser à disposition du lecteur le plus d’expressions qui retranscrivent le concept. »

Par Jérémie Maire Source : https://www.telerama.fr/medias/mais-au-fait-comment-traduire-fake-news-en-francais,156068.php

 

COMMUNIQUE DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ET DE LA SÉCURITÉ .

COMMUNIQUE DU MINISTRE DE L’INTÉRIEUR ET DE LA SÉCURITÉ.

• Depuis le dimanche 14 octobre 2018, à l’appel de certains candidats, des manifestations de rues sont organisées dans des localités du pays suite à la proclamation des résultats des élections municipales et régionales.

• Ces manifestations ont donné lieu à des agressions physiques ainsi qu’à des actes de vandalisme et de pillage.

• Le Ministre de l’Intérieur et de la Sécurité met en garde tous les auteurs de ces actes et rappelle que, toute contestation de résultats des élections doit être portée devant les juridictions compétentes.

• Tout contrevenant à cette disposition s’expose à des poursuites judiciaires.

Fait à Abidjan, le 17 octobre 2018 Sidiki DIAKITE

Me Benoit et Me Mignard, les avocats de la Côte d’Ivoire dans l'affaire Gbagbo et Blé Goudé : "La CPI n’est aux ordres de personne."

 Me Jean-Pierre Mignard (à gche) et Me Jean-Paul Benoit (à droite), les deux avocats de l'Etat de Côte d'Ivoire dans l'affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la CPI

Accueillie favorablement par la CPI, la demande d’acquittement formulée par les avocats de Laurent Gbagbo exaspère les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire. Avant la reprise de l’audience, le 12 novembre prochain, Me Jean-Pierre Mignard et Me Jean-Paul Benoit dénoncent la multiplication des recours dilatoires qui prolongent la procédure. Interview conjointe…

Propos recueillis par Clément Yao 

Vous êtes tous les deux les avocats de l’Etat de Côte d’Ivoire dans l’affaire Laurent Gbagbo et Charles Blé Goudé devant la Cour pénale internationale (CPI). Où en sommes-nous avec ce procès ouvert depuis le 28 janvier 2016 ?

Me Jean-Paul Benoit :

 Ce procès doit être replacé dans son contexte : Il faut à la fois se garder de réécrire l’histoire et de l’écrire à l’avance. L’ancien chef de l’Etat ivoirien a sollicité un non-lieu avant même que le procès soit achevé. C’est une tactique procédurale et un coup de communication. La compétence de la CPI a été demandée à l’origine par le Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme. Nous avons déposé un premier mémoire pour réclamer l’ouverture d’une enquête par le procureur.  La phase préliminaire a donc permis de confirmer les charges. Le 12 juin 2014, la Chambre préliminaire de la CPI a retenu contre Laurent Gbagbo quatre chefs de crimes contre l’humanité commis entre 2010 et avril 2011. Ce sont des procédures minutieuses, exigeantes respectant rigoureusement les droits de la défense. Ce n’est pas une justice expéditive. Laurent Gbagbo est jugé loin des tensions politiques avec sérénité et impartialité. Les témoins du procureur et de l’association des victimes ont été entendus. Un nouveau délai a été accordé à la défense. Les audiences reprendront le 12 novembre. Tel est la situation objective à ce jour.

Me Jean-Pierre Mignard : 

Au fond, c’est une procédure qui est suivie avec beaucoup de moyens, d’attention de la part de la CPI, notamment de son parquet. Il a fallu un long travail sur place en lien avec les services judiciaires ivoiriens pour l’audition d’un nombre considérable de témoins, en l’occurrence les témoins de l’accusation et ceux de la défense. La surprise est qu’il y a une demande d’acquittement formulée par cette dernière, avant même d’avoir entendu ses témoins. Ce qui peut sembler bizarre.

Est-ce qu’elle n’attend pas grand-chose des témoins ?

S’agit-il d’un coup de bluff ?

Ce serait assez classique d’ailleurs lorsque l’on a l’habitude des audiences pénales ou des audiences criminelles. Quelque fois pour marquer les imaginaires y compris des juges, pour surestimer son dossier, un peu comme un athlète montre ses muscles, pour un plan de communication tout simplement, on demande un non-lieu.  Ici on demande l’acquittement avant même que la procédure soit terminée comme pour dire : « ce n’est même pas la peine d’aller plus loin, nous sommes en bonne position. » C’est un classique d’audience, une tactique rodée et bien connue. Peut-être ne faut pas lui attacher plus d’attention que cela. Quand les avocats de la défense avancent comme argument que le dossier est vide, leur demande d’acquittement n’est-elle pas tout de même fondée ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Tous les avocats de la défense du monde entier, depuis l’origine même des procès, plaident que les dossiers de leurs clients sont vides (rires !)

Me Jean-Paul Benoit :

Depuis le début de ce procès, l’avocat de M. Gbagbo a toujours prétendu que le dossier était vide. Donc rien de nouveau. A l’entendre, M. Gbagbo était une sorte de chef d’Etat fantôme sans pouvoirs, sans capacité d’agir, étranger à tout ce qui se passait en Côte d‘Ivoire, tel un somnambule balloté par les évènements. Soyons précis et rappelons objectivement les faits ! Laurent Gbagbo a refusé de reconnaître sa défaite à l’élection présidentielle, violant ainsi la loi électorale et précipitant son pays dans un enchaînement de violences meurtrières dont il est le premier responsable. La communauté internationale, c’est-à-dire le Conseil de sécurité de l’ONU, et son Représentant spécial, l’Union africaine, l’Union européenne, la quasi-totalité des Etats ont reconnu la validité de l'élections présidentielle en Côte d’Ivoire et condamné les crimes de masse perpétrés dans la période post-électorale. Il était le chef suprême des armées, chef de la police. C’est bien lui qui gérait le pays. Dire qu’il était étranger à tout ce qui s’était passé est une sinistre supercherie. A partir du moment où M. Gbagbo a été transféré à La Haye, les exactions et les violences ont cessé. Preuve s’il en était besoin de sa responsabilité dans la guerre civile qui meurtrissait le pays. M. Gbagbo est à la CPI car il a fait le malheur du peuple ivoirien.

La justice ivoirienne avait requis contre Mme Simone Gbagbo une peine d’emprisonnement de 20 ans pour « atteinte à la sûreté de l'Etat ». Elle a été amnistiée par le chef de l’Etat ivoirien alors que la CPI réclamait son extradition à La Haye pour les mêmes charges que son mari.

 "On arrive à la toute fin de ce procès" Me Jean-Pierre Mignard :

Comprenez que la grâce est une décision politique du Président de la République. La CPI n’a pas à entrer dans ces considérations. Elle est saisie des faits. Les charges ont été retenues au bout de trois ans après des enquêtes suffisamment minutieuses. S’il y a eu 3 000 morts, il a bien fallu des exécutants, et des donneurs d’ordres. Lorsqu’une Cour pénale internationale compétente pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité se penche sur le sort des victimes, cela est normal et justifié. Qu’est-ce qu’on dirait d’une Cour pénale qui déciderait soudain de tout arrêter en plein procès ? Je dois constater que jusqu’ici les demandes de mise en liberté avaient été refusées. Aujourd’hui, on arrive à la toute fin de ce procès. Les témoins de la défense doivent être entendus sauf si les avocats de M. Laurent Gbagbo redoutent leurs témoignages. Vous savez, la Cour est très respectueuse des droits de tout le monde. La Cour pénale internationale est indépendante et souveraine, il convient de le rappeler. Si le procès a duré aussi longtemps, c’est parce que M. Gbagbo a utilisé tous ses recours possibles. Lui et son avocat sont à l’origine de ce long délai. C’est son droit. On ne peut pas à la fois multiplier les recours dilatoires, ce qui allonge les procédures, et puis s’en plaindre après.

Me Jean-Paul Benoit :

Mme Gbagbo a été graciée sur des faits économiques et non sur des faits de crimes de guerre et crimes contre l’humanité. Mme Gbagbo n’avait aucun pouvoir exécutif. Elle n’était ni ministre ni vice-présidente. Elle était parlementaire. Il se raconte qu’elle avait de l’influence sur son mari. Les relations au sein du couple Gbagbo ne relèvent pas de la compétence de la Cour pénale internationale mais plutôt d’un conseiller conjugal ! N’oublions jamais que M. Gbagbo était le chef de l’Etat. C’est lui qui décidait in fine.

La décision de la Côte d’Ivoire a été de ne pas déférer Mme Gbagbo devant la CPI. C’est la position du gouvernement que nous avons défendue d’autant plus qu’il y a eu une réforme du Code pénal ivoirien avec les deux incriminations : crimes de guerre et crimes contre l’humanité. La justice nationale prime. Mme Gbagbo a pu être jugée dans un climat plus serein bien après les traumatismes post-électoraux. La justice a été reconstruite et les tribunaux fonctionnent. Après l'élection présidentielle, ce n’était pas le cas. Il était plus sécurisant pour M. Gbagbo d’être jugé devant la CPI avec la certitude d’avoir un procès équitable et la garantie du respect scrupuleux de ses droits. En tant qu’avocats, nous sommes très attentifs à l’équité des procédures où les parties au procès sont sur un pied d’égalité. C’est notre éthique.

Que pensez-vous des images à charge contre Gbagbo versées par erreur dans le dossier par le bureau de la Procureure ?

 Jean-Paul Benoit :

Il a pu se produire quelques erreurs. La Procureure et ses équipes sont respectueuses des règles du droit et de la vérité. C’est à elle de répondre et elle l’a d’ailleurs fait.

"Ce n’est pas un procès trafiqué. Vous voyez le temps que la Cour accorde à la demande d’acquittement" Jean-Pierre Mignard :

 Vous savez, si les vidéos ne correspondent pas aux évènements, aux faits ou si elles ont été par erreur ou négligence versées au dossier, la Cour les écarte tout simplement. Ce n’est pas un procès trafiqué. D’ailleurs voyez le temps que la Cour accorde à la demande d’acquittement. Il y a eu les réquisitions de la Procureure, maintenant on donne du temps, beaucoup de temps à l’avocat de M. Gbagbo pour répondre. Franchement, s’il y a une juridiction qui accorde tout le temps et tous les moyens nécessaires pour examiner les demandes, c’est bien la Cour pénale internationale. Je défie beaucoup d’autres juridictions dans le monde entier d’être aussi minutieuses dans le respect des droits.

Inversement certains pays du continent menacent de se retirer de la CPI qui est considérée, à tort ou à raison, comme un tribunal réservé aux Africains alors même que des crimes sont commis ailleurs sur d’autres continents ?

Jean-Pierre Mignard :

Je sais par exemple qu’une dizaine de pays, appuyés par la France, demandent à ce que la Cour se saisisse des questions du Venezuela et de la Palestine. La Cour pense notamment que les crimes qui ont été commis par les militaires américains en Afghanistan seraient de sa compétence. Vous avez enregistré la réaction du Président Trump. L’Afrique a majoritairement ratifié le Statut du traité de Rome. Sur ce point, elle a une attitude de grande correction quant aux stipulations de ce traité. Il y a aussi un certain nombre de dirigeants de par le monde, y compris africains, qui n’ont pas intérêt à ce qu’il y ait une justice internationale. Vous avez remarqué que la Chine, qui est un grand pays, n’a pas ratifié le Statut de Rome. Idem pour la Russie et les Etats-Unis qui menacent d’ailleurs de couper les vivres aux juges de la Cour pénale internationale.

 Que dites-vous de ceux qui pensent que l’ancien président français Nicolas Sarkozy devrait être traduit devant la Cour ?

 Me Jean-Paul Benoit :

L’armée française a agi en Côte d'Ivoire sous mandat de l’ONU en accord avec l’Union africaine. Arrêtons de raconter n’importe quoi. Pourquoi les mêmes ne demandent-ils pas par exemple que le président en exercice de l’UA de l’époque soit lui aussi traduit devant la Cour ainsi que l’ancienne Haut-Commissaire aux droits de l’Homme ? Tout ça n’est pas sérieux !

 Me Jean-Pierre Mignard :

Jean-Paul Benoit a raison, l’armée française était sous mandat de l’ONU et elle a agi sous son mandat. On peut contester le mandat, on peut contester ceux qui ont demandé le mandat et les raisons de ce mandat. Mais il y a une chose qu’il faut retenir, au lendemain de l’arrestation de M. Gbagbo, les massacres ont cessé. Ce n’est ni un discours ni une opinion, ce sont les faits. Croyez-moi, pour tous les survivants de la crise ivoirienne, l’arrestation de M. Gbagbo a été leur salut.

L’affaire Jean-Pierre Bemba, relaxé par la CPI, n’est-elle pas pour quelque chose dans la demande d’acquittement de Laurent Gbagbo ?

 Me Jean-Paul Benoit :

Depuis le début de la procédure, les avocats de Laurent Gbagbo répètent à satiété  qu’il n’est pour rien dans ce qui s’est passé en Côte d’Ivoire. L’affaire Jean-Pierre Bemba est toute autre. Il n’était pas chef de l’Etat et n’était pas présent en République centrafricaine au moment où des milices ont pu commettre des exactions.  Contrairement à Bemba, M. Gbagbo était chef de l’Etat, chef suprême des armées, chef de la police, chef de l’administration. Il était le patron. Il faut répéter inlassablement, qu’à partir du moment où Alassane Ouattara a accédé au pouvoir à l’issue de l’élection, les violences et les exactions avaient cessé. La Procureure est libre et indépendante. Je rappelle qu’elle a diligenté une enquête sur ce qu’on appelle « le camp Ouattara ». Le président Ouattara a toujours indiqué qu’il n’y aurait pas de justice à deux vitesses. Nous allons voir comment tout cela va évoluer. Mais on ne peut pas dire qu’une décision est rendue quand un procès n’est pas terminé.

"La Cour n’est aux ordres de personne" Techniquement, à quoi peut-on s’attendre ?  

Me Jean-Pierre Mignard : C’est à la Cour de décider. La Cour est indépendante, souveraine. Personne ne le sait.

Me Jean-Paul Benoit :

On ne peut préjuger de la décision de la Cour. Nous souhaitons que la procédure aille à son terme. Avec l’audition des témoins de la défense, les réquisitions finales et les plaidoiries finales. La Cour n’est aux ordres de personne.

 On ne peut pas non plus nier que, pour l’opinion, il y a un lien entre l’affaire Laurent Gbagbo-CPI et l’agenda politique de la Côte d’Ivoire ?

 Me Jean-Paul Benoit :

L’emploi du temps, les travaux de la CPI ne dépendent pas des échéances politiques. Les séquences de la justice n’ont pas de lien avec le calendrier politique. Dans les régimes démocratiques, les opinions publiques doivent s’habituer à ce que la justice ne marche pas aux coups de sifflet des responsables politiques. Les décisions de justice peuvent avoir des conséquences politiques. La politique n’a pas d’influence sur le déroulement des procédures et ne doit pas avoir non plus d’influence sur ses décisions. Les pays qui ont ratifié le Statut de Rome l’ont fait pour ces raisons de principe.

Une question plus personnelle : l’affaire Laurent Gbagbo devant la CPI a-t-elle été une des affaires les plus compliquées de votre carrière d’avocats ?

Me Jean-Pierre Mignard :

 Non, pas du tout. J’en ai connues d’autres. C’est une affaire dans laquelle nous n’intervenons pas et la Côte d’Ivoire non plus. Nous ne sommes jamais à l’audience et nous n’entrons pas dans la salle d’audience. Les magistrats du siège ne nous attendent pas. Nous ne plaidons pas, nous ne faisons pas de notes écrites. Nous renseignons seulement la République de Côte d’Ivoire sur l’évolution de la procédure. Nous aidons à ce que la Côte d’Ivoire transmette des documents qui peuvent aider les procureurs à travailler quand cela est nécessaire. Nous n’avons jamais aucun contact avec les juges du siège. D’ailleurs, on les croiserait dans les couloirs et ils ne nous reconnaîtraient pas, et nous non plus. C’est très particulier, nous sommes des observateurs actifs, nous ne sommes pas des acteurs. La République de Côte d’Ivoire n’est pas actrice dans ce dossier. C’est important de le souligner pour que les gens le sachent. A la Cour, il y a le procureur, les juges, les accusés et les victimes, et c’est tout.

 Me Jean-Paul Benoit :

Nous sommes intervenus au début de la procédure lorsque la Haut-commissaire aux droits de l’Homme a souhaité que la CPI soit saisie. Dans la mesure où la Côte d’Ivoire avait ratifié le Statut de Rome, nous avons déposé le premier mémoire pour demander l’ouverture de l’enquête du procureur. Le Procureur et ses équipes ont conduit leur enquête en toute indépendance. La Côte d’Ivoire a apporté sa coopération en tant qu’Etat partie au Statut de Rome.

 A bien comprendre, à aucun moment vous n’intervenez directement auprès de la Cour ?

 Me Jean-Paul Benoit :

Je le répète nous avons déposé le premier mémoire. Nous sommes des observateurs engagés. Nous ne sommes pas des acteurs du procès.

D’aucuns parlent de collusion entre les juges et vous ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Ils disent n’importe quoi. Ils ne savent rien. C’est une polémique d’ailleurs injurieuse pour la Cour. Je dirai plutôt que la Cour est très attachée aux droits de M. Gbagbo. Voyez-vous, aux trois quarts du procès, comment la Cour accueille sa demande avec beaucoup de soin. C’est rare. Je ne connais pas de juridictions qui, en cours de procès, accepteraient de statuer sur une demande de relaxe.

En cas d’acquittement de Laurent Gbagbo, auriez-vous le sentiment d’avoir échoué dans votre mission ?

Me Jean-Pierre Mignard :

Non pas du tout. Après tout, ce sera aux historiens de faire le travail et de dire qui a pu bien donner l’ordre de bombarder le marché d’Abobo et de tirer sur des civils. Il y aurait une vérité judiciaire sur laquelle nous aurons notre opinion. La Côte d’Ivoire, dans tous les cas, souhaiterait que soient reconnus les crimes contre l’humanité. C’est à la Cour de décider et à elle seule.  La Côte d’Ivoire signataire du Traité de Rome sera, dans tous les cas, respectueuse de la décision de la Cour, et nous aussi, bien évidemment.

 Me Jean-Paul Benoit :

A titre personnel et en tant qu’avocat, il ne s’agit pas de satisfaction personnelle. La justice sera rendue. C’est à la Cour de décider. Il faut que la vérité soit dite. On ne peut ignorer les faits et les dirigeants anciens et actuels ne peuvent s’exonérer de leurs responsabilités. Ce sera aussi aux journalistes de faire également leur travail. Ils ont un rôle important à jouer dans les débats d’idée et la consolidation du droit. Les slogans et les polémiques caricaturales n’ont pas leur place dans une procédure de cette nature. Pensons aux victimes et aux milliers d’êtres humains dont la vie a été saccagée.

Clément Yao / 15 Octobre 2018 à 23:26 Droit et Justice Côte dIvoire

CIV / VIDEO - Interview du secrétaire National aux renforcements des Capacités le ministre Epiphane ZORO a accordé à une télévision COREENNE après la signature d’accord de partenariat entre la structure (SNRC)qu’il dirige et IYF

OCK SOO PARK Fondateur de  IYF en COREE DU SUD / Le Camp Mondial IYF a changé des milliers et des milliers de Jeunes.

LES PAYS QUI SAVENT ÉDUQUER LEUR JEUNESSE DIRIGERONT LE MONDE DEMAIN En Corée du Sud, le nombre de participants au Camp Mondial peut atteindre 4 000 personnes. Je travaille à donner un cœur brillant et utile pour la société aux personnes qui ont le cœur violent et cupide. À ces Jeunes on apporte la Paix, la Joie et nous leur montrons la vie de Jésus-Christ, afin qu’ils s’en inspirent. Le Camp Mondial IYF a changé des milliers et des milliers de Jeunes.

 Il y a trois jours de cela (27 juillet 2016), le président de la République de l’Ouganda m’a invité au Palais présidentiel et m’a demandé de mettre sur pied un programme qui permettra à toute la Jeunesse Ougandaise de changer positivement sa mentalité.

Quelques jours plus tôt, je rencontrais le président du Malawi qui m’a confié la même mission. Il y a quelques mois, c’est le président du Kenya qui m’accueillait à son palais et qui me demandait de sillonner les universités et de former les étudiants à la bonne mentalité. Ainsi ce sont plusieurs gouvernements qui confient leur Jeunesse à IYF. Les problèmes de la Jeunesse touchent tous les gouvernements du monde entier. Les Jeunes sont devenus très violents. Ce n’était pas le cas en Afrique il y a une dizaine d’années en arrière. Lorsque je quittais le Kenya il y a quelques mois, les élèves menaient une grève assez violente, c’était vraiment malheureux de voir ces Jeunes dans un tel état.

Dans le passé, les jeunes réfléchissaient, aujourd’hui ce n’est vraiment plus le cas. Ils vivent à leur guise et ne courent que vers un sens. Ils ne pensent pas au résultat. En Corée du Sud, les Jeunes se suicident pour une raison qui n’existe presque pas. La Zambie, l’Inde et le Bénin nous ont gracieusement offert des hectares de terrains l’an passé pour construire des centres de formation, des écoles pour leur Jeunesse. :::::::::: Ce soir (pendant le Camp 7ème jour du Camp Mondial IYF de la Côte d’Ivoire), j’ai présenté comment le cœur peut changer à travers l’histoire biblique de la femme surprise en flagrant délit d’adultère. Il y a un mois j’ai publié un livre dont le titre est ''Le grand supermarché des cœurs’’. Dans ce livre, je montre la voie du véritable changement du cœur. Lorsque nos habits sont usés nous les changeons, n’est-ce pas ? On en fait de même lorsque nos chaussures se gâtent.

Je travaille à donner un cœur brillant et utile pour la société aux personnes qui ont le cœur violent et cupide. La différence entre IYF et les autres organisations se situe au niveau du résultat du changement véritable des personnes qui la rencontre. À l’occasion du Camp Mondial IYF, je vais m’entretenir avec la Jeunesse de Côte d’Ivoire et je vais essayer de leur montrer ce que c’est que le cœur véritable d’un leader. Ne vous inquiétez plus pour vos jeunesses. Envoyez les tous à IYF.


"Nous sommes petit à petit des relatons avec les autorités Ivoiriennes pour travailler ensemble pour la Jeunesse. Les problèmes politiques que rencontre la Côte d’Ivoire ne permettent pas au gouvernement de se pencher sérieusement sur les questions liées à la Jeunesse et un mandat de 5 ans n’est pas suffisant pour faire un travail efficace. Si l’on plante le blé, on pourra récolter dans six mois, en trois mois on récolte la pomme, mais la culture des Jeunes prend beaucoup plus de temps. Nous voulons former les présidents d’universités, nous voulons donner des cours sur le changement de mentalité dans les écoles, etc. la Jeunesse ivoirienne peut devenir le fer de lance du développement de la Côte d’Ivoire. Faites venir vos enfants à IYF et ils changeront le pays."

LES LIGNES BOUGENT DANS LE MICROCOSME POLITIQUE IVOIRIEN, MAIS SANS REMISE EN CAUSE FONDAMENTALE.

Par : Pierre SOUMARAY

« Les Présidents Alassane OUATTARA et Konan BÉDIÉ, observent les évolutions du contexte national et scrutent le comportement de leurs alliés respectifs. Ils n’ont pas abattu toutes leurs cartes. En apparence, le Président BÉDIÉ, tient le bon bout (force d’attraction à gauche et renversement des moyens de pression à son profit), mais le Président OUATTARA possède deux Jokers en mains. Il peut changer de fusil d’épaule avant 2020 et abattre ses JOKERS en 2019. »

Les lignes bougent dans le microcosme politique en Côte-d’Ivoire, mais sans remise en cause fondamentale

Contrairement à une idée largement répandue, faisant davantage écho à des calculs politiques et des sentiments, le Président Bédié ne s'est pas encore prononcé définitivement sur les deux questions qui agitent le RHDP, à savoir d’une part, la candidature unique de 2020 de ce parti en construction, et d’autre part, l’aboutissement effectif de celui-ci au plan statutaire. Face à ces enjeux, il est dans une position, où il ne peut pas, ne pas entendre sa base et répondre aux velléités des cadres de son parti. Il leur a donc lâché du lest. Ainsi, le PDCI gardera son identité et aura son candidat en 2020. Néanmoins, il a pris soin de se réserver toutes les marges de manoeuvre pour l'avenir, tant à l'égard de son propre Parti, que vis à vis de son principal partenaire ( la désignation du candidat PDCI, qui fait de lui un “ faiseur de roi ” et le maître du jeu ; la mise à l’épreuve probatoire du RDR pour tester sa loyauté, avant de se prononcer définitivement sur le projet du Parti Fédéré ou Unifié ; Congrès reporté à bon escient, pour conserver une hypothèque sur les élections de 2020). D'une part, il s'est posé en maître du jeu politique en occupant le juste milieu, et d'autre part, il a résolu les contradictions qui se déchainaient, tant au PDCI qu’au RHDP, pour éviter qu'elles n'explosent et s'affrontent au sein de ces formations, dont il a la responsabilité. C’est habile.

 Sur la dynamique de la construction du RHDP en parti fédéré ou unifié (subsistance de l'autonomie et de l'identité des partis en son sein), il a confirmé sa volonté de poursuivre cette entreprise "en faisant sa part " (sous-entendu que les autres devront faire la leur, suivant la règle de la réciprocité, de la solidarité et de l’intérêt mutuel). Celle-ci n'est plus une décision personnelle et isolée, résultant de l’accord des deux Présidents. Elle est désormais un acte régulier, adopté collectivement par sa formation, qui l’engage. Le vocable « d’endossement » utilisé dans le communiqué final de la dernière réunion de son Bureau Politique, ne pouvait pas être plus juste pour rendre la complexité de cette réalité subtile (initiative personnelle imposée/adoptée à/par un collectif). Tout est précisément dans celle-ci, avec la proposition d'un régime transitoire raisonnable pour donner un meilleur équilibre à l’édifice en construction. Sa bonne foi est donc dégagée vis à vis des uns et des autres, et la porte leur reste grandement ouverte. Elle invite au compromis. Compromis sur la candidature d'un ticket PDCI/RDR, dans la perspective de la poursuite de leur collaboration. Compromis sur le calendrier de la réalisation de leur fusion. Ces compromis appellent à des concessions réciproques, mais constituent également un moyen de rapprocher les différences (position, prétentions, ambitions, appréciations).

L’axe du rapprochement s’accentuera davantage dans le moyen terme, sous la pression de contraintes, souvent extérieures à la volonté des uns et des autres (assurance à donner en direction des investisseurs étrangers, co-responsabilité de la gestion du pouvoir devant la communauté nationale, convergence voire identité idéologique et programmatique, influences diplomatiques, évolution du contexte national au regard de la reconfiguration de l’opposition générique, exigence de la stabilité du cadre macro-économique, exigence qualitative du meilleur profil pour la fonction présidentielle, nécessité d’avoir des alliés solides évaluation des risques de la perte du pouvoir de manière totale et définitive). C'est ici, que prend tout son sens, la fameuse formule du Président Ouattara, lorsqu'il dit que le Président Bédié et moi-même (parlant de lui), aurons notre mot à dire sur le processus et la désignation d’un candidat commun. La négociation est donc loin d’être terminée. Elle est certes difficile et délicate, mais elle reste plus que jamais ouverte. Il s’agit en définitive d’aller plus loin qu’une alliance de circonstance, à visée électoraliste. En vertu de la profondeur de cette démarche, la construction du parti unifié RHDP, s’avère plus un jeu d'échec, pour parvenir l’équilibre des principales forces en son sein, qu'un “long fleuve tranquille”. On assiste donc a des manoeuvres de positionnement et à des rapports de force dans celle-ci, mais rien de fondamental n'a réellement changé. L’opposition en a une expérience avec ses tentatives de regroupement, plusieurs fois avortées. Ni le Président OUATTARA, ni le Président Bédié, comme certains le croient et le proposent même (sans sourire), ne sont concernés personnellement par 2020. Ils le sont par personnes interposées. Dès lors, les va-t'en guerre peuvent aller se coucher ou aller hurler dans les bois avec les loups. Ceux qui lorgnent vers le Président Bédié de l'extérieur, en seront pour leurs frais, car le PDCI ne se compromettra pas sous sa direction. Il a de la mémoire et sa culture est aujourd’hui à la paix et non à l’affrontement.

La réaction incendiaire du RDR à travers le Ministre N'GUESSAN est émotionnelle, excessive et disproportionnée. Il y a tout lieu de penser qu'il se fera ou doit se faire fermement recadrer par la Direction de son Parti. Pour l’histoire, quand le Ministre Balla KEITA avait utilisé cette formule à l'emporte pièce, il a été repris par le Président Lanzéni COULIBALY, au motif que bien que séduisante pour certains (extrémistes), elle ne correspondait pas à la philosophie Houphouetiste, car lorsque l'on a affaire à quelqu'un qui possède "un pied dedans, et un pied dehors", l'on fait tout pour ramener le pied qui est dehors, dedans, et non le contraire. Le Président Houphouet-Boigny, a, lui-même, confirmé cette approche devant la persistance de son Ministre dans cette attitude, en le rappelant solennellement à l'ordre. Même son opposant, mon ainé, le Président Laurent GBAGBO a compris et intégré ce principe dans sa démarche politique, au point de se faire reprocher ses compromis. Comment alors être ou se prétendre Houphouetiste (RHDP), lorsqu’on s’inscrit à l'opposé de la pensée politique de son concepteur ? L’une des caractéristique du système Houphouet-Boigny était sa force de récupération (séduction, compromis, inclusion), comme me l'a concédé en privé, mon aîné, Bernard ZADI Zaourou , un soir que nous devisions en famille. Il lui reconnu aussi cette habilité, voire cette qualité. Cette remarque vaut aussi pour les militants de base du RDR, qui réagissent de manière épidermique, extrémiste et violente. Ils doivent comprendre que la vie politique est basée sur des compromis, tant qu'il n'y a pas compromission.

La différence est l’expression de la liberté. Elle incarne un principe démocratique, et non une ligne de rupture. Si le RDR peut avoir des attentes, des ambitions et des desiderata, il doit pouvoir aisément concevoir qu'il est légitime que les autres partis puissent en avoir également. Le second principe à prendre en compte ici, est l’égalité. D'où la nécessité du compromis qui nous renvoie au premier principe précité. Un partenariat solide et une alliance forte se conçoivent sur la base de ces trois principes (liberté, égalité, compromis). La négociation intègre un quatrième principe : l’intérêt réciproque (équilibre, profit, concession). Elle ne peut pas se concevoir sur la base d’une domination ou d’une subordination. Ce serait brutal et maladroit. Les invectives et les menaces sont non seulement improductives, mais elles génèrent des effets pervers.

En d’autres termes, les difficultés et les obstacles que rencontre le RDR pour atteindre le résultat qu’il escompte, ne doivent pas conduire ses cadres et ses responsables à poser des actes contraires au but recherché. D’ailleurs, pourquoi perdre son sang froid, s’exciter ou paniquer, lorsqu’on a confiance en ses propres forces ?

Plutôt que de minimiser un malaise interne, on l’amplifie. On ne dira jamais assez que le RDR est nul en communication (image, gestion des perceptions, pédagogie de l’action). Dans tous les cas, ces réactions inadéquates et ce discours belliqueux, sont inadmissibles au plan de l’efficacité et de la communication (faire aimer une cause et faire agir en sa faveur), mais aussi au plan moral et de la culture démocratique. Il faut renouer avec la civilité dans les rapports sociaux et politiques. La démocratie n’est pas une guerre civile. Ceci vaut également pour les nouveaux démocrates, frappés d’amnésie de type rétrograde, qui parlent de Parti Unique ou de menace grave sur la démocratie parlant de la constitution du Parti RHDP, pourtant identique à la LMP (2010) et à ses autres plates-formes (CNC 2015, EDS 2018). On pourrait parler de domination dans les rapports de force démocratiques et de l’accentuation de la bipolarisation de la vie politique, mais pas de dictature comme je le lis ici et là. C’est l’urne qui en établit les rapports, et ceci s’appelle la démocratie. Nous avons le souvenir et l’expérience de plusieurs régimes, donc nous disposons désormais d’éléments comparatifs. Chacun sait ce qu’il en est des uns et des autres. On ne saurait se construire la vertu de la virginité aussi facilement. Du reste cette configuration libère un espace démocratique situé à équidistance des extrémités, donc au centre, d’où pourrait apparaître de nouvelles forces, marquées par un renouvellement du personnel politique, et animées par une vison novatrice de la manière de faire la politique en Côte d’Ivoire, de concevoir et gérer l’intérêt général.

 J'entends dire aussi que le PDCI a été bien servi (Gouvernement, Administration Centrale, Diplomatie, internationalisation de ses cadres), mais je me dis à moi-même, heureusement qu’il en est ainsi, sinon nous aurions eu une Gouvernance totalement, clanique, fermée et tribale. Caractéristique déjà décriée par une majorité d’Ivoiriens, qui, tôt ou tard, conduit toujours au rejet (Cf. Histoire juive). Le PDCI dit aussi avoir fait des sacrifices, car effectivement il n’a jamais été aussi proche du pouvoir qu’en 2015. Cependant, il ne saurait nier, sans être de mauvaise foi, qu’il a été, plus ou moins, bien récompensé en retour. La querelle ne doit pas être organisée autour de la table de festin, mais à la hauteur de l’appel de DAOUKRO. Celui-ci avait une triple vocation : 1 - Permettre à l’action gouvernementale, qui a eu dans ses premières années, à gérer les effets négatifs de la crise post-électorale, qui a sérieusement contrarié son programme initial, de s’inscrire dans la durée pour produire des fruits et ne pas briser son élan, surtout qu’il y avait similitude et complémentarité de programme entre celui du PDCI (version BÉDIÉ : les 12 travaux de l’éléphant d’Afrique ) et celui du RDR ( version OUATTARA : redéploiement du pays et émergence) 2 - Lancé dans un contexte de paix fragile (courbe de belligérance encore haute), il était inutile d’y rajouter de nouvelles tensions, suscitées par des querelles intestines ou de personnes, alors que la Côte d’Ivoire avait plutôt besoin de rassurer ses investisseurs, de consolider sa paix sociale et de relever ses défis sécuritaires (population carcérale jetée dans la rue pendant la crise post-électorale, harcèlement des frontières et des forces de sécurité, tentatives de déstabilisation, réforme et maîtrise de l’Armée). 3 - Permettre à une opposition décapitée de reconstituer ses forces pour rentrer dans le jeu politique et y prendre sa place avant 2020.

Si sacrifice cet appel demandait, il était consenti au bénéfice de la l’intérêt général, donc de la Nation, et non d’un individu (M. OUATTARA) ou du RDR, même si ces derniers en ont bénéficié du meilleur avantage. Cette vision du Président Bédié était bien inspirée, et est à mettre au crédit de sa qualité indéniable d’homme d’État, qui a su regarder à un moment crucial de notre histoire, l’intérêt général au détriment de considérations subalternes. Cette initiative a été accueillie dans un brouhaha indescriptible, chacun allant de sa plus belle musique, entre louanges dithyrambiques et accusations hystériques. Le seul reproche qui peut lui être valablement adressé, est la contrariété du règlement intérieur qui a autorité de loi au sein de sa formation. En la circonstance, celui-ci a été effectivement forcé ou contourné (Congrès Extraordinaire) ou malmené (Congrès Ordinaire), c’est selon. Dans tous les cas, ce n’est pas un mesquin calcul qui a guidé cet appel, mais des considérations de haute politique. En retour, son souhait était que son Parti n’en porte pas tout seul le poids, mais que celui-ci soit partagé par toute la société politique, à commencer par son principal partenaire, le RDR. Ce n’est pas l’exigence d’une contrepartie contractuelle, mais d’une obligation morale. Il nous faut rester dans ce registre, et comme le disait le Président Houphouët-Boigny, pour la Côte d’Ivoire nous ne serons jamais assez ambitieux, et aucun sacrifice n’est assez grand. Sa soeur aînée Mamie FAITAIH me tint en 1986, à peu près le même discours “ tant que vous aurez le bien de la Côte d’Ivoire pour ambition, il n’y a pas d’opposition. Nos différences aident le Père la Nation dans son action et profitent à la construction de notre pays. Passez donc par le dialogue, pour vous faire entendre. C’est le mieux, car c’est pour vous qu’il travaille ”. C’est aussi la fameuse formule de mon ainé, le Président GBAGBO “asseyons-nous et discutons” ( sans préalable cher à une certaine école, qui n’a rien compris).

CONCLUSION :

 Les Présidents Alassane OUATTARA et Konan BÉDIÉ, observent les évolutions du contexte national et scrutent le comportement de leurs alliés respectifs. Ils n’ont pas abattu toutes leurs cartes. En apparence, le Président BÉDIÉ, tient le bon bout (force d’attraction à gauche et renversement des moyens de pression à son profit), mais le Président OUATTARA possède deux Jokers en mains. Il peut changer de fusil d’épaule avant 2020 et abattre ses JOKERS en 2019.

A) - En surprenant tout le monde par une démission avant le terme de son mandat. Cette manoeuvre d’anticipation lui permettra de mettre en scelle son ticket gagnant DUNCAN (PDCI) en sa qualité de Vice-Président et son choix (RDR) à la tête de l’État. Non seulement, il couperait ainsi l’herbe aux pieds à de nombreux prétendants qui ont basé toute leur stratégie sur une opposition à sa personne, mais placerait également le PDCI devant le fait accompli. Dès lors, ce dernier se retrouvant au Pouvoir de fait, ne pourrait plus le réclamer en 2020. Il ne pourra pas non plus s’opposer décemment à la candidature/reconduction de l’un de ses membres actifs, du reste son premier vice-président sans risque d’implosion. D’ici l’échéance de 2020, les résistances à une telle candidature PDCI/RDR de fait, pourront être plus faciles à dissoudre, par l’effet de la force gravitationnelle du Pouvoir. Les critiques, personnellement adressées au Président Ouattara, seront du coup diluées, faute d’objet ou de point focal. Il aura ainsi joué un rôle de fusible et de parapluie pour protéger les siens et sa formation politique (risque d’isolement et d’une perte de pouvoir totale, avec ses fâcheuses conséquences). Dès lors, le RDR pourra triompher de cette épreuve sans avoir à combattre, et le RHDP pourra se construire désormais sans encombre, sous la houlette des deux ex-présidents. C’est un scénario identique à celui de sa possible candidature en 2020, pour laquelle il abandonnerait le pouvoir en cours de mandat s’il était élu (limites physiques), au profit de son Vice-Président (nécessairement PDCI en raison de l’alliance).

Dans le présent scénario, il ne prend pas de risque, et il n’y qu’un décalage temporel, tandis que le schéma reste le même. Pour le réaliser, il faut qu’il soit animé d’un esprit de sacrifice, mais que représentent une ou trois années dans la vie politique d’un homme, destiné à entrer dans l’histoire ? Pour la réussite du scénario, le Vice-Président Daniel K. DUNCAN devra avoir les épaules solides et faire preuve d’une poigne de fer pour s’imposer et convaincre. Il pourra compter sur le soutien de l’un (le Président OUATTARA), qui lui est déjà acquis, et de l’autre (le Président BÉDIÉ, du même Parti que lui), qui sera bien obligé de satisfaire à une demande forte, tant de la part de ses partenaires, que de la communauté nationale dans l’intérêt général, à savoir la désignation du meilleur profil pour la fonction présidentielle (expérience, compétence, honnêteté, capacité de travail, vision, image et relations internationales).

Pour s’aménager une belle sortie et faciliter la tâche à son suppléant ou successeur temporaire, le Président OUATTARA devra au 1er Janvier 2019 prononcer la grâce présidentielle en faveur de tous les détenus de la crise post-électorale, dont Mme Simone GBAGBO, pour réduire les tensions avant 2020. Pour ce faire, Il doit dès à présent sommer la Justice, d’achever pour fin 2018, toutes les procédures en cours, avec diligence avec célérité. On ne dira jamais assez que la Justice prolonge inutilement la crise et freine la réconciliation. Cet acte non seulement rassurera les investisseurs qui ont besoin de visibilité et de stabilité programmatique, mais dégonflera la tension suscitée autour de la possibilité qui lui est ouverte par la Constitution de pouvoir se représenter. Ainsi, les deux futurs ex-Présidents auront participé à la résolution de cette “intrigue politique” sans perdre la face, bien au contraire, ils pourront, se poser dans un rôle de sages et de conseillers de la République. Nous les regretterons certainement un jour pour leur apport, comme nous regrettons aujourd’hui le Président Houpouet-Boigny sous certains aspects, alors que nous l’avons constamment vilipendé. Évitons la construction abusive d’un monde manichéen.

B) - Il peut aussi, dès à présent, mettre en orbite (fourniture de moyens et connexion à son réseau de relations), un parfait inconnu du monde politique, qui tranche avec le paysage actuel, tout en protégeant son anonymat jusqu’en 2020. Il mettrait dans cette perspective tout l’appareil du RDR à la disposition de ce dernier, à cette échéance, dans le cadre d’une candidature indépendante située au centre d’un champ de forces, destinées à rester antinomiques ou clivées entre des directions contraires, sans véritable offre politique alternative. Cette issue permettrait une compétition des compétences, ouverte et transparente. L’avantage de cette manoeuvre, est toujours de protéger son régime et d’assurer la survie du RDR, par une alliance objective, qui peut s’avérer gagnante et faire mordre la poussière au PDCI, car la Côte d’Ivoire est désabusée de sa classe politique, le plus souvent prédatrice et querelleuse. Elle aspire a un profond changement. Dans un tel contexte social et électoral, favorisé par une mutation générationnelle, une forte croissance de son intelligentsia et l’importance démographique de sa jeunesse, la rente de situation n’est ni profitable aux barrons d’un système (bourgeoisie politique surfaite), ni au pouvoir sortant (usure). La Côte d’Ivoire a besoin d’un visage neuf, et non d’une figure recyclée et marquée par les péripéties de la crise de notre récente histoire.

Les oppositions (déclarée, orpheline et non assumée) devront dans un tel scénario dont la probabilité n’est pas nulle, revoir leur copie, pendant qu’une nouvelle force pourra apparaître avec une ligne de rupture et une vision totalement novatrice, pour permettre de tourner définitivement la page des années de crise et de tâtonnements (démocratie, état de droit, modèle économique et social).

Ce sera un véritable bouleversement de l’échiquier politique avec la conservation d’un noyau dur (RHDP, fort et équilibré, car les perdants n’auront plus de raison de se quereller, le pouvoir leur ayant échappé) et d’une stabilité institutionnelle et macro-économique. Il ne restera plus qu’à travailler sur la transparence et la crédibilité du processus électoral. C’est le lieu de rappeler que ce qui est reproché à la CEI actuelle est strictement le même défaut que possédait l’ancienne CEI (la prépondérance de la présence de l’État à travers une pléthore de représentations ministérielles et d’Institutions et la politisation de la structure), si l’on excepte le mandat anormal à tout point de vue, de son Président, qui doit avoir maintenant l’élégance de démissionner pour sortir le Gouvernement de l’embarras, débloquer la situation politique et permettre à la compétition démocratique de s’exercer pleinement.

 

"Franklin Nyamsi, la perversité du goujat qui éprouve un besoin irrépressible de s’enfler pour faire illusion"

Par : Alexis DIETH

« Dans une forme d’impudeur, qui s’apparente à de la pornographie, il expose son ego en alignant ses titres et qualités universitaires usurpés ». (L’agrégation est l’instrument dont il escomptait se servir pour venir manger aux râteliers les plus garnis en Afrique. C’est aussi chez ce personnage frustre, une limousine symbolique. Détournant, en un péché contre l’Esprit,  l’agrégation de sa fonction académique, il l’utilise en Afrique  pour impressionner les foules qu’il aspire dominer. L’agrégation est, en sa main profanatrice  qui salit tout, un instrument d’ostentation, de frime, de « m’as-tu vu ? ».)

Franklin Nyamsi, un danger public en Côte d’Ivoire : la goujaterie et l’enflure de l’ego.  

Est-il besoin de le souligner ?

L’intelligence est à l’homme, ce que l’instinct est à l’animal. C’est un dispositif organique d’adaptation vitale aux conditions d’existence. Son rôle est de permettre à l’animal humain de poursuivre et d’atteindre avec efficacité les buts vitaux qui assurent sa conservation de soi dans l'espace et dans le temps. L’intelligence n’est rien de plus que cela.

Ce ne sont donc ni l’intelligence, ni les diplômes académiques qui définissent et constituent l’excellence de l’homme en tant qu’animal doué de raison. Les architectes des différentes barbaries et des différents génocides de par le monde se recrutèrent souvent parmi les docteurs de l'Université et les ingénieurs de haut vol des grandes Ecoles. L'histoire récente de la Côte d'Ivoire qui vit certaines sommités de l'Université mettre en forme le mythe populiste et ethno-nationaliste le prouve.

 Au-dessus de l’entendement, c’est la conscience qui fait l’Homme en libérant l’intellect de son asservissement naturel à l’ego.  C’est la conscience en tant que pure raison pratique qui humanise l’intelligence organique. C’est elle qui oriente l'entendement vers le service des fins universelles et vers le souci d’Autrui dont dépend la constitution des cités humaines.

L’intelligence en tant qu’instinct assisté par la réflexion est fondamentalement égoïste. Elle devient potentiellement dangereuse quand elle se combine avec une nature frustre. Elle devient une arme de destruction des cités quand elle tombe dans un homme rustre et grossier, un individu sans éducation, autrement dit un goujat.

Dans les mains d’un goujat ambitieux qui s’avise de l’utiliser pour gravir les échelons de la société afin de se hisser à son sommet pour en prendre le commandement, l’intelligence devient un fléau des cités quand sévit une guerre de succession dans le contexte d’un national-populisme qui fait prédominer les passions et abaisse la lucidité du bon sens populaire.

De ce point de vue, Monsieur Franklin Nyamsi incarne en Côte d’Ivoire cette combinaison dangereuse de la goujaterie et de l’intelligence instinctuelle. Il matérialise toutes les catastrophes politiques, sociales et morales qui peuvent peuvent en découler. En quelques années d’un activisme politique effréné pour se pousser au sommet de l’Etat ivoirien en utilisant comme  échelle, un jeune politicien local,  Franklin Nyamsi a avili l’autorité de l’agrégation, un diplôme d’excellence au plan académique. Il a  porté atteinte à l’autorité de la Nation et de l’Etat ivoiriens. Il a saboté l’autorité du Président de l’Assemblée Nationale dont il se sert ouvertement comme d’une vulgaire mule au service de ses propres ambitions de pouvoir absolu. Il a injurié la dignité personnelle de l’ex-ministre de l’Intérieur maintenant Ministre de la Défense Hamed Bakayoko. Il a agressé l’honorabilité du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Il s’en est pris à l’excellence du Président de la République en personne.

Engagé par conviction dans un projet satanique de destruction de toutes les autorités terrestres, cet égrégore luciférien s’en prend aujourd’hui à l’honorabilité de la  Ministre de L’Education nationale de Côte d’Ivoire, Mme Kandia Camara. Dans cette nième agression, l’incarnation personnalisée du non-être tente de se donner les apparences du "quelque chose" en s’attaquant aux dignités de la République.

A l’attitude normale du parvenu, venu de très bas,  qui pour prendre une revanche sur la vie, s’attache à écraser, à piétiner tout ceux qui se trouvent en dessous de lui, s’ajoute, chez Franklin Nyamsi, la perversité du goujat qui éprouve un besoin irrépressible de s’enfler pour faire illusion, d’afficher ses parchemins et de les renforcer par l’imposture et la tricherie pour impressionner les masses et les dominer.

Dans une forme d’impudeur, qui s’apparente à de la pornographie, il expose son ego en alignant ses titres et qualités universitaires usurpés. Il donne le change au soupçon populaire sur sa vacuité intellectuelle et morale. Je suis bien placé pour dire que sa jactance prétendument savante est une confuse logorrhée. J’en ai démonté les failles béantes, chaque fois que j’ai visité ses « écrits » pour en faire ressortir la vanité et les contradictions. Je suis bien placé pour dire que son agrégation de Lycée, dont je pourrais raconter, par le menu, les péripéties est une agrégation à destination alimentaire qui ne fut guère passée pour servir la Science.

L’agrégation est l’instrument dont il escomptait se servir pour venir manger aux râteliers les plus garnis en Afrique. C’est aussi chez ce personnage frustre, une limousine symbolique. Détournant, en un péché contre l’Esprit,  l’agrégation de sa fonction académique, il l’utilise en Afrique  pour impressionner les foules qu’il aspire dominer. L’agrégation est, en sa main profanatrice  qui salit tout, un instrument d’ostentation, de frime, de « m’as-tu vu ? ». En son abyssale vacuité morale, il a formé le projet de s’en servir comme arme politique ici en Côte d’Ivoire pour prendre possession de l’Etat Ivoirien par devers son employeur. Dressé sur ses ergots Monsieur Franklin Nyamsi s’y campe pour fanfaronner, insulter, agonir de grossièretés ceux qui débusquent ses mensonges, attaquer l’honorabilité des acteurs politiques en lesquels il flaire, de manière animale, des obstacles dressés sur le chemin de sa volonté de puissance.

A ce niveau de mon propos, Monsieur Franklin Nyamsi, je m’adresse à vous directement en qualité de citoyen soucieux du civisme républicain. Je dois vous rappeler ces principes qui furent à l’origine de la fondation de notre Cité : la Côte d’Ivoire. La Paix, la Pondération, le souci de l’Honorabilité et de la Dignité de la personne, le Respect de l’Autre et surtout de l’Etranger, les mots d’ordre du Père de la Nation ivoirienne, Félix Houphouët-Boigny sont pour nous des principes sacrés. Ils le demeurent et demeureront malgré la parenthèse honteuse des années 1995 à 2010 que nous évertuons à fermer.

L’extrême violence récurrente de vos propos qui divisent, clivent, sèment la discorde, mobilisant au besoin le filon national-populiste, incitent à une guerre fratricide au RDR, entre le RDR et le PDCI. Par vos propos injurieux et vos comportements bellicistes et vindicatifs, vous incarnez l’antithèse radicale de cette paix sociale, de cette considération de l’Autre. Vous êtes devenu un ennemi de la Côte d’Ivoire.

Votre objet ultime est de prendre le pouvoir d’Etat ivoirien par devers votre mule pour imposer sur la Côte d’Ivoire la domination de votre ego boursouflé. Monsieur Franklin Nyamsi, malgré votre position, une monstrueuse usurpation, vous n’avez pas su utiliser votre équerre et votre compas personnel pour  vous imposer, comme il se doit, une limite intérieure et vous orienter dans la direction du service des impératifs de la Raison et des valeurs de la Démocratie républicaine. Croyez-moi, Monsieur Franklin Nyamsi, la Côte d’Ivoire parviendra à se débarrasser démocratiquement de vous et vous lui rendrez judiciairement des comptes. Ce n’est qu’une question de temps. J'ai dit.

Par / Alexis Dieth : SOURCE http://www.cedea.net/wp/?p=3192

 

Aux termes de ces échanges fructueux: (- Le bureau politique affirme son soutien au Président du Parti et endosse la signature de l’Accord Politique du RHDP relatif à la création d’un Parti Unifié;)

PDCI-RDA: le communiqué final du bureau politique du 17 juin 2018

Le Bureau Politique du PDCI-RDA s’est tenu le 17 Juin 2018 à la maison du parti à Cocody sur la convocation et sous la présidence effective de son Excellence Henri Konan BEDIE, Président du Parti.

Au cours de cette rencontre élargie aux membres du Comité des Sages, il s’est essentiellement agi d’examiner l’Accord Politique du RHDP relatif à la création d’un parti unifié, dénommé RHDP.

Après l’adoption de l’ordre du jour, le Président du Parti a donné la parole au Secrétaire Exécutif du Parti, à l’effet de donner des informations relatives aux activités de la Direction du Parti depuis le Bureau Politique du 17 Novembre 2015

 Ensuite, le Président du Parti a donné la parole au Secrétaire Exécutif chargé des Commissions Techniques Nationales ; à l’effet de communiquer au Bureau Politique les points majeurs se rapportant à l’Accord Politique du RHDP portant création du Parti Unifié, RHDP et de donner lecture des projets de résolutions relatifs au report du 13ème Congrès Ordinaire, à la prolongation du mandat du Président du Parti, de ceux des organes et des structures spécialisées et de l’adoption de l’Accord Politique relatif à la création d’un Parti Unifie, dénommé RHDP.

Suite à la lecture des différents projets de résolutions, un débat riche, libre, franc et démocratique s’est instauré entre les membres du Bureau Politique.

Aux termes de ces échanges fructueux:

 - Le bureau politique affirme son soutien au Président du Parti et endosse la signature de l’Accord Politique du RHDP relatif à la création d’un Parti Unifié;

 - Le Bureau Politique prend acte des documents tels que validés par le Comité de Haut Niveau et décide de soumettre ces documents à l’examen du prochain congrès ordinnaire du PDCI-RDA.

- Le Bureau Politique donne cependant mandat au Président du Parti pour poursuivre les négociations dans le cadre du RHDP et ce, à toutes les étapes du processsus de mise en œuvre du Parti unifié RHDP.

- Le bureau politique rappelle que l’année 2018, en ce qui concerne le PDCI-RDA, est une année de Congrès, notamment le 13ème Congrès Ordinaire.

Le Bureau politique, face aux enjeux futurs et soucieux de la préservation de l’union des militants autour du Président du Parti, décide :

- Le report du 13ème Congrès Ordinaire du PDCI-RDA après l’élection présidentielle de 2020;

- La prolongation du mandat du Président du Parti;

- La prolongation des mandats des autres organes et des structures spécialisées du Parti;

Le Bureau politique rassure les militants et militantes de la détermination du parti à reconquérir le pouvoir en 2020 et les invite à se mobiliser massivement pour participer activement à la révision de la liste électorale, dans l’union, le rassemblement et la discipline.

 Fait à Abidjan, le 17 juin 2018.

Le Bureau Politique

Un guide pour éviter une crise post-électorale en 2020 en Côte d'Ivoire

Une ONG panafricaine a publié à Abidjan un guide des "bonnes pratiques électorales" en Côte d'Ivoire, à trois ans du scrutin présidentiel, afin de préserver le pays d'une autre crise post-électorale, après celle qui a fait 3.000 morts en 2011.

Ce guide financé par le Programme des Nations unies pour le développement (Pnud) vise à "prévenir les conflits électoraux, à travers l'organisation d'un scrutin crédible et accepté de tous", a expliqué à l'AFP Salimata Porquet, présidente de la Plateforme d'éveil électoral des femmes et des jeunes, une ONG panafricaine, auteure du document de 125 pages.

"Les élections étant au coeur de nos crises, il apparaît donc opportun de trouver des outils et mécanismes pour en faire des compétitions conviviales, fraternelles qui ne mettent pas en péril la vie des populations et les fondements de l'Etat et de la nation" a déclaré la ministre ivoirienne de la Femme, Mariatou Koné, lors d'une cérémonie.

Pour la ministre, avec ce guide, le pays dispose "désormais d'un outil précieux pour faire des élections un simple jeu à l'issue duquel, vainqueurs et vaincus, après la proclamation des résultats, en toute fraternité, se metteront ensemble au service de la population".

"Les frémissements qui sont notés au niveau des partis et des hommes politiques, dans la perspective des élections de 2020, montrent toute la justesse d'un tel outil qui vise à canaliser les comportements pour que notre pays ne souffre plus de douleurs post-électorales".

"J'en appelle au bon sens et à l'esprit citoyen de nos leaders politiques. Mettez-vous au-dessous de vos intérêts partisans. Pensez au peuple (...). Adoptons les comportements qu'il faut pour épargner notre pays des traumatismes, douleurs et meurtrissures liées aux élections" a-t-elle martelé sous les applaudissements.

Le président de l'Assemblée nationale ivoirienne, Guillaume Soro, a lancé dimanche un appel au "dialogue" et à "l'apaisement" politique en Côte d'Ivoire, lors de son retour dans le pays après plus de deux mois d'absence.

Le Parti démocratique de Côte d'Ivoire (PDCI, ancien parti unique), allié du chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, avait déploré en septembre des remous au sein des partis de la coalition "qui mettent à mal la cohésion au sein de l'alliance et la paix de notre pays".

 "Depuis quelque temps, la vie du pays semble arrêtée, rivée sur une seule question, celle de l'élection présidentielle de 2020", avait dénoncé l'ex-président ivoirien Henri Konan Bédié, chef du PDCI.

Avec AFP

https://www.voaafrique.com/a/coteivoire-elections-crise-ong-onu-guide-bonnes-pratiques-

 

L'acquittement et la libération de Jean-Pierre Bemba suscite beaucoup d'excitation autour du prévenu Laurent Gbagbo.

Si on peut raisonnablement comprendre que ses avocats et ses partisans se mettent à rêver d'une libération du boucher d'Abidjan, on peut s'étonner de la légèreté de certains journalistes, souvent même de grands médias internationaux, qui voient déjà Gbagbo libre. Rappelons juste quelques faits qui devraient pousser à la retenue et à un peu de sérieux: 

1-Laurent Gbagbo n'est pas le coaccusé de Bemba, ce qui l'aurait rendu libérable pour les mêmes raisons ayant motivées la libération du Congolais;

2-M. Bemba était poursuivi pour des crimes commis, certes par ses hommes, mais en Centrafrique, un théâtre d'opération où lui-même n'était pas présent; 
3-Laurent Gbagbo est poursuivi pour des crimes de guerre et crimes contre l'humanité commis dans son propre pays, par des troupes régulières et des milices créées et entretenues par lui, alors qu'il était président de la république et chef suprême des armées.

 Sur la base de ces faits, toute comparaison de l'affaire Bemba au cas Laurent Gbagbo relèverait d'une intolérable naïveté, si ce n'est de l'escroquerie intellectuelle.

 Source Page Facebook

La guerre a empêchée Opah de travailler on est tous au courant sauf les amnésiques peut être , mais de là à dire que (Opah) a mieux travailler que Ouattara c'est une injure a notre intelligence et au peuple ivoirien .

 En gros , nous le reconnaissons tous (Opah) GBAGBO n'a rien fait pour le pays et le pire il n'a pas réussit a protéger notre pays d'une rébellion et d'une guerre post électorale .

Normalement il devait démissionner pour son échec à protéger le pays si il avait un peu de dignité mais bon avec Opah rien était normal et il n'y avait plus de dignité et d'honneur dans ce pays .
Si ce que j'ai écrits est faux venez pointer.

Pour la réalisation du barrage de Soubré le Président OUATTARA doit quitter le pouvoir , c'est un échec cette réalisation qui vient accroître la capacité et la qualité de l’électricité nationale .

On mange pas courant

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