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Extradé du Canada, Martial Ahipeaud explique tout et fait des révélations « on m’arrête. /A lire aussi  Major Doumbia Affaire arrestation de Martial Ahipeaud au Canada :

Spécial Extradé du Canada, Martial Ahipeaud explique tout et fait des révélations « on m’arrête. /A lire aussi   Major Doumbia  Affaire arrestation de Martial Ahipeaud au Canada :

Martial Joseph Ahipeaud, président de l’Union pour le développement et des libertés (UDL) par ailleurs premier secrétaire général officiel de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’ivoire (Fesci) revient sur son arrestation, le 8 juin 2018, à l’aéroport de Montréal (Canada) qu’il juge « arbitraire et sans fondement ». Arrestation Martial Joseph Ahipeaud.

Nous avons appris que vous avez été arrêté au Canada. Qu’est ce qui a occasionné cette arrestation ?

 Depuis le 4 juin 2018 je suis arrivé ici au Canada pour participer le lendemain 5 juin 2018 à une audition de notre camarade Serge Koffi alias alias Souroukou Trèmin-Trèmin  ancien secrétaire général de la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d’ivoire (Fesci) qui devrait avoir lieu. Nous avons participé à cette assise à la cause de l’immigration. Et je m’apprêtais à rentrer le 7 juin 2018 sur Abidjan. Et pendant que j’étais à l’aéroport dans la salle d’attente à 18h 05 les agents de l’immigration canadienne m’ont interpellé en me signifiant que j’étais en état d’arrestation pour des motifs que je ne comprends pas jusque-là. Ils m’ont gardé jusqu’au lendemain jusqu’à ce que des discussions tendues aient lieux entre eux et moi et ensuite avec mes avocats pour que je sois libéré.

Quel est le motif de votre arrestation ?

 Personnellement je ne sais pas ce qu’ils me reprochent. Aujourd’hui c’est un vent de panique qui traverse l’immigration canadienne parce qu’il y a eu des accusations extrêmement graves contre la Fesci. En effet, le collège des anciens de l’amicale de cette structure ont considéré qu’il fallait que nous répondions avec argument de ces qualifications mensongères et scandaleuses. C’est dans ce cadre que je suis arrivé au Canada. Il s’agissait de démontrer à l’immigration canadienne que la Fesci n’est pas une organisation terroriste et que c’est une erreur d’appréciation de leur part. A mon arrivée, j’ai d’abord fait une soumission écrite avant de me prêter aux questions du procureur. Je pense qu’il n’aurait pas apprécié que je contredise toute sa thèse en ce qui concerne cette organisation qu’il a voulu créer un raccourci pour pouvoir justifier ce qu’il était en train de faire. Il accuse la Fesci d’être une organisation terroriste et donc appartenir à cette organisation est un délit pour eux.

Pourtant l’ancien secrétaire général de la Fesci Guillaume Soro actuellement Président de l’Assemblée nationale a effectué plusieurs visites ici sans être inquiété. N’est-ce pas un système de deux poids deux mesures ?

 Le cas du camarade Guillaume Soro est différent en ce sens qu’il est président d’institution.  A partir du moment où les canadiens considèrent la Fesci comme une organisation terroriste il serait arrêté. Mais en réalité c’est une vraie c’est une violation totale de toutes les règles de droit. La Fesci comme organisation criminelle, c’est une procédure qui est ouverte et qui n’est pas close. Il est donc incompréhensible que l’immigration canadienne se donne la responsabilité d’arrêter des gens sur des bases légales qui n’existent pas.

Sur quoi s’appuient-ils pour dire que la Fesci qui est un syndicat d’étudiants qui n’a jamais été dissout en Côte d’ivoire au point d’enquiquiner des responsables que vous êtes ?

 Ils ont produit des rapports d’un certain nombre d’organisation des droits de l’homme pour conclure qu’ils avaient des raisons de croire que la Fesci serait une organisation terroriste. Nous sommes dans les suppositions  et non dans les certitudes ; la présomption d’innocence. Il y a un principe de la violation du droit à la défense et à la liberté de la parole. C’est du jamais vu dans l’histoire des droits de l’homme qu’un état qu’on pourrait décrire comme démocratique se comporte de cette façon en foulant toutes les règles de droit. Ce sont des manœuvres dilatoires qui consisteraient à créer une situation où certaines personnes pourraient se baser pour prendre des décisions.

Pourquoi dites-vous que vous n’aviez pas le droit de vous défendre ?

C’était extraordinaire parce que j’attendais de partir et on m’arrête pour dire que j’appartiens à une organisation terroriste. Que je n’aurais pas dit des choses correctes lors de ma demande de visa électronique. Deuxième chose ils disent que la loi me donne la possibilité d’être assisté par un avocat. J’ai fait la demande et cela m’a été refusé. Ils savaient que cela m’aurais permis d’informer l’extérieur de mon arrestation. Nous avons dit que nous sommes déterminés à aller jusqu’au bout de cette procédure. Ils ont souhaité me voir le lundi 18 juin 2018 matin muni de mon billet d’avion pour se rassurer que je sors de leur pays. Or je sortais de leur pays et ils m’ont empêché de sortir! Quelle preuve voulez-vous que je vous présente encore ? Cette affaire a beaucoup d’élan politique et extra judiciaire.

Mais pourquoi cette affaire étant donné que vous sortiez du Canada ?

Ils ne souhaitent pas que nous puissions défendre les thèses que la Fesci  est une organisation terroriste, qu’elle a servi de milice à Laurent Gbagbo pour se maintenir au pouvoir…Nous leur avons démontré que toutes ces thèses étaient fausses. Finalement ça les a énervés parce que je ne peux pas venir dans leur pays  et leur faire des leçons. Donc on m’arrête, on me menotte et on me jette dans un camion comme un vulgaire criminel.

Propos retranscrits par Salifou Ouattara (Source APR)

A lire aussi 

Major Doumbia  Affaire arrestation de Martial Ahipeaud au Canada 

Il nous a été rapporté que lors de son témoignage dans l'affaire concernant notre jeune frère koffi Serge dit STT, notre ami Martial Ahipeaud a dit devant les juges qu'il avait fait la prison sous le régime d'Houphouet, alors que sur le formulaire de demande de visa avec lequel il est rentré au Canada il a écrit qu'il n'avait jamais fait la prison.
En dépouillant le compte rendu d'audition qui a été confronté à son formulaire de demande de visa, les juges se sont aperçus qu'il avait menti sur sa demande de visa. Ce qui au Canada est passible de poursuite. C'est ce qui a valu son arrestation et son expulsion qui devrait se faire très prochainement.

Il n'y a donc aucun complot contre qui que ce soit et aucune main noire qui serait à l'oeuvre contre qui que ce soit ! Évitons donc de chercher à nous servir d'un banal fait de parjure, pour chercher à en faire une affaire d'État dans laquelle on se pose en victime. Il faut éviter de tout politiser en cherchant à faire des insinuations malveillantes en se servant d'une affaire aussi banale, en lien avec une fausse déclaration faite sur un formulaire de demande de visa.

Le Canada n'a jamais interdit l'accès de son territoire à des anciens militants ou responsables de la Fesci qui n'ont commis aucun crime de sang. J'y vais régulièrement et je n'ai jamais été inquiété.

 

 

Media

Dernière modification lemercredi, 13 juin 2018 12:36
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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