Bannière

Log in

Côte d'Ivoire: un camp militaire vandalisé à Bouaké / Le Chef d’État-major général des armées dresse le bilan des événements de Bouaké

Spécial Côte d'Ivoire: un camp militaire vandalisé à Bouaké / Le Chef d’État-major général des armées dresse le bilan des événements de Bouaké

Le Chef d’Etat-major général des armées, le Général de corps d’armée Sékou Touré a dressé, mercredi, le bilan des événements militaires survenus dans la nuit de mardi à mercredi à Bouaké, (379 km au Nord d’Abidjan).

‘’Suite aux évènements survenus le vendredi 05 janvier dernier, un groupe de militaires de certaines casernes de Bouaké s’en est pris au cantonnement du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO) situé dans le quartier Sokoura dans la nuit du mardi 09 janvier 2018’’, explique le Général de corps d’armée dans un communiqué transmis à APA. Au terme des tirs qui ont pris fin aux environs de minuit, le bilan s’établit comme suit, ‘’un blessé léger pris en charge par les services de santé ; deux véhicules incendiés et un autre endommagé ; des locaux du CCDO mis à feu’’. Alertés, les sapeurs-pompiers de la 3ème compagnie ont très vite circonscrit l’incendie, poursuit le communiqué, ajoutant que ‘’le procureur de la ville de Bouaké et la Gendarmerie nationale ont procédé au constat d’usage en vue d’approfondir les enquêtes en cours afin de mieux situer les responsabilités’’.

‘’L’Etat-major général des Armées a immédiatement pris des dispositions pour renforcer la sécurité dans ville de Bouaké’’, rassure le Chef d’Etat-major qui note que ‘’depuis ce matin, aucun incident n’est signalé’’. ‘’Le calme est revenu dans les casernes. Les populations sont invitées par conséquent à vaquer librement à leurs occupations’’, conclut Sékou Touré. Dans la nuit de jeudi à vendredi dernier une altercation est survenue entre un équipage du CCDO et des soldats du Bataillon d'artillerie sol-sol (BASS) dans la ville de Bouaké. Au cours de la dispute qui a suivi, des coups de feu ont été tirés par les protagonistes provoquant le décès par balle du sergent Dembélé Yacouba, faisant également un blessé, selon un communiqué de l’état -major des Forces armées de Côte d’Ivoire

(FACI). LS/APA

Côte d'Ivoire: de nouveaux tirs à Bouaké sèment la panique Des coups de feu ont été entendus de nouveau mardi soir à Bouaké (nord), épicentre des mutineries de soldats ivoiriens en 2017, poussant les habitants à rentrer chez eux et la plupart des commerces à fermer, a rapporté un journaliste de l'AFP.

De nombreux tirs ont commencé vers 19h00 dans le quartier de Sokoura (nord de Bouaké) selon un journaliste de l'AFP alors que d'autres tirs ont été signalés par des témoins dans le quartier d'Air France 3, près du centre-ville. Les habitants couraient dans la ville pour regagner leur domicile, a ajouté le journaliste. Des tirs avaient déjà été entendus dans la nuit de dimanche à lundi, samedi et surtout dans la nuit de jeudi à vendredi lorsqu'un soldat a été tué et un blessé au cours d'échanges de tirs entre des forces de défense et de sécurité. Il s’agissait de "différends personnels" entre membres de corps différents, selon une source militaire. Le ministère de la Défense a annoncé avoir ouvert une enquête sur l'affaire. Jeudi, le général Sekou Touré, chef d'état-major des armées ivoiriennes, avait présenté "ses excuses à la nation" pour les mutineries qui avaient ébranlé le pays en 2017 et promis qu'en 2018 l'armée remplirait "son devoir".

D'anciens rebelles intégrés dans l'armée se sont mutinés en janvier et en mai 2017, obtenant finalement le paiement de 12 millions de francs CFA (18.000 euros) pour chacun des 8.400 d'entre eux. Cette crise a terni l'image de stabilité retrouvée du pays après la crise politico-militaire de 2010-2011 et fragilisé le président Alassane Ouattara et l'équipe gouvernementale. Dans son allocution télévisée du Nouvel An, le président Ouattara avait affirmé sa volonté de transformer l'armée en une force "véritablement républicaine". Fin décembre, un millier de militaires ont quitté l'armée dans le cadre d'une réforme. L'armée ivoirienne comptait avant ce départ, 23.000 hommes du rang (dont 13.000 issus de la rébellion qui a tenu le nord du pays de 2002 à 2011), et 15.000 sous-officiers, a-t-on indiqué de source militaire. Les autorités avaient promu massivement des militaires du rang, en intégrant d'anciens rebelles. Les experts estiment qu'une armée doit avoir 20 à 30% de sous-officiers et 65 à 70% de militaires du rang. str-pgf

 

Côte d'Ivoire: un camp militaire vandalisé à Bouaké Le camp d'une unité d'élite de la police et de la gendarmerie à Bouaké (nord), épicentre des mutineries de soldats ivoiriens en 2017, a été attaqué et vandalisé par des soldats ivoiriens, a constaté mercredi un journaliste de l'AFP.

Des coups de feu avaient été entendus mardi en début de soirée et pendant une partie de la nuit aux abords du Centre de coordination des décisions opérationnelles (CCDO). Des hommes armés provenant d'autres unités ont alors investi le camp, détruit des bureaux et incendié quatre véhicules. Les hommes du CCDO, qui avaient évacué le camp dans la nuit, ont repris le contrôle du camp dans la matinée de mercredi, a constaté le journaliste de l'AFP. Le porte-parole du gouvernement Bruno Koné a donné un bilan d'un "personne blessée", précisant que la "situation était calme". Il a confirmé que des "renforts" avaient été envoyés, notamment des "hélicoptères, des blindes légers et quelques centaines de personnel", soulignant qu'une réunion du Conseil national de sécurité aura lieu jeudi et abordera le sujet.

Le porte-parole a aussi promis des "sanctions" pour les responsables. Depuis une semaine, des tirs éclatent pratiquement tous les jours à Bouaké où un soldat a été tué dans la nuit de jeudi à vendredi lors d'un échange de coups de feu entre militaires. Il s'agissait de "différends personnels" entre membres de corps différents, selon une source militaire. Ce différend a dégénéré en bataille entre des unités qui s'affrontent sporadiquement depuis le 4 janvier. Une partie des militaires présents à Bouaké demandent désormais le départ du CCDO, et notamment de son chef, selon une autre source militaire.

Jeudi, avant les incidents, le général Sekou Touré, chef d'état-major des armées ivoiriennes, avait présenté "ses excuses à la nation" pour les mutineries qui avaient ébranlé le pays en 2017 et promis qu'en 2018 l'armée remplirait "son devoir". D'anciens rebelles intégrés dans l'armée s'étaient mutinés en janvier et en mai 2017, obtenant finalement le paiement de 12 millions de francs CFA (18.000 euros) à 8.400 militaires. Dans son allocution télévisée du Nouvel An, le président Alassane Ouattara avait affirmé sa volonté de transformer l'armée en une force "véritablement républicaine".

 

 Après les tirs à Bouaké: Ouattara prend le dossier en main, le Conseil national de sécurité convoqué

Par Félix D. Bony

Après les tirs à Bouaké: Ouattara prend le dossier en main, le Conseil national de sécurité convoqué Le président de la République, Alassane Ouattara, est de plus en plus exaspéré par les bruits de bottes à Bouaké. Dans la nuit du jeudi 4 au vendredi 5 janvier 2018, une rixe entre factions de l'armée à Bouaké avait fait un mort. Dans la nuit du mardi 9 à hier mercredi 10 janvier, des soldats du 3ème bataillon ont fait une descente punitive au camp du Centre de coordination des décisions opérationnelles (Ccdo).

Hier à l'issue du conseil des ministres au Palais présidentiel d'Abidjan-Plateau, le porte-parole du gouvernement, Bruno Koné Nabagné dressait, le temps d'une conférence de presse, un bilan des dégâts occasionnés par ce qu'il considère comme ‘’une altercation’’ : « un blessé léger, un véhicule incendié et l'annexe du Ccdo saccagé ». Il a annoncé le déploiement, dans la capitale de la région du Gbêkè, d'hélicoptères Mi-24, de blindés légers et d'une centaine d'éléments ‘’pour parer à toute éventualité’’. Minimisant ce qui s'est passé à Bouaké, le porte-voix du gouvernement a parlé d'une « altercation entre différentes factions militaires », avant d'annoncer une réunion du Conseil national de sécurité (Cns), aujourd'hui jeudi 11 janvier au Palais présidentiel. C

ette réunion présidée par le chef de l'Etat, lui-même, en personne, au dire du ministre de la Communication, de l'Economie numérique et de la Poste, permettra au gouvernement d'avoir des informations sur les motifs de ce qui s'est passé à Bouaké. Interrogé sur la capacité du gouvernement à faire face aux crises répétées dans l'armée, le porte-parole du gouvernement s'est voulue rassurant : « Le gouvernement n'a pas montré ses limites. Nous avons tous un défi à relever depuis la crise post-électorale ».

Le ministre a indiqué que le gouvernement s'attendait à de telles situations avec ce que la Côte d'Ivoire a vécu. Il estime que la longue crise traversée par ce pays de 2000 à 2011 avec la crise post-électorale a fragilisé l'armée. « On essaie de gérer de la meilleure façon le passage tumultueux entre 2000 et 2011 », fera-t-il savoir. D'où la loi de la programmation militaire dont l'objectif, selon lui, de doter la Côte d'Ivoire d'une armée véritablement républicaine.

Dernière modification lejeudi, 11 janvier 2018 11:18
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
Connectez-vous pour commenter

30°C

Abidjan

Partiellement nuageux

  • 11 Avr 2016 32°C 27°C
  • 12 Avr 2016 32°C 27°C

Banner 468 x 60 px