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Côte d’Ivoire : un entretien de vérité : Jeannot Ahoussou Kouadio avec le journaliste Akwaba Saint-Clair

Spécial Côte d’Ivoire : un entretien de vérité : Jeannot Ahoussou Kouadio avec le journaliste Akwaba Saint-Clair

‘’ Le monde change à la vitesse grand « V » et tous les changements nécessaires doivent être rendus possible sinon c’est la stagnation ou la rupture… Il nous faut donc pouvoir nous adapter, être flexible et rester constamment à l’écoute de notre environnement tant national qu’international

1/ Monsieur le vice-président du PDCI-RDA, après plusieurs mois d’attente, un Comité de haut niveau vient d’être finalement mis en place afin de fixer les fondations du parti unifié du Rhdp. Pensez-vous que cette fois-ci le train de ce grand parti unifié atteindra la gare ?

Je voudrais vous remercier pour l’opportunité que vous me donner pour m’adresser à nos frères et sœurs mais surtout de partager ma vision relativement aux questions essentielles qui touchent à la vie de notre pays. Je voudrais très sincèrement saisir cette occasion pour formuler mes vœux de bonne, heureuse et sainte année 2018 à toutes et à tous. Que cette année 2018 nous permette de consolider la paix condition essentielle à l’atteinte des objectifs de développement économique et social tels que déclinés par Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République de Côte d’Ivoire. Pour revenir à votre question, je voudrais indiquer que depuis la crise poste électorale et l’accession du Président Alassane Ouattara à la magistrature suprême de notre pays avec le soutien franc des partis membres de la coalition RHDP au pouvoir, nous nous sommes tous inscrits dans une forte dynamique de rassemblement des héritiers de la pensée politique du Président Félix Houphouët Boigny. Cette volonté de nous retrouver, de rassembler tous les Houphouétistes a été portée par les Présidents Henri Konan BEDIE et Alassane Ouattara. Souvenez-vous alors que pour l’élection présidentielle de 2015, nous nous sommes tous alignés sur les orientations et instructions politiques que le Président du Présidium du RHDP (coalition de Partis Politiques actuellement au pouvoir), le Président Henri Konan a données à travers le désormais historique APPEL DE DAOUKRO du 17 septembre 2014. Après avoir donné une forme juridique à notre groupement politique par l’acte de déclaration au Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité et pris la décision d’aller désormais à toutes les élections en RHDP, Il est logique que nous puissions parachever l’œuvre par la consolidation de notre cohésion retrouvée et faire en sorte que cette union qui a ramené la paix, la stabilité et le renouveau puisse perdurer, en la transformant en parti unifié. La mise en place du Comité de Haut Niveau répond à cette exigence. Plusieurs personnalités politiques de haut rang ont été commises à la tâche pour réfléchir et soumettre les conclusions de leurs travaux à nos deux leaders : les Présidents Henri Konan BEDIE et Alassane Ouattara. Pour ma part, j’attends avec patience les résultats de leurs travaux qui je l’espère apporteront des réponses aux nombreuses attentes de nos militants, des Ivoiriennes et des Ivoiriens. A ce sujet d’ailleurs je voudrais inviter nos militants à avoir foi dans la capacité de nos leaders à nous conduire à bon port. En tout état de cause, nous devons faire confiance aux Présidents Henri Konan BEDIE et Alassane Ouattara qui en définitive, dans la concertation de tous, sauront nous indiquer la voie.

2/ D’aucuns ont été surpris de ne pas voir votre nom figurer sur la liste des membres de ce Comité au titre du PDCI alors que vous êtes une personnalité clef autour du président Henri Konan Bédié. (rire) :

Non, pourquoi surpris. Il faut retenir que les partis membres du RHDP disposent de cadres de grande valeur qui se valent tous. Il revient donc au Président du Parti d’envoyer tel ou tel en mission et cela ne doit pas être sujet à polémique. Le Président Henri Konan BEDIE dont la sagesse et la capacité à tout anticiper ne cesseront jamais de nous surprendre et de nous séduire, a mis certains d’entre nous en mission. Moi, je suis un militant discipliné et je me tiens entièrement à la disposition de mon parti et de son Président. Je n’ai donc pas à opiner sur telle ou telle décision du chef.

3/ On parle de parti unifié mais la présidentielle de 2020 continue d’agiter le Rhdp et plus particulièrement au sein de votre parti le Pdci-Rda. Cette façon de faire ne risque-t-elle pas de faire capoter toute l’opération ?

 Vous savez, la perspective de la tenue d’élections présidentielles attise toujours les passions et libère toutes sortes d’ambitions. La manifestation de ces passions et ambitions ont souvent été source de désordre pouvant conduire à des perturbations graves au niveau du fonctionnement de l’Etat. Mon diagnostic est que la situation qui prévaut en ce moment tant au PDCI-RDA qu’ailleurs est la manifestation du fort attachement des uns et des autres aux symboles de leurs partis mais c’est aussi l’expression des grands questionnements que le changement et l’inconnu induisent. Je voudrais tout simplement, après avoir lu le message de fin d’année et de vœux du Président Henri Konan BEDIE, inviter nos militants au calme et à la retenue. Il n’y a plus de place pour les extrémistes. Je souhaite vivement que nous puissions tous continuer de faire confiance à nos dirigeants pour nous indiquer la meilleure voie pour le pays. Je crois et cela est évident que nous souhaitons tous le rassemblement des enfants de Félix Houphouët Boigny et que nous avons à l’esprit qu’en politique et dans la vie, s’agissant des rapports humains, rien n’est absolument statique. Je suis aussi persuadé à la suite du Président Henri Konan BEDIE que la « politique c’est l’art de l’impossible » alors j’ai foi que nous saurons trouver les équilibres et les réglages nécessaires pour aller ensemble de l’avant. Les sons de cloches que nous entendons ça et là ne doivent en rien nous détourner de l’essentiel c’est-à-dire construire un grand parti unifié qui garantisse la stabilité de nos institutions, la paix et le développement de notre pays. Voyez-vous, tout évolue, le monde change à la vitesse grand « V » et tous les changements nécessaires doivent être rendus possible sinon c’est la stagnation ou la rupture. Il nous faut donc pouvoir nous adapter, être flexible et rester constamment à l’écoute de notre environnement tant national qu’international. Si nous observons bien le système francophone dont nous avons hérité, en nous référant à la France, on voit les partis politiques se mettre ensemble pour constituer des blocs qui se disloquent et se recomposent autrement à tout moment. Je ne souhaite pas cela pour nous. Et c’est pour cela que je consacre à mon humble niveau, tant d’énergie au rassemblement, à la construction de la confiance entre nous et à la consolidation de la cohésion au sein du RHDP. Comprenez bien qu’on a beau choisir un candidat, militant actif du PDCI-RDA ou d’un autre parti membre du RHDP, s’il n’y a pas la confiance, l’entente et la cohésion entre nous, notre candidat s’expose certainement à l’échec. C’est pour cela que le principal objectif de tout houphouétiste doit être la mobilisation de nos énergies pour construire la confiance entre nous.

4/ Comment envisagez-vous la structuration politique en Côte d’Ivoire ?

L’environnement politique ivoirien s’organise depuis le retour au multipartisme autour des partis politique dit de droite ou de gauche. Je souhaiterais pour ma part qu’on trouve la méthode, le mécanisme pour formaliser, structurer cette organisation. Ainsi, en Côte d’Ivoire on pourrait avoir deux (02) grands partis : un de droite incarnée par les partis membres du RHDP et un autre de gauche qui rassemblerait les partis membres de l’ex-LMP en lieu et place des centaines de « petits » partis politiques qui n’ont d’existence que de nom. Une telle structuration renforcerait la démocratie et une meilleure organisation de la participation de toutes les obédiences politiques à la gouvernance de l’Etat en assurant une alternance entre ces deux groupements politiques dans le respect des règles démocratiques. Maintenant, comment y arriver en prenant en compte les méfiances et les interrogations qui sont malheureusement exprimer sur la place publique via les médias ? Comment parvenir à nous dépasser, à dépasser nos passions, nos émotions, nos égos pour laisser la raison et la « réal politik » nous guider pour faire les bons choix ? C’est à cela que nous devons tous travailler. Mais j’ai bon espoir que nous y arriverons un jour.

5/ Au Pdci certains cadres dont vous feriez partie manœuvreraient pour vendre le parti au président Alassane Ouattara dans le cadre du Rhdp alors que les militants convaincus, travailleraient eux, à la promotion d’un candidat du Pdci-Rda en 2020. Comment réagissez-vous à ces critiques diffusées sur les réseaux sociaux et dans la presse ?

Je ne savais pas que le PDCI-RDA était un bien marchand sujet à commerce. Si tel est le cas, que d’autres acheteurs fassent leurs offres ! Non. Soyons un peu plus sérieux que cela. Moi je travaille pour le rayonnement de mon parti mais dans le respect scrupuleux des orientations, instructions et engagements du Président Henri Konan BEDIE. A la faveur de la célébration du troisième anniversaire de l’Appel de Daoukro, le Président Henri Konan BEDIE a eu à s’exprimer sur la question et à cette occasion, il nous a tous instruits de lui laisser la responsabilité du traitement de la question relative à la candidature à l’élection présidentielle d’un militant du PDCI-RDA en 2020. Il vient à l’occasion de la présentation de ses vœux de nous indiquer que « 2018 sera l'année charnière pour la consolidation de notre union au sein du RHDP qui nous aura valu tant de victoire ». Le Président du Parti nous a tous invités à travailler à la mise en ordre de bataille de nos structures de base. Et c’est à cela que nous devons nous atteler tout en nous tenant à la disposition du parti, du RHDP. Je saisi l’opportunité que m’offre votre question pour regretter que certains de nos frères manipulent des jeunes militants du PDCI-RDA, sous le couvert d’avatars créés sur les réseaux sociaux, pour insulter ou dénigrer d’autres cadres du PDCI-RDA. Je dis que ce n’est pas normal et il faut que cela cesse. C’est donc le lieu d’interpeller les responsables de la communication du PDCI-RDA pour qu’ils se saisissent de la question du rôle des réseaux sociaux dans la vie du PDCI-RDA pour pouvoir engager des actions concrètes de sensibilisation et de formation des administrateurs de ces comptes et pages qui aujourd’hui foisonnent. Cela devrait permettre de mieux organiser la e-communication du parti.

6/ Ce débat est d’autant plus surprenant que le président Bédié dans son discours à l’occasion de l’an III de l’Appel de Daoukro avait expressément demandé à tous d’abandonner à sa discrétion et à celle du président Ouattara le règlement de la question de l’alternance en 2020 ?

Je ne vous le fais pas dire. Voyez-vous un parti politique c’est d’abord une philosophie, une pensée, une vision, une ligne de conduite. Le PDCI-RDA est un parti de tradition et de culture. Être militant, c’est savoir faire preuve d’engagement et de détermination dans l’ordre et la discipline. Pour ma part, je voudrais une fois encore renouveler mon appel à la retenue dans tous les camps. Je souhaite vivement que les questions importantes soient abordées dans les espaces dédiés que sont le secrétariat exécutif, le Bureau Politique ou le congrès. On ne peut pas se permettre de tout dire ou de tout faire sur la place publique et animer des meetings dans les journaux et/ou sur les réseaux sociaux. Nous avons tous une obligation générale de réserve sur certains sujets. La démocratie ou la liberté de parole n’est pas une licence pour tout faire ou pour tout dire. Je demande aux uns et autres de bien vouloir laisser travailler le comité de haut niveau qui j’en suis convaincu est à l’écoute de tous et de toutes. Observons cette trêve dans les journaux sur la question de l’alternance 2020 pour offrir un environnement de travail et de réflexion serein aux membres du Haut Comité. Accélérons plutôt la redynamisation de nos structures de base, renforçons davantage la confiance entre nous et les autres partis membres du RHDP. En effet, plus les partis membres du RHDP seront bien structurés et forts, plus « l’alliage » qui va s’opérer à la création du parti unifié nous donnera un parti solide, fort, « inoxydable ».

7/ Avez-vous le sentiment que des gens veulent votre peau au Pdci, tant vous êtes une cible privilégiée des critiques souvent acerbes. On dit que Ahoussou est trop proche de Ouattara. Où se situe au juste le Premier ministre Jeannot AHOUSSOU-KOUADIO par rapport à tout ça ?

Au service de mes convictions. Vous savez, mes convictions et ma conscience politique me commandent la fidélité, l’engagement, la foi mais surtout la détermination et le courage qui m’ont toujours guidé dans mes choix. Je suis PDCI-RDA, j’ai fait mes classes comme élève, étudiant, puis comme président de comité de base en 1990 à Attécoubé : j’ai gravi les échelons. Je ne suis donc pas un nouveau converti encore moins un parachuté. Pour ce qui est de ma proximité avec le Président Alassane Ouattara, je me pose souvent la question de savoir comment et pourquoi on peut me le reprocher. J’ai été deux fois de suite directeur national de campagne pour le candidat du RHDP que nous avons tous soutenus. Je suis un de ses proches collaborateurs. Aujourd’hui qu’il est à la barre on dit AHOUSSOU est trop proche de lui. Mais moi je ne fais que conduire ma mission, celle qui m’a été confiée : le faire élire, le soutenir pour réaliser son programme. Je suis au travail pour mieux faire connaître ses réalisations parce que notre destin commun réside dans notre capacité à l’accompagner pour qu’il réussisse à réaliser le programme commun de gouvernement RHDP que nous nous sommes tous librement donnés en octobre 2010 à Yamoussoukro. Le reste, ce ne sont que de vaines supputations, des ragots de personnes désœuvrées. Nous devons donc le soutenir pour l’encourager dans sa volonté de conduire la Côte d’Ivoire aux frontières nouvelles du développement. Soutenons-le pour qu’il puisse rattraper le grand retard que le pays a connu de 2000 à 2011 par la faute de notre mésentente après le décès du Président Félix Houphouët-Boigny. Soutenons-le pour lui donner la force et la légitimité pour réduire les disparités régionales et sociales. Soutenons-le dans son engagement à créer toujours plus de richesse qui pourront être redistribuées à nos vaillantes populations. En ce qui me concerne, je ne veux plus que la Côte d’Ivoire recule. Aujourd’hui, le pays a pris résolument son envol pour l’émergence en 2020. Nous devons donc pousser et tirer la Côte d’Ivoire vers le haut pour qu’elle aille très vite vers l’émergence tant attendue. Il nous est formellement interdit de reculer. Comprenons tous que c’est dans la patience, l’abnégation, la solidarité et l’inclusion de toutes les Ivoiriennes et de tous les Ivoiriens que nous pourrons partager le bénéfice de ce progrès. Alors je dis « Allons, allons seulement ! Avançons sereinement ! » avec Alassane Ouattara sous l’œil bienveillant du Président Henri Konan BEDIE. En définitive, nous n’avons pas le droit de nous séparer pour à nouveau laisser la place au désordre. Souvenons-nous de tous ces morts depuis 2000. Souvenons-nous des blessés, des affres des différentes guerres et regardons la lumière inextinguible de l’espérance promise à l’humanité qu’est la Côte d’Ivoire.

8/ Pensez-vous que depuis 1999, votre trajectoire politique a été cohérente et votre fidélité à Bédié infaillible, non négociable ?

C’est au président Henri Konan BEDIE de me juger. Mais pour l’essentiel, je voudrais rappeler que je connais le Président Henri Konan BEDIE depuis 1976. J’étais encore étudiant lorsqu’il nous a fait l’honneur, en compagnie d’autres étudiants, de nous recevoir dans sa plantation à Daoukro. C’est après le coup d’Etat de décembre 1999 qu’assurant sa défense ainsi que celle de plusieurs barrons du PDCI-RDA que j’ai épousé sa vision politique parce que j’ai pu découvrir qu’il est fondamentalement un homme de paix. A cette époque déjà ma conviction était faite et j’avais déjà épousé totalement ses convictions politiques. Suis-je cohérent dans ma trajectoire politique ? Je dirai simplement que je travaille chaque jour pour mériter la confiance de l’homme politique d’exception, constant dans tout ce qu’il fait. Rien d’étonnant puisque le Président Henri Konan BEDIE a été formé dans les moules de la FEANF et éprouvé à l’école de Félix Houphouët-Boigny. Je voudrais cependant indiquer que depuis 2011, je suis également, avec le Président Alassane Ouattara, à l’école de l’efficacité dans le travail et la passion pour le développement de la Côte d’Ivoire. C’est un autre enrichissement personnel !

9/ Le Pdci ou le Rdr a-t-il un destin en dehors du Rhdp ?

 Mon avis est que nous sommes condamnés à vivre ensemble. En ce qui me concerne, j’ai la certitude que nous sommes dans une communauté de destin. Ces deux partis politiques (le PDCI et le RDR) sont dans une interdépendance intime et très forte. Ce sont les deux faces d’une même et unique pièce : l’héritage politique du Président Félix Houphouët Boigny. Voyez-vous, les grands militants et les grands animateurs de ces deux partis politiques sont issus du PDCI-RDA. J’en veux pour preuve en 1991, le Président Alassane Ouattara était le N°2 du PDCI-RDA quand les cadres comme Henriette Dagri Diabaté, Amadou Gon Coulibaly, Kandia Kamara, Amadou Soumahoro siégeaient dans les plus hautes instances du PDCI. Nous sommes donc les enfants de la même maison. En ce qui me concerne, je voulais partager cette conviction profonde que nous allons réussir à consolider notre fraternité en nous retrouvant dans le parti unifié. Soyez assurés que nous saurons trouver les réglages utiles pour rester ensemble dans la dynamique de l’unification de nos forces pour ne pas décevoir les Ivoiriennes et les Ivoiriens qui nous ont fait confiance et qui ont placé leur destin entre nos mains. Tout bon lieutenant des Présidents Henri Konan BEDIE et Alassane Ouattara doit mettre en avant l’exigence de rassemblement, de consolidation de la confiance et de la cohésion dans nos rangs. Parce que les défis sont grands et les enjeux importants, notre responsabilité commande que nous prenions, chacun à son niveau, de la hauteur pour pouvoir accompagner le processus de construction de la Côte d’Ivoire que nous voulons belle, grande, conquérante, prospère et développée.

10/ Selon vous comment doit s’opérer le processus devant conduire au choix du candidat du Rhdp et que conseillez-vous aux militants du Pdci-Rda ?

J’ai confiance dans les instances du RHDP pour nous proposer le meilleur mécanisme et j’ai foi dans la grande sagesse et la vision du Président Henri Konan BEDIE et sa complicité fraternelle avec le Président Alassane Ouattara. Leur capacité à nous indiquer la voie est indéniable. Pour le reste, il nous faut retenir que mon parti, le PDCI-RDA, bâtisseur de la Côte d’Ivoire moderne a toujours su être résilient et sa capacité à s’adapter au changement est restée intacte. Je voudrais donc inviter les militants du PDCI-RDA à la patience, au calme et à la sérénité. Gardons tous à l’esprit que seul on va vite mais qu’ensemble, nous sommes assurés d’aller loin et d’atteindre le but. Voyez-vous, quand bien même on choisirait un militant actif du PDCI-RDA pour porter nos espérances pour 2020, nous aurons besoin de rassembler et de solliciter le soutien de tous nos alliés c’est-à-dire les militants du RDR, de l’UDPCI, du MFA, de l’UPCI et du PIT. C’est pourquoi j’invite les uns et les autres à faire l’économie des querelles, des invectives et de tout radicalisme qui ne fera que nous éloigner de l’objectif essentiel. Pour finir, je voudrais dire que parce que nous sommes condamnés à rester ensemble, travaillons inlassablement à la construction de la confiance et de la cohésion entre nous pour la promotion de la Côte d’Ivoire.

11/ Nous voici en 2018, avez-vous un message, un appel particulier à lancer ?

 Je voudrais en effet vous redire toute ma reconnaissance pour cette opportunité que vous m’avez offerte pour partager ma vision sur les questions qui concernent le quotidien de nos concitoyens. Mon appel est relatif à la situation qui prévaut dans nos écoles depuis quelques années déjà. Vous avez pu constater avec moi qu’aujourd’hui ce sont les élèves qui décident de se mettre en congés envers et contre tout et bientôt ils revendiqueront le droit de s’attribuer des notes et même de se délivrer des diplômes. Malgré les efforts du gouvernement notre école, l’école ivoirienne doit encore faire face à de nombreux problèmes qui méritent tous de retenir notre attention. La situation est suffisamment grave pour la laisser s’empirer avec ses corollaires de violences exercées sur le personnel de l’éducation nationale. Il n’est pas normal que l’école, lieu d’enseignement des valeurs, de la culture et de la formation des cadres de demain par excellence, soit possédée par la violence et les comportements déviants. Il nous faut reprendre notre école en main. Je voudrais inviter les instances des partis membres du RHDP et particulièrement nos spécialistes des sciences de l’éducation à se saisir de cette question et à tenir un colloque pour pouvoir faire des propositions concrètes au Gouvernement et aux parents d’élèves pour adresser définitivement cette épineuse question. Bonne et heureuse année à chacune et à chacun.

Par Akwaba Saint-Clair

Dernière modification lemercredi, 10 janvier 2018 17:41
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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