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Infos Ivoiriennes (954)

Au regard de la gravité des faits, Jacques Ehouo pourrait ainsi voir son immunité parlementaire levée

Comme pour son oncle Bendjo, poursuivi mais en fuite depuis juillet.

Après avoir révélé dimanche l'affaire, hier le dossier de la police économique et la plainte déposée par le maire intérimaire du Plateau contre Jacques Ehouo, KOACI a reçu, une nouvelle fois en exclusivité, le rapport d'audit à l'origine du scandale qui frappe la commune des affaires du pays.

Rédigé en octobre 2018 par la société d'avocat BKA (Bazie, Koyo, Assa, ndlr), il révèle, en 33 pages, comment Jacques Ehouo, qui prendra fonction demain jeudi à 11H (premier conseil municipal depuis son élection, ndlr), a détourné, en complicité de son oncle Noël Akossi Bendjo, 10 millions d'euros entre 2004 à 2018.

 Alors que le pays s'est engagé vis à vis de ses bailleurs et la communauté internationale à être sans pitié avec qui sera pris la main dans le sac des biens publics, l'audit, après consultation, nous apprend que les contrats passés en 2004 entres lesdites entreprises et la mairie du Plateau, à l'origine des détournements de 6 milliards de Fcfa, sont nuls car illégaux.

Un protocole d'accord signé en 2004 entre Neg-Com (SARL crée en 2002 avec jusqu'en 2016, Ehouo comme associé unique avant la cession de toutes ses parts en 2016 à Madame Christine Mélanie Brah Laubhouet, ndlr) et la mairie du Plateau comprenait une "ristourne" de 30% (70% pour la mairie, ndlr) de la perception des taxes relatives à l'occupation du domaine public et à la publicité.

Rien que sur la validité de la forme, l'audit rappelle au sujet dudit protocole conclu entre Neg-com et la Mairie, que suivant la loi, seule la commune à la responsabilité juridique et non la Mairie qui ne sont que les bureaux du maire et du conseil municipal.

De fait, au delà du fait que le protocole fut conclu sans libération du conseil municipale, la mairie ne peut être une autorité contractante par ce que n'ayant pas la personnalité juridique.

Ce protocole d'accord, en ce qu'il confiait à Neg-com la mission de procéder à l'émission des états de recouvrement des taxes relatives à l'occupation du domaine public et à la publicité pour tous les espaces, apparait donc en totale violation des dispositions du régime financier des communes dans lequel seul le trésorier municipal en est légalement habilité.

Il ressort, en synthèse qu'au delà de n'avoir reversé que 614 millions de Fcfa entre 2004 et 2017, alors que l'actuelle équipe (maire intérimaire, ndlr) récolte depuis son arrivée (révocation de Bendjo, ndlr) 50 millions de Fcfa par mois, que l'ensemble du reste (6 milliards de Fcfa, ndlr) a été détourné à des fins personnelles.

C'est dans ce contexte crapuleux que Jacques Ehouo, par ailleurs député, qui pourrait faire l'objet de poursuite sous peu (plainte déposée hier au procureur de la République, temps que la procédure soit ouverte et le dossier traité ndlr), présidera son premier conseil municipal jeudi à la Mairie du Plateau.

Au regard de la gravité des faits, Jacques Ehouo pourrait ainsi voir son immunité parlementaire levée et son poste de maire logiquement révoqué comme pour son oncle Bendjo, poursuivi mais en fuite depuis juillet.

 Source Jean Chrésus : KOACI

5ème Forum des organes de gestion des élections / Youssouf Bakayoko (Président de la CEI) : « Les critiques varient au gré des résultats recueillis par leurs auteurs »

(Les partis politiques, après avoir fortement souhaité la création des Organes de Gestion des Elections, les soupçonnent lorsqu’ils perdent ou, à tout le moins, ne croient guère à leur indépendance. Les populations endoctrinées par les propos de leurs dirigeants naviguent entre soutiens et critiques.)

La Côte d’Ivoire a abrité les 6 et 7 décembre 2018 le 5ème Forum des organes de gestion des élections organisé par la Commission de l’Union africaine, en collaboration avec l’Association des Autorités Electorales Africaines et la Commission électorale indépendante (CEI), sous le thème: « Vers des Processus Électoraux sans Corruption: Renforcer l’intégrité Électorale en Afrique ». Ci-dessous le discours d’ouverture de Youssouf Bakayoko, Président de la CEI.

« C’est un honneur et un réel plaisir pour moi et la Commission Electorale Indépendante de Côte d’Ivoire d’accueillir, à Abidjan, le cinquième forum des Organes de Gestions des Elections de l’Union Africaine. Je suis sûr que chacun apprécie à sa juste mesure, l’importance et la portée de cette rencontre. Par ma voix, toute la Commission Electorale de Côte d’Ivoire vous salue et vous exprime sa gratitude pour votre présence nombreuse et qualitative.

Monsieur le Vice-Président de la République, Votre présence à nos côtés, pour y représenter Son Excellence Monsieur le Président de la République, est pour nous certes un motif de joie, mais elle nous rassure particulièrement. Elle témoigne, je n’en doute pas, de l’intérêt du Président de la République pour la chose électorale, mais aussi et surtout, de son attachement à la démocratie et à sa consolidation sur le continent. Monsieur le Vice-Président de la République, à vous-même, ainsi qu’aux hautes personnalités qui vous accompagnent, je voudrais dire infiniment merci pour votre présence et pour votre soutien. Mesdames et Messieurs les Ambassadeurs et Représentants Diplomatiques, Mesdames et Messieurs les Représentants d’Organisations internationales, Régionales et sous régionales, Votre présence particulièrement remarquée à la présente cérémonie ne nous surprend guère, car de tout temps vous avez été à nos côtés.

Madame la Commissaire aux Affaires Politiques de l’Union Africaine, Permettez-moi de vous adresser nos chaleureux remerciements pour avoir décidé de tenir ici à Abidjan, le 5ème forum des Organes de Gestion des Elections Africaines et pour l’intérêt constant que vous ne cessez de porter à notre Commission Electorale.

L’organisation à Abidjan de ce forum, après celui de Kigali, au Rwanda, témoigne de la confiance et de la crédibilité que notre union panafricaine accorde à mon pays, et en particulier à la Commission Electorale Indépendante (CEI). Je voudrais vous en remercier et vous rassurer de notre disponibilité pour faciliter le bon déroulement de ce grand évènement.

Mesdames et Messieurs, Le thème choisi pour ce forum « vers des processus électoraux sans corruption : renforcer l’intégrité électorale en Afrique », constitue un défi majeur pour nos institutions. C’est une thématique qui traite à la fois deux sujets antinomiques car l’intégrité s’arrête là où la corruption commence.

Cette thématique soulève également d’importantes questions relevant du comportement moral attendu des décideurs des processus électoraux : l’éthique et le rapport entre la politique, l’argent et les conflits d’intérêts. D’une manière générale, l’intégrité est à la base de toute confiance sur le plan électoral, elle constitue la condition sine qua non pour créer un environnement propice à des élections apaisées, justes transparentes et démocratiques. L’intégrité accroit la confiance, la participation et l’inclusion des processus électoraux ; la confiance à la démocratie et aux Organes de Gestion des Elections.

La corruption est malheureusement un fléau de nos jours qui menace, au quotidien, chacun de nous dans nos rapports avec le monde extérieur. Dans le domaine des élections, elle expose toute la crédibilité des Organes de Gestion des Elections, détruit la confiance établie avec les populations ainsi que les partenaires et peut être source de conflits électoraux.

Certes la corruption relève du comportement et la responsabilité individuels de chacun des membres des Organes de Gestion des Elections, mais elle prospère sur les failles de nos législations et règles de fonctionnement. Comment renforcer les capacités des Organes de Gestion des Elections à faire face aux pressions extérieures? Cette question appelle des réponses transversales qui vont au-delà de la problématique électorale. Elles concernent, par exemple, le respect des règles, le financement de la vie politique, l’importance des Experts dans les processus électoraux, etc.

Les partis politiques, après avoir fortement souhaité la création des Organes de Gestion des Elections, les soupçonnent lorsqu’ils perdent ou, à tout le moins, ne croient guère à leur indépendance. Les populations endoctrinées par les propos de leurs dirigeants naviguent entre soutiens et critiques. Vous constaterez que ces critiques ou appréciations varient au gré des résultats recueillis par leurs auteurs lors des différents scrutins. Exprimées timidement dès les débuts ces critiques se sont affermies au rythme de l’évolution du temps et de la vulgarisation des moyens d’expression et de développement des réseaux sociaux, pour atteindre, ces derniers temps, un volume et une intensité qui ne pouvaient manquer d’interpeller. En 2019 et 2020, plusieurs de nos pays auront à renouveler leurs cycles électoraux.

J’ose espérer que ce forum permettra d’explorer les orientations politiques ainsi que les mesures pouvant être mises en œuvre pour favoriser des processus électoraux fiables et crédibles sur le continent, d’examiner toutes les voies nécessaires pour renforcer la sécurité autour des scrutins, rechercher les causes de faiblesse des taux de participation à l’effet d’organiser partout des élections intègres et crédibles en s’appropriant tous les instruments indispensables pour parvenir à organiser des élections « intègres et sans corruption ».

Chers Collègues et chers amis, Je vous souhaite, encore une fois, la bienvenue en Côte d’Ivoire et vous remercie.  

Abidjan, le 07 Décembre 2018

 Youssouf BAKAYOKO Président de la Commission Electorale de Côte d’Ivoire 

Le maire intérimaire du Plateau a fait la lumière sur une affaire de corruption de grande ampleur, plus de 6 milliards de Fcfa

Révélations de taille dimanche à Abidjan. Le maire intérimaire du Plateau a fait la lumière sur une affaire de corruption de grande ampleur, plus de 6 milliards de Fcfa (près de 10 millions d'euros, ndlr) détournés entre 2004 et 2017 à des fins personnels en faveur de Ja Jacques Ehouo (maire Pdci récemment élu et député du Plateau, ndlr) et Noël Akossi Bendjo (ancien maire révoqué pour détournements, ndlr).

Devant la presse conviée dans la salle de mariage de ladite mairie, Jacques Yapi, documents à l'appui distribués aux journalistes, a expliqué que le mécanisme de détournement a été découvert après un audit audit interne effectué en 2018 et annoncé que le conseil a instruit ses avocats pour porter plainte contre Jacques Ehouo, son oncle Bendjo, en France depuis juillet, faisant lui déjà l'objet d'une procédure en cours.

Jacques Yapi a expliqué que selon l'audit, contrairement à la loi, la société détenue parJacques Ehouo Jacques "Neg-com", initialement société de communication, était en charge de la perception des recettes de taxes communales (ODP et taxe sur la publicité, ndlr). Elle fonctionnait, de fait, comme une régie de recette.

«Quand je suis arrivé j'ai voulu regarder les choses de plus près. J'ai pris à cœur d'examiner certains contrats notamment celui de Neg-com créé en 2002, dirigée par Jacques Ehouo Gabriel. En 2004 un contrat a été signé avec Bendjo pour encaisser les taxes publicitaires. Dans ce contrat le société Jacques Ehouo versait 70% à la mairie et gardait les 30% pour elle même.

Ce qui fait que Neg-com fonctionnait comme une régie de recettes ce qui est contraire à la loi. Parce que pour quelle existe il faut une décision en conseil des ministres» a révélé Jacques Yapi, qui gère la mairie depuis la révocation de l'ancien Maire en aout dernier L'audit qui révèle ce jour un scandale financier sans quasi précédent dans l'histoire du pays, a été lancé après une série de découvertes d’anomalies financières entre 2004 et 2017.

Les services de la mairie avaient été alertés par le fait que la commune centrale d'Abidjan avait enregistré seulement 615 millions de Fcfa de recettes reversées (ODP et taxe sur la publicité, ndlr), alors que depuis son arrivée, Jacques Yapi en enregistre 50 millions par mois.

Le maire intérimaire poursuit ses révélations: «J'ai découvert un protocole d'accord signé en février 2004. Dans un tableau que j'ai établi en terme de taxes de publicité, la commune du Plateau n'a enregistré que 615 millions dans ses lignes de 2004 à 2017. Or sous ma gestion 2018, je fais 50 millions de recette par mois. Voilà la situation. Je tiens à préciser que la société de Ehouo Jacques est personnellement responsable parce que c'est son entreprise. La responsabilité de Ehouo Jacques est totale depuis 2004.

 Nous avons fait un audit audit qui démontre que le préjudice subit par la commune du Plateau est estimé à 6 milliards de Fcfa de 2004 à 2017. Nous avons la liste des entreprises qui ont payé. Nous avons les chiffres payés, par exemple par la société de téléphonie mobile MTN (350 millions) et contrat avec Nsia. Voyant tout ça, j'ai donc décidé d'intimer l'ordre à l'entreprise de Jacques Ehouo de rembourser le préjudice subit.

Ce dernier a opposé une fin de non recevoir. Il m'a plutôt envoyé un avocat. Moi j'attends que ce préjudice soit payé. J'ai décidé de briser ce son de conformisme ambiant pour que les choses changent. Il faut qu'un jour dans ce pays, nous reconsidérions les choses pour que le pays avance».

Le maire intérimaire a également révélé une affaire de modification de statut juridique en catimini une nouvelle fois en faveur de Bendjo et de l'ancien candidat PDCI aux municipales 2018 à Attécoubé, Eho Djoman Claude.

« En 2003, le conseil municipal du Plateau a vu inscrire dans ses documents une prise de participation dans une société d'économie mixte de 20 millions. Le conseil n'a ni vu les statuts ni les documents. Ensuite le conseil n'a plus entendu parlé de cette société jusqu'en 2014 où on demande un financement de 60 millions. Je me suis opposé à cette époque. Aujourd'hui je me rends compte que cette société n'est plus mixte mais plutôt anonyme. Avec pour actionnaires Eho Djoman Claude, un parent de Bendjo et un autre comptable à la mairie du Plateau.

À la faveur de mon intérim, ma surprise est totale.

Je découvre que depuis avril 2015, la commune du Plateau et l'agent de la mairie ont cédé leurs parts à Ehouo Djoman Claude ceci à l'insu du conseil municipal en ce qui conseil l'entreprise de construction SDPP. Pour ces deux principaux dossiers, j'ai demandé à l'avocat de la commune pour qu'il y ai juridiquement une suite. Miezan Pierre (comptable, ndlr), Eho Djoman Claude, Bendjo et Jacques Ehouo je souhaite qu'il y ai des poursuites contre ces personnes. Moi j'assure l'intérim et je demande que ceux qui ont créé le préjudice à la commune du plateau puissent payer».

Le scandale révélé, reste désormais à observer la suite que donnera la justice à cette bien sale affaire. / A suivre...

LORSQUE LE SPECTRE D'HOUPHOUET-BOIGNY POINTE UN PASSÉ QU'ON NE VEUT POINT DÉPASSER.

Par SOUMAREY Pierre Aly 

« On ne peut pas résoudre un problème avec le même mode de pensée que celui qui a généré le problème. » A. Einstein

 De nombreuses souffrances infligées à la Nation Ivoirienne, pour des motifs politiques auraient pu être évitées, si nous avions pris réellement connaissance de l'art de construire et de conserver la paix du Président Félix HOUPHOUET-BOIGNY. Celui-ci, par contraste avec la manière de penser la politique uniquement en termes d'affrontement et d'ennemis, aurait tempéré les tendances exclusivistes, répressives, ethno-discriminatoires, autocratiques et insurrectionnelles adoptées par les entrepreneurs politiques qui lui ont succédé.

En effet, ceux-ci ont développé pour conquérir et conserver le pouvoir, des théories et des pratiques qui ont ruiné tour à tour, les concepts de la Nation, de la citoyenneté, de la cohésion sociale, nié l'humanisme de notre systèmes de références, détruit la neutralité et la distance de l'État vis à vis du corps social. L'idéal national a été profondément transformé par l'introduction de contre-valeurs, prônant la sélection ethnique, la séparation territoriale et l'exclusion politique. Il nous faut bien admettre au final, que l'objet politique, en tant qu’ambition première de servir le bien-être des populations dans la durée, doit être le critère prépondérant permettant de déterminer les conditions de l'exercice du pouvoir et la mesure des efforts à mobiliser pour construire et conserver la cohésion sociale, la paix et l'ordre public. Poussé jusqu'à son extrémité, la politique revient en fait, à éliminer de celle-ci, toute motivation égocentrique, pour ne faire d'elle, qu'un moyen tendu vers une finalité : le développement dans la paix, la stabilité et la cohésion de la communauté nationale.

Nous avons perdu ce lien primordial entre les moyens et la finalité politique. Pire, nous avons instrumentalisé l'État, le Droit, les Institutions, les moyens politiques et militaires au profit d'ambitions personnelles et d'individus charismatiques que nous avons « déifiés » à la limite du bon sens et contre toute rationalité. Le dommage fait au peuple Ivoirien et les conséquences négatives de l'attitude des héritiers immédiats de l'ère Houphouet-Boigny découlent d'un enseignement mal assimilé de notre histoire, des motifs trop superficiels de l'engagement politique, mais surtout d'une interprétation erronée de la culture de paix que nous a légué le « Père de la Nation ».

A cette donne, s'ajoute la promotion et la manipulation de concepts mal définis dans le champ politique. Diffusés à escient vers une population souvent analphabète, ceux-ci ont prospéré avec diverses fortunes, le plus souvent funestes. Les masses populaires, séduites par des formules politiques, jugées par elles brillantes ou pertinentes, s'y sont accrochées sans tenir compte de certaines réalités économiques, sociales et historiques, mais surtout sans comprendre toutes les implications sous-jacentes de la pensée politique des promoteurs de ces concepts novateurs, qui ont marqué la rupture avec la tradition et la pensée de l'humanisme de paix du Président Houphouët-Boigny. Les concepts et les idéologies ont besoin de clarté, pour éviter l'obscurantisme des masses, se manifestant par la négation de la réalité objective, des comportements rétrogrades et l'expression de considérations « imbéciles » sur l'évolution des choses. Cette forme de populisme est un véritable fléau.

L'influence de la culture de paix et de compromis, fut étouffée à la fois, par la lame de fonds du mouvement révolutionnaire porté par la gauche Ivoirienne et sa répression sauvage, puis les habitudes contre-productives du parti unique (absence de compétition démocratique, intolérance à la différence, pratiques autocratiques, ect...). Sans véritable idéologie, le Président Houphouet-Boigny a commencé à penser la paix dans ce contexte dominant, avant d'avoir pu achever la révision de ce concept sous l'empire de la transition démocratique, qui a contesté ses capacités de gestion et la légitimité démocratique son pouvoir au soir de sa vie. Il en résulte que sa philosophie politique et son humanisme de paix, n'ont pas été codifiés par lui-même, et demeurent de ces faits exposés à des abus de sens et des erreurs d'interprétation. En d'autres termes, son testament politique n'est pas écrit. Il est reconstitué et construit.

Avant que les chercheurs et les historiens ne parviennent à dégager un fil directeur à toute son œuvre, la Côte d'Ivoire était déjà en proie aux extrémistes de toutes sortes, et la voix du « vieux sage », au sens proverbial que lui donne Amadou Hampâté-Bâ, non seulement s'était tue à jamais, mais avait peu d'écho sur la conduite des uns et des autres, engagés dans une lutte de pouvoir sans merci. L'idée principale, ici, serait de faire revivre cette voix depuis Yamoussoukro à l'occasion de la commémoration du 25ème anniversaire de sa disparition, pour conjurer l'inconsistance politique qui gagne à la fois son parti, le PDCI, et la classe politique toute entière, où règne à nouveau la confusion et l'ambition démesurée des égos et des extrémismes. L'art suprême de la paix, c'est la capacité à régler tous les problèmes qui surgissent par le dialogue, sans recourir à la force, à la répression et à l'exclusion. Nous avons pris la fâcheuse habitude de concevoir le pouvoir en termes de monopole et de penser la politique en termes d'adversaires, voire d'ennemis, plutôt que de concurrents, voire de frères. Autant dire, penser la compétition démocratique dans un esprit ouvert et pacifique, en lien avec la finalité de l'objet politique : améliorer les conditions de vie des populations. Cet objectif passe par des conditions préalables indispensables, dont la cohésion sociale, la paix, la discipline et l'ordre public. C'est l'occasion de prendre pleinement conscience de la pérennité des principes les fondamentaux qui existent en matière politique. Nous devons comprendre que la paix est une question vitale pour la vie d'un État et la survie d'une Nation.

Aussi, elle mérite plus d'attention de la part du politique. Elle exige pour nous Ivoiriens, après plus d'une décennie de crise militaro-politique, une rébellion, une guerre civile, une analyse approfondie, à travers l'humanisme de paix du Président Houphouët-Boigny. La réflexion sur la paix a besoin de fondement rationnel et pratique pour inspirer notre idéal de société et la gouvernance de notre pays. On a trop banalisé des concepts celui de la paix, tout comme celui de la guerre et de la mort. Nous avons besoin de re-sacraliser comme en religion, la vie et la paix en Côte d'Ivoire, de redéfinir certains concepts qui ont investis le champ politique. L'expérience nous a démontré que c'est sur la base de ceux-ci que le corps social et l'État se sont délités.

Les conditions intellectuelles, morales, les valeurs culturelles, les principes politiques, la tradition républicaine, les circonstances socio-politiques et la manière d'exercer le pouvoir concourent à la détermination de la paix et de la cohésion sociale dans un pays. Les entrepreneurs politiques dont les plus emblématiques, les Présidents Ouattara, Bédié et Gbagbo doivent intégrer ces facteurs dans leur approche de la paix. C'est une approche globale et multiforme. La paix n'est pas une absence de conflit ou de tension.

Elle n'est pas synonyme de platitude. Elle est une volonté constante en oeuvre, une construction permanente. Il s'agit de conserver les valeurs d'une société, de préserver tous les équilibres, souvent fragiles, qui gouvernent une société, et d'apprécier avec justesse leur impact sur l'économie, la démocratie, l'état de droit, la bonne gouvernance, la justice sociale et l'ordre public. Le prolongement d'une crise, qu'il soit artificiel ou réel, ne saurait jamais profiter à un pays et à ses populations. La Côte d'Ivoire a tort de vouloir l'entretenir en refusant le dépassement, à côté du nécessaire travail de mémoire, de deuil et de vérité historique pour prévenir sa reproduction. Il nous suffit de regarder au-delà de notre nombril pour s'en convaincre.

Il n'est pas dans notre intérêt de travailler à rendre la paix vulnérable, fragile et réversible. Par contre, il est de notre responsabilité de bien informer sur les contours de la paix. La condition préalable à la paix est de mener des actions de décrispation, de façonner les mentalités pour les amener à de meilleures dispositions, de respecter les valeurs, le pacte social et politique que nous avons en partage et de dénoncer les entorses au code de la paix. Autrement dit, c'est décider d'avance de la paix, par notre comportement et notre discours social et politique. La paix, c'est aussi et de prime abord, des valeurs et des principes au service d'une volonté forte et persévérante.

C'est la caractéristique principale de la paix au sens houphouétiste du terme. Le nombre n'emporte le choix et ne fait pas la différence en la matière, mais la profondeur et la pertinence des valeurs, des principes et des projets de société que nous adoptons, pour conduire notre destin collectif dans la paix et la stabilité. Au 21ème siècle, dans la période de la transition démocratique de l'Afrique et de l'explosion des NTIC, il n'est plus possible que la Côte d'Ivoire soit dirigée par un monarque, voire un souverain, les membres de sa famille, son clan, son ethnie, ses alliés, ses amis, ses hommes et femmes de confiance ou ceux qui gravitent autour de lui, en chantant sa louange.

Nous avons également besoin d'institutionnels en titre, dotés d'une réelle autonomie et d'un pouvoir conséquent. En tournant la page à cette pratique (BÉDIÉ, GBAGBO, OUATTARA) ou cette perspective (BÉDIÉ) appartenant à un autre âge, nous résolvons à la fois le problème de la concentration du pouvoir et la difficulté de l'exercice de l'autorité opérationnelle et administrative de l'État.

Nous gagnerons au plan de la décentralisation des processus de décision, de la démocratisation de l'accès aux hautes fonctions de l'État sur la base de critères de compétence et d'honnêteté, de l’efficacité de l'Administration centrale, mais surtout de la construction de la paix. En changeant la nature du pouvoir, l'enjeu n'est plus le même, car le partage du pouvoir absolu peut être source de conflit.

La conquête du pouvoir obéit bien souvent à une soif de pouvoir et constitue un moyen d'enrichissement en Afrique. En dissuadant ce dernier, par une répression adéquate et en exigeant de la première des critères objectifs et qualitatifs, nous contribuons à pacifier la compétition démocratique.

Nous sommes invités à trouver et définir un schéma d'ensemble de la paix, en tant que celle-ci est dépendante de plusieurs facteurs en constante interaction.

Ce serait réaliser un progrès significatif dans notre marche vers l'épanouissement des citoyens et le bien-être des populations dans un climat de paix et de sécurité. Les intellectuels, intermédiaires entre la société savante, la société politique et le corps social, avec l'appui de la société civile, ont un rôle certain à jouer dans cette transition. Ils ne sauraient se contenter de tenir la chronique, de commenter les évènements et de faire de la littérature. Lorsque la paix est menacée ou que les choses vont de travers, ils doivent s'armer de courage pour dénoncer, prévenir, proposer des théories, produire des essais sur des sujets d'importance, dont la paix, en tant que condition du développement économique, du progrès social et de la survie des États.

La communauté nationale doit pouvoir coopérer à tous les échelons, à la préparation de la paix, à sa consolidation, parce qu'elle est embarquée sur le même navire, partage les mêmes conditions de vie et le même destin. Elle doit s'opposer aux vents contraires. Si le spectre du Président Houphouët-Boigny plane toujours sur la Côte d'Ivoire, c'est parce que celle -ci est malade. En se détachant du vieux système du parti unique, elle n'a pas encore réussi, à inventer un nouveau système politique qui lui garantisse paix, cohésion et stabilité, comme fut auréolée sa gouvernance de ces particularités remarquables. Son étoffe personnelle, est que sa vie entière, publique et privée, était régie, non pas au profit de son propre bénéfice, mais de celui de sa communauté, nucléaire et élargie (famille, plantation, village, ethnie, parti, État, Nation). L'on peut constater, qu'il a été de ce point de vue, le serviteur du souverain : le peuple, son peuple.

Ce sacerdoce d'une réalité nuancée quant à sa pleine application, constitue néanmoins un exemple à suivre par les politiques qui veulent atteindre une certaine dimension, tant au plan national qu'au niveau de l'histoire. Il est remarquable que ce profil corresponde à l'expression d'une vision, qui place la paix au centre de l'action politique. Dès lors, l'entreprise de la paix devient l'objectif le plus élevé de la politique. La poursuite ininterrompue de la paix nécessite de la soutenir constamment par une politique globale d'inclusion, de bien-être, de progrès, de justice et de liberté.

Il n'y a pas de dogme de la paix, mais une batterie d'actions coordonnées en vue de sa réalisation et de l'affermissement naturel de l'autorité de l'État, tout comme il n'y a ni droit de préemption, ni droit de succession en politique. Agir en obéissant à cet objectif supérieur ou cet impératif, nous éloigne assez radicalement de la conception traditionnelle de la politique « politicienne », car la paix est l'instrument majeur de haute politique.

On ne se permet pas de se lancer en politique, à plus forte raison à la conquête du pouvoir d'État, pour des motifs subalternes (vengeance, blessure personnelle, soif de pouvoir et d'honneur, enrichissement, opportunisme, problème existentiel, etc.), mais pour servir la paix.

SOUMAREY Pierre Aly

Encore une fois Maurice KAKOU GUIKAUE tombe dans la simplification à outrance et aussi dans la démagogie politique .

Le jeune ministre ANOBLE lui porte des accusations irréfutables et dénonce ses intrigues qu’il fait dans le PDCI, seulement pour ses ambitions politiques démesurées, incapables de les réfuter, il prend le risque de mener les IVOIRIENS en BATEU. Dommage pour lui, même les très proches du Président BEDIE s’en rendent compte de son intrigue politicienne https://www.facebook.com/RassemblementWebTV/videos/333763083841710/

 

Déclaration du gouvernement relative au mouvement de grève d’une coordination de syndicats du secteur de la Santé dénommée "coordisante"

Déclaration du gouvernement relative au mouvement de grève d’une coordination de syndicats du secteur de la Santé dénommée "coordisante" Le lundi 05 novembre 2018, des syndicats de personnel de la Santé, réunis au sein d’une coordination dénommée « COORDISANTE », ont entamé un mouvement de grève sur la base de vingt-neuf (29) points de revendications regroupés en cinq (5) axes, à caractère financier, administratif, académique, professionnel et technique.

Informé du mot d’ordre de cette grève, le Gouvernement a intensifié des rencontres d’échanges avec lesdits syndicats, étant entendu que le dialogue n’a jamais été rompu avec ceux-ci.

En effet, plusieurs rencontres dont un atelier se sont tenus sous l’égide du Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique. Deux (2) autres réunions ont également eu lieu les dimanche 4 et lundi 5 novembre 2018 avec ces syndicats de la Santé, le Ministère de la Santé et de l’Hygiène Publique, sous la présidence du Ministre de la Fonction Publique.

Il est à noter qu’à l’issue de ces différentes rencontres, plusieurs points de ces revendications ont été déjà satisfaits. Aussi les Autorités gouvernementales ont appelé les syndicalistes à faire preuve de responsabilité et à lever le mot d’ordre de grève. Malgré cette volonté manifeste du gouvernement à privilégier la voie du dialogue appropriée à l’examen des autres points de revendications, ils n’ont pu entendre raison.

Au surplus, le gouvernement s’étonne que les membres de la « COORDISANTE », bien qu’ayant bénéficié des acquis du protocole d’accord portant trêve sociale, notamment, le paiement du stock des arriérés, la bonification indiciaire, veuillent remettre en cause les clauses de ladite trêve sociale.

Et pourtant, conformément aux dispositions de la loi n° 92-571 du 11 septembre 1992 fixant les modalités de la grève dans les services publics et des articles 3 et 5 du Protocole d’accord portant trêve sociale signé le 17 août 2017, cette grève est totalement illégale.

 C’est pourquoi :

1°) le gouvernement invite COORDISANTE à mettre fin, sans délai, à la grève et à revenir à la table des négociations, conformément au Protocole d’accord portant trêve sociale

 2°) le gouvernement lance un appel à l’endroit des centrales syndicales et des faîtières de syndicats, afin de jouer pleinement leur partition pour le respect de leurs engagements pris dans le cadre du Protocole d’accord portant trêve sociale

 3°) le gouvernement entend immédiatement prendre, à cet effet, des mesures prévues par les dispositions légales et réglementaires, à savoir :

- De la réduction proportionnelle, à la suspension intégrale de la solde des grévistes

- La réquisition du personnel de santé pour assurer le fonctionnement régulier des services publics de santé au profit des populations ;

 - La révocation des grévistes récalcitrants ; ;;;;; - Des poursuites pénales à l’encontre des grévistes auteurs de violences et de voies de faits.

Fait à Abidjan, le 07 Novembre 2018.

Ministère de la Fonction publique

ADJOUMANI / "depuis 2011, que le Président Alassane Ouattara est au pouvoir, il n’a fait qu’un seul découpage administratif qui n’a pas excédé 5 communes"

S’il est un autre sujet qui a défrayé la chronique, au sein de la classe politique c’est bien celui du découpage électoral, que le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, Chargé de la Propagande qualifie de « complaisant » et « favorable au pouvoir actuel ».

Il est surprenant que des intellectuels de ce niveau puissent avancer de tels propos, faire des affirmations aussi graves, sans procéder aux vérifications les plus élémentaires, en ce qui concerne un sujet aussi sérieux et délicat que le découpage électoral. Pour mémoire, je voudrais rappeler une bonne fois pour toutes à ces anti-RHDP que depuis l’avènement au pouvoir du Président Alassane OUATTARA en 2011, seules quatre (04) communes ont été créées. Ce sont les communes d’Attiégouakro, de Gbéléban, de N’Douci et d’Assinie. Attiégouakro et Gbéléban constituaient jusqu’alors les seuls chefs-lieux de Département qui n’étaient pas encore érigés en commune. Il fallait corriger cette insuffisance.

Quant à N’Douci et Assinie, ce sont des pôles touristiques et économiques actifs dont l’érection en communes urgeait pour assurer une promotion plus efficiente de leurs potentialités. D’où vient donc cette accusation selon laquelle le Président Alassane Ouattara aurait favorisé les régions du nord au détriment des régions du sud ?

Bien au contraire, le Président Alassane Ouattara a supprimé 1 126 entités décentralisées communales créées de 2001 à 2010, par son prédécesseur, en considération de plusieurs insuffisances constatées et liées essentiellement :

– à la taille de la population ;

– au potentiel de développement économique ;

– aux problèmes de rattachement de villages ou de quartiers, fautes d’études géographiques et socioculturelles poussées ;

– au manque de ressources nécessaires ;

– au recrutement et à la mise à la disposition du personnel minimum d’encadrement ;

– au fait que la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) que l’Etat met à la disposition des collectivités territoriales ne pouvait supporter de charges supplémentaires.

Ainsi, le paysage communal est ramené dans sa structuration à cent quatre-vingt-dix-sept (197) Communes. Mesdames et Messieurs les journalistes, où est donc la vérité quand Messieurs Billon et Guikahué affirment que 69 communes ont été créées au nord pour une population de 467 000 personnes contre seulement 28 communes au sud pour 2 000 000 d’électeurs ?

Pour rappel, il faut noter que soixante et une (61) communes ont été créées en 1995, sous le régime du Président Henri Konan Bédié, portant le nombre de communes à 196. Ce nombre va être porté à cent quatre-vingt-dix-sept (197) en 1998 avec, notamment, l’érection du village de Mayo en commune.

Mesdames et Messieurs les journalistes

= En conclusion de mon propos liminaire, je voudrais me réjouir du contrat de confiance que le RHDP vient de passer avec la grande majorité du peuple de Côte d’Ivoire. Le RHDP doit répondre à cette confiance du peuple pour emporter son adhésion en 2020. Nous en avons les hommes, les femmes et les jeunes, les arguments et les moyens, sous la très haute autorité du Président du RHDP, le Président de la République S.E.M Alassane Ouattara. Nous en prenons l’engagement aussi.

Je félicite à nouveau nos élus ainsi que les frères et sœurs qui nous ont rejoints et je les invite à se mettre immédiatement au travail pour servir leurs électeurs et servir le développement de la Cote d’Ivoire dans la paix. :::: Fait à Abidjan le mardi 06 novembre 2018

 Le Porte-parole du RHDP Le Ministre KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI

CHAPEAU ! ADJOUMANI / « Le RHDP condamne la ridicule tentative d’internationaliser le contentieux électoral Ivoirien dont le traitement est pourtant bien prescrit dans nos textes »

Avant de commencer mon propos introductif, je voudrais au nom du RHDP présenter nos condoléances les plus attristées à la plateforme EDS qui vient de perdre l’une de ses figures les plus illustres, le Professeur Aboudramane Sangaré, qui a été rappelé à Dieu dans la nuit de vendredi à samedi dernier. Une perte brutale et lourde qui intervient quelques semaines seulement après la disparition du Professeur Abouo N’Dory et de Marcel Gossio. « Yako » à leurs familles respectives, à leurs amis et à la plateforme EDS. Que leurs âmes reposent en paix !

Le samedi 13 octobre 2018, les électrices et électeurs ivoiriens se sont rendus aux urnes en vue d’élire leurs Conseillers Municipaux et Conseillers Régionaux. La Commission Électorale Indépendante CEI, Institution en charge des élections en a proclamé les résultats provisoires. Le RHDP voudrait par la présente déclaration saluer l’esprit civique des ivoiriennes et ivoiriens qui a permis à ces élections de se dérouler dans un climat apaisé, pendant la campagne électorale et le déroulement du scrutin.

Ces résultats donnent une nette victoire au RHDP, qui enregistre 20 Régions sur 30 soit 66,66% et 120 Communes sur 200 soit 60%, avec le ralliement de certains indépendants, en attendant le choix de 2 Régions, celles de LA ME et de la NAWA.

Le RHDP se félicite de ses résultats qui traduisent éloquemment l’adhésion des ivoiriens et ivoiriennes à ses valeurs d’union, de paix, de stabilité et à sa vision d’un développement partagé. Le RHDP salue et félicite ses candidats élus qui ont su présenter au peuple de Côte d’Ivoire des bilans satisfaisants et des projets rassurants quant au développement local. Le RHDP condamne les incidents isolés qui ont malheureusement causé la mort de 3 personnes. Le RHDP s’incline devant la mémoire de ces morts de trop et présente ses condoléances émues à leurs familles respectives.

Les élections terminées et en attendant la proclamation des résultats définitifs par la cour suprême, institution en charge du contentieux électoral, l’on enregistre çà et là des propos, des actes et manifestations de violence de nature à troubler l’ordre public.

Le PDCI-RDA pour sa part, a tenu le mardi 30 octobre à son siège une conférence de presse dont le contenu a consisté à attaquer le RHDP et son Président, le Président Alassane Ouattara et à les incriminer pour justifier sa défaite aux élections couplées du 13 octobre 2018.

En effet, au lendemain du scrutin du 13 octobre 2018, alors que nous étions en plein dans le processus de proclamation des résultats, les dirigeants et certains candidats du PDCI-RDA n’ont eu de cesse de harceler la commission chargée des élections, de crier à la fraude partout où les résultats sortis des urnes leur semblaient ou leur étaient défavorables. Fraude massive à Port-Bouët, braquage électoral à Koumassi, hold up à Yopougon, Adjamé, Cocody, Plateau, Abobo, ou à Grand-Bassam, etc.

A partir de ses officines de fraude et de propagande, le PDCI-RDA a inondé les réseaux sociaux de faux chiffres, de prétendues preuves de fraude. Toutes choses qui ont eu pour effet de préparer, de conditionner les esprits à des manifestations de rue qui ont atteint leur paroxysme à Grand-Bassam, à Tanda dans la région du Gontougo, à Koumassi et à Port-Bouët.

Dans le Gontougo où le candidat du RHDP (votre serviteur) a battu proprement le candidat du PDCI-RDA de plus de 12 500 voix de différence, nos adversaires ont trouvé, à notre grande surprise, prétexte pour crier à la fraude et susciter des manifestations violentes, lesquelles ont occasionné des blessures de nos militants à l’arme blanche.

A Grand-Bassam, le Rubicond a été franchi. Car, les manifestants fidèles au candidat du PDCI-RDA ont poussé l’outrecuidance jusqu’à menacer et humilier le Roi des N’Zima, Nanan Amon Tanoé, en présence d’un hôte de marque venu lui rendre les civilités, la Gouverneur du Canada.

Vous convenez avec moi, chers amis journalistes qu’on est allé trop loin. Ce genre d’attitudes est contraire aux valeurs du PDCI-RDA d’Houphouët-Boigny et cela n’est ni acceptable, ni tolérable. Le PDCI-RDA qui a toujours manifesté un respect quasi sacerdotal à la chefferie et aux anciens est en train de souiller son image et de trahir sa réputation. Humilier un Roi, huer un Roi, de surcroît Président de la Chambre des Rois et Chefs traditionnels de Côte d’Ivoire est un sacrilège que le Président Félix Houphouët-Boigny n’aurait jamais toléré.

Mais, nous ne sommes pas surpris car cet acte n’est pas isolé. Je voudrais rappeler qu’à l’occasion du Bureau Politique du PDCI-RDA du 17 juin 2018, de hautes personnalités de l’Etat telles que le Vice-président de la République, des Présidents d’Institution et plusieurs Ministres ont fait l’objet de huées spectaculaires. Le sentiment qui se dégage de tout ce vacarme c’est que quand le PDCI-RDA perd, c’est qu’il y a eu fraude, braquage et que sais-je encore. Mais quand il l’emporte, il savoure la victoire, il est fier de crier partout qu’il a fait trébucher le RHDP auquel il aurait ravi 06 postes de mairie. Oubliant même parfois que c’est la même CEI si décriée qui a proclamé ces victoires. Cela s’appelle simplement de la mauvaise foi. Mesdames et Messieurs les journalistes Le RHDP voudrait profiter de cette tribune pour en appeler à la responsabilité de la classe politique. La Côte d’Ivoire est notre bien à tous. Nul n’a le droit de ruser avec la vie des Ivoiriens, avec la paix et avec la stabilité de notre pays.

Pour mémoire, le RHDP rappelle qu’en Côte d’Ivoire seules sont habilitées à proclamer les résultats de ces élections locales, la CEI pour les résultats provisoires et la chambre administrative de la cour suprême pour les résultats définitifs après avoir vidé le contentieux électoral. En conséquence s’il y a eu des fraudes en certains endroits, seule la cour suprême devra les dénoncer et rétablir la vérité des urnes. Toute autre démarche ou entreprise est contraire au jeu démocratique civilisé et s’apparente à de l’intoxication et à la provocation. Le RHDP rejette catégoriquement toutes les accusations fallacieuses de fraudes proférées par le PDCI-RDA à son encontre.

Le RHDP condamne la ridicule tentative d’internationaliser le contentieux électoral Ivoirien dont le traitement est pourtant bien prescrit dans nos textes, en prétextant que, et je cite : « Avant les élections, des rumeurs avaient déjà indiqué qu’un certain nombre de fraudes étaient envisagées », fin de citation. Ces élections qui constituaient un test ont été brillamment remportées par le RHDP qui affirme ainsi son implantation sur tout le territoire national alors que le PDCI-RDA, dans ses errements, n’a pas été capable de présenter des candidats dans 96 circonscriptions communales ni dans 12 circonscriptions Régionales. C’est cela la réalité du terrain. Mesdames et Messieurs les journalistes Je voudrais à présent me pencher sur certaines accusations proférées par des cadres et dirigeants du PDCI-RDA qui dénoncent des actes de chantage, des pressions, des intimidations ou des achats de conscience exercés sur des élus au PDCI-RDA pour les contraindre à rallier le RHDP après leurs victoires. Certains ont même parlé de « terrorisme intellectuel ».

Là encore je voudrais m’inscrire en faux, parce que d’une part, le PDCI-RDA n’apporte pas la preuve de ces prétendues pressions ou de ces actes de chantage. Je pense qu’il est même insultant de faire prospérer de tels arguments. Tous les élus qui ont accepté de rallier le camp RHDP l’ont fait en toute conscience et volonté. Au demeurant, le PDCI-RDA est mal placé pour parler de pression, d’humiliation et de chantage exercés sur des candidats.

Rappelez-vous qu’avant les élections municipales et régionales, le PDCI-RDA s’est dressé contre la volonté de certains candidats qui ont souhaité compétir en RHDP. Ces hauts cadres ont été soumis à un interrogatoire des plus humiliants. Ils ont été convoqués au domicile du Président Henri Konan Bédié, sis à Cocody, devant un « tribunal » composé du Président Bédié, lui-même, de Monsieur Guikahué et de Monsieur N’Dri Narcisse pour leur demander de choisir leur camp entre le PDCI-RDA et le RHDP. Là, personne n’a parlé de pressions et d’intimidations.

Je voudrais aussi faire observer qu’avant même les élections, des candidats investis par le PDCI-RDA sont allés remettre leur investiture au candidat du RHDP de la localité et se mettre à la disposition de ces derniers. Cela a été le cas pour Didievi.

Je voudrais également faire remarquer qu’après le scrutin, le PDCI-RDA a essayé de démarcher certains candidats indépendants pour leur demander de rejoindre ses rangs. Des exemples existent. Et nos adversaires savent de quoi je parle.

Alors, pourquoi quand le RHDP reçoit sans parfois demander des ralliements, on parle de débauchages ou d’achats de conscience ? Le PDCI-RDA aurait-il des droits que le RHDP ne devrait pas avoir ? Si nous avons enregistré plus de succès à ce niveau, c’est que notre projet de rassembler tous les Ivoiriens, conformément à la vision du Président Félix Houphouët-Boigny, a convaincu et je demanderais au PDCI-RDA d’apprendre à rester digne dans la défaite plutôt qu’à chercher la queue du diable partout. Chacun doit avoir le courage d’accepter ses résultats et d’assumer ses choix.

Au lieu de cela, le PDCI-RDA taxe le RHDP et son Président d’ingratitude. Que non ! Il n’y a pas d’ingratitude du côté du RHDP, encore moins de son Président. Il y a que le PDCI-RDA et son Président ont fait un mauvais choix politique en ignorant l’intérêt supérieur du pays, pour se mettre dans la posture d’opposant au régime. Ils doivent l’assumer sans jérémiade ni acrimonie

Mesdames et Messieurs les journalistes, sur la réforme de la CEI, le RHDP s’insurge contre la mise en doute ou la falsification de la parole du Chef de l’ETAT. Le Chef de L’ETAT a été clair dans son message à la nation du 6 aout 2018, en indiquant que la réforme de la CEI interviendra avant la présidentielle de 2020 mais pas avant les élections locales du 13 octobre 2018.

Le Président Alassane Ouattara est un homme de parole. Un homme qui fait ce qu’il dit. Il n’est pas coutumier des rétractations observées au PDCI-RDA. Quand vous rompez unilatéralement une alliance politique vieille de 13 ans à 2 mois d’une échéance électorale, vous ne pouvez pas vous prévaloir de votre propre turpitude, pour faire payer le prix de votre ambition égoïste, à vos anciens alliés restés loyaux.

Mesdames et Messieurs les journalistes

S’il est un autre sujet qui a défrayé la chronique, au sein de la classe politique c’est bien celui du découpage électoral, que le Secrétaire Exécutif du PDCI-RDA, Chargé de la Propagande qualifie de « complaisant » et « favorable au pouvoir actuel ».

Il est surprenant que des intellectuels de ce niveau puissent avancer de tels propos, faire des affirmations aussi graves, sans procéder aux vérifications les plus élémentaires, en ce qui concerne un sujet aussi sérieux et délicat que le découpage électoral. Pour mémoire, je voudrais rappeler une bonne fois pour toutes à ces anti-RHDP que depuis l’avènement au pouvoir du Président Alassane OUATTARA en 2011, seules quatre (04) communes ont été créées. Ce sont les communes d’Attiégouakro, de Gbéléban, de N’Douci et d’Assinie. Attiégouakro et Gbéléban constituaient jusqu’alors les seuls chefs-lieux de Département qui n’étaient pas encore érigés en commune. Il fallait corriger cette insuffisance.

Quant à N’Douci et Assinie, ce sont des pôles touristiques et économiques actifs dont l’érection en communes urgeait pour assurer une promotion plus efficiente de leurs potentialités. D’où vient donc cette accusation selon laquelle le Président Alassane Ouattara aurait favorisé les régions du nord au détriment des régions du sud ?

Bien au contraire, le Président Alassane Ouattara a supprimé 1 126 entités décentralisées communales créées de 2001 à 2010, par son prédécesseur, en considération de plusieurs insuffisances constatées et liées essentiellement :

–        à la taille de la population ;

–        au potentiel de développement économique ;

–        aux problèmes de rattachement de villages ou de quartiers, fautes d’études géographiques et socioculturelles poussées ;

–        au manque de ressources nécessaires ;

–        au recrutement et à la mise à la disposition du personnel minimum d’encadrement ;

–        au fait que la Dotation Globale de Fonctionnement (DGF) que l’Etat met à la disposition des collectivités territoriales ne pouvait supporter de charges supplémentaires.

Ainsi, le paysage communal est ramené dans sa structuration à  cent quatre-vingt-dix-sept (197) Communes. Mesdames et Messieurs les journalistes, où est donc la vérité quand Messieurs Billon et Guikahué affirment que 69 communes ont été créées au nord pour une population de 467 000 personnes contre seulement 28 communes au sud pour 2 000 000 d’électeurs ?

 Pour rappel, il faut noter que soixante et une (61) communes ont été créées en 1995, sous le régime du Président Henri Konan Bédié, portant le nombre de communes à 196. Ce nombre va être porté à cent quatre-vingt-dix-sept (197) en 1998 avec, notamment, l’érection du village de Mayo en commune.

Mesdames et Messieurs les journalistes

En conclusion de mon propos liminaire, je voudrais me réjouir du contrat de confiance que le RHDP vient de passer avec la grande majorité du peuple de Côte d’Ivoire. Le RHDP doit répondre à cette confiance du peuple pour emporter son adhésion en 2020. Nous en avons les hommes, les femmes et les jeunes, les arguments et les moyens, sous la très haute autorité du Président du RHDP, le Président de la République S.E.M Alassane Ouattara. Nous en prenons l’engagement aussi.

Je félicite à nouveau nos élus ainsi que les frères et sœurs qui nous ont rejoints et je les invite à se mettre immédiatement au travail pour servir leurs électeurs et servir le développement de la Cote d’Ivoire dans la paix.

Fait à Abidjan le mardi 06 novembre 2018 Le Porte-parole du RHDP Le Ministre KOBENAN KOUASSI ADJOUMANI

Conférence d'Adjoumani Kobenan 2eme séquence pour les questions ayant entraînées des réponses choques. Au PDCI les gens ont lu à l'envers les textes de la création du RHDP. Ils ont lu autres choses aux populations. Quand Guikahue dit que l'indépendant de Dimhokro va rejoindre le PDCI et que le lendemain il rejoint le RHDP. Les gens devraient avoir honte. Ils sont en train de fatiguer le président Bedie. Je pense qu à un moment lui aussi il va comprendre.

Affousiata est allée au Congrès du PDCI ça ne m'effraie pas. On a été dans le gouvernement et chacun se connaît. Quand elle était dans le gouvernement elle ne faisait pas ça. Bassam, vous croyez que ce sont les populations de Bassam? Ils vont chercher des gens à Abidjan pour aller faire la violence à Bassam.

Le PDCI demande à Abinan de donner sa victoire au PDCI et en même temps il est accusé de fraude. Il y a une incohérence.

Il y a des gens qui pensent qu'ils peuvent déstabiliser notre régime.

Faites attention. Ceux qui pensent qu'ils peuvent nous déstabiliser il vont nous trouver sur leur chemin. Au moment où Alassane était au Golf avec son téléphone ils n'ont pas pu nous déstabiliser. C'est pour cela on dit mettons nous ensemble.

 

Côte d’Ivoire : Aboudramane Sangaré, fidèle compagnon de Laurent Gbagbo, est décédé

Hospitalisé depuis plusieurs semaines, Aboudramane Sangaré est décédé ce 3 novembre au matin, à Abidjan. Moins de deux semaines après la disparition de Marcel Gossio, ex-directeur général du port autonome d’Abidjan et pilier du pouvoir de Laurent Gbagbo, décédé d’un arrêt cardiaque le 21 octobre, le Front populaire ivoirien (FPI) est une nouvelle fois en deuil. Aboudramane Sangaré, président par intérim de la frange dirigée par Laurent Gbagbo, est décédé samedi 3 novembre à Abidjan, nous confirment plusieurs sources.

Selon nos sources, souffrant d’un cancer de la prostate, il avait été hospitalisé dans un état critique il y a quinze jours à l’Hôtel-Dieu. Opéré, il a ensuite été transféré à la polyclinique Farah vendredi dans la soirée. Il est décédé samedi au petit matin. Gardien du temple Fidèle camarade de Laurent Gbagbo, Sangaré était surnommé le gardien du temple. Il avait tenu les rênes du FPI lors de l’exil de Gbagbo, et depuis l’incarcération de l’ancien président ivoirien et de son épouse Simone. Sa mort est un nouveau coup dur pour le FPI. Deuxième vice-présidente du parti derrière Sangaré et libérée le 8 août, Simone Gbagbo devrait naturellement lui succéder.

03 novembre 2018 à 11h48 | Par Baudelaire Mieu et Vincent Duhem - à Abidjan Mis à jour le 03 novembre 2018 à 12h05

Source https://www.jeuneafrique.com/657740/politique/cote-divoire-aboudramane-sangare-fidele-compagnon-de-laurent-gbagbo-est-decede/

 

A lire  AUSSI  Côte d’Ivoire : qui est Abou Drahamane Sangaré, ce « gardien du temple » ?

 

 Abou Drahamane Sangaré est l’un des grands personnages de l’histoire politique ivoirienne du Front populaire ivoirien (FPI). Partisan de la première heure de l’ex-Président Laurent Gbagbo avec qui il a participé à créer le parti de la refondation en 1982, il apparaît comme le nouvel homme fort de l’opposition ivoirienne d’où il est sorti de l’ombre.

Abou Drahamane Sangaré est le nouveau « président intérimaire » du Front populaire ivoirien (FPI) nommé en remplacement de Pascal Affi N’Guessan le 5 mars dernier, non reconnu par ce dernier. Ce « gardien du temple » est l’un des membres fondateurs de ce parti aux côtés notamment de l’ex-Président Laurent Gbagbo et de Simone Gbagbo qu’il a nommé première vice-présidente dans le nouvel organigramme qu’il a présenté à la presse, ce jeudi.

« Je suis un Gbagbo ou rien » Le compagnon de route et l’un des plus fervents partisans de Laurent Gbagbo apparaît de nouveau au grand jour en tant que « président intérimaire » du FPI, nommé pour un mandat de 90 jours. Son lien avec l’ancien chef d’Etat, il l’a forgé au combat, dans les luttes politiques qui les ont opposé au père de l’indépendance Félix Houphouët-Boigny et qui les ont mené en prison, une première fois tous les deux en 1971, puis seul en 1994 et en 1995. Il y retourne à partir d’avril 2011 quand il est arrêté dans la résidence de son fidèle compagnon de route, investi par les rebelles des Forces Nouvelles. Il sera libéré en août 2013.

« Je suis un Gbagbo ou rien », a-t-il déclaré au cours d’une réunion avec l’organisation des femmes du FPI, lundi 16 mars. La confiance entre les deux hommes est réciproque. Secrétaire général du FPI en 1987, il devient président du congrès constitutif du parti en 1988 avant d’en devenir le premier vice-président depuis 2001.

Ce diplômé en doctorat d’Etat, option droit public, est ministre des Affaires étrangères du gouvernement du Président Laurent Gbagbo à partir de 2000, un poste dans l’exécutif que n’a jamais occupé Pascal Affi N’Guessan. Sa légitimité ne vient, pour beaucoup à l’intérieur du FPI, que de sa nomination par l’ancien chef d’Etat actuellement détenu à La Haye.

La flamme du Gbagboisme Cette éminence grise du FPI est le gardien du temple chargé de maintenir la flamme du « Gbagboisme » au sein du parti. Laurent Gbagbo « n’est pas un nom, c’est un comportement, un idéal des valeurs », déclare-t-il à son sujet. Alors que les dissensions apparaissaient au sein de son parti, depuis plusieurs mois, il est longtemps resté en retrait. Certains militants expliqueront que Pascal Affi N’Guessan ne prenait pas une seule décision sans le consulter. Sûr de lui, Abou Drahamane Sangaré savait que son heure allait sonner. La majorité des cadres du parti se tournent vers lui, le 5 mars dernier, au cours d’un comité central extraordinaire. Ils le nomment « président intérimaire » pour une période de 90 jours, le temps de reprendre en main le parti et d’organiser des élections internes afin d’élire un nouveau président. « Le FPI authentique » « Reprenons le FPI authentique et originel.

Un FPI qui n’est pas dans la compromission et le compromis de toute sorte.

Un FPI qui n’est pas encore frelaté. Si moi je vais à un congrès, c’est pour demander que le Président Gbagbo soit mon candidat et reprenne le parti. Le FPI est toujours là et résiste », a-t-il récemment indiqué. Sa ligne directrice est claire. « Tant qu’il n’est pas là, on ne peut pas se réconcilier », assène-t-il au sujet de son fidèle compagnon de route. Convoqué devant les tribunaux, ce vendredi, à la suite d’un recours en justice de Pascal Affi N’Guessan qui qualifie d’ « illégitime » la nomination d’Abou Drahamane Sangaré, l’avenir politique de celui qui a été condamné à 5 ans de prison dans un procès aux côtés de Simone Gbagbo est encore incertain.

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