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CISSÉ Ibrahima BACONGO. "L’adversaire crie à la fraude parce que son système de fraude a été découvert."

Spécial CISSÉ Ibrahima BACONGO. "L’adversaire crie à la fraude parce que son système de fraude a été découvert."

 (L’éminent juriste, le député et ancien ministre vient de remporter de haute lutte l’élection à la mairie de la commune de KOUMASSI (Abidjan-sud) devant plusieurs candidats et une équipe sortante en totale léthargie et groggy par le choc de cette défaite inattendue. Pendant 17 ans, N’DOHI Raymond (PDCI-RDA) a été le 1er magistrat de cette commune qui jadis, faisait la fierté de la capitale économique ivoirienne par sa modernité et son allure. Pendant les 17 années de la gouvernance N’DOHI, restée l’ombre d’elle-même, Koumassi a fini par symboliser le désastre urbain.)

"Concernant les accusations de fraude, j’ai envie de demander au maire sortant de se tourner vers son propre camp. C’est de son propre côté que toutes les tentatives et velléités de fraude ont été signalées et déjouées. C’est tout un réseau de fraudes qui a été démasqué, dénoncé et démantelé par les populations, elles-mêmes, au Campement, au quartier Divo, au «32», au «05», dans les 3 Sicogi et en face de la mairie. Nous avons vu la fraude et l’avons touchée du doigt du côté du maire sortant. Son chef de la sécurité a été pris en flagrant délit de tentative d’écoulement de procès-verbaux de dépouillement pré-remplis et revêtues de fausses signatures et d’urnes bourrées à l’Epp Bélier."

Q / Vous avez été proclamé maire élu de la commune de Koumassi. Votre adversaire crie à la fraude et brandit des arguments et des preuves. Il annonce même un recours en annulation devant la Cei. Qu’en dites-vous ?

R / CISSÉ Ibrahima BACONGO : Cette élection a été, pour nous, une occasion de remise en cause de nos moyens d’actions, de nos méthodes de travail, de l’ensemble de notre stratégie, au regard du résultat de l’élection d’avril 2013. D’autant plus que le projet pour lequel nous nous sommes battus en 2013 était en lien ou, si vous préférez, en phase avec les aspirations, les attentes, les besoins, en somme le quotidien des populations de Koumassi, sans distinction d’origine ethnique ou raciale, de confession religieuse ou d’appartenance politique. Il visait à améliorer les conditions de vie et de travail de ces populations martyrs. C’est pourquoi, elles y avaient adhéré.

Malheureusement, au soir de l’élection, nous avons constaté que notre résultat n’avait pas été ce que nous avions espéré, autant qu’une bonne partie des populations ayant pris part aux votes. Il en a résulté des difficultés sur le terrain, des actes de mécontentement que l’adversaire s’est précipité de nous attribuer. C’est ainsi que nous avons exercé notre droit de recours auprès des autorités judiciaires compétentes. Parce que nous croyions que nous avions gagné. La suite, vous la connaissez.

Nous avons été déboutés par la Chambre administrative de la Cour suprême. Après donc la défaite de 2013, nous nous sommes remis au travail, de 2013 à 2018, en étant plus proche des populations, en étant à leur écoute, en menant diverses actions sur le terrain, en engageant différents travaux, grâce à de nombreuses bonnes volontés que nous avons sollicitées et mobilisées. Ainsi, nous avons réhabilité, entre autres, les deux lycées municipaux, qui sont quasiment au bas de la résidence du maire sortant.

Nous avons refait le tronçon de voie bitumée menant de la Pharmacie Fanny au quartier «05» et que le maire sortant pratique, lui-même, quotidiennement. Nous avons réhabilité, à quelques mètres de la Mairie, la mosquée principale de la commune, qui s’écroulait, etc.

C’est fort de ce bilan, qui ne saurait être le bilan attendu d’un député, que nous avons fait campagne. Pour nous, les résultats obtenus ne sont que justice rendue par les populations. Avant les élections, elles nous ont exprimé leur sympathie, leur admiration. Elles nous ont aussi dit qu’elles nous l’exprimeraient de la plus belle manière lors des élections à venir. Nous ne sommes donc pas surpris. Nous tenons à leur exprimer notre profonde gratitude et à les assurer que nous ne trahirons pas les attentes, leurs espoirs. Ce n’est pas ce que dit votre adversaire….

Quant à l’adversaire, il prétend que des fraudes ont été commises et des actes de violence commis. Concernant les accusations de fraude, j’ai envie de demander au maire sortant de se tourner vers son propre camp. C’est de son propre côté que toutes les tentatives et velléités de fraude ont été signalées et déjouées. C’est tout un réseau de fraudes qui a été démasqué, dénoncé et démantelé par les populations, elles-mêmes, au Campement, au quartier Divo, au «32», au «05», dans les 3 Sicogi et en face de la mairie. Nous avons vu la fraude et l’avons touchée du doigt du côté du maire sortant. Son chef de la sécurité a été pris en flagrant délit de tentative d’écoulement de procès-verbaux de dépouillement pré-remplis et revêtues de fausses signatures et d’urnes bourrées à l’Epp Bélier.

Lui et son complice, qui est le conducteur et en même temps responsable de la sécurité d’une députée de la commune, ont été pris par les forces de l’ordre présentes sur les lieux, sur dénonciation des populations et leur véhicule, une fourgonnette, pris et remorqué au Commissariat du 20e arrondissement, le conducteur a pris la poudre d’escampette avec la clé du véhicule. Partout, des réseaux ont été découverts grâce à la vigilance des populations, dont la détermination ne pouvait exprimer que leur besoin de changement à la tête de la commune. Au surplus, le maire devrait se souvenir du contenu de la déclaration qu’il a faite le jeudi 25 avril 2013, suite à son élection aux municipales de cette année ? Je le cite «On ne cherche pas la fraude après les élections. C’est avant et pendant les élections qu’on constate les tentatives de fraude. Comme mon adversaire n’a pas gagné, il veut fabriquer aujourd’hui des fraudes alors que tous les candidats à l’élection de Koumassi ont salué le bon déroulement du scrutin», fin de citation. Sans commenter cette citation, je veux me contenter de demander au maire sortant de méditer ses propres propos.

 Q/ Vous révélez des faits. Pourtant votre adversaire soutient mordicus que c’est vous qui avez triché ?

 CIB /L’adversaire crie à la fraude parce que son système de fraude a été découvert. Il revient ensuite sur des actes de violence. Je ne sais pas si les violences dont parle le maire sortant se sont produites dans la stratosphère ou sur une autre planète. J’avoue que je ne sais pas de quoi il parle. Koumassi avait été déclarée zone rouge par rapport au climat de tension artificielle entretenue par l’autre camp. Cet état de fait a été instauré sous le prétexte que des gens violents seraient prêts à mettre le feu à la commune. A Koumassi, tous les districts de police d’Abidjan étaient représentés. Le CCDO, la Gendarmerie de Koumassi (Camp Commando et Brigade du «32» et d’autres venus d’ailleurs avaient été déployés sur toute l’étendue du territoire communal. Aucune de ces forces n’a attesté d’une quelconque violence. Rien du tout. ;;;;;;;;; Le maire sortant, en mauvais perdant, le sachant, a commencé par accuser la CEI de s’être rendue complice d’une parodie d’élection, avant de s’attaquer, dans les colonnes d’un journal, à la police et la gendarmerie. Je voudrais dire que les quatre (4) Commissions Electorales Locales ou communales de Koumassi sont présidées par des hommes de mains du maire sortant, puisque c’est lui qui les a tous proposés aux postes de Président qu’ils occupent et a contribué à les faire élire, généralement en violation flagrante des usages observés par les partis en présence…

Q / Puisqu’il conteste fortement les résultats de cette élection. Serez-vous disposé à aller éventuellement à un second tour ?

 CIB / Nous sommes dans un Etat de droit. Il n’appartient pas à Cissé Bacongo, ni à N’Dohi Yapi Raymond de faire sa loi ou d’appliquer sa loi. La loi, c’est la loi de la République. Ce qui est prescrit, c’est qu’en pareille situation, celui qui prétend avoir été lésé porte sa réclamation les autorités judiciaires compétentes, qui apprécient les mérites des arguments développés au soutien de la plainte ou du recours statuent et tranchent. Bien évidemment, je ne pourrai que me plier devant la décision prise par les autorités judiciaires. Il faudrait un miracle, un véritable déni de justice, pour que la décision qui pourrait être prononcée conduise à une reprise de l’élection municipale à Koumassi. N’étant pas capable d’apporter le moindre début de preuve de tout ce qu’il avance, concernant les fraudes et les actes de violence commis lors des opérations de vote, sur quoi et sur la base de quoi la justice pourrait se prononcer en sa faveur et pour une reprise du scrutin. Je serais bien curieux de le savoir.

Q/ Vous êtes désormais député-maire de Koumassi, quelles sont vos ambitions pour cette commune ?

CIB / Nos ambitions peuvent se résumer en un mot : redonner aux populations de Koumassi leur dignité et leur fierté d’hommes et de femmes, les réhabiliter psychologiquement et moralement. 

La commune de Koumassi est associée au désordre entropique, à l’insalubrité, à la précarité, au mal-être ou au mal-vivre, avec ses caniveaux à ciel ouvert bouchés, les eaux usées qui donnent un aspect glauque à un environnement totalement austère, la vie sociale rythmée par les rumeurs qui s’appuient sur l’état de pauvreté des habitants. C’est sur ce terreau que tous les pêcheurs en eau trouble trouvent des cibles ou des proies faciles. Il s’agit donc de faire en sorte que les populations de Koumassi recouvrent leur dignité et leur fierté. Cela va se traduire par des actions concrètes qui vont s’inscrire dans un plan stratégique que nous allons mettre en œuvre au pas de course.

D’ores et déjà, avant la mise en œuvre de ce plan, nous envisageons la reprise dans les jours qui suivent des travaux d’aménagement du carrefour dénommé «Kahira», avec la construction d’une fontaine géante intégrant des jeux de lumière. Nous voulons faire de cet espace aménagé un point ou un pôle d’attraction. Il s’agit-là d’un projet dont la réalisation va modifier l’environnement concerné, les comportements et les habitudes des populations riveraines. Nous envisageons également d’aménager la place Inch Allah pour en faire un pôle d’attraction. Il y a aussi le complexe sportif, dont les travaux de rénovation avec construction de tribunes, vont démarrer le 6 novembre prochain sous la houlette du ministère des Sports et des Loisirs.

Rassemblement Webtv - Publications  / SOURCE https://www.facebook.com/RassemblementWebTV/posts/580899468995186?__tn__=K-R

A lire aussi : Par Mamadou Habib Karamoko #Municipales2018

S’il était footballeur, il aurait évolué au Réal de Madrid ou au FC Barcelone; S’il était basketteur, il aurait été coéquipier de #Jordan chez les Chicago Bulls; S’il était cycliste, il aurait toujours été maillot jaune; S’il était athlète, il aurait été un excellent coureur de fond; S’il était tennisman, il aurait réalisé le grand chelem, mais le destin lui a réservé une toute autre vie: SE METTRE AU SERVICE DE LA PATRIE ET DES POPULATIONS; Quelle belle destinée!

Il s’appelle CISSÉ Ibrahima BACONGO. Résilience et Bonhomie faites chair, l’éminent juriste, le député et ancien ministre vient de remporter de haute lutte l’élection à la mairie de la commune de KOUMASSI (Abidjan-sud) devant plusieurs candidats et une équipe sortante en totale léthargie et groggy par le choc de cette défaite inattendue. Pendant 17 ans, N’DOHI Raymond (PDCI-RDA) a été le 1er magistrat de cette commune qui jadis, faisait la fierté de la capitale économique ivoirienne par sa modernité et son allure. Pendant les 17 années de la gouvernance N’DOHI, restée l’ombre d’elle-même, Koumassi a fini par symboliser le désastre urbain.

En saison des pluies, du fait de ses canalisations bouchées et de son système de drainage totalement défaillant, la commune se transforme en #VENISE_DES_TROPIQUES. N’DOHI aurait effectivement dû penser à un jumelage entre sa belle commune et Venise tellement les deux cités ont parfois des similitudes. Mais à la différence de la ville italienne qui attire chaque année des millions de touristes, Koumassi l’insalubre quant à elle attire tous les jours des millions de moustiques vecteurs de maladies.

 Aussi, depuis quelques jours et plus de 4 jours après le scrutin, là où la décence, la maturité politique, l’honnêteté, la sagesse et le sens de la démocratie l’auraient forcé à la retenue et à l’humilité, le maire sorti, doté d’une nouvelle énergie qu’il n’a malheureusement pas pu mettre au service de ses populations pendant 17 ans, ne cesse désespérément d’arpenter les couloirs de quelques ambassades et ONG, pour dit-il, montrer les preuves de «violences et autres nombreuses irrégularités qui ont émaillé le scrutin du 13 Octobre 2018 ». Pendant ce temps, aucun rapport de police n’a fait cas de violence et mieux, les autres adversaires du maire élu n’arrêtent de le féliciter et sont même prêts à travailler avec lui, pour le bonheur des populations de Koumassi!

 En définitive, N’DOHI Raymond et son équipe d’incompétents qui ont pendant 17 ans travaillé pour eux-mêmes et non pour Koumassi devrait se rendre à l’évidence ! La victoire de BACONGO est sans ambages; elle reflète le résultat des urnes. Mieux, elle exprime un ardent désir de CHANGEMENT, de RECONNAISSANCE des populations à un homme d’actions et leur ferme volonté de SANCTIONNER l’immobilisme. Après les recours des MAUVAIS PERDANTS, vivement que le DROIT soit dit et que la nouvelle équipe se mette rapidement à la tâche pour redonner à la cité, toute sa dignité et son éclat.

Que tous ceux qui tapis dans l’ombre veulent, au travers de cette période post électorale, inciter à la haine et porter atteinte à la cohésion sociale, sachent que nos vaillantes populations aspirent enfin au VIVRE-ENSEMBLE véritable; elles ne se laisseront par conséquent plus berner par ces politiciens machiavéliques, qui dans un dernier baroud d’honneur s’agitent bruyamment pour camoufler leur propre forfaiture. En tout état de cause, l’ÉTAT fera son travail de défense de la RÉPUBLIQUE !

Je suis Mamadou H. KARAMOKO et je l’ai dit...

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Dernière modification lejeudi, 25 octobre 2018 03:46
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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