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Côte d’Ivoire : Aboudramane Sangaré, fidèle compagnon de Laurent Gbagbo, est décédé

Spécial Côte d’Ivoire : Aboudramane Sangaré, fidèle compagnon de Laurent Gbagbo, est décédé

Hospitalisé depuis plusieurs semaines, Aboudramane Sangaré est décédé ce 3 novembre au matin, à Abidjan. Moins de deux semaines après la disparition de Marcel Gossio, ex-directeur général du port autonome d’Abidjan et pilier du pouvoir de Laurent Gbagbo, décédé d’un arrêt cardiaque le 21 octobre, le Front populaire ivoirien (FPI) est une nouvelle fois en deuil. Aboudramane Sangaré, président par intérim de la frange dirigée par Laurent Gbagbo, est décédé samedi 3 novembre à Abidjan, nous confirment plusieurs sources.

Selon nos sources, souffrant d’un cancer de la prostate, il avait été hospitalisé dans un état critique il y a quinze jours à l’Hôtel-Dieu. Opéré, il a ensuite été transféré à la polyclinique Farah vendredi dans la soirée. Il est décédé samedi au petit matin. Gardien du temple Fidèle camarade de Laurent Gbagbo, Sangaré était surnommé le gardien du temple. Il avait tenu les rênes du FPI lors de l’exil de Gbagbo, et depuis l’incarcération de l’ancien président ivoirien et de son épouse Simone. Sa mort est un nouveau coup dur pour le FPI. Deuxième vice-présidente du parti derrière Sangaré et libérée le 8 août, Simone Gbagbo devrait naturellement lui succéder.

03 novembre 2018 à 11h48 | Par Baudelaire Mieu et Vincent Duhem - à Abidjan Mis à jour le 03 novembre 2018 à 12h05

Source https://www.jeuneafrique.com/657740/politique/cote-divoire-aboudramane-sangare-fidele-compagnon-de-laurent-gbagbo-est-decede/

 

A lire  AUSSI  Côte d’Ivoire : qui est Abou Drahamane Sangaré, ce « gardien du temple » ?

 

 Abou Drahamane Sangaré est l’un des grands personnages de l’histoire politique ivoirienne du Front populaire ivoirien (FPI). Partisan de la première heure de l’ex-Président Laurent Gbagbo avec qui il a participé à créer le parti de la refondation en 1982, il apparaît comme le nouvel homme fort de l’opposition ivoirienne d’où il est sorti de l’ombre.

Abou Drahamane Sangaré est le nouveau « président intérimaire » du Front populaire ivoirien (FPI) nommé en remplacement de Pascal Affi N’Guessan le 5 mars dernier, non reconnu par ce dernier. Ce « gardien du temple » est l’un des membres fondateurs de ce parti aux côtés notamment de l’ex-Président Laurent Gbagbo et de Simone Gbagbo qu’il a nommé première vice-présidente dans le nouvel organigramme qu’il a présenté à la presse, ce jeudi.

« Je suis un Gbagbo ou rien » Le compagnon de route et l’un des plus fervents partisans de Laurent Gbagbo apparaît de nouveau au grand jour en tant que « président intérimaire » du FPI, nommé pour un mandat de 90 jours. Son lien avec l’ancien chef d’Etat, il l’a forgé au combat, dans les luttes politiques qui les ont opposé au père de l’indépendance Félix Houphouët-Boigny et qui les ont mené en prison, une première fois tous les deux en 1971, puis seul en 1994 et en 1995. Il y retourne à partir d’avril 2011 quand il est arrêté dans la résidence de son fidèle compagnon de route, investi par les rebelles des Forces Nouvelles. Il sera libéré en août 2013.

« Je suis un Gbagbo ou rien », a-t-il déclaré au cours d’une réunion avec l’organisation des femmes du FPI, lundi 16 mars. La confiance entre les deux hommes est réciproque. Secrétaire général du FPI en 1987, il devient président du congrès constitutif du parti en 1988 avant d’en devenir le premier vice-président depuis 2001.

Ce diplômé en doctorat d’Etat, option droit public, est ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Président Laurent Gbagbo à partir de 2000, un poste dans l’exécutif que n’a jamais occupé Pascal Affi N’Guessan. Sa légitimité ne vient, pour beaucoup à l’intérieur du FPI, que de sa nomination par l’ancien chef d’Etat actuellement détenu à La Haye.

La flamme du Gbagboisme Cette éminence grise du FPI est le gardien du temple chargé de maintenir la flamme du « Gbagboisme » au sein du parti. Laurent Gbagbo « n’est pas un nom, c’est un comportement, un idéal des valeurs », déclare-t-il à son sujet. Alors que les dissensions apparaissaient au sein de son parti, depuis plusieurs mois, il est longtemps resté en retrait. Certains militants expliqueront que Pascal Affi N’Guessan ne prenait pas une seule décision sans le consulter. Sûr de lui, Abou Drahamane Sangaré savait que son heure allait sonner. La majorité des cadres du parti se tournent vers lui, le 5 mars dernier, au cours d’un comité central extraordinaire. Ils le nomment « président intérimaire » pour une période de 90 jours, le temps de reprendre en main le parti et d’organiser des élections internes afin d’élire un nouveau président. « Le FPI authentique » « Reprenons le FPI authentique et originel.

Un FPI qui n’est pas dans la compromission et le compromis de toute sorte.

Un FPI qui n’est pas encore frelaté. Si moi je vais à un congrès, c’est pour demander que le Président Gbagbo soit mon candidat et reprenne le parti. Le FPI est toujours là et résiste », a-t-il récemment indiqué. Sa ligne directrice est claire. « Tant qu’il n’est pas là, on ne peut pas se réconcilier », assène-t-il au sujet de son fidèle compagnon de route. Convoqué devant les tribunaux, ce vendredi, à la suite d’un recours en justice de Pascal Affi N’Guessan qui qualifie d’ « illégitime » la nomination d’Abou Drahamane Sangaré, l’avenir politique de celui qui a été condamné à 5 ans de prison dans un procès aux côtés de Simone Gbagbo est encore incertain.

Dernière modification lesamedi, 03 novembre 2018 13:00
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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