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Infos Ivoiriennes (914)

Côte d’Ivoire : le document qui dessine les contours du futur RHDP "Symboles : un bélier et les couleurs nationales"

 "Le RHDP adhère à l’idéologie du libéralisme économique et est résolument attaché à la forme républicaine et laïque de l’État"

Jeune Afrique s’est procuré le document remis par le comité de haut niveau au président Alassane Ouattara et à Henri Konan Bédié, le président du PDCI. Le texte, qui doit encore être validé, dessine les contours du futur parti unifié du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP). Alassane Ouattara et Henri Konan Bédié ont « adopté le principe de l’accord politique pour la création d’un parti unifié », à l’issue de leur rencontre, ce mardi, au palais présidentiel du Plateau, à Abidjan. Dans deux documents fondateurs – le manifeste et les statuts –, qui ont été adoptés « en première lecture » par le comité de haut niveau, le futur parti unifié, qui prendra le nom de RHDP, se dévoile. Ces textes ne sont pas définitifs : ils devront être précisés, et éventuellement amendés, avant d’être validés par les représentants des six partis du RHDP. Ils seront ensuite paraphés par les chefs respectifs de chacun de ces partis, mais aucune date de signature n’a pour l’instant été annoncée.

 Jeune Afrique a eu accès à ces documents. Voici ce qu’il faut en retenir : 

Idéologie : libérale, républicaine et laïque Le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix – nom du futur parti unifié –, qui était jusque-là un groupement politique, devrait être, dans un premier temps, une fédération entre ses six partis fondateurs : le Rassemblement des républicains (RDR d’Alassane Ouattara), le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI de Henri Konan Bédié), l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI d’Albert Toikeusse Mabri), l’Union pour la paix en Côte d’Ivoire (UPCI de Brahima Soro), le Parti ivoirien des travailleurs (PIT de Joseph Séka Séka) et le Mouvement des forces d’avenir (MFA d’Azoumana Moutayé).  Le RHDP adhère à l’idéologie du libéralisme économique et est résolument attaché à la forme républicaine et laïque de l’État

Ce n’est qu’au terme d’un processus compris entre douze et dix-huit mois que le RHDP doit se transformer effectivement en un parti unifié. Selon ces statuts, qui doivent être signés par les présidents des partis fondateurs, « le RHDP adhère à l’idéologie du libéralisme économique et est résolument attaché à la forme républicaine et laïque de l’État et à son contenu démocratique ».

Symboles : un bélier et les couleurs nationales Toujours selon les statuts, le RHDP aura pour symbole un bélier – une référence à Félix Houphouët-Boigny, premier président de la Côte d’Ivoire, dont le nom, Boigny, signifie « bélier » en baoulé – dont se réclame la mouvance présidentielle du RHDP, créée en mai 2005.

Les couleurs du futur parti seront le blanc, le vert et l’orange, comme celles du drapeau national. Organisation calquée sur le PDCI

 Le comité de haut niveau présidé par Daniel Kablan Duncan, vice-président de la République et vice-président du PDCI, et co-présidé par le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, premier vice-président du RDR, a proposé la mise en place de divers organes, généralement copiés sur l’organisation du PDCI.

À la base, on trouve ainsi les comités de quartier ou de village, les sections, les délégations sous-préfectorales ou communales, les délégations départementales, les coordinations régionales – ou de district – et enfin la délégation extérieure pour les adhérents de la diaspora.

Les organes centraux, quant à eux, seront le congrès, désigné comme l’organe suprême ; la convention ; le(s) président(s) d’honneur ; le président ; le secrétariat général ; le bureau politique et le grand conseil. Un comité de direction, calqué sur le modèle du RDR, jouera le rôle de « gouvernement » du RHDP. Ce comité sera composé, notamment, du président, des vice-présidents, du secrétaire général et de ses adjoints.

Discipline et sanctions Tirant sans doute des leçons des victoires de plusieurs candidats indépendants face aux candidats du RHDP lors des législatives de 2016 et des sénatoriales de 2018, ainsi que des déclarations hostiles au RHDP de la part de personnalités politiques issues du PDCI, tel Jean-Louis Billon, les rédacteurs des textes du parti unifié ont introduit un article sur la discipline.

« Sont interdits et sanctionnés, notamment, les actes ci-après : déclarations contre le parti ou les décisions prises par le parti dans la presse écrite ou audiovisuelle ou à l’occasion d’un rassemblement de militants, au nom du parti et sans son aval ».

Une interdiction qui pèse sur tous les membres du parti : « Peu importe que ces déclarations émanent d’un responsable d’une instance dirigeante ou d’un militant de base, candidatures indépendantes contre des candidats investis par le parti, manquement à l’honneur et à la probité », précise le document. Les contrevenants s’exposeraient à un avertissement, un blâme, une suspension ou même une exclusion temporaire, voire définitive.

 Des questions en suspens

Si le comité de haut niveau a adopté les différents textes – manifeste, statuts et règlement intérieur –, plusieurs questions restent posées. Sur le plan idéologique, l’adhésion de partis de gauche comme le PIT aux principes du libéralisme économique semble ainsi surprenante. Sur le plan de la composition du bureau politique, les textes n’ont pas tranché. De même que pour le nombre de personnalités issues de chaque parti politique devant siéger dans les structures de base et les organes de direction.

La question de la présidence du futur RHDP continue de fâcher Bédié

L’absence de précision sur ces points dans les documents inquiète les « petits partis » composant la coalition. L’UPCI, qui a des élus au Parlement, avait ainsi souhaité disposer d’au moins un poste de sénateur, sans avoir été entendue. Le parti d’Albert Toikeusse Mabri souhaite que les deux grands partis, le RDR et le PDCI, soient les premiers à prononcer leur dissolution avant que les « petits partis » ne leur emboîtent le pas. De son côté, le MFA reproche à certains de ses alliés d’entretenir la division interne à des fins personnelles. En effet, alors qu’Azoumana Moutayé, le président du MFA, soutenu par Alassane Ouattara, a paraphé le manifeste, le Premier ministre Gon Coulibaly porte son choix sur un dissident du parti.

Enfin, la question de la présidence du futur RHDP continue de fâcher Henri Konan Bédié, en dépit de l’accord qu’il a signé avec Alassane Ouattara le 10 avril. Il serait en effet confiné dans un rôle, taillé sur mesures, de président d’honneur « attribué aux anciens présidents de la République ».

De son côté, ADO pourrait prendre la présidence du parti et aurait alors la possibilité de « nommer, après accord du bureau politique, un président délégué pour le suppléer dans ses attributions et tâches quotidiennes ». Autant de questions qui devraient animer les discussions d’ici à la signature de la version définitive du texte.

12 avril 2018 à 19h45 — Mis à jour le 12 avril 2018 à 19h47

http://www.jeuneafrique.com/551104/politique/cote-divoire-le-document-qui-dessine-les-contours-du-futur-rhdp/

 

Bureau politique du RDR – ce que vous devez savoir : « le PDCI est d’accord pour aller au parti unifié ».

Le rassemblement des républicains de Côte d’Ivoire ira à un congrès extraordinaire le 5 Mai 2018 tel qu’annoncé par son porte-parole, le secrétaire général délégué Mamadou Toure à la suite d’une réunion du Bureau Politique réuni ce jour. Inscrivant cette action dans le « respect des engagements » pris au sein du RHDP, le porte-parole du RDR s’est voulu claire. Pour son parti, Il s’agit d’exécuter une volonté commune des acteurs majeurs de la coalition au pouvoir. « Le patri unifié est la fusion des partis membres du RHDP » a-t-il dit. Le porte-parole du RDR a précisé que : « le PDCI est d’accord pour aller au parti unifié ». Pour preuves, les documents signés par le Secrétaire Exécutif le Professeur Maurice Kacou Guikahue à savoir le manifeste et les statuts relatifs au nouveau parti. Documents issus des travaux du comité de haut niveau dont sont membres le vice-président Daniel Kablan Duncan et le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly. Sur le délai, il a rappelé que ce sont les présidents des partis membres du RHDP qui ont demandé la mise en place de la nouvelle formation politique avant 2020.

 Il est important de rappeler que les partis membres du RHDP après les travaux du comité de haut niveau ont décidé de valider le parti unifié au sein de leurs instances respectives ou de donner quitus à leurs présidents pour la validation des textes. Le MFA l’a fait avec l’appel de Bondoukou lancé il y a de cela deux semaines. L’UDPCI quant à lui a donné mandat à son président de s’inscrire dans la droite ligne qui devrait aboutir à un parti unifié tout en lui demandant de convoquer incessamment un congrès extraordinaire à cet effet. Il est aussi important de savoir que l’UPCI envisage un bureau politique dans ces jours. C’est dans cette veine que le RDR organisera un congrès extraordinaire afin d’être en conformité d’avec ces engagements pris au sein du comite de haut niveau. Le PDCI devrait donc emboiter le pas à ses alliées en appelant ces instances à la validation de la mise en place du parti unifié. Il est aussi crucial de souligner que l’attitude du RDR est conforme aux vœux des présidents Ouattara et Bédié lors de leur dernière rencontre sur la question.

Entre autres points, le porte-parole du gouvernement a apporté quelques éclaircis sur la nomination du grand médiateur hier par le président de la république. Perçue comme une violation par certains animateurs du débat politique nationale en ces termes : «si une disposition de la constitution a prévu que pour la nomination du médiateur de la république le président consulte le président de l’assemblée nationale et le président du sénat ; une autre disposition de la constitution prévoit que avant la mise en place du sénat, l’assemblée nationale a les prérogatives du Senat ». Et donc la nomination du grand médiateur Mr Adama Toungara est en conformité avec les textes régissant la gestion de notre pays.

Enfin, le porte-parole du RDR a informé son assistance de la démission de l’ex premier ministre Ahoussou Jeannot Kouadio, désormais président sénat, de son poste de député depuis le 30 Mars 2018.

Cette élection à la tête de la deuxième chambre de notre parlement a aussi pour conséquence la fin de sa mission auprès du gouvernement Ivoirien.

La rédaction. Lementor.net</phttp://www.lementor.net/?p=25412

 

L’interdiction des manifestations de l’opposition pose un énorme problème à la démocratie

(Par : SOUMAREY Pierre Aly) La liberté de manifester connaît aujourd’hui une très forte actualité dans le monde. Elle est devenue par le fait de la mondialisation une norme de la qualification démocratique. En dépit de ce mouvement de progrès, il est un autre fait établi par l’expérience : celle-ci continue de subir des limitations un peu partout, particulièrement très fortes dans les pays en transition démocratique. En Côte d’Ivoire, depuis l’époque lointaine du Parti Unique, le Pouvoir d’État, détenteur du monopole de la violence légitime, n’a jamais renoncé à y recourir pour interdire et s’opposer aux manifestations de contestation, par reflexe défensif et par habitude, et ce, malgré la restauration du multipartisme et du tout relatif progrès démocratique enregistré par le pays. La constance de cette attitude s’observe auprès de tous les régimes que nous avons connus, du Président Houphouet-Boigny au Président Alassane Ouattara en passant par les Présidents Bédié, GuéÎ et Gbagbo, avec une intensité de violence répressive, variable selon les régimes. Ce constat ne veut pas dire que les Chefs d’États précités soient unanimes en cette question ou partagent la même philosophie politique sur les questions de droit relatives aux libertés fondamentales.

Force est d’observer que leurs prises de position procèdent néanmoins d’une sensibilité, d’une crainte, de pratiques et d’un héritage culturel communs. Toute manifestation dont l’initiative ne provient pas de la proximité du pouvoir, est par nature suspecte. Il faut la contrôler, à défaut, l’interdire, voire la combattre, chacun selon sa méthode, brutale ou subtile. Ils ne vont pas jusqu’à nier ou rejeter les droits constitutionnels de la liberté d’expression dans le discours ou les actes administratifs. Ils préfèrent manipuler ou utiliser le droit pour arriver à leur fin, en créant des conditions dissuasives qui permettent, sinon d’en détourner le sens, du moins de le soumettre à leurs exigences et à leurs intérêts politiques propres. D’un côté, ils déclarent s’interdire le recours à la menace ou à l’emploi de la force dans les relations politiques entre majorité et opposition, et dans leurs rapports avec la société civile, conformément aux droits qui leur sont garantis par la Constitution ; d’un autre coté, ils légitiment leur attitude répressive en prétendant faire respecter l’ordre public, l’application des règles de droit, l’autorité de l’État, ou en prétendant défendre la souverainetés nationale et les Institutions de la République contre une menace intérieure (mouvements subversifs de déstabilisation) ou extérieure (intelligence visant un renversement de régime). Nous savons tous qu’il n’en est rien la plupart du temps.

 C’est même souvent un prétexte. Cette attitude mérite d’autant plus qu’on y réfléchisse que cette contrariété au droit, fait apparaître une confrontation sociale et des enjeux politiques de première importance, qui à terme, peuvent menacer la civilité, la cohésion et la paix sociales. La question est en effet beaucoup plus complexe qu’il ne paraît de prime abord. D’une part, il s’agit en réalité de la fragilité de nos jeunes États et de nos institutions face aux exigences de ce mouvement démocratique. D’autre part, le droit applicable en ces domaines est d’origine extérieure. Il intègre une historicité et des réalités socio-culturelles totalement différentes des nôtres (mémoire traumatique de la crise militaro-politique et ses réminiscences, culture du Chef, culture de l’ordre générationnel, culte de la personnalité, prégnance de la violence dans la société ivoirienne, niveau de la maturité et de la culture politique, etc. …). 1 – De la fragilité de nos États et de nos Institutions à la violence de nos sociétés. Fragiles, nos États et ceux qui les dirigent cherchent constamment à se prémunir contre la violence que peuvent exercer à leur encontre d’autres forces (opposition, société civile, syndicats), surtout lorsque celles-ci peuvent aussi recourir à la violence. Il existe non seulement la conscience aigue de cette faiblesse institutionnelle chez nos dirigeants (capacité à contenir des mouvements de masse, solidité des Institutions face à ces fortes pressions populaires), mais aussi un défit de confiance (préjugé défavorable) à l’endroit des forces qui veulent s’exprimer, tant sur leurs intentions réelles, que sur leur capacité à respecter le droit, les biens publics et les Institutions, lors de leurs manifestations de protestation ou de revendication. Dès lors, les Pouvoirs Publics mettent en avant des règles limitatives et très restrictives. Ils multiplient et augmentent les difficultés et obstacles administratifs. Encore et toujours, du fait de cette même fragilité ils sont peu enclins à s’interdire le recours à la violence sous toutes ses formes, dès lors que la survie de leur régime est en jeu. C’est, de toute évidence, ici que s’expriment le plus nettement les préoccupations de nos dirigeants. Ils sont alors tentés d’enfreindre une réglementation trop contraignante qui les lie ou peut leur faire prendre des risques importants. Cette contradiction peut être aussi saisie à travers l’adaptation de nos règles juridiques aux évolutions de notre époque globalisée, et non à celle de notre propre société, sans se soucier de savoir si elles sont en adéquation avec nos moyens, nos capacités réelles et nos réalités socio-culturelles.

 Pour preuve, le renforcement des capacités dispensé ici et là par des organisations étrangères. Pire, certains services publics et certaines institutions vivent de l’aide extérieure, tant pour leur fonctionnement que pour leurs investissements (CEI, Justice, etc.). Pour d’autres encore, nous avons du mal à les animer et à les faire fonctionner correctement. Ce hiatus dans les constructions que nous nous définissons à nous mêmes, démontre bien souvent leur irréalisme et leur décalage à la réalité, bien que pour leur défense, il faille considérer que leur portée procède d’une projection dans l’avenir. Ces efforts ou progrès vont d’ailleurs dans des directions parfois opposées aux intérêts de la conservation du pouvoir, qui reste la préoccupation majeure de nos dirigeants. En effet, cet emprunt au droit des grandes démocraties occidentales, va jusqu’à développer, dans son volet humanitaire, la protection due à des hommes qui ont recouru à la violence ou qui s’attaquent aux institutions de la République et à l’autorité de l’État, alors que cette dimension n’est pas encore intégrée dans nos mœurs et nos pratiques politiques. Cette situation, explique, les écarts au droit, que nous déplorons continuellement à juste raison.

La violence, alimentée par le fanatisme partisan, une culture délinquante, l’indiscipline, la radicalisation des antagonismes politiques et la prolifération des armes, prend dans notre société des formes multiples, sans cesse renouvelées. Elles placent les responsables politiques et les juristes devant des problèmes tout à fait nouveaux. Il s’agit de réprouver et de faire condamner toutes les techniques subtiles, avouées ou inavouées, de subversion et de diffamation visant à perturber l’ordre politique, social économique ou visant à déstabiliser le Gouvernement et les Institutions ou encore à « diaboliser » le Président de la République et à ternir l’image de son régime, bien qu’ils s’y prêtent d’eux-mêmes assez volontairement. Le système de contrôle et de coercition, mis en place par le Pouvoir actuel pour mettre en échec cette volonté et ces manœuvres, trouve son origine dans la crise post-électorale, qui est elle-même un phénomène de violence massive dont les conséquences se ressentent encore dans les conduites sociales et politiques. Dès lors, il peut s’analyser, à raison ou à tort, comme une contre-réaction pour se protéger, à travers une attitude défensive, de repli et de fermeture. Les manifestations de contestation et de revendication peuvent être perçus et se ranger au nombre des moyens contribuant à cette finalité. Ce type de reflexe et d’obsession a conduit de nombreux régimes à leurs pertes. Nous avons la mémoire du printemps arabe, du mouvement citoyen Burkinabès, des insurrections populaires ici et là ailleurs dans le monde. Ce qui se passe en Côte d’ivoire, s’est passé ou se passe hors de nos frontières. On pourrait en faire une lecture judicieuse et en tirer des enseignements. La contestation implique certes des problématiques sociétales et sécuritaires, mais sa prohibition contrarie gravement la transition démocratique. Le droit est le droit. Nous devons nous en tenir. La liberté de manifester ne saurait être niée plus longtemps à l’opposition en Côte d’Ivoire. La liberté publique est la valeur cardinale d’une République démocratique.

La Constitution offre aux citoyens la garantie que le Gouvernement qui administre leurs vies, le fasse dans les termes qu’ils lui ont imposés (souveraineté du peuple) et non comme un maître absolu, échappant à tout contrôle et pouvant décider souverainement de ce qu’il veut, comme il veut, en fonction de considérations politiques ou de ses intérêts. La légitimité du Gouvernement à agir ainsi repose sur l’élection, alors que la démocratie élective est non seulement réductrice, mais inapte à protéger le peuple contre la domination et les abus de la Puissance Publique sur la base de l’élection. Celle-ci n’est pas un critère pertinent de démocratie. Aussi, à l’instar du pouvoir que lui confère les urnes, la démocratie doit donner au peuple le pouvoir de contestation. Pour jouir du pouvoir de contestation, le peuple doit se trouver, dans une posture constitutionnelle solide et effective qui lui permette de faire entendre sa voix sans crainte et sans déférence à l’Autorité, d’exprimer ses griefs contre le gouvernement, d’exercer sur lui des pressions sans violence, de mobiliser l’opinion publique en faveur d’une cause quelconque. En résumé, il doit pouvoir contrôler et sanctionner de manière permanente les actions des élus et les autorités pour leur action. L’urne est une sanction intermittente et périodique. Elle n’offre pas la même possibilité démocratique : contrôle et au besoin contestation de l’action gouvernementale.

2 – Sauvegarde du droit de manifester et limites :

À partir de quel moment sortons-nous du droit positif pour tomber dans l’insurrection. La sollicitation excessive de la rue peut être nuisible, car le pouvoir de la rue court-circuite les mécanismes traditionnels de la démocratie représentative. C’est donc une question à la lisière du droit administratif et du droit constitutionnel, non seulement parce qu’elle mobilise les notions d’ordre public, de liberté publique, mais aussi parce que la manifestation, l’occupation de l’espace public peuvent être le moteur de changements importants, dont l’impact pour les populations peut s’avérer significatif sur leurs conditions de vie. C’est donc un enjeu fondamental qui nécessite une réflexion approfondie et exige que les mesures d’interdiction soient valablement motivées, avec un contrôle confié au Pouvoir Judiciaire, pour qu’elles ne soient pas des mesures discrétionnaires. On observe sur les enjeux des manifestations en Côte d’Ivoire, que dans chacun des camps qui se font face (Pouvoir, majorité, opposition, prétendants au pouvoir d’état), les leaders d’opinion et les dirigeants politiques qui les représentent, s’autoproclament défenseurs de la démocratie, et considèrent leurs partisans comme les représentants du «vrai peuple» par opposition aux partisans de l’autre camp et aux élites qui les soutiennent. Ils mobilisent leurs partisans sous cette identité en générant une hystérie populiste à l’encontre des « autres ». :::::::::: Cette différence se confine parfois en une fracture sociale sur fond nationaliste. Les uns considérant les autres comme xénophobes, les autres considérant les uns comme des ivoiriens par défaut ou imparfaits. Il n’y a qu’à se référer aux récents propos très allusifs et évocateurs de Mme Marie-odette LAUROUGNON. Ceux-ci sont tout à fait inadmissibles.

Une fois de plus son Parti n’a rien trouvé à dire pour l’interpeller et la recadrer. Qu’est ce que l’appartenance du sol a à voir avec la réforme de la CEI ou la confiscation des libertés publiques ? Ce type de discours fait écho à des souvenirs douloureux qui ont divisé la Nation de manière violente. Comment entretenir cet esprit et ce discours, alors que la Nation qui se relève péniblement de cette crise ne s’est pas encore totalement réconciliée ? Cette attitude politique est la pire ennemie de la cohésion sociale et de la République. Cela laisse sous- entendre que la démocratie ne reposerait que sur l’élection «d’un bon ivoirien de souche (sol et sang). Et que si « le bon parti » est élu, il suffira que « le bon peuple » soit placé aux commandes de l’État pour que la démocratie fonctionne mieux. Ce registre implicite du discours est inadmissible et dangereux. Ce postulat est totalement contredit par l’histoire. C’est de la « bêtise » et de la « haine » à l’état brut. Il est important de défendre la liberté de manifestation, et en la circonstance, contre la CEI, parce que cette liberté publique exige une démocratie électorale de meilleure qualité. Cependant, celle-ci ne saurait être détournée de son objet, pour mettre en péril la paix sociale, par ce type de discours. La liberté est consubstantielle de la responsabilité, son corollaire. L’opposition n’est pas non plus un « fourre-tout ». Elle doit avoir des revendications claires et pertinentes.

Il nous faut aussi constater que la liberté d’expression, à laquelle la liberté de manifester peut se rattacher, ne se limite pas seulement à l’accès aux espaces et aux voies publics. Or, la contestation s’exprime abondamment dans les médias et les réseaux sociaux en Côte d’Ivoire. On ne peut donc pas parler de dictature, mais tout au plus de dérive autoritaire et sécuritaire. Celle-ci doit être également contextualisée par rapport à notre propre histoire, et non à des standards « universels ». D’ailleurs, pour que la contestation soit véritablement crédible et produise des effets en conséquence, les citoyens doivent pouvoir bénéficier en toute transparence, neutralité (pluralité des sources) et sécurité d’une information fiable sur l’action gouvernementale.

Il faut éviter la déformation, « l’intoxication », et les imaginaires. Autant dire que le système audio-visuel et les médias doivent jouer un rôle positif et non négligeable dans l’expression et la qualité de cette contestation. Les organisateurs de ces manifestations disposent également d’un libre accès aux cours de justice, pour attaquer les décisions qui s’opposent à l’exercice de ce droit. Il est surprenant de constater qu’aucune interdiction de manifester n’ait encore été contestée devant les tribunaux jusque là. On préfère se répandre dans la presse et faire des déclarations. C’est plus facile. Les organisateurs de ces manifestations doivent eux-mêmes avoir la capacité de se conformer au droit, en utilisant toutes les ressources légales qu’offre la Loi pour faire triompher leur cause, plutôt que de s’engager dans la défiance de l’Autorité et dans un rapport de force infructueux. L’exercice de cette liberté requiert de la responsabilité. La protection de la liberté de manifestation dans ses fondements, est un acquis de l’ordre juridique.

 C’est donc sur ce terrain qu’il faut orienter la lutte démocratique, et non sur le terreau de la haine, de l’irresponsabilité, du désordre, de la violence et du populisme. Faute de le faire, les réunions et les manifestations peuvent être jugées par le Pouvoir, comme potentiellement subversives et dangereuses pour la paix sociale et l’ordre public, en raison des discours qui les précèdent et les nourrissent.

L’exercice de ce droit ne nécessite pas d’autorisation préalable en Côte d’Ivoire. Il est seulement demandé une communication préalable à l’autorité administrative. Les manifestations y sont donc en principe libres. Toutefois, quelle que soit l’importance que la Constitution accorde à la liberté de manifestation, il y a le fait que cette liberté, comme toutes les libertés du reste, n’est pas absolue et qu’elle peut par conséquent connaître des limites. Il y a d’une part le champ de l’illicéité (objet, organisation matérielle impliquant des manifestations pacifiques et sans armes, délais de communication, etc.) et d’autre part, l’existence de motifs sérieux de craindre une altération de l’ordre public (trouble à la circulation publique ou au voisinage), ou un danger pour les personnes et les biens (informations des renseignements généraux, infiltration de casseurs ou de criminels, risques d’affrontement, insuffisance de moyens sanitaires et de sécurité sur les lieux et parcours prévus). Cette dernière limitation peut ouvrir sur de l’arbitraire et une spéculation interprétative. Elle doit être fondée et faire l’objet d’un contrôle juridictionnel. Il n’y a que la négociation et les tribunaux pour trancher.

 Conclusion :

Le Gouvernement doit reconsidérer son attitude restrictive et sélective. Celle-ci est profondément injuste et déséquilibrée. On ne voit et n’entend que le RDR et le PDCI s’exprimer et manifester. Cet état de fait est totalement anormal et inacceptable. Faut-il rappeler que nous sommes dans une démocratie pluraliste. Il doit recréer la confiance pour faire avancer la démocratie et laisser la compétition politique se faire pleinement et librement. L’attitude contraire est contre-productive. Prenons le droit pour boussole, quoi qu’il nous en coûte. Au final tout le monde y gagnera, et en premier la démocratie et les populations.

SOUMAREY Pierre Aly

Côte d’Ivoire/sénatoriales: écrasante victoire de la coalition malgré quelques surprises (50 des 66 sièges de sénateurs)le RHDP remporte 26 circonscriptions contre 7 indépendants vainqueurs

Abidjan - La Commission électorale indépendante a proclamé dans la soirée de samedi les résultats provisoires des premières élections sénatoriales de Côte d’Ivoire tenue le même jour, qui donnent, sans surprise, le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir) largement vainqueur avec 26 circonscriptions remportées, contre 7 pour les listes indépendantes. Ces résultats ont été livrés sur les antennes de la télévision nationale RTI1, Alley Victoire. Le RHDP remporte ainsi 52 sièges sur les 66 à pourvoir au terme de ce scrutin, contre 14 pour les listes indépendantes qui se sont imposé, entre autres, dans les régions du Gbèkè (Centre), Béré (Nord-ouest), Gbôklè, ainsi que dans le district autonome de Yamoussoukro. Ces élus constituant les 2/3 des membres du sénat, le tiers restant sera nommé par le président de la République Alassane Ouattara avant l’entrée en fonction de de cette institution prévue le 10 avril. L'opposition a boycotté cette élection au suffrage indirect, dont le collège électoral comprends les députés, conseillers municipaux et régionaux, ainsi que les conseillers de districts élus. Le sénat, qui constituera la deuxième chambre du parlement ivoirien à côté de l’Assemblée nationale, sera logé pour ses débuts à la Fondation Félix Houphouët-Boigny de Yamoussokro. (AIP°)tm

Abidjan - La coalition au pouvoir Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) a logiquement remporté, en l'absence de l'opposition qui boycottait le scrutin, une écrasante victoire aux premières élections sénatoriales de Côte d'Ivoire, remportant 50 des 66 sièges en jeu. Ce pointage a été réalisé par l'AFP à partir de l'annonce des résultats, circonscription par circonscription, par la Commission électorale indépendante (CEI). L'issue générale ne faisait pas de doute avec des listes du RHDP face à des indépendants. Une grosse surprise est toutefois venue de Bouaké, fief traditionnel du pouvoir et ancienne capitale de la rébellion qui soutenait le président Alassane Ouattara. Le RHDP y a été battu par la liste des indépendants qui récolte 157 voix contre 105 au RHDP. Le pouvoir paie sans doute là son incapacité à régler le problème des fréquentes mutineries récurrentes dans l'armée qui ont secoué le pays en 2017 et dont Bouaké était l'épicentre. Une claque pour le RHDP qui n'a donc pas convaincu ses propres élus de voter pour sa listes. "C'est la déception la plus totale. Nous n'avons pas compris comment certains ont pu nous lâcher pour aller voter pour les indépendants. C'est dur mais nous allons acceptons cette défaite, mais les conséquences risquent d'être graves" a reconnu Bazoumana Barro, conseiller municipal à Bouaké. "C'est la base qui vient de s'exprimer", s'est quant à lui félicité Christophe Koffi, membre du parti de Ouattara qui a soutenu la liste des indépendants, des dissidents. Le RHDP a aussi été battu dans une autre circonscription hautement symbolique, celle de Yamoussoukro, la capitale administrative, patrie de l'ancien président Felix Houphouet-Boigny dont le RHDP se réclame. A Abidjan, le RHDP n'a toutefois pas fait de détail, récoltant 100% des bulletins exprimés. - "Sénat monocolore" - L'opposition ainsi que la société civile avaient critiqué le scrutin et demandé son report, soulignant notamment que, l'opposition ayant boycotté les élections locales de 2013, il aurait été plus juste de tenir l'élection de ce premier Sénat après les élections locales qui doivent avoir lieu cette année également, à une date restant à fixer. "On pourrait dire que le gouvernement veut un Sénat monocolore", a déclaré Bamba Sindou, coordonnateur de la Poeci, la Plateforme des Organisations de la société civile pour l'Observation des Elections en Côte d'Ivoire. L'opposition demande surtout une réforme de la Commission électorale indépendante (CEI) qu'elle accuse d'être en faveur du pouvoir, avant toute élection sénatoriale ou municipale mais surtout avant la présidentielle de 2020. Le Sénat a été créé par la nouvelle Constitution de 2016, approuvée par référendum. Les conseillers municipaux et régionaux des actuelles mairies et régions ainsi que les députés constituent le collège électoral du scrutin au suffrage universel indirect qui s'est tenu dans chacune des 31 régions et 197 communes du pays. Le président Alassane Ouattara doit encire nommer 33 autres sénateurs. L'opposition accuse le président Alassane Ouattara d'avoir succombé au "clientélisme" en créant ce Sénat qui, selon elle, sera "budgétivore". "Il n'y a que l'air qu'on respire qui est gratuit. On a besoin de ce Sénat qui va représenter les élus" et les collectivités locales, estime quant à lui Felicien Legré, conseiller municipal de Bingerville, membre de la coalition présidentielle, après avoir déposé son bulletin dans l'urne à Abidjan. Le Sénat, "c'est le développement et la démocratie. Cela participe aussi à la cohésion, à l'union, à la paix entre les peuples. C'est une très bonne chose", assure Michel Loukou Kouadio, conseiller municipal à Bouaké. pgf/lpt/AFP

Côte d’Ivoire: la coalition au pouvoir remporte 50 des 66 sièges de sénateurs APA -

Le Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et pour la paix ( RDHP- coalition au pouvoir), a raflé la majorité des sièges du premier scrutin sénatorial de la Côte d'Ivoire qui s'est déroulé samedi dans le pays en remportant l'élection dans 25 circonscriptions contre 8 pour les listes indépendantes, soit 50 sénateurs élus pour la coalition au pouvoir contre 16 sur les listes indépendantes. Selon les résultats provisoires de ce scrutin communiqués samedi soir par la porte-parole de la Commission électorale indépendante ( CEI, organe chargé d'organiser ces élections), Me Victoire Alley sur les antennes de la radio télévision ivoirienne (RTI, service public) l'Alliance au pouvoir s'est imposée dans la grande majorité des circonscriptions du pays dont les régions du Hambol, de la Nawa, du Tchologo, de l'Indenié-Djuablin et dans le district autonome d'Abidjan où la liste RHDP a obtenu 415 voix, soit 100%. Les listes indépendantes ont créé la surprise dans plusieurs grandes circonscriptions en battant leurs adversaires de la coalition au pouvoir. Ces indépendants ont remporté le scrutin dans les régions du Gkêkê, de l'Agbeby-Tiassa, du Béré, du Boukani, dans le district autonome de Yamoussoukro, le Guémon, le Haut-Sassandra et le Gbôklê. Un collège électoral de 7011 électeurs composés de députés ainsi que d'élus locaux ont pris part à ce scrutin qui a fait élire 66 sénateurs sur les 99 qui doivent composer le sénat, la chambre haute du parlement ivoirien. Les 33 autres sénateurs seront nommés par le président ivoirien Alassane Ouattara. Cette élection s'est déroulée dans 33 circonscriptions électorales où 2 deux sénateurs ont été élus par circonscription. Le siège du Sénat sera basé à Yamoussoukro, la capitale politique et administrative ivoirienne. LB/ls/APA

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 La défiance du peuple face à la plate-forme de l’opposition en Côte d’Ivoire.

 L’échec de la  manifestation de la plate-forme de l’opposition  contre le Sénat, et contre la CEI, n’a pas été causé par l’intervention des forces de l’ordre. Les revendications et les contestations engagées par  la plateforme de l’opposition ne mobilisent pas la majorité des Ivoiriens. Elles ne semblent mobiliser que le carré de leurs militants. Le caractère clairsemé des rangs des manifestants du mouvement de contestation de la CEI et du Sénat en est l’attestation contextuelle.

Certes, l’intervention répressive des forces de l’ordre doit être dénoncée car elle heurte le principe démocratique de la liberté de manifester. Le gouvernement ivoirien doit s’interdire de transiger avec les principes de la démocratie qui fondent sa légitimité. La molestation d’un journaliste par les forces de l’ordre est éminemment condamnable. Néanmoins, cette dénonciation ne doit pas servir à cacher l’échec politiquement significatif de la manifestation du groupe  EDS de Armand Ouégnin.

EDS n’est que la nouvelle formule 2018 de la CNC de 2015, et du Front du Refus de 2016. C’est la succursale à laquelle a été confiée la contestation du Sénat pendant que la maison-mère FPI se réservait celle de la CEI. Surjouant une popularité largement entamée par la trahison des attentes de sa base sociale, et des valeurs de son obédience idéologique, le FPI semble avoir perdu sa représentativité. Il est en crise de légitimité démocratique comme l’attestent ses reculs électoraux successifs qui résultent de son inaptitude à élaborer des offres politiques alternatives répondant aux besoins sociaux concrets de son électorat en particulier, et de la société globale ivoirienne en général. Ces besoins existentiels ne sauraient s’identifier à la libération de Laurent Gbagbo. Cette offre politique étrange répond à une stratégie d’appareil. Elle démontre que le FPI est déconnecté du vécu concret des populations. Il n’est plus au service des intérêts sociaux. Il se sert lui-même. Le FPI a déserté sa fonction institutionnelle qui consiste à représenter  les intérêts des catégories  des plus fragiles de la société.  Il est au service des intérêts particuliers de ses dirigeants. Il soumet sa base aux stratégies internes de l’appareil du parti. Cette subversion est un viol de la logique démocratique, qui voudrait que le parti soit le médiateur politique  des intérêts sociaux de la catégorie sociologique qu’il représente. Le FPI, maître d’œuvre de la plateforme EDS est donc, depuis longtemps, engagé  dans une logique autocratique qui consiste à soumettre les forces de la société civile  à ses objectifs de pouvoir. Cette logique structurelle oblige à douter de l’indépendance des associations de la société civile qui se pressent à  ses côtés dans la contestation du pouvoir. Elles y seraient plutôt les relais de ses mots d’ordre d’appareil. Soutenu par un microcosme d’associations incorporées de la société civile, et par un conglomérat de réseaux médiatiques nationaux et internationaux, il fait diversion. Adoptant la posture de l’opposition démocratique, qui fédère toutes les demandes sociales et les frustrations du peuple, il organise une amnésie collective sur son passé pour servir ses objectifs autocratiques de pouvoir absolu.

Au cœur du dispositif de la plateforme qui souscrit à son idéologie anti-démocratique, le parti national-populiste est médiatiquement campé en gardien intransigeant, maltraité et réprimé d’une démocratie menacée par un pouvoir dictatorial. Il n’est pas indifférent que le mot « dictature », accolé à RDR  et non RHDP (la nuance n’est pas innocente), soit un des éléments de langage apparu ces temps derniers pour soutenir l’offensive médiatique du bloc identitaire ivoirien qui monte à l’assaut de l’État.

Camouflée sous cette propagande, l’imposture EDS s’apparente à une tentative de manipulation délibérée de l’opinion publique ivoirienne. Sous la posture de l’interpellation démocratique du gouvernement,  git la revendication identitaire et l’intention de substituer à l’État démocratique un État communautaire dirigé par des autochtones. Sous la posture du souverainisme national, se camoufle l’appel au renversement d’un pouvoir prétendument détenu par un étranger  au service  d’intérêts étrangers. Un certain nombre de micro-partis en gestation et un certain nombre d’Ivoiriens  sont  tombés dans le panneau.

Pour la majorité des Ivoiriens, la posture démocratique  de ce bloc identitaire ne fait plus illusion. Le caractère clairsemé des rangs des manifestants en ce mouvement de contestation, initié par ce parti contre la CEI et le Sénat, est le signe d’une maturité démocratique de la majorité du peuple ivoirien. Il importe de soutenir cette clairvoyance populaire par le débat programmatique critique et l’argumentation rationnelle. Il faut soustraire l’affrontement politique ivoirien  aux émotions auxquelles s’adresse la propagande sommaire de la plate-forme de l'opposition. Il faut transformer l’espace public ivoirien en un empire de la raison et stimuler l’aptitude du peuple ivoirien à déceler les contradictions des pratiques et des discours partisans  et à exiger des explications à ses acteurs politiques.

 24 mars 2018  Alexis

Eurobond 2018 : Le gouvernement ivoirien réussit une exceptionnelle mobilisation de ressources de 1115 milliards FCFA

La République de Côte d’Ivoire a achevé le 15 mars 2018 à Paris (France) une exceptionnelle mobilisation de ressources de 1 milliard 700 millions d’euros sur les marchés de capitaux internationaux afin d’accélérer le développement socio-économique en faveur des populations.

L’opération, dénommée Eurobond 2018, qui visait initialement à capter 850 millions d’euros, s’est repartie en deux tranches de 850 millions d'euros chacune, alors même que l’offre faite au gouvernement s’établissait à près de 5 milliards d’euros. Ce qui traduit une grande demande de la part des investisseurs étrangers, confirmant ainsi la qualité de signature du gouvernement ivoirien. « Ces performances très fortes, alliées à un rôle majeur et croissant de moteur économique sous-régional, sont le produit du leadership du Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane OUATTRA, et de l’engagement de tous les Ivoiriens», a indiqué le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly.

Le road show mené du 9 au 15 mars 2018, et dirigé par le Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly, a sillonné les places financières de Londres, New York, Francfort et Paris. La délégation comprenait, entre autres, le Secrétaire Général de la Présidence de la République, Patrick Achi, le ministre de l'Economie et des Finances, Adama Koné, le Secrétaire d’Etat auprès du Premier Ministre, chargé du Budget et du Portefeuille de l’Etat, Moussa Sanogo, et le Conseiller Spécial du Président de la République, Abdourahmane Cissé.

Cette mobilisation de ressources historique souligne le haut degré de confiance de la communauté financière en Europe et aux Etats-Unis. Elle a permis d'obtenir des maturités jamais atteintes en euro par un Etat d'Afrique subsaharienne et à des taux historiquement bas. Ceux-ci sont de 5.250% pour un montant de 850 millions d’euros à 12 ans et de 6.625% pour un montant de 850 millions d’euros à 30 ans. Ces résultats préservent les équilibres budgétaires du pays sur le long terme.

L’opération constitue un accélérateur clé, par l'importance de son volume financier, pour le développement du pays dans sa marche vers l'Emergence et le progrès pour le plus grand nombre. Elle n’impacte pas les équilibres budgétaires qui demeurent parmi les meilleurs de la sous-région. « Nous réalisons annuellement une analyse de viabilité à long terme (20 ans) de la dette. La dernière qui a été réalisée, avant l’Eurobond 2018, confirme que le risque de surendettement de notre pays demeure modéré. Cela signifie que tous les indicateurs de solvabilité et de liquidité de la Côte d’Ivoire demeurent en dessous de leurs seuils respectifs, dans le scénario de base. », a soutenu le Chef du gouvernement.

L’Eurobond 2018 a été l'occasion pour le gouvernement ivoirien de démontrer, une fois de plus, aux places financières internationales la robustesse de la croissance économique du pays et ses perspectives de développement ambitieuses. Elle a été également l’opportunité de présenter les réformes structurelles et investissements clés mis en œuvre dans le cadre du Plan National de Développement 2016-2020, notamment dans les secteurs de l'agriculture, de l'énergie, des infrastructures, de l'éducation et de la santé. Le gouvernement a aussi fait valoir les progrès accomplis quant à l'attractivité réglementaire et fiscale pour les entreprises comme pour les investisseurs étrangers.

 La croissance de la Côte d'Ivoire a atteint 8.1% en 2017, soit le taux le plus élevé de la région UMEOA et le 2ème d'Afrique après l'Ethiopie, tout en conservant l'un des ratios d'endettement public les plus faibles de la région (42.6% du PIB en 2017, contre 70% pour la norme communautaire).

La Côte d'Ivoire est ainsi aujourd’hui la 3ème économie du monde par sa croissance et l'un des rares pays d'Afrique subsaharienne à conserver une balance commerciale excédentaire (à comparer aux déficits de pays tels que le Sénégal, l'Ethiopie, le Nigéria et le Ghana). Elle a connu une progression importante du PIB/habitant depuis 2012 pour atteindre aujourd'hui un seuil de près de 1600 dollars.

Ces performances très fortes, alliées à un rôle majeur et croissant de moteur économique sous régional, sont le produit de l'action résolue du gouvernement sous la conduite du Président de la République Alassane Ouattara, et de l'engagement de tous les Ivoiriens pour l'avenir du pays.

Elles permettent aujourd'hui à la Côte d'Ivoire de trouver avec crédibilité et aisance, sur les marchés internationaux, les financements nécessaires pour encore accélérer son développement, le renforcement de son agriculture, l'industrialisation et la diversification de son économie et un partage plus inclusif de la croissance et du progrès socio-économique.

 (Fraternité Matin 22/03/18)

 Primature

Côte d'Ivoire : un milliard de dollars de prêts de la Banque Mondiale pour le développement

Côte d'Ivoire : un milliard de dollars de prêts de la Banque Mondiale pour le développement La Banque Mondiale va octroyer un milliard de dollars de financements à la Côte d'Ivoire pour son développement, notamment pour l'agriculture, a annoncé jeudi son vice-président pour l'Afrique Maktar Diop.

La Banque Mondiale va notamment consacrer 300 millions de dollars pour appuyer des projets de transformation du cacao et 200 millions de dollars pour la transformation de l'anacarde (ou noix de cajou), deux produits dont la Côte d'Ivoire est le premier producteur mondial.

La Côte d'Ivoire exporte la majeure partie de ces productions brutes. L'objectif est d'en accroître la valeur ajoutée en les transformant avant exportation.

 Les financements seront alloués au premier semestre 2018, a précisé M. Diop, au sortir d'un entretien avec le président ivoirien Alassane Ouattara. Il s'agit techniquement de prêts, mais à des conditions (taux, délais de remboursement) très avantageuses.

M. Diop a salué, dans un entretien avec l'AFP, la forte croissance économique retrouvée de la Côte d'Ivoire, la première économie francophone d'Afrique de l'Ouest, et les progrès accomplis depuis la fin de la longue crise politico-militaire (2002-2011) qui a fait stagner ce pays.

Il a cependant souligné que les autorités devaient "faire plus pour l'emploi des jeunes et l'inclusion sociale", c'est-à-dire une meilleure répartition des revenus de la croissance.

Le responsable a estimé qu'il fallait davantage investir dans "les services de base" pour la population (éducation , santé, eau potable), notamment dans les zones rurales, pour "diminuer la pauvreté et les inégalités".

M. Diop également appelé les autorités ivoiriennes à poursuivre leurs efforts pour réduire la bureaucratie et la corruption.

La Banque Mondiale avait rendu public en février un rapport plutôt sévère sur l'économie ivoirienne, mettant en exergue le taux de pauvreté élevé (45% de la population) et les retards importants en termes de technologie et de productivité.

 Concernant l'objectif du gouvernement de faire de la Côte d'Ivoire un "pays émergent" en 2020, Maktar Diop a jugé qu'il s'agissait plus d'une "direction" à prendre que d'un calendrier précis.

(AFP 23/03/18)

Côte d’Ivoire : à quoi va servir le Sénat ? Un projet qui remonte à 1995 envisagé par Henri Konan Bédié

Cette nouvelle institution, dont la création a fait polémique, entrera en fonction le 10 avril prochain, une première dans l'histoire de la Côte d'Ivoire. Elle devrait laisser peu de place à l’opposition.

Situé au cœur de Yamoussoukro, l’imposant siège de la fondation Félix-Houphouët-Boigny a des faux airs de palais présidentiel. Achevé en 1987, il abrite les bureaux de ladite fondation, ceux du gouvernorat de la capitale ivoirienne, et accueille parfois le Conseil des ministres. À compter du 10 avril, c’est dans l’un de ses deux auditoriums que siégeront les 99 membres du premier Sénat de l’histoire de la Côte d’Ivoire. Soixante-six seront élus le 24 mars par un collège de grands électeurs – deux par région –, et le tiers restant sera nommé par le président.

Un projet qui remonte à 1995

Ce sera l’aboutissement, après de multiples rebondissements, d’un vieux projet proposé dès 1995 et repris par le président Alassane Dramane Ouattara (ADO) lors de sa campagne de 2015. Il s’agit, en effet, de la grande nouveauté de la Constitution de la IIIe République, instaurée le 8 novembre 2016. En principe, la nouvelle assemblée aurait dû être mise en place dès les mois suivants. Le contexte mouvementé du début de l’année 2017 – mutineries, grèves des fonctionnaires et crise du secteur du cacao – en a décidé autrement.

 Les autorités ont ensuite semblé hésiter. Alors que le chef de l’État pensait organiser ce scrutin, ainsi que les municipales et les régionales, en 2020, certains dans son entourage – notamment son Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly – l’ont convaincu qu’il était préférable que ces élections se tiennent en 2018. « Le mandat des maires et des conseillers municipaux se termine à la fin de l’année. Nous ne voulions pas le prolonger », explique-t-on à la primature.

 Certains observateurs estiment néanmoins que le pouvoir agit comme s’il voulait contrôler le visage de la future Chambre

Est ensuite venue la question du calendrier électoral : fallait-il organiser les sénatoriales avant ou après les locales ? L’enjeu était d’importance puisque ce sont précisément les élus locaux qui désignent les sénateurs. Or l’opposition ayant boycotté les scrutins de 2013, l’actuel collège électoral d’environ 7 000 personnes (selon la CEI, la Commission électorale indépendante de Côte d’Ivoire) est très favorable à la coalition au pouvoir : il est presque exclusivement composé d’élus du Rassemblement des républicains (RDR, d’ADO) et du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI, de son allié Henri Konan Bédié).

 Lors du dernier Conseil des ministres de 2017, ADO demanda au garde des Sceaux, Sansan Kambilé, et à Sidiki Diakité, à l’Intérieur, de réaliser des simulations pour chaque cas de figure. Ils rendirent leurs conclusions juste avant le Conseil des ministres de ce 14 février. Après un dernier échange avec le Premier ministre (RDR) et le vice-président (PDCI), Daniel Kablan Duncan, la décision est prise : les sénatoriales auront lieu le 24 mars, avant les municipales et les régionales prévues pour juillet.

 Quelle place pour l’opposition ?

Les autorités expliquent que le Sénat devant être installé sept jours après l’ouverture de la première session de l’Assemblée nationale, qui aura lieu le 2 avril, ce choix s’imposait à elles. Certains observateurs estiment néanmoins que, dans un contexte politique incertain, le pouvoir agit comme s’il voulait contrôler le visage de la future Chambre.

Le Sénat n’est qu’une maison de retraite sans véritable enjeu politique », nuance toutefois un cadre du RDR

 Même si le président décide d’y nommer des opposants, les deux partis au pouvoir devraient donc se partager l’essentiel des sièges. Ils présenteront des candidats sur des listes communes dans l’ensemble du territoire. Alors que la création du parti unifié, qu’ils projettent de fonder ensemble, génère de fortes tensions, certains espèrent que ces élections resserreront les liens. Les passes d’armes de ce week-end montrent cependant que le mal est plus profond.

 « Croire que des postes de sénateur vont régler les problèmes entre le RDR et le PDCI est un leurre, nuance toutefois un cadre du RDR. Le Sénat n’est qu’une maison de retraite sans véritable enjeu politique. Les ministres débarqués du gouvernement, les ambassadeurs en fin de parcours ou les hommes d’affaires qui veulent l’intégrer ont en tête les avantages qui vont avec la fonction. »

Ordonnance présidentielle

 Alors qu’une bonne partie de l’opinion publique n’est toujours pas convaincue de l’utilité d’un Sénat, l’opposition, qui critique depuis le début une institution « budgétivore » et « inutile », dénonce désormais la méthode précipitée du gouvernement. La date et les conditions du scrutin ont, de fait, été fixées par ordonnance présidentielle le 21 février, à peine plus d’un mois avant le scrutin. 

« L’article 51 de la Constitution indique que les modalités de l’élection du Parlement doivent être précisées par une loi organique. Or, pour le moment, cela a été fait par une ordonnance présidentielle », rappelle ainsi l’ex-président du Conseil constitutionnel, Francis Wodié. « Cette ordonnance a été prise par le chef de l’État à des fins strictement électorales », répond un proche d’ADO, qui rappelle « qu’il n’y a pas eu de loi organique votée avant les législatives de décembre 2016 ».

 « Nous avons tout fait pour que le Sénat soit créé en respect de la Constitution. Après son adoption, le Parlement a fonctionné pendant plus d’un an sans nouveau règlement intérieur. Ce texte a été adopté seulement au début de l’année. Il fait office de loi organique. Avec les municipales et les régionales, c’est la dernière phase de la mise en place des institutions de la IIIe République », conclut un ministre au cœur du dossier. 

Un Sénat envisagé dès 1995 par Henri Konan Bédié

Si Alassane Dramane Ouattara est le premier président ivoirien à instaurer un Sénat, il n’est pas le premier à en avoir eu l’idée. Successeur de Félix Houphouët-Boigny après la mort de ce dernier, Henri Konan Bédié proposait dans son programme présidentiel lors de la campagne de 1995 « une révision de la Constitution pour instaurer, notamment, la procédure de l’empêchement, le référendum d’initiative populaire et un Sénat ».

Après son élection, un projet de loi fut adopté en 1997 par l’Assemblée nationale. Comme c’est le cas aujourd’hui, le texte prévoyait initialement qu’un tiers des sénateurs soient nommés par le chef de l’État. Mais devant l’opposition d’une partie du Parlement, Bédié accepta de renoncer à son quota de nominations. Confronté à des difficultés budgétaires, le président décida ensuite de reporter la mise en place de l’institution.

 Renversé par un coup d’État en 1999, il n’aura jamais l’occasion de concrétiser son projet. Par la suite, Laurent Gbagbo, élu en 2000, évoquera également la création d’une deuxième chambre parlementaire dans son premier programme de gouvernement, puis lors de la campagne électorale de 2010.

« Si je suis élu, nous allons créer un Sénat. Et je suis content que le Premier ministre Ouattara soit maintenant d’accord avec moi », déclara-t-il lors du débat télévisé de l’entre-deux tours.

Jeune Afrique : Publié le 13 mars 2018 à 12h55 — Mis à jour le 13 mars 2018 à 13h13 Par Vincent Duhem - avec Baudelaire Mieu, à Abidjan

Education: Dominique Ouattara annonce la construction d’un groupe scolaire à Abobo

La Fondation Children of Africa de la Première Dame de Côte d’Ivoire va réaliser très bientôt un groupe scolaire dans la commune d’Abobo (Abidjan). Un diner-gala organisé,le vendredi 16 mars 2018 à Abidjan par la structure, à l’occasion des festivités de ses 20 ans d’existence, a permis de récolter 240 millions de FCFA en vue de l’implémentation du projet. « Ce groupe scolaire sera bâti sur une parcelle d’un hectare et demie. Il comptera douze classes de primaire et trois classes de maternelle,ainsi qu’une bibliothèque et une cantine. Il pourra aider nos enfants d’Abobo, à avoir une école à proximité », a expliqué Mme Dominique Ouattara. Cet établissement deviendra ainsi la prochaine œuvre réalisée en Côte d’Ivoire par la Fondation, après la Case des enfants, le lycée de Kong, les bibliobus, l’Hôpital mère-enfant de Bingerville, les Maisons d’accueil pour les enfants. La construction de cette école de 15 classes nécessitera un financement global de 1,5 milliard de FCFA, selon des sources concordantes. Edouard Koudou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. (Sercom Première Dame)

Le Bureau politique de l’UDPCI autorise Mabri à signer le manifeste du parti unifié RHDP Albert Toikeusse Mabri à signer le manifeste du parti unifié du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir)

Le Bureau politique de l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) a autorisé, samedi, le président du parti Albert Toikeusse Mabri à signer le manifeste du parti unifié du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP, coalition au pouvoir).

A l’issue de plusieurs heures de discussions, les membres du Bureau politique de l’UDPCI ont estimé que cette signature du manifeste du parti unifié des houphouëtistes doit se faire ‘’en préservant l’intérêt de l’UDPCI’’. 

Cette décision de l’UDPCI intervient dans un contexte agité entre le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et son allié le RDR (Rassemblement des républicains) sur l’alternance en 2020. Pour des cadres du PDCI, le parti unifié ne doit intervenir qu’après l’alternance en 2020 avec le retour d’un militant actif de ce parti à la présidence de la République.

 L'alliance du RHDP est née le 18 mai 2005 de la ‘’volonté commune des leaders des partis politiques se réclamant de la philosophie politique du Président Félix Houphouët-Boigny, pour préserver l’œuvre la plus grande pour Houphouët-Boigny et pour tous ceux qui croient en lui’’.

Le Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI), le Rassemblement des républicains (RDR), l’Union pour la démocratie et la paix en Côte d’Ivoire (UDPCI) et le Mouvement des forces d’avenir (MFA) étaient à l’origine de la création du RHDP. Ils ont été rejoints plus tard par l’Union pour la Côte d’Ivoire (UPCI) et le Parti ivoirien des travailleurs (PIT).

 SY/ls/APA

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