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Infos Ivoiriennes (854)

L’existence matérielle d’armes de guerre en soi-même, en dehors des institutions de la Républiques habilitées à les posséder légalement, sans autorisation de l’autorité administrative et militaire, constitue une violation flagrante à la Loi interne (

L’absence de raison critique, est-elle devenue un principe général de philosophie politique en Côte d’Ivoire ?
PIERRE SOUMAREY·MERCREDI 11 OCTOBRE 2017

Je me suis parfois demandé au regard de l’actualité, si l’absence de raison critique était devenue en Côte d’Ivoire, un principe général de philosophie politique, qui se présenterait comme une incapacité à penser et juger rationnellement et objectivement les faits, ayant une implication ou une conséquence politique. Cette inconsistance tragique de la parole publique, masque en réalité une absence de justification à certains actes condamnables, qu’on cherche trompeusement par tous les moyens, sous le couvert d’un idéal, d’une cause, d’un combat, du bien public, d’une génération et que sais-je encore, à expliquer en dépit d’une base factuelle contraire. Ce faisant nous avons pris la fâcheuse habitude de violer le droit et les valeurs fondamentales de la société. Cette situation a conduit à la banalisation du mal, à la déresponsabilisation, à la criminalité politique, à l’impunité et la déliquescence des mœurs. Quand l’esprit et la conscience d’un peuple sont corrompus, c’est son âme même qui est atteinte. Or, une société malade sécrète nécessairement médiocrité, désordre, violence et atrocités. Il suffit de constater ces symptômes dans notre société, de considérer les migrations politiques et de regarder la floraison des clubs de soutien de ceci et de cela, calque d’un temps révolu, de véritables mange-mils fanatisés, robotisés et désubstantialisés, obéissant aveuglement aux mots d’ordre et instructions d’imposteurs et de démagogues politiques que l’on retrouve ici et là.
Ainsi, la dernière actualité judiciaire a contribué à alimenter un débat qui témoigne par les vives et nombreuses réactions qu’elle a suscité dans le microcosme politique et sur les réseaux sociaux, d’une absence totale d’impartialité. Dans les soutiens, on parlait au début d’accusation mensongère, puis de secret défense, et enfin comme aujourd’hui, de relation personnelle, de solidarité générationnelle, de combat idéologique ( ???). On observe une mutation thématique et une certaine évolution du discours. Aussi, dans ce prolongement on parle désormais de volonté politique d’affaiblissement, de calcul électoral, de chasse aux sorcières, d’ingratitude et …… de légitimité historique d’une certaine catégorie de personnes. Cette dernière référence à la page la plus sombre de notre histoire peut surprendre, surtout qu’elle est formulée sous la forme d’un titre de créance sur la République ou d’une immunité contre le Droit. De l’autre côté, l’on parle d’immaturité, de ruse, de trahison, de trouble au jeu politique, mais surtout beaucoup plus grave, de volonté de déstabilisation et d’atteinte à l’autorité et à la sureté de l’État.
Qu’en est-il exactement ? Quelle est la réalité factuelle ? Quelles en sont les implications et les conséquences ? La question qui se pose, eu égard au type de critiques et de commentaires qui nous sont servis, est celle du rapport entre l’absence de raison critique et la responsabilité. Le modèle de raisonnement ou de pensée, ainsi proposer implicitement à la jeunesse, peut-il constituer un fondement sérieux pour la notion de responsabilité ? Dans quelle mesure l’évidence des faits, qu’on occulte volontairement, implique-t-elle l’imputabilité des actes à la charge d’une responsabilité individuelle ou collective ? Ce questionnement interpelle la pertinence de ces déclarations et commentaires, souvent partisans, desquels l’analyse critique semble absente à l’évidence. Il s’agit le plus souvent de mécanismes de défense, de solidarité et de récriminations de la part de certains esprits chagrins, qui éclipsent à la fois les faits et la responsabilité. Rien d’objectif et de sérieux. Il est remarquable que certains retournements et propos n’inspirent pas la considération, pour dire le moins. Un peu de retenue et de dignité seraient plus favorables à la sérénité nécessaire à une analyse critique, procédant d’un esprit critique et non d’un esprit de critique. Dès lors, nous avons affaire à la facilité, à des dogmatismes, des idées arrêtées ou figées, des partis pris, des cultes de personnalité, des affects, des préjugés, des à certitudes, des stéréotypes, à la mauvaise foi, la déformation qui altèrent gravement la capacité d’analyse.
C’est cette perversion que je dénonce avec force, tant de la part de certains politiques et intellectuels, que de certains médias et commentateurs. Nous voulons tout politiser, alors que nous savons tous, que l’esprit critique est consubstantiel à l’esprit scientifique, et qu’en conséquence, il a des exigences à satisfaire dans la démarche et l’expression d’un jugement, la formulation d’une opinion ou d’un commentaire. Penser, c’est remettre en cause méthodiquement et systématiquement, c’est refuser de se laisser enfermer dans un moule de raisonnement ou un schéma idéologique ou encore une théorie, c’est ne pas accepter sans réflexion et investigation personnelle ce qui est dit et présenter. Ceci autorise à dire que nous gagnerions à mieux penser le débat politique en Côte d’Ivoire, pour réduire la passion, le fanatisme et le populisme, qui ont servi de terreau à notre folie meurtrière pendant la crise, tout comme il est indispensable que les Pouvoirs apprennent à écouter, à accepter la critique et à se remettre en cause.
Aussi, pour revenir au centre de notre préoccupation du moment posons nous les bonnes questions. Les différents protagonistes de cette affaire d’armes de guerre peuvent-ils tout divulguer publiquement, au risque de mettre à mal leurs desseins ou trahir certaines informations jusque là tenues secrètes ? Tout peut-il être avoué publiquement sans susciter, récrimination, résistance, opposition et réprobation publique contre tel ou tel ? Dès lors, que nous n’avons pas une réponse certaine et complète à ce questionnement, il ne nous reste plus qu’à interroger les faits eux-mêmes, et c’est tant mieux car en procédant ainsi, la politique s’en trouve évacuée. Quid des politiques et de leurs auxiliaires, qui tentent de justifier les décisions prises en secret pour les uns, et les actions entreprises en secret pour les autres, sous le couvert fallacieux d’agir pour le respect de la Loi et la sécurité de l’État pour les uns, de mener le combat pour la démocratie et la liberté pour les autres. Ces moralistes et propagandistes politiques font montre de duplicité. La compatibilité entre la morale et la politique n’existe qu’en théorie. Dans la pratique, les acteurs politiques trouvent toujours le moyen de violer les lois selon les contraintes imposées par les circonstances et suivant leurs intérêts personnels. Ceci est une tradition bien implantée ici et ailleurs. Trêve donc des moralistes politiques. Pourquoi vouloir commenter ce qu’on ne sait pas ou qu’on cache. « le secret est l’âme des affaires publiques » suivant le mot de Richelieu. Dès lors, pour établir un lien entre l’absence de pensée critique et la responsabilité avérée ou présumée de Soul to Soul, nous solliciterons deux points de vue.
A – Le point de vue moral et juridique :
L’existence matérielle d’armes de guerre en soi-même, en dehors des institutions de la Républiques habilitées à les posséder légalement, sans autorisation de l’autorité administrative et militaire, constitue une violation flagrante à la Loi interne (Code Pénal, Code de la Sécurité Intérieure, Code de la Défense) en ce qu’elle se heurte à des dispositions d’ordre public, puis à la Loi Internationale en ce qu’elle viole l’embargo Onusien sur les armes qui frappait la Côte d’Ivoire au moment de la commission des faits reprochés. À ce stade, peu importe le contexte, les motifs, les buts, la destination finale, les circonstances et les conditions de leur acquisition et de leur dissimulation. L’aspect matériel du délit est établit et suffisant (flagrant délit), sous la qualification de détention illégale d’armes et de minutions. Reste l’élément intentionnel, pour les autres qualifications (menace et tentative d’atteinte à la sureté de l’État).
S’agit-il d’une détention illicite par une personne ou en bande ? S’agit-il d’un dépôt non enregistré ou d’un dépôt enregistré et non restitué ? S’agit-il d’armes dissimulées ou soustraites frauduleusement à l’État, ou encore, d’armes entrées clandestinement sur le territoire national avant ou après la crise post-électorale, à l’insu des autorités d’alors ou actuelles ? Si la détention illégale de ces armes était parfaitement connue de l’autorité, leur entreposage ou leur possession comportait-il une limitation dans le temps et dans l’espace, et ont-elles fait l’objet d’un inventaire ayant permis de constater des écarts significatifs ? La prolongation de leur possession en temps de paix, en dépit d’un appel solennel à les rendre, plutôt que direct et personnel comme il eut été plus efficace, répondait à quel but ? Quels sont les sources d’approvisionnement desdites armes, les acteurs principaux et les financements ? La sécurité de l’état peut-elle être menacée par un seul individu et un civil ? À quelle organisation appartient-il ? Quelles sont ses complicités ? Qui lui lui a fourni les moyens, à défaut, qui a utilisé son domicile avec son consentement éclairé, pour y stocker des armes ? Pourquoi après le rapport de l’ONU, l’État Ivoirien n’a pas entrepris des investigations en exploitant les informations et éléments précis qu’il contenait ? Qui a voulu aider les mutins et dans quel but, en leur relevant l’existence de ces armes ? Pourquoi avoir attendu cette circonstance pour agir ?
Nous nous apercevons tout de suite que l’élément intentionnel n’est pas encore parfaitement établi, pour caractériser le délit sous d’autres qualifications juridiques. Sans identifier et poursuivre clairement tous les acteurs qui ont rendu possible l’existence de ce fait délictueux, et sans parvenir à établir clairement la finalité de cet acte, en tirant toutes les conséquences de cette incrimination, la justice joue sa crédibilité, d’autant plus qu’elle s’est montré prompte à agir, dans des affaires similaires, sur la base d’indices et de preuves, parfois plus faibles.
Au total, c’est à la Justice de trancher. Tout le reste est purement spéculatif. Un rien de plus. Peut-on ignorer l’extrême gravité de ce fait et le laisser sans suite ? Le plus surprenant est la réaction de certains représentants du peuple et de certains anciens Ministres de la République. Peut on aller contre la légalité, la Justice, l’Ordre Public et la sécurité de l’État dans une République, au nom de je ne sais quel alibi et autres fadaises ?
B- Le point de vue historique et politique
Que le parcours du Président Guillaume, soit semé d’embuches et d’épreuve, est le lot de tout politicien qui a de hautes ambitions. Ce n’est pas une novation. Jusqu’à preuve du contraire rien n’est fait pour l’empêcher de se présenter en 2020, selon qu’il avisera. Son parcours est pour lui un bien et un mal à la fois, parce que en avançant nous laissons des traces par lesquelles l’on peut nous rattraper, pour nous servir ou nous nuire. Cependant, chaque fois que nous sommes sortis du Droit, par une rupture avec la légalité et une défiance à l’autorité de l’État, nous avons eu droit à la guerre. Notre longue et meurtrière crise dont nous peinons encore à sortir, trouve pour partie son origine, dans notre refus de respecter le Droit, notre propension à le manipuler au gré de nos calculs, de nos ambitions, de nos intérêts personnels et de le fouler au pied dans son application. Ce n’est pas le lieu de jeter de l’huile sur les braises chaudes qui couvent encore. En dépit de nombreuses violations du Droit et d’une impunité multiforme, nous devons néanmoins persévérer à faire du Droit notre boussole. Son application doit être générale, impersonnelle et équitable. La politique n’offre pas une impunité. Quel que soit notre appartenance et notre rang social, nous restons soumis au Droit. Il faut arrêter avec les abus de droit, la victimisation, l’invective et le parapluie politique. Nous devons nous battre pour construire un véritable état de droit, où nul n’en est au-dessus. C’est le fait de toujours vouloir placer coute que coute, un homme, notre champion, notre favori, au-dessus des lois, qui nous a entraîné dans l’abyme où nous sommes. Aucun homme quel qu’il soit, et quelle que soit sa valeur, ne peut oblitérer le destin d’un peuple, ou entrainer celui-ci dans une autodestruction, pour la conquête, l’exercice, la conservation du Pouvoir. Il y a une morale publique et l’intérêt supérieur de la Nation, que nous ne devons jamais perdre de vue, si nous voulons gouter à la paix et être une Nation forte
C – Conclusion :
L’examen du fonctionnement de la pensée et du jugement auquel nous nous sommes livré permet de distinguer ce qui relève de la règle de droit et de ce qui révèle de notre capacité proprement humaine à dépasser nos appartenances, pour ne considérer que les faits objectifs et l’intérêt supérieur de la Nation. Il est de la responsabilité personnelle de chacun de l’exercer ou non. Cependant, lorsqu’on est un leader d’opinion, un acteur politique, un intellectuel ou un homme public, cette responsabilité est une obligation, qui indique non seulement notre qualité, mais notre degré de maturité politique et notre sérieux. Il s’agit enfin de comprendre comment cette responsabilité personnelle s’incarne en droit, et dans quelle mesure le rapport à soi, peut constituer un critère fiable d’appréciation de la responsabilité juridique.
SOUMAREY PIERRE

Côte d'Ivoire: mission économique belge de plus de 200 personnes dont la princesse Astrid

Une importante mission économique de la Belgique, deuxième importateur européen de produits de Côte d'Ivoire, est attendue lundi prochain à Abidjan, pour raffermir les échanges commerciaux entre les deux pays qui ont atteint un milliard d'euros en 2016.

"C'est une mission économique exceptionnelle sous la direction de la princesse Astrid (soeur du roi des Belges Philippe) par son ampleur, pas moins de cinq ministres, 214 femmes et hommes d'affaires représentant 135 sociétés et entreprises belges présentes" a déclaré l’ambassadeur de Belgique à Abidjan, Hugues Chantry.

La visite, la deuxième en Afrique subsaharienne de la princesse Astrid, après l'Afrique du Sud et l'Angola, entend "aider des entreprises belges à trouver en Côte d'Ivoire, des opportunités qu'elles recherchent, notamment des échanges commerciaux ou des investissements" a expliqué Guillaume De Bassompierre, conseiller économique à l'ambassade de Belgique.

La Belgique est le deuxième importateur européen de produtis de Côte d'Ivoire. La Côte d'Ivoire est le 65e client de la Belgique et son 45e fournisseur pour des échanges qui ont atteint un milliard d'euros en 2016, selon les chiffres officiels.

La Côte d'Ivoire, premier producteur mondial de cacao vend la fève à la Belgique qui abrite la plus grande usine du groupe suisse Barry Callebaut. Elle lui vend aussi de la banane et de l'ananas.

La Belgique exporte vers la Côte d'Ivoire des machines agricoles, des engrais et des services d'ingénierie.

La délégation belge sera reçue par le président ivoirien Alassane Ouattara, après une cérémonie de signature de contrats entre les entreprise belges et le secteur public ivoirien.

David contre Goliath Épiphane Zoro Bi-Ballo (Côte d’Ivoire)

« Je pense que l’histoire de la “Cour Pognon” a été une source d’inspiration pour moi dans l’acte que j’ai posé en 1999 », confie aujouurd’hui Épiphane Zoro Bi-Ballo. En septembre 1999, ce petit juge de Dimbokro, dans le centre du pays, a fait scandale en signant le certificat de nationalité ivoirienne d’Alassane Ouattara, alors que l’opposant était traité d’« étranger » et de « Burkinabè » par le camp du président Henri Konan Bédié. « Cette décision, je l’ai prise seul et je savais que cela provoquerait le courroux du chef de l’État, mais j’avais le droit avec moi, affirme-t-il. En fait, j’ai été très marqué par mon père, instituteur, et par l’un de mes professeurs de droit à Cocody, Ouraga Obou [membre du Conseil constitutionnel de 2011 à 2014]. Tous deux plaçaient l’indépendance au-dessus de tout. »

« Parce qu’ils ont dit le droit, les juges de Nairobi ont épargné à leur pays une très grave crise », affirme Épiphane Zoro Bi-Ballo
Convocations par sa hiérarchie, coup de fil du ministre de la Justice, Jean Brou Kouakou, un farouche défenseur de l’« ivoirité »… En octobre 1999, Épiphane Zoro Bi-Ballo subit de nombreuses pressions afin qu’il renie sa signature. Mais il ne cède pas et, comme Élisabeth Pognon, il admet avoir été bien entouré. « À l’époque, j’étais soutenu par l’Association syndicale de la magistrature [ASM]. En revanche, l’Union nationale des magistrats de Côte d’Ivoire [Unamaci] s’est alignée sur le pouvoir. » À force d’être menacé, il prend peur et s’enfuit. « Je suis parti au Mali par la route. J’ai passé la frontière de nuit avec un officier de l’armée que je connaissais bien. »

Après la chute de Bédié, il rentre en Côte d’Ivoire et cofonde, en octobre 2000, le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH). Mais il devient très vite la cible de la « presse bleue » pro-Gbagbo et doit repartir en exil. Depuis 2011, il vit de nouveau dans son pays et travaille aujourd’hui au cabinet du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly.

« Parce qu’ils ont dit le droit, les juges de Nairobi ont épargné à leur pays une très grave crise, veut-il croire. En matière de construction d’une société démocratique, ils ont indiqué la voie. »


Quand la justice défie le pouvoir : qui sont ces juges africains qui ont décidé de s’opposer à la loi du plus fort ? – JeuneAfrique.com

 

Quand la justice défie le pouvoir : qui sont ces juges africains qui ont décidé de s’opposer à la loi du plus fort ?
Christophe Boisbouvier Publié le 10 octobre 2017 à 11h50

C’est parfois au péril de leur vie que certains magistrats africains ont choisi de dire le droit. Portrait de ces juges courage qui, comme leurs homologues kényans, ont refusé de se plier aux injonctions du pouvoir.

« Ce juge kényan, lui, au moins, a eu le courage de dire le droit », lance sa collègue congolaise Chantal Ramazani, admirative. Le 1er septembre 2017, en annulant la réélection du président Uhuru Kenyatta pour « irrégularités », le juge en chef David Maraga et ses collègues de la Cour suprême du Kenya ont soulevé une vague d’enthousiasme en Afrique. Est-ce une décision sans précédent ? À notre connaissance, oui.

Avant cette date, jamais, en Afrique, une élection présidentielle n’avait été annulée par un tribunal. Mais David Maraga n’est pas le premier magistrat du continent à affronter le pouvoir de son pays. Avant lui, quelques juges ont résisté aux pressions politiques, parfois au péril de leur vie. Voici quelques cas emblématiques.

 

La dame de fer

Élisabeth Pognon (Bénin)

Cette magistrate a tellement marqué les esprits béninois que la Cour constitutionnelle, qu’elle a présidée pendant cinq ans, est devenue la « Cour Pognon ». En mars 1996, après l’annonce de la défaite du chef de l’État sortant, Nicéphore Soglo, face au revenant Mathieu Kérékou – qui avait déjà dirigé le pays entre 1972 et 1991 –, la « Cour Pognon » a refusé de donner suite aux recours déposés par le camp présidentiel.

Elle a même publié un communiqué dénonçant « les pressions exercées sur elle » – notamment « le mitraillage du domicile du Pr Glèlè Ahanhanzo », l’un des juges constitutionnels. « Une hirondelle ne fait pas le printemps, relate aujourd’hui la magistrate à la retraite. Seule, je n’aurais pas pu faire grand-chose, pour ne pas dire que je n’aurais rien fait. » Élisabeth Pognon a la modestie des grands. Et de fait, lors du bras de fer avec le camp Soglo, les sept juges de la cour béninoise ont fait bloc.

 

David contre Goliath

Épiphane Zoro Bi-Ballo (Côte d’Ivoire)

« Je pense que l’histoire de la “Cour Pognon” a été une source d’inspiration pour moi dans l’acte que j’ai posé en 1999 », confie aujourd’hui Épiphane Zoro Bi-Ballo. En septembre 1999, ce petit juge de Dimbokro, dans le centre du pays, a fait scandale en signant le certificat de nationalité ivoirienne d’Alassane Ouattara, alors que l’opposant était traité d’« étranger » et de « Burkinabè » par le camp du président Henri Konan Bédié. « Cette décision, je l’ai prise seul et je savais que cela provoquerait le courroux du chef de l’État, mais j’avais le droit avec moi, affirme-t-il. En fait, j’ai été très marqué par mon père, instituteur, et par l’un de mes professeurs de droit à Cocody, Ouraga Obou [membre du Conseil constitutionnel de 2011 à 2014]. Tous deux plaçaient l’indépendance au-dessus de tout. »

« Parce qu’ils ont dit le droit, les juges de Nairobi ont épargné à leur pays une très grave crise », affirme Épiphane Zoro Bi-Ballo

Convocations par sa hiérarchie, coup de fil du ministre de la Justice, Jean Brou Kouakou, un farouche défenseur de l’« ivoirité »… En octobre 1999, Épiphane Zoro Bi-Ballo subit de nombreuses pressions afin qu’il renie sa signature. Mais il ne cède pas et, comme Élisabeth Pognon, il admet avoir été bien entouré. « À l’époque, j’étais soutenu par l’Association syndicale de la magistrature [ASM]. En revanche, l’Union nationale des magistrats de Côte d’Ivoire [Unamaci] s’est alignée sur le pouvoir. » À force d’être menacé, il prend peur et s’enfuit. « Je suis parti au Mali par la route. J’ai passé la frontière de nuit avec un officier de l’armée que je connaissais bien. »

Après la chute de Bédié, il rentre en Côte d’Ivoire et cofonde, en octobre 2000, le Mouvement ivoirien des droits humains (MIDH). Mais il devient très vite la cible de la « presse bleue » pro-Gbagbo et doit repartir en exil. Depuis 2011, il vit de nouveau dans son pays et travaille aujourd’hui au cabinet du Premier ministre, Amadou Gon Coulibaly.

« Parce qu’ils ont dit le droit, les juges de Nairobi ont épargné à leur pays une très grave crise, veut-il croire. En matière de construction d’une société démocratique, ils ont indiqué la voie. »

 

Le tazartché ? Pas question !

Salifou Fatimata Bazeye, (Niger)

Beaucoup parlent, mais pas elle. La juge Bazeye est une icône au Niger, mais elle reste très discrète sur les motivations qui l’ont conduite, un jour de mai 2009, à dire non au projet du président Mamadou Tandja de rester au pouvoir au-delà de la fin de son mandat – le fameux « tazartché ».

Femme énergique et indomptable, la présidente de la Cour constitutionnelle du Niger, aujourd’hui à la retraite, a puisé aussi son courage dans un collectif. Comme la « Cour Pognon », la « Cour Bazeye » a fait bloc. Et l’avis du 26 mai 2009 a été rendu à l’unanimité des sept juges constitutionnels. Pour se venger, Mamadou Tandja a dissous la cour le 29 juin. Mal lui en a pris. Quelques mois plus tard, il sera renversé et la juge courage reprendra sa place…

L’incorruptible

Gilbert Schlick (Cameroun)

Comme sa collègue du Niger, ce juge métis – de père allemand et de mère camerounaise – préfère l’action à la parole. Dans l’opération Épervier, tous les procès de présumés corrompus finissent par de lourdes condamnations. Tous sauf un. En mai 2012, à la surprise générale, l’impassible Gilbert Schlick, dit « l’incorruptible », acquitte l’ancien secrétaire général de la présidence, Jean-Marie Atangana Mebara, pour « faits non établis » dans l’affaire Albatros – l’achat d’un avion présidentiel.

Aussitôt, le parquet fait appel et bloque l’ordre de remise en liberté de Mebara. Quant au magistrat, il reçoit de la présidence camerounaise une demande de « note explicative », avant d’être muté. Regrette-t-il sa décision de mai 2012 ? « Non, a-t-il soufflé un jour à l’un de ses proches. J’ai pris cette initiative en accord avec ma conscience. »

 

Boni ne lui dit pas merci

Angelo Houssou, (Bénin)

Au Bénin, on l’appelle le « juge des non-lieux ». En mai 2013, ce magistrat a prononcé deux non-lieux au bénéfice de l’homme d’affaires Patrice Talon, qui était accusé dans des affaires d’empoisonnement et de tentative de coup d’État contre le président Boni Yayi. Fureur de celui-ci. « Après cette décision, j’ai réellement craint pour ma vie », affirme le juge, qui s’est enfui au Togo en traversant le fleuve Mono en pirogue.

Après deux ans d’exil aux États-Unis, il retrouve son pays et publie, en 2015, un livre-témoignage, Je ne suis pas un héros, dans lequel il écrit : « Nous, gens de justice, avons trop souvent une propension à nous recroqueviller et à vivre notre mission comme un angle mort. » Après l’élection de Patrice Talon, il est nommé à la tête de l’administration pénitentiaire béninoise (un joli poste très convoité). En tant que magistrat, il est désormais rattaché au Bureau d’analyse et d’investigation, le nouveau service de la présidence dirigé par Johannes Dagnon, cousin et conseiller spécial de Patrice Talon.


Contre vents et marées

Chantal Ramazani (RD Congo)

« Je suis mère de famille et j’ai eu peur. » En quelques mots, elle dit tout. En juin 2016, la présidente du tribunal de paix de Lubumbashi a reçu l’injonction de condamner l’opposant Moïse Katumbi et de le rendre ainsi inéligible. La magistrate raconte aujourd’hui que l’affaire de spoliation immobilière imputée à l’ex-gouverneur du Katanga était prescrite depuis longtemps, mais que le premier président de la cour d’appel de Lubumbashi, Paulin Ilunga, l’a convoquée et lui a dit, entouré de militaires : « Mettez-lui trois ans de prison et demandez son arrestation immédiate. »

Elle précise que son supérieur a ajouté : « Si vous ne faites pas cela, on vous révoque et on vous condamne à dix ans de prison. » Mêmes menaces contre les deux autres juges chargés du dossier. Comme elle traînait des pieds, Chantal Ramazani affirme que le chef de l’Agence nationale de renseignement (ANR), Kalev Mutond, l’a lui-même appelée d’une voix cassante pour l’intimider.

« Un collègue m’a écrit : “Vous êtes une femme forte” », raconte Chantal Ramazani

Le jour du jugement, ses deux collègues et elle se sont exécutés. Moïse Katumbi a été condamné, en son absence, à la peine préétablie. C’est alors que la juge s’est rebellée. « C’était une question de conscience, dit-elle aujourd’hui. Je ne pouvais pas vivre avec les conséquences de cette décision. » Dans une lettre ouverte, Chantal Ramazani a dénoncé « les contraintes physiques et morales » qu’elle avait subies et a demandé que sa signature « extorquée » soit « considérée nulle et de nul effet ».

La juge jouait gros. Après deux semaines de vie clandestine, elle a réussi à s’enfuir par l’aéroport de Kinshasa grâce à la complicité de quelques policiers. Aujourd’hui, elle est réfugiée politique en France, avec sa famille. « Le jour où j’ai décidé d’écrire cette lettre, j’étais seule, confie-t-elle. À l’époque, personne n’est venu à mon secours. Ni le Conseil supérieur de la magistrature, ni les syndicats de magistrats. Je n’ai eu que des encouragements en cachette, par WhatsApp et Facebook. Et un collègue m’a écrit : “Vous êtes une femme forte.” »

En toute impunité

L’agression du juge Mbuyi, le 18 juillet 2017 à Lubumbashi ? « Cela a sûrement été commandité par le pouvoir », affirme la juge Ramazani. « On ne peut pas le prouver à 100 %, mais c’est probablement une agression politique », renchérit un chercheur d’Amnesty International. Ce qui est sûr, c’est que Jacques Mbuyi, juge au tribunal de grande instance de Lubumbashi, a été victime d’une tentative d’assassinat la veille du jour où il devait présider l’audience en appel du procès contre Moïse Katumbi.

Ce 18 juillet au soir, un véhicule défonce le portail de son domicile. Huit hommes armés et cagoulés en sortent. Trois d’entre eux entrent dans la maison et violentent l’épouse du magistrat devant celui-ci et leurs enfants. Quand le juge leur propose de l’argent, ceux-ci répliquent : « Nous ne sommes pas venus ici pour de l’argent, mais pour vous tuer. » Ils tirent sur lui et le laissent pour mort.

Grièvement blessé à l’abdomen, Jacques Mbuyi survit pourtant. Il est évacué quelques jours plus tard vers l’Afrique du Sud, avec l’aide de l’Institut de recherche en droits humains (IRDH) et d’Amnesty International. Aujourd’hui, le magistrat est toujours hospitalisé et se rétablit lentement. Qui sont ses agresseurs ? Les autorités semblent privilégier la piste crapuleuse. Début septembre, sur une télévision locale, le gouverneur du Haut-Katanga a présenté deux suspects au milieu d’un groupe de personnes arrêtées dans des affaires de droit commun. Selon l’IRDH, qui est basé à Lubumbashi, aucune enquête n’a été ouverte, ni par la police, ni par le parquet de la capitale provinciale. Un juge a failli être assassiné, mais la justice semble inerte…

Élections repoussées au Kenya

Au Kenya, la nouvelle élection présidentielle, initialement prévue le 17 octobre, a été reportée au 26 du même mois. Sous le coup d’une enquête, la commission électorale (l’IEBC) peut-elle tenir les délais ? Pas si sûr. La Constitution prévoit pourtant que le nouveau scrutin aura lieu au plus tard le 31 octobre.

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Monsieur Franklin Nyamsi traite le Premier Ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, de chef de Gang ! C’est inacceptable! 1

"L’Ivoirien que tu es, devrait pourtant avoir constamment à l’esprit que notre pays traverse en ce moment des périodes difficiles et dangereuses après la meurtrière crise post-électorale dont elle tente de se relever."

Monsieur Franklin Nyamsi, durant de longs mois, j’ai longtemps hésité avant de m’adresser à toi directement et publiquement. Je m’adresse à toi publiquement aujourd’hui car je te connais et je connais les différentes étapes de ton parcours. Nous avons été mon épouse et moi depuis 1996, tes soutiens durant de longues années, quelques temps après ton arrivée dans cette Côte d’Ivoire ébranlée par l’Ivoirité dont tu as souffert. Je me suis éloigné de toi écœuré, à la suite de ma découverte de ton insondable vacuité morale, de ton monstrueux égocentrisme et de ton abyssale ingratitude.

Cela me fait donc pouffer de rire quand je lis, dans ce tissus d’inepties dont tu as le secret, cette phrase au sujet du journaliste Kra Bernard « Encore un de ces jeunes ingrats qui se refont une vie sous les miettes du gang d’Amadou Gon, après avoir ratissé tous les râteliers disponibles ». Il m’a semblé te reconnaître dans cette phrase. N’est-ce pas de toi dont tu parles ?


Constatant tes dérives langagières qui vont crescendo, j’ai perdu tout espoir quant à ta faculté de te maîtriser. Après le Ministre Hamed Bakayoko que tu avais récemment agoni d’injures, c’est au tour du Premier Ministre Amadou Gon Coulibaly en attendant que vienne le tour du Président de la République en personne, selon ta logique ascensionnelle de grimpeur sans foi ni loi à l’assaut des cimes ivoiriennes.

Je t’adresse donc cette exhortation impérative : un triple « Attention ! ». Tu peux aisément en comprendre le sens. Refrène tes passions. Apprends à te limiter. Sois humble. Reconnais au dessus de toi quelque chose de plus Grand : Le respect de l’Autre, tout simplement, et le Savoir que tu ne posséderas jamais, une tâche infinie comme nous l’enseigne Socrate, le père de la Philosophie.

Plein de toi-même, campé dans le bellicisme permanent et dressé sur tes ergots, tu es resté une pierre brute. Atteint de mégalomanie et de prétention, tu es devenu, à la place que tu occupes un danger pour la Côte d’Ivoire.

L’Ivoirien que tu es, devrait pourtant avoir constamment à l’esprit que notre pays traverse en ce moment des périodes difficiles et dangereuses après la meurtrière crise post-électorale dont elle tente de se relever.

En démocratie, le rôle des conseillers, pour autant qu’ils en méritent le titre auprès des hommes politiques, n’est-il pas de contribuer à empêcher la radicalisation des politiques ? N’est-il pas de les aider, par des conseils pondérés de sagesse qui éclairent leurs choix et décisions, à gérer la particularité des situations, à représenter et à servir les intérêts de la société ? N’est-il pas de les aider à construire cette crédibilité politique dont dépend leur stature d’homme d’Etat aux yeux de l’opinion publique ?

Je t’adresse donc, Monsieur Franklin Nyamsi, cette mise en garde parce que je tiens, plus que tout au monde, à la stabilité politique de notre commune patrie qui a, en ce moment, éperdument besoin de paix sociale, d’une culture de la considération et du respect de l’Autre, fondements de la démocratie.

par / Alexis Dieth, Docteur en philosophie de l’Université de Poitiers, est chercheur à Vienne (Autriche). Spécialiste de la philosophie morale et politique d

Ouverture à Yamoussoukro de la 120e session du Conseil International du Café

Pour la première fois de son histoire, la Côte d’Ivoire, troisième exportateur de café au monde accueille la 120e session du Conseil International du Café dont la cérémonie d’ouverture à eu lieu ce jeudi à Yamoussoukro.

Prenant la parole, le président par intérim du Conseil International du Café, M. Aly Touré a remercié toutes les délégations (les 50 pays membres de l’ICCO dont 43 pays producteurs et 7 pays consommateurs) d’avoir fait confiance à la Côte d’Ivoire pour l’organisation de la 120e session du conseil international du café, espérant que les résolutions qui sortiront permettront à la Côte d’Ivoire de passer de manière effective à une économie caféière durable.

Pour lui, cette session va permettre de créer toutes les conditions pour que la chaine de valeur du café soit une réalité en mettant un accent particulier sur les prix payés aux paysans.

« La Côte d’Ivoire est activement attentive aux conclusions des travaux de la présente session desquelles elle souhaite que des stratégies et actions vigoureuses soient décidées aux fins de faire du Café une source vraie de développement économique durable » a rassuré le Ministre du Commerce, de l’Artisanat et de la Promotion des PME, Souleymane Diarrassouba, représentant le Premier Ministre ivoirien.

Dans cette perspective, le Gouvernement a pris des mesures importantes pour améliorer la gouvernance des filières agricoles, augmenter de manière significative le budget national consacré à l’investissement dans le secteur agricole à travers le Programme national d’investissement agricole (PNIA) évalué à 2.040 milliards de francs sur cinq ans, engager une profonde réforme du système de formation agricole, et lancer un vaste chantier sur la mécanisation agricole.

Le ministre a par ailleurs rappelé cette ambition politique volontariste traduite, depuis quelques années, par la mise à exécution du programme de relance caféière.

La Côte d’Ivoire vise en 2020 un niveau de production de 200.000 tonnes et un taux de torréfaction de l’ordre de 50% alors que la production nationale actuelle se situe à 106.000 tonnes.

« C’est un défi majeur que nous tenons à relever et ce, avec le concours de nos partenaires traditionnels et les appuis de tous les pays amis » a rappelé M. Diarrassouba appelant à une mutualisation des moyens et autres ressources de recherche et de vulgarisation des fruits de la recherche, la mise en place de mécanismes d’accompagnement des politiques et des programmes de modernisation de la culture du café et de renforcement des capacités des caféiculteurs, des appuis divers notamment aux programmes de promotion de la consommation des produits issus du café.

L’OIC qui existe depuis 1960, est un organisme intergouvernemental dont l’objectif est de montrer le rôle prépondérant du Café dans le développement socio-économique de l’Afrique. Il s’agit par conséquent d’un instrument d’éradication de la pauvreté auquel la Côte d’Ivoire a adhéré depuis 1960.

La Cote d’Ivoire, troisième producteur africain de Café, et par ailleurs membre fondateur de l’OIC, entend en collaboration avec les 24 autres membres de l’Organisation, participer à la renaissance du Café Africain.
Atapointe

Par ma voix, la nouvelle Direction du RDR s’engage, sous l’autorité du Président Alassane Ouattara, à se hisser à la hauteur des attentes des militants et militantes.

Professeur Henriette Dagri DIABATE
Présidente du Rassemblement des Républicains (RDR)

Rassemblement des Républicains (RDR) : la nouvelle direction appelle les militants à restés mobilisés autour du Président Alassane Ouattara (Communiqué)

Politique Rassemblement des Républicains (RDR) : la nouvelle direction appelle les militants à restés mobilisés autour du Président Alassane Ouattara (Communiqué)
Publié le lundi 25 septembre 2017 | Partis Politiques

Les 9 et 10 septembre 2017, le Rassemblement Des Républicains, RDR, a tenu son troisième Congrès, au Palais des Sports de Treichville, Abidjan.
- Vu la bonne organisation de ce Congrès et le succès éclatant qui en est découlé,
- Au regard de la mobilisation enthousiaste des militants et militantes du RDR
- Considérant la forte mobilisation et la contribution remarquable des membres statutaires : les secrétaires départementaux, les membres des Bureaux des structures spécialisées (RFR, RJR, RER), les secrétaires de section, les présidents de comité de base, aux débats en commissions et/ou en plénière,
- Notant avec joie l’approbation par les militants, militantes et sympathisants du RDR, des différentes résolutions du Congrès et des décisions du Président d’Honneur, Monsieur Alassane Ouattara,
- Sensible aux félicitations et encouragements des militants, sympathisants, de la société civile, des partis alliés et frères que la nouvelle Direction reçoit, chaque jour, à travers ma personne,
Au nom de la Nouvelle Direction, j’adresse, mes vives félicitations à Monsieur Alassane Ouattara, Président de la République, à la Présidence d’Honneur du RDR ;
Le congratule pour son leadership éclairé et l’impressionnant travail de reconstruction et de développement de la Côte d’Ivoire qu’il a accompli;
Lui exprime ma profonde gratitude pour la confiance placée en moi-même et aux autres membres de la nouvelle Direction.
Au nom de la nouvelle Direction, je lui donne l’assurance de notre indéfectible soutien.
La nouvelle Direction du RDR adresse ses félicitations :
- au secrétaire général par intérim, M. Amadou SOUMAHORO pour le remarquable travail que lui et ses collaborateurs ont abattu, permettant ainsi au RDR de glaner des succès électoraux indéniables :
- au Comité d’organisation présidé par M. Adama BICTOGO et les responsables des différentes commissions qui n’ont ménagé aucun effort pour faire de ces assises un grand succès :
- aux militants, militantes, membres statutaires : les secrétaires départementaux, les membres des Bureaux des structures spécialisées (RFR, RJR, RER), les secrétaires de section, les présidents de comité de base, et sympathisants dont l’extraordinaire mobilisation a permis au 3e Congrès de battre les records d’affluence ;
- aux membres du Bureau du Congrès qui ont conduit les travaux avec efficacité et ayant permis d’établir le bilan positif du secrétariat général sortant tout en dégageant les perspectives d’avenir.

La nouvelle Direction salue :

- les partis politiques alliés en l’occurrence le PDCI-RDA, l’UDPCI ; le MFA, l’UPCI, le PIT, représentés au plus haut niveau aux assises de notre Congrès, pour leur marque de solidarité et de confiance renouvelée ;
- les partis politiques frères venus du Burkina Faso, Cameroun, Centrafrique, Cap Vert, Gabon, Guinée, Mali, confirmant ainsi le rayonnement international du RDR et son engagement dans l’œuvre de construction de l’Unité africaine ;

Par ma voix, la nouvelle Direction du RDR s’engage, sous l’autorité du Président Alassane Ouattara, à se hisser à la hauteur des attentes des militants et militantes.
Enfin, la Direction du RDR les appelle à rester mobilisés autour du Président d’Honneur, du RDR et de ses valeurs.
Elle les invite à œuvrer inlassablement pour une Côte d’Ivoire rassemblée, apaisée et plus prospère.

Professeur Henriette Dagri DIABATE
Présidente du Rassemblement des Républicains (RDR)

Le président a regagné Abidjan après un séjour au Portugal et aux Etats-Unis

Le président de la République, Alassane Ouattara, a regagné Abidjan, ce vendredi après un séjour au Portugal et aux Etats-Unis.

Le chef de l’Etat a effectué une visite d’Etat, les 12 et 13 septembre à Lisbonne, avant de prendre part à la 72e session de l’Assemblée générale des Nations unies, du 19 au 21 septembre, à New York, précise un communiqué de la présidence parvenu à l’AIP.

Faisant le point de son séjour, le président Ouattara a indiqué que son voyage au Portugal s'inscrivait dans le cadre du renforcement de la coopération bilatérale et des relations d'amitié qui lient la Côte d'Ivoire et ce pays depuis plusieurs années.

Il a ajouté que cette visite a été une occasion pour échanger avec les autorités du Portugal, procédé à la signature de plusieurs accords de coopération et présenté au secteur privé portugais les progrès accomplis par la Côte d’Ivoire et les opportunités d’affaires qu’elle offre.

A New York où il a livré un message à la tribune de la 72e session de l’Assemblée générale de l’ONU, mercredi, le président ivoirien a indiqué avoir souligné le rôle qu'entend jouer son pays en sa qualité de membre du Conseil de sécurité de l'ONU pour la période 2018-2019, tout en exprimant la gratitude du peuple ivoirien aux États membres de l'ONU pour leur grande mobilisation qui a porté la Côte d’Ivoire au Conseil de sécurité et a réitéré sa détermination à partager, avec le monde, l'expérience de son pays en matière de gestion de sortie de crise et de coopération efficace avec les Nations unies.

Le président de la République a également évoqué la question du terrorisme et la nécessité de trouver une réponse collective satisfaisante contre ce phénomène. Il a ainsi invité les grandes puissances à intensifier leur engagement contre le terrorisme en Afrique en soutenant davantage les efforts du continent et particulièrement ceux du G5 Sahel.

En marge de l’Assemblée générale, le chef de l’Etat a souligné avoir eu plusieurs rencontres, notamment un entretien avec le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, des échanges avec le président du Conseil européen, Donald Tusk, avec la présidente de l’Estonie, Kersti Kaljulaid, et un déjeuner de travail avec le président américain, Donald Trump, qui a convié huit chefs d’Etat africains.

Il a dit avoir également participé au sommet Japon- pays africains, membres non-permanents du Conseil de sécurité de l’ONU, organisé par le premier ministre du Japon, Shinzo Abe, à la 5e réunion du conseil d’administration du centre des

Objectifs de développement durable (ODD) pour l’Afrique, à l’invitation du président rwandais, Paul Kagamé, au lancement du Pacte mondial pour l’environnement, à l'invitation du président français, Emmanuel Macron, et à la réunion de haut niveau organisée par la première ministre du Royaume-Uni, Theresa May.

Le président Ouattara a révélé avoir prononcé aussi une conférence à l’université de Columbia sur le thème "Les défis pour le succès d'une transition démographique et le développement du potentiel de l'Afrique : le cas de la Côte d'Ivoire".

Des activités, selon le chef de l’Etat, permettent à la Côte d’Ivoire de retrouver sa place dans le concert des Nations.

Mme Dominique Ouattara lors de la réunion de haut niveau de l’OPDAS : « il nous apparaît primordial d’améliorer les conditions de vie des jeunes »

En marge de la 72ème session de l’Assemblée Générale des Nations Unies, l’Organisation des Premières d’Afrique contre le VIH/ SIDA (OPDAS) a organisé, ce mardi 19 septembre 2017, une réunion de haut niveau sur le partenariat mondial pour tirer du dividende démographique en Afrique. Réunion au cours de laquelle la Première Dame de Côte d’Ivoire a été invitée à prendre la parole. À cet effet, deux panels ont été organisés sur deux thèmes , à savoir, « Mise en œuvre de la feuille de route de l’Union Africaine pour exploiter le dividende démographique en Afrique : assurer des services de santé adaptés aux jeunes où ils sont nécessaires » et « Mise en œuvre de la feuille de route de l’Union Africaine pour exploiter le dividende démographique en Afrique : mettre fin au SIDA d’ici à 2030. » Nous vous proposons l’intégralité du discours de la Première Dame de Côte d’Ivoire, Mme Dominique Ouattara.

Excellences, Mesdames les Premières Dames,
Chers partenaires,
Mesdames et Messieurs,

Je me réjouis d’être avec vous aujourd’hui, à l’occasion de cette réunion de l’OPDAS, qui se tient en marge de la 72ème Assemblée Générale des Nations Unies, à New-York.

Je voudrais avant tout propos, saluer mes sœurs Premières Dames des pays membres de l’OPDAS, rassemblées en cette importante occasion, ainsi que l’ensemble des partenaires techniques et financiers de notre organisation présents à nos côtés.


Mesdames et Messieurs,

Dans la continuité des réflexions menées à Addis-Abeba en juillet dernier, l’objet de notre rencontre de ce matin est d’échanger sur la mise en place d’un partenariat mondial efficace, en vue d’exploiter le dividende démographique en Afrique, pour mettre fin au VIH/Sida d’ici 2030.


En effet, selon les dernières perspectives démographiques mondiales des Nations Unies, les jeunes de moins de 25 ans, représentent en 2017, 60% de la population africaine. Et la question est de savoir comment cette frange importante de notre population peut constituer une force vive et un atout pour notre continent ?

Car aujourd’hui, force est de constater que la jeunesse de notre continent demeure vulnérable. Elle reste exposée dans une certaine mesure à la précarité, au faible niveau d’éducation, ainsi qu’au déficit de prise en charge sanitaire pour certaines pathologies.

En effet, les données de juin 2017 communiquées par l’ONUSIDA, indiquent que sur les 4 500 nouvelles infections à VIH enregistrées en Afrique, 37% se situent chez les jeunes de 15 à 24 ans.

Un autre rapport récent de l’institution établit également, que les maladies associées au sida sont la principale cause de décès chez nos adolescents. Les jeunes restent donc beaucoup plus exposés à cette pandémie que les autres tranches d’âge.
Face à ce constat, il nous apparait primordial d’unir nos efforts et d’intensifier nos actions, afin d’améliorer les conditions de vie des jeunes et des adolescents en Afrique.

Mes chères sœurs,
Mesdames et Messieurs,

Pour récolter le dividende démographique en vue de mettre fin au VIH/Sida, il faut nécessairement investir davantage en faveur de notre jeunesse, conformément à la feuille de route de l’Union Africaine.
Ces actions prioritaires concernent particulièrement les domaines de l’éducation, de la santé et de l’autonomisation financière.

En effet, éduquer les jeunes pour mettre fin au VIH/Sida, c’est d’abord les sensibiliser afin d’éviter de nouvelles infections :

- Premièrement en intensifiant l’offre de services de prévention ciblant les jeunes et les adolescents, à travers une communication accrue sur le changement de comportement, orientée vers cette tranche d’âge.
Le succès de cette démarche inclut l’utilisation des nouvelles technologies de l’information et de la communication, afin de toucher les jeunes là où ils se trouvent, via internet et les réseaux sociaux.

En effet, nous savons qu’en Afrique, tous nos jeunes, quel que soit leur niveau social et scolaire, disposent d’un téléphone portable et se connectent régulièrement à internet.

- Deuxièmement, en favorisant une protection sociale pour toutes les pathologies liées au VIH/Sida, avec un accent particulier sur l’accès aux soins et surtout aux médicaments, particulièrement en milieu rural.

- En troisième lieu, il faudrait également promouvoir l’accès à des services de santé sexuelle et reproductive, notamment en sensibilisant davantage les jeunes femmes en âge de procréer quant à l’importance du planning familial, et la prévention des grossesses précoces par la mise à disposition de moyens de contraception.

A ce stade de mon propos, je voudrais faire un plaidoyer auprès de nos gouvernements en ce qui concerne la gratuité des contraceptifs dans les différents programmes, comme pour les antirétroviraux.

- Quatrièmement, en renforçant la prise en charge des jeunes vivants avec le VIH/sida, par le développement de structures sanitaires intégrées dans nos pays.

Par exemple en Côte d’Ivoire, le Gouvernement a autorisé la délégation des tâches qui permet à tous les professionnels de santé de prescrire aux patients, des antirétroviraux pour le traitement des maladies opportunistes telles que la tuberculose et l’hépatite.
- Enfin, nos efforts doivent également porter sur l’élimination des violences basées sur le genre, avec un accent particulier sur le traitement des fistules obstétricales qui représentent un réel problème de santé publique dans beaucoup de nos pays. Les femmes qui en sont victimes, devraient être prises en charge pour leur réintégration sociale.


Mesdames et Messieurs,

Toutes ces actions en faveur de nos jeunes seront d’autant plus réalisables, si nous leur permettons d’avoir une autonomie financière.
En Côte d’Ivoire, cette question a été prise à bras le corps par le Fonds « Agir pour les jeunes » et le « FAFCI », Fonds d’Appui aux Femmes de Côte d’Ivoire créé en 2012 pour nos femmes.


Mes chères sœurs,

Je voudrais pour terminer, me féliciter de l’engagement et de la détermination dont nous faisons preuve, pour mener à bien cette noble cause qu’est celle d’unir nos énergies, pour mettre fin au VIH/Sida d’ici 2030.

J’ai foi qu’ensemble, nous y parviendrons.

Je vous remercie.

Pourquoi débourser autant d’énergie pour nous éviter ? Pour nous marginaliser ! Pour nous diviser! Là où le simple honneur suffirait. Nous devons taire nos orgueils quand il s’agit de l’intérêt supérieur de la nation»,

Le discours de Bédié ‘’tranche avec l’appauvrissement du débat politique en Côte d’Ivoire’’ (Soro)

Le discours prononcé dimanche à Daoukro (Centre-Est) par le Président du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) Henri Konan Bédié est ‘’riche’’ et ‘’tranche avec l’appauvrissement du débat politique en Côte d’Ivoire’’, a estimé le Président de l’Assemblée nationale, Guillaume Kigbafori Soro à la faveur de la célébration de l’an 3 de l’Appel de Daoukro.

«Pourquoi débourser autant d’énergie pour nous éviter ? Pour nous marginaliser ! Pour nous diviser! Là où le simple honneur suffirait. Nous devons taire nos orgueils quand il s’agit de l’intérêt supérieur de la nation»,a écrit M. Soro sur son compte twitter estimant que « chacun a une place! Chacun a un destin. Alors ne contournons personne. Croisons-nous, unissons-nous, pardonnons-nous, réconcilions-nous».

Poursuivant, le chef du parlement ivoirien, qui s’est fait représenter à cette célébration de l’an trois de l’Appel de Daoukro par l’ex-ministre, Affoussiata Bamba-Lamine, a salué « l’esprit d’union et de paix» du discours de M. Bédié.

«Je note la force et la puissance des mots choisis avec soin. Un discours riche qui tranche avec l’appauvrissement du débat politique en Côte d’Ivoire », a commenté M. Soro.

Lancé le 17 septembre 2014, par le président du PDCI-RDA, Henri Konan Bédié à l’occasion d’une visite d’État du président Alassane Ouattara dans la région de l’Iffou à Daoukro (Centre-Est), « l’Appel de Daoukro » était une invite aux partis membres de la coalition au pouvoir à parrainer la candidature unique de M. Ouattara à la présidentielle ivoirienne de 2015.

A l’occasion de ce troisième anniversaire de cet Appel à Daoukro, M.Bédié a notamment, tenu un discours de paix et d’union au sein de la coalition au pouvoir. Déplorant la cristallisation du débat politique autour de la présidentielle de 2020, le président du PDCI, a exhorté ses alliés à « désarmer nos plumes, nos langues... Les ambitions sont certes légitimes. Mais elles doivent être coordonnées. Tout le monde ne pas être président de de la république et en même temps ».

Relativement au sens de «l’Appel de Daoukro», M. Bédié a expliqué que « notre alliance résout le problème de la gestion du pays et l’Appel de Daoukro balise le problème des successions au pouvoir ».

Le livre de Delphine Krizoua "Mon colonel" fera réfléchir plus d'un quand vous refermerez l'œuvre .

#Afriki......"Mon colonel " !!!!!!!!!!!
Il y'a des années en arrière nous étions un témoin d'un scandale provoqué par un voisin du quartier avec la fille mineur de l'autre voisin d'en face. Le tonton du quartier retraité , la soixantaine révolue avait jugé bon de jouer sur le tard à la marelle avec Mamah , la fillette de 10 ans "consentante "du voisin dans son lit alors que toute sa maisonnée était absente . Surpris en pleine action par les cris hystériques de la servante revenue trop tôt du marcher , Tonton n'a eu son salut qu'à la force de ses jambes.

 hisser trop tôt dans le cercle des personnes sexuellement actives en garde encore des séquelles par une vie dissolue et dépravée . Faisons nous suffisamment attention aux hommes qui gravitent autour de nos fillettes . Percevons nous les signaux que nous renvoient une fillette en détresse. Savons nous qu'autour de nous, dans nos maisons, nos quartiers , les fillettes se prostituent pour s'acheter qui la pommade, qui un sous corps , qui pour paraître ? S'offrir à un professeur pour améliorer sa moyenne ? Faisons nous suffisamment attention au comportement de notre personnel masculin de maison envers nos fillettes, filles .......chauffeur, gardiens, boys, cuisiniers, jardiniers ?


Le livre de Delphine Krizoua "Mon colonel" fera réfléchir plus d'un quand vous refermerez l'œuvre .


Avec Constance, avec ma gde sr macathy.aimsika nous avons accompagné avec bonheur Delphine dans sa démarche dénonciatrice de la prostitution enfantine, de la pédophilie et de l'intransigeance de certains aspects de la tradition face à la détresse de la mort d'un proche. Une dédicace assez émouvante avec beaucoup de larmes et de beaux souvenirs.


Big kiss Amira Lobognon
Merci à toutes mes élèves de la promotion de Delphine devenues de belles femmes qui occupent dignement leur place dans la société , je suis fière de vous les filles ?Mahoua S. Bakayoko

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