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Infos Ivoiriennes (892)

Affaire "une policière giflée par un député"/Lebry Marie-Leonard (Procureur général) :"Je ne tolérerai plus dans cette affaire que la justice (...) soit vilipendée"

Monsieur le Procureur général, que sait votre parquet de cette affaire qui défraie la chronique et pour laquelle un de vos collaborateurs, le procureur de la République, est pris à partie ?

Ma réponse sera quelque peu longue, mais cela est bien nécessaire vu l’importance qu’a prise l’affaire en cause. Le dimanche 28 janvier 2018, vers 19 heures, le procureur de la république d’Abidjan m’a informé téléphoniquement de ce qu’un député aurait administré une gifle à une agent de police qui réglait la circulation ; au motif que celle-ci aurait bloqué la file de véhicules dans laquelle il se trouvait, pour laisser passer une autre file ; que cet acte du député aurait provoqué un attroupement de la population qui se trouvait à cet endroit et s’apprêtait à le lyncher lorsqu’il a été exfiltré par des agents de police du commissariat du 30e arrondissement qui l’auraient conduit au poste de police ; que cependant, sans qu’il en ait été informé, lesdits agents auraient laissé partir le député...

(...) Je pense que ce n’est pas juridique de demander la démission d’un magistrat qui, dans l’exercice de ses fonctions aurait commis des actes irréguliers. Je profite pour dire que le procureur de la république n’est pas seul ni isolé dans cette affaire. Il a non seulement le soutien de sa hiérarchie, de toute sa hiérarchie mais aussi celui de l’ensemble des magistrats. Enfin, je l’ai déjà dit et je le redis encore, la récréation est terminée. Il est temps que cesse cette polémique inutile ainsi que les critiques acerbes et non fondées contre l’appareil judiciaire. Je ne tolérerai plus dans cette affaire, comme dans bien d’autres, que la justice et notamment que le parquet qui est dans son rôle de poursuite soit vilipendé parce qu’il a fait son travail.

Toute personne qui continuera à se livrer à cet exercice s’exposera à des poursuites pénales pour diffamation ou injures publiques.

Interview réalisée

CIV/Dominique Ouattara : DISCOURS LORS DE LA SIGNATURE D’UN ACCORD ENTRE LE CNS ET NORC DE CHICAGO (Publications Officielle)

Mesdames et Messieurs,

C’est avec beaucoup de plaisir que je vous retrouve aujourd’hui, à l’occasion de cette cérémonie de signature de l’accord de collaboration entre la Côte d’ivoire et l’Institut de recherche NORC de l’Université de Chicago.

Je voudrais tout d’abord saluer la présence de Madame Clarisse DUNCAN, Epouse de Monsieur le Vice-Président, ainsi que toutes les personnalités et les Epouses de Ministre ici présentes. ::::::: Mes salutations vont également à Monsieur Sangafowa COULIBALY, Ministre de l’Agriculture et du développement rural, et à Madame Mariétou KONE, Ministre de la Femme, de la Protection de l’Enfant et de la Solidarité et Vice-Présidente du Comité Interministériel.

Je salue également Monsieur Kevin HONG, Chargé des Relations Internationales au Département du Travail des Etats-Unis d’Amérique (USDOL) ; et Monsieur Kareem KYSIA, Directeur de recherche principale et chef de projet de l’enquête de NORC, ainsi que les membres de la délégation qui les accompagnent à Abidjan dans le cadre de cette signature d’accord.

Je souhaiterais aussi saluer tous les ambassadeurs et les membres du corps diplomatique, qui ont répondu présents à notre invitation, particulièrement Monsieur David MOSBY, Premier Secrétaire, Chef de la section politique et économique de l’Ambassade des Etats-Unis d’Amérique en Côte d’Ivoire, qui sont en charge de ce dossier.

Je voudrais enfin, adresser mes salutations au Conseil du Café Cacao ; plus particulièrement son Directeur Général Monsieur Yves KONE, ainsi qu’à l’ensemble de nos partenaires des organisations du Système des Nations Unies, des ONG Nationales et Internationales, de l’industrie du cacao et du chocolat, et des organisations d’employeurs et de travailleurs, qui sont engagés à nos côtés dans cette lutte.

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, depuis la création en 2011 du Comité National de Surveillance et du Comité Interministériel, et grâce au soutien de ses partenaires, la Côte d’Ivoire est résolument engagée pour l’élimination de la traite, l’exploitation et les pires formes de travail des enfants dans notre pays.

 Dans cette optique, de gros investissements ont été réalisés en vue d’améliorer le niveau de vie des producteurs de cacao et d’importants budgets ont été alloués à la construction d’écoles dans les régions cacaoyères. D’autre part, des campagnes de sensibilisation ont été menées, afin d’informer et de sensibiliser les populations quant à la lutte contre les pires formes de travail des enfants.

Toutes ces actions ont pu être soutenues par le renforcement du cadre légal et règlementaire, qui permet de combattre et réprimer avec plus d’efficacité, la traite, l’exploitation et le travail des enfants.

En outre, la coopération sous régionale a été renforcée grâce à la signature, de plusieurs accords sous régionaux, et tout dernièrement, en octobre 2017 la conférence des Premières Dames qui s’est tenue à Abidjan, s’est penchée sur cette importante question et a permis d’avoir un cadre formel de concertation et de coopération sur la lutte contre la traite transfrontalière.

J’ai la ferme conviction que l’ensemble de ces actions contribue grandement à faire évoluer les mentalités et les pratiques en ce qui concerne la lutte contre l’exploitation et les pires formes de travail des enfants dans notre pays.

Mesdames et Messieurs,

Comme vous le savez, les Gouvernements de Côte d'Ivoire et du Ghana, l’USDOL, le Sénateur américain Tom Harkin, le Congressman Eliot Engel et l'Industrie internationale du cacao et du chocolat, ont signé une déclaration d'action commune pour soutenir la mise en œuvre du Protocole Harkin-Engel. Cette déclaration a été assortie d’un plan d'action pour réduire les pires formes de travail des enfants dans le secteur du cacao en Côte d’Ivoire et au Ghana à l’échéance 2020.

C’est dans ce contexte que l’Université de Chicago à travers l’agence NORC, mènera en Côte d’Ivoire et au Ghana pour la période 2018 - 2019, des recherches sur l’incidence du travail des enfants dans les zones de production cacaoyère. Il s’agit de la troisième enquête financée par l’USDOL pour la lutte contre le travail des enfants. Je tiens à cet effet, à saluer l’engagement des États-Unis d’Amérique aux côtés de la Côte d’Ivoire, qui témoigne d’une ferme volonté d’agir durablement en faveur de la réduction des pires formes de travail des enfants d’ici 2020. Et je me félicite de ce partenariat fort entre nos deux pays.

Mesdames et Messieurs,

En vue de mener à bien cette recherche, le Comité National de Surveillance et l’Institut NORC ont décidé de définir un cadre formel de collaboration pour la réalisation de cette nouvelle étude d’évaluation. A travers cet accord, les parties conviennent de travailler conjointement sur tous les aspects de la méthodologie de l’enquête, et d’apporter leur expertise commune à chacune des étapes. Je me réjouis de la signature de cet accord de coopération, qui permettra d’impliquer nos experts nationaux dans cette enquête, tout en respectant les normes internationales en vigueur.

Cette enquête permettra également d’évaluer tous les efforts réalisés par notre pays, pour éliminer le travail des enfants. A cet effet, j’invite les parties prenantes à tenir compte des normes ivoiriennes, particulièrement les deux arrêtés autorisant les enfants dont l’âge varie entre 13 et 16 ans, à effectuer des travaux légers dit socialisants. Ces arrêtés nous ont été recommandés par le BIT et, il est important d’en tenir compte dans le dénombrement des enfants travailleurs.

Je reste convaincue que grâce à cet accord, nous parviendrons à travailler dans un cadre de collaboration clairement défini, qui permettra d’obtenir une représentation plus fidèle de la prévalence des enfants encore victimes des pires formes de travail des enfants dans la cacaoculture. Les résultats de cette recherche, ses conclusions et ses recommandations, pourront ainsi nous aider à orienter nos campagnes de sensibilisation en direction des parents, afin de leur expliquer que les enfants sont autorisés à faire des travaux légers dits socialisants, et non des travaux dangereux qui mettent en péril leur santé et leur survie.

Je voudrais pour terminer, réitérer mes remerciements à l’USDOL et à NORC, ainsi qu’à nos partenaires institutionnels parmi lesquels, l’UNICEF, le BIT, la WCF, la Fondation ICI, pour le soutien significatif qu’ils nous apportent dans le cadre de la lutte contre le travail des enfants dans notre pays.

Je vous remercie.

  (1) Dominique Ouattara Page Officielle - Publications 

 

Aux portes du paradis – Comment la Côte d'Ivoire peut rattraper son retard technologique"(Banque Mondiale)

"Le gouvernement de la Côte d'Ivoire, première économie francophone d'Afrique de l'Ouest, rappelle régulièrement son objectif de prendre place parmi les pays émergents dès 2020. « Les entreprises "n'utilisent pas des technologies modernes et n'investissent pratiquement pas dans la recherche et l'innovation, moitié moins que la moyenne observée dans les autres pays africains", précise l'institution…Le pays doit miser sur "l'ouverture vers l'extérieur à travers les investissements étrangers et les exportations", "deux vecteurs (qui) favorisent les transferts de technologie", selon le rapport.

La Côte d'Ivoire doit rattraper son retard technologique (Banque Mondiale)

La Côte d'Ivoire doit rattraper son retard technologique si elle veut devenir un pays émergent, a estimé la Banque Mondiale dans un rapport rendu public jeudi à Abidjan.

"Si le pays a retrouvé une forte croissance après plus d'une décennie d'instabilité politique, son objectif de devenir un pays émergent ne pourra être atteint sans des entreprises plus performantes", a jugé l'institution internationale dans son sixième rapport sur la situation économique ivoirienne.

Le gouvernement de la Côte d'Ivoire, première économie francophone d'Afrique de l'Ouest, rappelle régulièrement son objectif de prendre place parmi les pays émergents dès 2020. "En Côte d'Ivoire, la productivité du travail et du capital d'une entreprise est généralement trois à quatre fois inférieure à celle d'une entreprise en Indonésie, au Maroc ou en Chine", et ce "dans tous les secteurs de l'économie", s'inquiète la Banque Mondiale dans ce rapport intitulé "Aux portes du paradis – Comment la Côte d'Ivoire peut rattraper son retard technologique".

Les entreprises "n'utilisent pas des technologies modernes et n'investissent pratiquement pas dans la recherche et l'innovation, moitié moins que la moyenne observée dans les autres pays africains", précise l'institution.

La Banque rappelle que "le niveau actuel du revenu par habitant reste aujourd'hui inférieur à celui du début des années 1980". Le taux de pauvreté avoisine 45%, contre moins de 10% à l'aube des années 1980.

La Banque Mondiale appelle donc la Côte d'Ivoire à "changer de stratégie" en "urgence". Le pays doit miser sur "l'ouverture vers l'extérieur à travers les investissements étrangers et les exportations", "deux vecteurs (qui) favorisent les transferts de technologie", selon le rapport.

Des "partenariats intelligents" avec des entreprises étrangères permettront de "renforcer les compétences de sa main-d'œuvre ainsi que la connectivité de son économie".

Le rapport appelle aussi les autorités ivoiriennes à investir pour "abaisser les coûts de transports physiques et virtuels", citant notamment le besoin d'améliorer la performance des ports ivoiriens, "une priorité", ainsi que les coûts de la téléphonie mobile et internet, "1,5 à 3 fois plus chers qu'au Ghana", pays voisin.

de/ck/thm

La Côte d’Ivoire prépare une quatrième émission d’eurobonds Devant la frilosité du marché sous-régional, Abidjan a décidé de se tourner vers les marchés internationaux. Objectif : réaliser une partie des 1 310 milliards de FCFA d'obligations qui lui sont nécessaires pour financer les dépenses de fonctionnement de l’État.

Après des émissions de dette en 2014, pour un montant de 750 millions de dollars (550 millions d’euros), en 2015, pour un milliard de dollars et en 2017, pour un montant de 1,25 milliard de dollars, le gouvernement ivoirien prépare en coulisses une quatrième levée de fonds sur les marchés internationaux, prévue pour le mois de mars. Pour l’exercice budgétaire en cours, le Trésor public de Côte d’Ivoire a en effet un objectif d’obligations de 1 310 milliards de francs CFA (2 milliards d’euros) de titres.

Mais la frilosité du marché sous-régional a incité les autorités ivoiriennes à s’orienter vers les marchés internationaux : Abidjan n’escompte plus que 25 % de la somme annoncée – soit 330 milliards de FCFA – du marché sous-régional (des fonds qu’elle doit mobiliser avant la fin du mois d’octobre 2018, selon son calendrier budgétaire). Les 980 milliards de FCFA restant devant être trouvés sur les marchés internationaux.

Lire la suite sur: http://www.jeuneafrique.com/528295/economie/la-cote-divoire-prepare-une-...

 

Transport routier : le renouvellement du parc automobile n’est pas obligatoire ( Communiqué)

Il revient qu’un agent du Fonds de Développement du Transports routier (FDTR), au cours d’une conférence de presse, aurait déclaré que cette structure va procéder au renouvellement forcé et systématique des minicars appelés communément « Gbaka ».

Laquelle déclaration a suscité beaucoup d’interprétations au sein des transporteurs en particulier, et de la communauté nationale en général.

Le Ministre des Transports dément formellement cette information et précise qu’il n’a jamais été question d’un remplacement forcé et systématique de quelque véhicule que ce soit.

Par ailleurs, le Ministre tient à rappeler que le programme de renouvellement du parc automobile en Côte d’Ivoire repose sur une adhésion volontaire des acteurs du transport routier.

Il invite toutes les entreprises de transport routier, désireuses d’adhérer à ce programme, de prendre attache avec le FDTR, en vue d’en bénéficier.

Fait à Abidjan, le 7 février 2018 Le Ministre des Transports

Amadou KONE

 A LIRE AUSSI  : par  Bakary Cisse  
Ce Renouvellement du Parc Automobile qui fait grincer les dents ! C'est toujours d'actualité, le remplacement de nos fameux et légendaires «Gbaka» en véhicules modernes de 40-60 places fait des vagues. Une information qui fait grincer des dents et qui ne manque pas de faire bouillonner la toile ivoirienne. Tout changement devient sujet de polémique, d'émotivité outrancière et de rejet psychologique à l'heure de la modernisation de la vie socioéconomique du pays.

Ce qui est souvent étonnant, c'est d'entendre des plaintes et complaintes feintes d'hommes étrangers au secteur du transport, des experts autoproclamés en tout sauf leur activité professionnelle. Des individus dont le seul fonds de commerce est devenu la pitié hypocritement enflammée envers ceux qui, pour eux, sont les victimes des décisions du gouvernement. Et pourtant tous les ivoiriens en sont convaincus, le milieu du transport baigne depuis des décennies dans l'anarchie totale, dans un désordre violent, un lieu commun de délits et autres crimes d'agression (Gnambros, microbes, voleurs et fumoirs de drogues s'alimentent les uns les autres). Le secteur du transport a surtout la mauvaise réputation d'inscrire le pays au hit parade des accidents de circulation spectaculaires, meurtriers et quotidiens.

Pour l’année 2016, l’Office de la sécurité (OSER) faisait cas de 6 856 accidents de la circulation enregistrés, uniquement à la fin du premier semestre 2016 qui ont fait 6165 victimes directes pour 5798 blessés graves et 367 décès. D'ailleurs le secteur du transport après des années de crise est totalement sinistré, les acteurs abandonnés à eux-mêmes, sans financement bancaire et épuisé par une gestion informelle. Sur les quelque 398 000 véhicules qui circulent dans le pays, plus de 80% sont vieillissants annonçait l'un des responsable Fonds de Développement du Transport Routier (FDTR).

Certains acteurs, les plus petits, font face à de redoutables nouvelles ou renouvelées compagnies d'autocars modernes, climatisés, offrant wifi et autres petits avantages au moment où les routes font peau neuve dans le pays. Le choix est vite fait par le client.

Récemment à Bondoukou, les syndicats empêchaient avec violence les compagnies de cars climatisés, protestant contre une "concurrence déloyale" dans l'hilarité générale et aussi l'énervement légitime de plusieurs ivoiriens. C'est au tour des syndicats de "massa" de Zuenoula de nous servir le même plat insipide et révoltant ce mardi 06 février 2018.

A Daloa, les "massa" on perdu la bataille du transport interurbains, se contentant de rallier les villages à la ville, transportant de gros bagages. Une pratique qui ne peut que détruire la durée de vie des véhicules donc appauvrir et l'investisseur et tuer des certaines d'emplois. Ce n'est pas un hasard si les premières entreprises de transport ayant bénéficié de programme de renouvellement du parc sont les autocars qui ont maintenant fière allure et rendent la vie dure aux petits véhicules de transport. Et l'une des réponses à ce grand désastre humains et matériel c'est le programme de Renouvellement du Parc automobile tant décrié.

Au moins 100 milliards fcfa investis pour l'acquisition de 3600 véhicules avec le partenaire indien du gouvernement Exim Bank. Cette politique de renouvellement couvre, selon le gouvernement, tous les champs tous types ou natures de transports (Marchandises, voyageurs, urbain, non urbain, transport public, transport privé, etc.) et toutes les catégories de véhicules (voitures, camions, taxis, minibus, autocars, autobus, etc.).

Et le Directeur général du Fonds de développement du transport routier (FDTR), Mohamed Kouyaté, affirmait récemment à la presse que, un apport initial de 3% seulement du coût du véhicule sera demandé au futur acquéreur pour faciliter l'acquisition de nouveaux véhicules aux acteurs du milieu.

L'expérience presque réussie de "Ivoire taxis ", qui après les folles rumeurs, sur les coûts pratiqués fait désormais partie des moeurs des Abidjanais n'est-il pas signe qu'on peut réussir à moderniser le secteur.  Qu'on reformer le secteur sans éjecter les acteurs actuels?

Qu'on peut prendre le pari de faire du neuf (automobiles) avec du vieux (transporteurs)?

Le projet global de renouvellement du Parc automobile porte sur l’acquisition de 50 000 véhicules toutes catégories confondues pour un coût global de 750 milliards de FCFA sur 5 ans soit 150 milliards de FCFA par an, annonçait en 2016, l'ex-ministre des Transports Gaoussou Touré, politique que continue d'amplifier l'actuel ministre des Transports Amadou Koné.

Et si chacun faisait le sacrifice d'essayer cette nouvelle expérience ?

L'AFFAIRE DE GIFLE OPPOSANT LA POLICIÈRE AU DÉPUTÉ: UN TORT FAIT AUX INSTITUTIONS PAR TOUS LES ACTEURS DE CE MALHEUREUX ÉVÈN...

1 - La voie de fait, qualification sous laquelle le député concerné a été incriminé, ne requiert nullement comme condition, l'effectivité de l'acte matériel de la gifle, comme j'ai pu le lire ici et là. En effet, cette notion ne désigne pas en droit pénal nécessairement ou exclusivement l'accomplissement d'un acte physique positif (gifle). Elle englobe l'exercice de toute forme de violence (insulte, menace, tentative d'agression, bousculade), notamment un acte vexatoire constituant une offense. Celle-ci est d'autant plus caractérisée lorsqu'elle s'adresse ouvertement à une personne dépositaire de l'autorité publique (magistrat, policier, etc. ) dans l’exercice de ses fonctions. Dès lors, elle s'étend à tout comportement méconnaissant de manière flagrante une disposition législative ou réglementaire, justifiant de ce seul fait ( manquement, outrage ou toute offense grave, avec menace quelconque), l'intervention judiciaire pour faire cesser ce trouble manifeste à la Loi et réprimer son auteur. Conséquemment, l’arrestation du député pour flagrant délit rentre dans le champ de compétence de la police (arrestation au moment de la commission immédiate des faits, et moins de 48 hres après les faits, sur la base d'indices apparents, mais suffisants pour permettre de laisser supposer la constitution de l'infraction) et sa mise en garde à vue obéit à la légalité (information du Procureur de la République et autorisation de ce dernier), sous réserve de la régularité de la procédure mise en oeuvre par les OPJ à cette fin (vice pour méconnaissance d'une formalité substantielle dans la procédure ). 

2 - L' identification de l'auteur des voies de faits sur une personne détentrice de l'autorité publique mettant en évidence sa qualité de député, pose le problème de son immunité au regard de la Constitution. Or, cette dernière, ne fait pas obstacle à la procédure. Dès lors, l'enquête placée sous le contrôle du procureur de la République est régulière et permet de poursuivre les investigations dans les conditions prévues par les textes, notamment le délai légal de la garde à vue, aux fins de réunir les éléments de preuve nécessaires à la manifestation de la vérité (témoignages, auditions, confrontations, recueil d'indices), avant de déferrer le prévenu devant l'autorité Judiciaire (Juge aux flagrants délits ou correctionnel). A ce stade précis de la procédure l’immunité parlementaire ne joue pas, car il n’y a pas encore poursuites. Ce n’est que lorsque l’enquête est achevée et que le Procureur de la République prend connaissance du résultat de celle-ci, qu’il peut abandonner l’affaire ou au contraire engager des poursuites en confiant l’affaire à un juge d’instruction (complément d’enquête ) ou en décidant de poursuivre lui-même, au nom du Ministère Public, l'auteur présumé de l'infraction. Ce n’est qu’à ce stade, que la Constitution exige, l’autorisation préalable du Bureau de l’Assemblée Nationale, pour aller plus en avant. 

3 - Après son maintien en garde à vue et considérant les éléments apparaissant au dossier ( aveu des voies de fait par l’auteur, qualité de ce dernier) la détention provisoire ne s'imposait pas, au regard des garanties que présentait l'auteur de l'infraction alléguée. La délivrance d'une citation à comparaître était largement suffisante. Éventuellement, celle-ci pouvait même être renforcée par une ordonnance d’interdiction de sortie du territoire national, avant la date de comparution. Devant de nombreuses présomptions (flagrance par présomption, présomption d'innocence, présomption de culpabilité) seul le juge était qualifié pour trancher de la question. En préjugeant largement de l’issu d’un tel jugement, la détention provisoire dans le cas présent, se confine à une volonté de punir par anticipation, à un degré tel, qu’elle s’assimile à une condamnation ou un abus de pouvoir dans l’opinion publique. Or, il n’en est rien en réalité au plan juridique. L'émotion, le symbolique et l'empressement même pour l’exemplarité, ne servent pas une justice sereine et pertinente. Au contraire, ils peuvent lui nuire (image, crédibilité, professionnalisme). Précisons à toutes fins utiles, que ceci n’a absolument aucun caractère politique, que d’aucuns ne manqueront certainement pas d’y voir ( nous avons pris la mauvaise l’habitude de vouloir tout politiser en Côte d’Ivoire, si bien que la rationalité y trouve peu d’espace).

 4 - L'information de l'Assemblée Nationale, ne doit pas conduire nécessairement et automatiquement celle-ci à s’opposer à la procédure, au Judiciaire. Il s’agit de la violation de lois votées par elle-même. On ne peut pas voter des lois qui s’appliqueraient uniquement au peuple, et pas à nous. C’est l’instauration d’un nouveau système de classes sociales, un nouveau clivage dans la cité. C'est dans tous les cas, un mauvais signal envoyé à la société civile et une défiance exprimée à l'endroit de l'Institution Judiciaire, alors que le législateur devrait être naturellement son premier soutien, car elle ne fait qu’appliquer sa volonté. Le député pouvait faire la preuve de son innocence devant la Justice, s'il n'a rien à se reprocher, cette protection devenant de fait, inutile. A défaut, une sanction disciplinaire relevant du Règlement Intérieur de l'institution devrait pouvoir sanctionner de tels actes d'incivilité qui ne l'honore pas et donne le sentiment d'une impunité et d'une injustice. Lorsqu'on est investi de responsabilités, on doit avoir un comportement qui inspire la considération ( respect de la Loi et des citoyens) et non l'indignation (infraction à la Loi. impunité. Le refus d'un passe-droit n'est pas un crime de lèse-majesté autorisant des voies de faits. C'est inadmissible. C'est contraire à l'esprit et au but de l'immunité. En cela, c'est aussi un détournement de l'objet de la Loi.

CONCLUSION

Les militants d'un parti politique quelconque, en l'espèce du PDCI-RDA, ne peuvent pas s'opposer à l'application de la Loi par la force, et exercer à leur tour des voies de faits sur des policiers ( cf vidéo de leur agissements au Commissariat où était maintenu le député en question). Je suis surpris qu'il n'y ait pas eu d'autres interpellations et que la responsabilité de cette organisation politique (section d'Abidjan au moins) n'ai pas été engagée par la justice. Les agressions contre les forces de l'ordre ne doivent jamais restées impunies. Force doit toujours restée à la Loi. C'est un encouragement tacite au désordre et à la violence. Les politiques et les partis politiques ne sont pas au-dessus de la Loi. Il nous faut assimiler ce principe, une fois pour toutes. N'oublions jamais que l'une des sources principales de notre crise, provient de notre refus de nous soumettre à la Loi, notre refus à respecter les normes

La population n'a pas à rendre justice elle-même, ni pour son propre compte, ni pour le compte d'un tiers. Le député n'avait pas à subir de sa part des représailles punitives, si tant est qu'elles ont existé. Elle ne peut que collaborer au maintien de l'ordre et aider la Justice (filmer la scène, relever le numéro de la plaque minéralogique du véhicule, appeler le commissariat le plus proche pour l'en informer, immobiliser l'auteur d'un délit, témoigner spontanément en faveur de la victime, s’interposer dans une altercation pour empêcher des dommages comme le cas qui nous occupe). Les réseaux sociaux et les médias ne peuvent pas non plus bafouer si allègrement le principe d'innocence et l’honneur d'un mis en cause, jusqu'à preuve avérée de sa culpabilité. Une distance est nécessaire par rapport au fait juridique. Il faut attendre que la justice passe et s’abstenir d’exercer sur elle une pression.

 Les institutions (A.N. et P.R.) n'ont pas bien réagi devant l'évènement, tant sur la forme que sur le fonds. Ce sont les institutions de la Républiques qui en sortent une fois de plus affaiblies. Il est urgent que cela cesse. C'est toute la République qui est sérieusement menacée par ce type de conduites ( sociales, politiques et institutionnelles). Faisons vraiment attention, sinon nous rendrons notre pays ingouvernable à cause de notre mentalité, de notre propension à la violence, à la corruption, à l’indiscipline et notre sordide attachement aux privilèges, aux intérêts personnels et à l'impunité.

Par ailleurs, je rappelle que j'avais soulevé ce problème dans mon analyse du Projet de Constitution, en suggérant de se référer à une notion plus large que celle de "poursuite", pour éviter précisément ce type de situation, et avait demandé de préciser en contre-partie, les délits de droit commun, notamment en matière de flagrant délit, pour lesquels l'immunité pourrait ne pas prévaloir, pour que celle-ci ne conduise pas à l'impunité.

Par : PIERRE SOUMAREY·MERCREDI 31 JANVIER 2018

Le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, à Davos pour le Forum Économique « Créer un avenir commun dans un monde fracturé « Améliorer l’accès énergétique en Afrique».

Davos (Suisse), le 23 janvier 2018 - Le Premier ministre ivoirien, Amadou Gon Coulibaly, est arrivé à Davos (Suisse), lundi 22 janvier pour prendre part à la 48è réunion annuelle du Forum Economique Mondial (en anglais, World Economic Forum, WEF 2018) qui se tient du 23 au 26 janvier 2017.

Cette 48è édition du Forum a pour thème : « Créer un avenir commun dans un monde fracturé ». A la tête de la délégation ivoirienne, Amadou Gon Coulibaly participera, aujourd’hui 23 janvier, au panel consacré à l’un des défis majeurs actuels : « Améliorer l’accès énergétique en Afrique».

 Cette session sur l’énergie a pour objectif de permettre aux leaders de réfléchir à une synergie des initiatives existantes, en vue de favoriser l’accès à l’énergie aux deux tiers de la population d’Afrique subsaharienne qui n’ont pas, aujourd’hui, accès à l’électricité.

En marge du Forum, le Chef du gouvernement rencontrera plusieurs personnalités du monde de la politique et des affaires.

 Cabinet du PM de Cote d'Ivoire

CIV/ Lutte contre la traite des enfants: La Première Dame et les États-Unis s’accordent sur la méthodologie de l’enquête sur le phénomène

Présentation

Relativement à la problématique sur la méthodologie de travail à adopter pour conduire l’enquête sur la traite et le travail des enfants, la Présidente du Comité national de surveillance (CNS) de la lutte contre la traite et le travail des enfants, Madame Dominique Ouattara, a reçu à son cabinet de Cocody, Madame Katherin Brucker, chargée d’affaires de l’Ambassade des Etats-Unis en Côte d’Ivoire.

Lors de cet entretien qui a eu lieu le 09 janvier 2018, la chargée d’affaire a remis officiellement à Madame Dominique Ouattara, Première Dame et Présidente du Comité National de Surveillance des actions de lutte contre la Traite, l’Exploitation et le Travail des Enfants (CNS), une lettre de M. Alexander Acosta, Ministre américain du Travail relative à la bonne collaboration souhaitée concernant la méthodologie de l’enquête 2018-2019 sur le travail des enfants dans la cacaoculture, qui sera réalisée par NORC de l’Université de Chicago en Côte d’Ivoire.

A cet effet, un séminaire de validation de la méthodologie de l’enquête de NORC est d’ailleurs prévu du 14 au 16 février prochain avec toutes les parties prenantes au niveau national. Madame Katherin Brucker a réaffirmé la volonté des Etats-Unis d’accompagner la Côte d’Ivoire dans la lutte contre les pires formes de travail des enfants. La Première Dame Dominique Ouattara a insisté sur la nécessité de parvenir à une méthodologie approuvée par toutes les parties prenantes afin que les résultats de l’enquête de NORC sur le Travail des Enfants soient acceptés par tous.

Pour cette mission, Madame Katherin Brucker était accompagnée de Monsieur David Mosby, Premier secrétaire, chef de la section politique et économique et de Madame Candy Elena également de la section politique et économique.

EF avec Sercom

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