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Afrique (196)

Qui dirige vraiment le Cameroun ?

Le président règne de loin et supervise de haut, chargeant une poignée de fidèles d'appliquer - voire de déchiffrer - ses directives. Et depuis trente-trois ans, ça marche. "Paul, sur quel numéro peut-on te joindre au téléphone ?" aurait demandé sur un ton de reproche feu Omar Bongo Ondimba, le défunt président gabonais, à Paul Biya, son insaisissable homologue camerounais.Selon un ancien ministre qui fut témoin de cet aparté, l'intéressé aurait répondu par une pirouette : "Omar, gouverner le Cameroun est si compliqué !" Difficile à joindre, souvent absent des grand-messes diplomatiques, Biya, 82 ans, oblige parfois ses collègues de la sous-région à travailler sans lui. Il en a été ainsi le 5 mai : alors qu'un sommet de la Cemac se tenait à Libreville, il a chargé Philémon Yang, son Premier ministre, de le représenter.

À en croire ses détracteurs, l'attitude distante du président camerounais fait obstacle à la coopération régionale dans la lutte contre Boko Haram, alors que son pays est lui-même en guerre contre ce mouvement jihadiste. >> À lire aussi Terrorisme : Boko Haram menace Paul Biya et le Cameroun dans une vidéo De fait, Biya n'a accepté de rencontrer Goodluck Jonathan, le président nigérian sortant, que dans le cadre multilatéral d'un sommet de chefs d'État convoqué par François Hollande...

Vu de l'intérieur, ses absences et la rareté de sa parole donnent de lui l'image d'un chef qui certes règne, mais gouverne par à-coups. L'inertie semble une fatalité. Les conservatismes bloquent toute réforme audacieuse. L'inertie semble une fatalité. Les conservatismes bloquent toute réforme audacieuse. Les lenteurs administratives plombent le climat des affaires. L'économie ne crée pas assez d'emplois pour intégrer les diplômés au marché du travail. >> À lire aussi : Le Cameroun table sur 6,3% de croissance en 2015 En dépit des procès à grand spectacle, la corruption est devenue endémique.

Et que dire des carences en matière d'infrastructures et d'énergie, ou de l'état des hôpitaux... "Y a-t-il un pilote dans l'avion ?" Dans son livre, Le Choix de l'action, Marafa Hamidou Yaya, ex-secrétaire général de la présidence aujourd'hui emprisonné, estime que "la tentative de coup d'État de 1984 puis les émeutes de 1991 et de 2008 ont été vécues par le président Biya et son entourage comme une série de profonds traumatismes qui les ont enfermés dans une obsession unique : ne pas s'exposer, préserver le statu quo en ne prenant aucune initiative". Le président peut encore s'investir pleinement dans un dossier, mais seulement s'il l'estime nécessaire. Il en a été ainsi de la libération (dont aucun détail n'a filtré), en avril 2013, de la famille Moulin-Fournier, prise en otage deux mois plus tôt par Boko Haram.

>> À lire aussi : l'armée face à la pieuvre Boko Haram La méthode Biya, nimbée de mystère, tient donc pour une large part à la personnalité de cet homme sans faille psychologique connue, mais "qui dissimule des gouffres intérieurs insondables", comme l'affirme Marafa, qui fut son proche collaborateur pendant deux décennies. Elle tient aussi au régime qu'il a mis en place à partir de 1982 et dont la nature reste "introuvable", selon François Mattei, l'un de ses biographes.

Paré de sa légitimité de politologue et de conseiller spécial du président, Narcisse Mouellé Kombi reconnaît que définir l'ADN de ce régime est un exercice périlleux. Tout au plus suggère-t-il l'existence d'un "présidentialisme décentralisé"...

La réalité est plus prosaïque. Pour éviter de se retrouver en première ligne, le président gouverne, mais en surplomb, dans le souci de préserver son autorité, de sacraliser sa fonction, sans doute avec l'ambition de durer. Il s'appuie sur un appareil d'État centralisé et omniprésent. Aujourd'hui, à Yaoundé, ceux qui ont accès à son bureau - ou aux salons de la première dame - ont le pouvoir.

Mais qui sont ces quelques hommes qui ont pris, par procuration, les commandes de l'avion ?

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Cameroun | Qui dirige vraiment le Cameroun ? | Jeuneafrique.com -

La BAD/Le Président Alassane OUATTARA a affirmé que cette Institution financière panafricaine est le ‘’parfait exemple de l’intégration régionale’’ si chère à tous ;nul ne saurait ‘’contester le bilan positif’’ de la BAD au cours de ces 50...

Le Chef de l’Etat a présidé la cérémonie officielle d’ouverture de la 50ème édition des Assemblées Annuelles de la BAD. Le Président de la République, SEM Alassane OUATTARA, a présidé ce mardi 26 mai 2015, au Sofitel Hôtel Ivoire d’Abidjan, la cérémonie officielle d’ouverture des assises de la 50 ème édition des Assemblées Annuelles de la Banque Africaine de Développement (BAD) et de la 41ème session du Fonds Africain de Développement (FAD). Cette cérémonie a enregistré la présence de plusieurs Chefs d’Etat et de Gouvernement africains ; des anciens Présidents de la BAD, du personnel de cette Institution et des Experts de la finance internationale ainsi que celle des autorités politiques, administratives et coutumières de la Côte d’Ivoire et des membres du Corps diplomatique. Intervenant à cette occasion, le Chef de l’Etat a indiqué que les présentes Assemblées de la BAD revêtent une ‘’importance particulière’’ parce qu’elles marquent le retour de la Banque à son siège, à Abidjan.

Il a salué ce retour après plus de dix ans d’absence et en a profité pour exprimer sa ‘’gratitude’’ aux autorités de la Tunisie qui ont accueilli l’Institution sur leur sol pendant plus d’une décennie. Après avoir relevé les progrès réalisés par la BAD depuis sa création jusqu’à ce jour, le Président Alassane OUATTARA a affirmé que cette Institution financière panafricaine est le ‘’parfait exemple de l’intégration régionale’’ si chère à tous ; ajoutant que nul ne saurait ‘’contester le bilan positif’’ de la BAD au cours de ces 50 dernières années ainsi que son ‘’leadership’’ sur les questions de développement de notre continent. Notamment en ce qui concerne la lutte contre le chômage, la réduction de la pauvreté et de la dette, l’amélioration des infrastructures, etc. A cet égard, le Président de la République a félicité l’ensemble du personnel de la BAD et rendu un vibrant hommage au Président de la BAD, M. Donald KABERUKA, dont le bilan à la tête de l’Institution, de l’avis du Chef de l’Etat, est ‘’tout simplement impressionnant’’. Il a souligné que la célébration des 50 années de la BAD donne une ‘’opportunité unique’’ de réfléchir et de se projeter 50 ans en avant. C’est pourquoi il s’est réjoui du thème central des présentes assises :’’l’Afrique et le nouveau paysage mondial’’. En outre, le Président Alassane OUATTARA a précisé que l’Afrique regorge de talents, de richesses et de ressources naturelles qui n’attendent qu’à être mis à profit pour ‘’accélérer le développement’’ du continent afin de subvenir aux besoins et aux attentes des populations. Toutefois, il a invité les uns et les autres à ne pas baisser les bras, d’autant que les défis à relever sur le chemin du développement sont encore nombreux. Notamment la menace de la paix et de la sécurité par le terrorisme et l’extrémisme ; l’éradication de la pauvreté. A cela, il faut ajouter, selon lui, la diversification des sources de financement et la planification du développement afin que celui-ci soit ‘’intégré et coordonné’’.

Après avoir indiqué quelques pistes de réflexion, en particulier en ce qui concerne le financement de nos économies, la bonne gouvernance, le partenariat public- privé, le Président de la République a souhaité que le développement de notre continent soit ‘’inclusif’’, et que le défi de l’emploi, en particulier, celui des jeunes, soit relevé. L’adaptation de nos systèmes éducatifs, la maîtrise des NTIC, la lutte contre certains fléaux tels que l’épidémie d’Ebola, le paludisme, la mortalité infantile, le déficit énergétique, etc, sont autant d’autres défis auquel l’Afrique doit faire face, selon le Chef de l’Etat. Pour terminer, le Président de la République a affirmé que la BAD est un ‘’partenaire incontournable’’ en Afrique, car étant l’Institution qui comprend le mieux les aspirations des Africains. La cérémonie d’ouverture a été également marquée par deux autres interventions : celles du Ministre d’Etat, Ministre du Plan et du Développement, par ailleurs, Président du Conseil des Gouverneurs du Groupe de la BAD, Dr Albert Mabri TOIKEUSSE et du Président de la BAD, M. Donald Kabéruka. Le Ministre Mabri TOIKEUSSE a mis en exergue les efforts faits par le Chef de l’Etat ainsi que le Gouvernement et le peuple ivoiriens pour favoriser le retour de la BAD à son siège statutaire. Il a révélé que cette Institution qui regroupe aujourd’hui 80 pays membres, est forte d’un effectif de 1600 personnes et d’un capital social de 100 milliards de dollars US. Quant au Président Donald KABERUKA, il a traduit la ‘’joie’’ et la ‘’fierté’’ de l’ensemble du personnel de l’institution qu’il dirige de revenir à Abidjan, son ‘’siège historique’’.

Aussi, a –t-il exprimé sa ‘’gratitude’’ au Chef de l’Etat, au Gouvernement et au peuple ivoiriens pour les efforts consentis et l’accueil qui leur a été réservé. Avant de relever les performances réalisées par la BAD durant ces 50 ans d’existence et particulièrement sous sa gouvernance, de 2005 à 2015. Notons que l’un des temps forts de ces Assemblées Annuelles sera l’élection du nouveau Président de l’Institution, le 28 mai prochain, en remplacement de M. Donald KABERUKA.

NOTE D’INFORMATION / N° 830 (Abidjan, le 26 Mai 2015) /Présidence Côte d'Ivoire

Crise au Burundi : Explosion de grenades à Bujumbura / Le chef d'un parti d'opposition assassiné

A Bujumbura au Burundi, la journée de ce vendredi a été particulièrement violente. Pour la première fois depuis le début des manifestations contre le président Nkurunziza , des grenades ont été lancées au milieu de la foule dans la capitale burundaise, faisant au moins trois morts et une vingtaine de blessés.

Par Natacha VESNITCH , Salima BELHAD Burundi:

En marge d'une journée plus apaisée à Bujumbura, la capitale du Burundi, une personnalité de l'opposition burundaise et son garde du corps ont été abattus samedi. Dans une journée paradoxalement calme dans les rues de Bujumbura, Zedi Feruzi, chef du petit parti d'opposition UPD a été tué samedi non loin de son domicile. Son garde du corps a également été abattu dans l'assaut, donc les auteurs n'ont pas été retrouvés. Membre de la minorité musulmane, Feruzi était connu parmi les Burundais. Des voisins évoquent de nombreux coups de feu dans ce quartier de Ngagara, celui-là même où depuis le 25 avril, les manifestations se succèdent contre le président burundais Pierre Nkurunziza. Le peuple s'oppose à ce que ce dernier brigue un troisième mandat à la tête du pays. La journée de vendredi avait été particulièrement violente à Bujumbura, marquée par une manifestation de plusieurs milliers de personnes et de nouveaux affrontements avec les forces de l'ordre. Une attaque à la grenade a fait trois morts en plein centre ville.

par Arnaud Racapé http://www.franceinfo.fr

L’armée nigériane annonce avoir tué des dizaines d’islamistes de Boko Haram

L'armée nigériane a affirmé, samedi, avoir tué des dizaines d'islamistes de Boko Haram, qui ont pris les armes depuis six ans et tués des milliers de personnes, lors d'un raid dans le nord-est du Nigeria. Vingt prisonniers ont également été libérés. L'armée nigériane a annoncé, samedi 23 mai, avoir tué des dizaines d'islamistes du groupe armé Boko Haram et libéré 20 prisonniers des mains des insurgés lors d'une opération dans un fief rebelle, la forêt de Sambisa, dans le nord-est du Nigeria. "Bien que nous ayons été continuellement confrontés à un grand nombre de mines qui jonchent encore la forêt de Sambisa, les soldats sont allés de l'avant (...) pendant que des dizaines de terroristes périssaient dans l'attaque de leurs bases vendredi", indiquait, samedi, un communiqué du ministère de la Défense.

"Un total de 20 femmes et enfants ont été secourus à la fin de l'opération de vendredi", ajoute le communiqué. Un soldat a également été tué et 10 autres ont été blessés dans l'assaut contre les bases rebelles, précise le document. Il n'a pas été possible de vérifier ces déclarations de source indépendante. Plus de 2 000 femmes et filles enlevées Les bilans des combats avec Boko Haram communiqués par le passé par le ministère de la Défense sont régulièrement minorés par rapport aux informations fournies par des témoins. L'insurrection islamiste et sa répression par les forces de l'ordre ont fait plus de 15.000 morts au Nigeria, dont une très grande partie dans le nord-est, depuis 2009. Ces dernières semaines, le Nigeria a enregistré une série de succès contre les insurgés.

Plus de 700 captifs, essentiellement des femmes et des enfants, ont été libérés durant l'opération militaire dans la forêt de Sambisa, que Boko Haram utilise comme base depuis plusieurs années. Selon Amnesty International, les islamistes ont enlevé plus de 2 000 femmes et filles depuis le début de l'année dernière. Beaucoup de ces captives ont été victimes de violences sexuelles. Malgré les succès annoncés, les attaques de Boko Haram ont continué, avec notamment une flambée de violences cette semaine dans l'État d'Adamawa (nord-est), relativement calme depuis plusieurs mois jusque-là. Les experts estiment que même si Boko Haram a été chassé de dizaines de villes et villages qu'il contrôlait, le groupe armé va continuer de mener des attaques de type guérilla, visant particulièrement des civils.

Texte par FRANCE 24 Avec AFP

Qui sont les deux jihadistes abattus par l’armée française au Mali?

Le ministère français de la Défense a annoncé mercredi 20 mai la mort de deux importants chefs jihadistes au nord du Mali. L'opération des forces spéciales a été menée dans la nuit de dimanche à lundi au nord-est de Kidal. Abdelkrim al-Targui était le chef d'une katiba d'Aqmi. Son groupe avait revendiqué l'assassinat de nos confrères Ghislaine Dupont et Claude Verlon. Le second jihadiste éliminé s’appelait Ibrahim Ag Inawalen. Il s’agissait d’un cadre d'Ansar Dine. Nos précisions sur ces deux personnalités jihadistes. « C'est tout sauf un enfant de cœur », estime un haut gradé français au sujet d'Ibrahim Ag Inawalen, l'un des quatre individus abattus lundi au Mali, dont deux étaient des cadres. Celui que l'on surnommait « Bana » dans les rangs jihadistes serait notamment à l'origine de la lapidation d'un couple à Aguelhok durant l'occupation jihadiste en 2012. Officier de l'armée malienne, il avait déserté en 2006 pour rejoindre le jihad. « Son fief, comme celui d'al-Targui et d'Iyad Ag Ghali, c'est Kidal », indique un militaire français, qui ajoute : « Depuis deux ans et l'élimination de nombreux cadres jihadistes, son rôle a évolué. Pour nous, c'est lui l'adjoint d'Iyad, son messager, c'est lui le numéro 2 d'Ansar Dine. » Ibrahim Ag Inawalen, plutôt de taille moyenne, était donc un homme de confiance d'Iyad Ag Ghali, chef d’Ansar Dine. Il était un maillon capital des relations entre ce dernier et Aqmi.

Lors de la libération des derniers otages d'Arlit en octobre 2013, et celle de Serge Lazarevic en décembre dernier, il était l'intermédiaire du Nigérien Mohamed Akotey. Dernièrement, il aurait aussi obtenu la direction de la police religieuse dans toute la zone. Ce changement de statut a intéressé les services français, qui ont épié ses gestes et déplacements. Est-ce lui qui a conduit l'armée française à Abdelkrim al-Targui ? « Je ne vous dirai pas lequel nous a menés à l'autre », indique une source au sein de l'armée. Al-Targui, un gros poisson « L'autre », c'est Abdelkrim al-Targui. On le reconnaissait par sa haute taille et ses cheveux ébouriffés, ses vêtements de coupe afghane au tissu kaki. Amada Ag Hama, de son vrai nom, était surnommé Abdelkrim al-Targui parce qu’il était Touareg. Malien, originaire de Kidal et âgé d’une quarantaine d’années, il était réputé pour son radicalisme. Pour lui, jihad rimait avec le rapt de ressortissants européens et les assassinats. Sa katiba avait ainsi revendiqué le rapt de Ghislaine Dupont et de Claude Verlon, nos deux envoyés spéciaux enlevés en novembre 2013 puis retrouvés morts juste après non loin de Kidal. Abdelkrim al-Targui n’était pas présent pendant cette opération, mais il aurait piloté certains détails à distance. Lui et les hommes de sa katiba al-Ansar étaient d'ailleurs liés (ou soupçonnés de l'être) à quasiment tous les enlèvements de ressortissants français dans la zone : Michel Germaneau, humanitaire septuagénaire enlevé en 2010 au nord du Niger puis assassiné, mais aussi Serge Lazarevic et Philippe Verdon, enlevés en novembre 2011 - le premier sera libéré, mais le second y restera. Spécialisé dans le rançonnage, il avait été au cœur de la libération des quatre otages d'Arlit. Plus de 20 ans de jihad C'est dans les années 1990 qu'Abdelkrim al-Targui intègre la Dawa, une secte islamiste. On le voit alors prêcher dans une mosquée de la région de Kidal. Il se radicalise très tôt. Peu avant l’an 2000, il fréquente le GSPC algérien, un groupe islamiste qui s’installe dans le nord du Mali et deviendra al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). Abdelkrim franchit le pas et il intègre la katiba, c'est-à-dire l’unité combattante d’un autre chef jihadiste, Abou Zeid - qui sera tué en 2013 par les militaires tchadiens et français dans le nord du Mali. Ce dernier le met tout de suite à la tête d’un petit groupe de combattants, une troupe d’élite. Al-Targui recrute alors des Maliens et tisse sa toile.

En 2003, il est aux côtés des jihadistes algériens pour négocier la libération d’otages européens. Il s’oppose à la présence de l’armée malienne dans le nord et c’est ainsi qu’il met fin, brutalement, à la construction d’un camp militaire en 2011. Il intègre les rangs d’Aqmi dès 2010, introduit dans le milieu par son oncle, Iyad Ag Ghali. Quand la crise éclate dans le nord en 2012, avec la création du groupe Ansar Dine, son chef Iyad Ag Ghali décide d’y intégrer en priorité les islamistes maliens qui étaient dans les autres katiba. Abdelkrim est le premier à répondre présent. Un coup dur pour Aqmi La mort de ces deux chefs jihadistes ne permettra pas d’en savoir beaucoup plus sur les circonstances de l’assassinat de Claude Verlon et Ghislaine Dupont. Abdelkrim al-Targui ne parlera plus, et les membres du commando responsable du rapt, dont certains ont été identifiés, n’ont toujours pas été retrouvés. Mais la mort de ces deux chefs jihadistes est un coup dur pour Aqmi et pour les autres groupes jihadistes toujours présents dans le nord du Mali. Depuis août 2014, selon la force militaire française Barkhane, les opérations antiterroristes françaises ont permis de tuer ou d’arrêter une centaine de combattants, de découvrir une soixantaine de caches d’armes et de détruire plusieurs dizaines de tonnes de munitions et d’armement. Il n'en demeure pas moins que les grands chefs que sont Iyad Ag Ghali et Mokhtar Belmokhtar courent toujours.

Par RFI

La CEDEAO pour des élections "inclusives, apaisées, sans exclusion" au Burkina Faso Entretien du Président OUATTARA, avec le Président de Transition du Burkina Faso Mardi 19 mai 2015. Ghana

 Entretien du Président de la République, SEM. Alassane OUATTARA, avec le Président de Transition du Burkina Faso, SEM. Michel KAFANDO, en marge du 47è Sommet ordinaire des Chefs d`Etat et de Gouvernement de la Communauté Economique des Etats de l`Afrique de l`Ouest (CEDEAO). Abidjan (Côte d’Ivoire) - La 47ème Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a demandé, mardi, à Accra, l’organisation d’élections "inclusives, apaisées, sans exclusion" au Burkina Faso.

Selon le Président Alassane Ouattara qui s’exprimait à Abidjan de son retour d’Accra, les Chefs d’Etat de la CEDEAO ont abordé les questions de Bonne gouvernance, d’élection ainsi que la situation sécuritaire et économique de la sous-région. Concernant les questions de paix et de sécurité, le Chef de l’Etat a souligné que le Sommet a discuté de la situation au Mali, au Burkina Faso et en Guinée-Bissau.

Sur le Mali, indique une note d’information de la présidence ivoirienne, le Sommet s’est réjoui de la signature de l’Accord de paix d’Alger le 15 mai 2015 et a appelé les membres de la Coalition des Mouvements de l’Azawad (CMA) à signer, à leur tour, cet Accord dans l’intérêt supérieur du peuple malien. "En ce qui concerne le Burkina Faso, le Sommet a demandé l’organisation d’élections inclusives, apaisées, sans exclusion et respectueuses de la Constitution", ajoute cette note. En marge de ce sommet, M. Ouattara a eu des échanges avec le Président de la transition du Burkina Faso, Michel Kafando. A propos de la Guinée-Bissau, le Sommet a salué l’évolution positive de la situation et décidé du renouvellement du mandat de l’ECOMIB, la force régionale de maintien de la paix, déployée dans le pays.

Le Sommet a été aussi l’occasion pour Alassane Ouattara et ses pairs de rendre un hommage bien mérité au Président Goodluck Ebele Jonathan pour son action à la tête du Nigeria et au service de la CEDEAO, notamment dans la gestion des crises au Mali et en Guinée-Bissau et dans la lutte contre la fièvre Ebola. Il a, pour sa part, salué les grandes qualités d’homme d’Etat du Président Goodluck Jonathan, qui ont permis au Nigeria d’organiser des élections irréprochables. Le Chef de l’Etat a ensuite souligné que le Sommet s’est félicité des progrès réalisés en matière de démocratie dans la sous-région suite au bon déroulement des élections au Togo et au Bénin, avant de féliciter le Président Faure Gnassingbé pour sa brillante réélection à la tête de son pays.

Alassane Ouattara a, en outre, déclaré que le Sommet a également évoqué les questions économiques relatives au prélèvement communautaire, à la future monnaie unique et à l’Accord de partenariat économique avec l’Union Européenne. Le Sommet a longuement débattu également du drame des migrants en méditerranée dans la perspective du prochain Sommet entre l’Europe et l’Afrique sur ce sujet. Selon M. Ouattara, la Région va se préparer pour cette importante rencontre qui devra déboucher sur des propositions concrètes.

Publié le mercredi 20 mai 2015 | APA

Le Chef de l’Etat a pris part à la cérémonie de signature de l’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali.

Le Président de la République, SEM Alassane Ouattara, a pris part ce vendredi 15 Mai 2015, à Bamako (Mali), à la cérémonie de signature d’Accord pour la Paix et la Réconciliation au Mali, aux côtés de plusieurs de ses pairs Africains. Cette cérémonie de signature a été marquée par plusieurs interventions, notamment celle du ministre des Affaires Etrangères, de l’Intégration Africaine et de la Coopération Internationale du Mali, M. Abdoulaye Diop, qui a souhaité la bienvenue aux différentes délégations présentes ; avant de les considérer comme ‘’témoins privilégiés de la détermination des filles et fils du Mali à se donner la main pour reconstruire un avenir commun plein de promesses que conforte la devise du pays « un peuple, un but, une voix »’’

Quant au ministre des Affaires Etrangères de la République Algérienne Démocratique et Populaire, SEM Ramtane Lamamra, il a engagé la communauté internationale à assumer ses responsabilités dans le suivi de la mise en oeuvre de l’Accord. Il a également lancé un appel aux populations du Nord Mali à se joindre au succès collectif de la nation et à se retrouver dans cet élan de solidarité. Intervenant après la signature de l’Accord par les différentes parties, Maître Arouna Touré, a, au nom de la coalition du peuple pour l’Azawad et la coordination des mouvements de forces patriotiques de résistance, estimé avoir répondu à la solidarité du peuple en retrouvant ses frères maliens pour la signature de cet Accord. Il s’est également engagé à soutenir la médiation en tant que noyau du comité de suivi de la mise en oeuvre de l’Accord.

Les autorités traditionnelles et coutumières du Nord du Mali ont, pour leur part, fait une déclaration d’adhésion totale et de soutien à l’Accord, avant de saluer les efforts du gouvernement et des groupements armés pour cette initiative. Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Alassane OUATTARA, avant de quitter Bamako pour Abidjan, au terme de cette cérémonie, a dit fonder beaucoup d’espoir dans cette signature d’ Accord.

Résultat de recherche d'images pour ""‘’Nous souhaitons la Paix au Mali, c’est un pays frère et la signature de cet accord est un bon début. Il faut la mise en oeuvre pour que nous soyons tous rassurés et nous souhaitons beaucoup de chance au peuple malien’’, a notamment indiqué le Chef de l’Etat. Notons que le Chef de l’Etat était accompagné du ministre d’Etat, ministre des Affaires étrangères, SEM Charles Koffi Diby, du ministre de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’Extérieur, monsieur Ally Coulibaly.

NOTE D’INFORMATION / N° 816 (Bamako, le 15 mai 2015)

Démocratie en Afrique : comme Goodluck Jonathan, ils ont accepté leur défaite avec fair-play

Le monde salue le geste républicain du président Goodluck Jonathan, qui a reconnu mardi sa défaite face au candidat de l’opposition, l’ex-général Muhammadu Buhari. Avant lui, d’autres dirigeants africains se sont retirés après avoir été battus aux élections.

Abdou Diouf (g.) a passé le témoin le 1er avril 2000 à Abdoulaye Wade.

La journée du 31 mars 2015 est rentrée dans les annales glorieuses de la démocratie au Nigeria et en Afrique. Car, au fur et à mesure que les résultats s’égrenaient – et dessinaient une défaite du président sortant-, la crainte d'un déferlement de violence sur le pays le plus peuplé d’Afrique augmentait.

Pourtant, un simple coup de fil (suivi quelques heures plus tard par un communiqué officiel) a suffi à désamorcer une situation jugée par les observateurs comme "une cocotte-minute qui pouvait exploser à tout moment". Goodluck Jonathan s’est comporté en "gentleman démocrate" en reconnaissant sa défaite avec à la clé, un appel au calme lancé à ses partisans qui n’attendaient pourtant qu’un simple mot –fraudes- pour semer le chaos dans le pays.

Si sous d’autres cieux un pareil geste est la règle, en Afrique le constat est malheureusement autre. Depuis 1990, cinq chefs d’États dans seulement trois pays ont rendus le tablier après avoir été battus dans les urnes par leurs adversaires.

Mathieu Kerekou : (Bénin 1991)

© AFP

Après avoir dirigé le Bénin d’une main de fer entre 1972 et 1991, Mathieu Kerekou a accepté de convoquer une "Conférence nationale" rassemblant l’ensemble des forces vives du pays. Présidée par l’Archevêque de Cotonou de l’époque, Mgr Isidore de Souza, la conférence ouvre le pays au multipartisme et à des élections transparentes en 1991. Battu par  l’opposant et premier ministre de la transition Nicéphore Soglo, Mathieu Kerekou accepte sa défaite et se retire momentanément de la scène politique béninoise.

Pierre Buyoya : (Burundi 1993)

© AFP/Rajesh Jantilal

Pierre Buyoya et Mathieu Kerekou ont eu un destin présidentiel presque similaire. Arrivé au pouvoir à la faveur d'un coup d'État en 1987, il accepte de mener le Burundi sur la voie de la démocratie au début des années 1990. Pierre Buyoya organise et perd les premières élections libres et transparentes du pays en 1993 face à son opposant Melchior Ndadaye. Il sera de nouveau aux affaires en 1996 et 2003.

André Kolingba : (Centrafrique 1993)

Le général André Kolingba a dirigé la Centrafrique entre 1981 et 1993 après avoir renversé le président David Dacko. Il accepte le multipartisme en 1991 et organise une élection présidentielle deux ans plus tard. André Kolingba est largement battu par Ange-Félix Patassé et accepte le verdict des urnes.  Ses tentatives ultérieures de retour aux affaires resteront infructueuses.

Nicéphore Soglo : (Bénin 1996)

© AFP

Cinq ans après avoir remporté la première élection présidentielle post-Conférence nationale, Nicéphore Soglo est battu dans les urnes par son éternel adversaire Mathieu Kerekou. Nicéphore Soglo reconnaît très vite sa défaite et s’impose à la tête de l’opposition béninoise avant d’être élu en décembre 2002 à la tête de la mairie de Cotonou, capitale économique du Bénin. Aujourd’hui, les deux anciens rivaux – qui vivent au Bénin - sont considérés comme des sages dans le paysage politique au pays du roi Béhanzin.  

Abdou Diouf : (Sénégal 2000)

© AFP

L’élection présidentielle de mars 2000 constitue un important point de repère dans l’évolution démocratique au Sénégal. Après avoir succédé le 1er janvier 1981 à Léopold Sédar Senghor, Abdio Diouf a été élu en 1983 puis réélu en 1988 et en 1993. Battu au second tour de l'élection présidentielle de 2000 par l’opposant Abdoulaye Wade, Diouf se retire de la vie politique et prend la tête en octobre 2002 de l’Organisation internationale de la francophonie.

>> Lire aussi : Abdoulaye Wade élu président du Sénégal

Abdoulaye Wade : (Sénégal 2012)

 © AFP

Après avoir tenté l’aventure sans succès en 1978, 1983, 1988 et 1993, Abdoulaye Wade accède à la présidence en mars 2000 après avoir remporté le second tour de l’élection contre Abdou Diouf. Réélu en 2007 le chantre du "Sopi" (changement en wolof) est défait lors de l’élection présidentielle de mars 2012 par Macky Sall, un de ses anciens lieutenants. Wade accepte sa défaite et passe le témoin à son successeur le 12 avril.

>> Lire aussi Sénégal : Macky Sall élu président, Abdoulaye Wade le félicite

Joyce Banda : (Malawi 2014)

© Thoko Chikondi/AP/SIPA 

 

En 2009, Joyce Banda a été désignée vice-présidente du Malawi par le président Bingu wa Mutharika. Elle succède à ce dernier décédé le 7 avril 2012. Joyce Banda se présente à la présidentielle du 20 mai 2014 où elle est battue par Peter Mutharika. Après avoir annoncé l’annulation du scrutin invoquant de "graves irrégularités", elle accepte finalement sa défaite et passe le témoin à son adversaire.

 

Lire l'article sur Jeuneafrique.com : Rétrospective | Démocratie en Afrique : comme Goodluck Jonathan, ils ont accepté leur défaite avec fair-play | Jeuneafrique.com - le premier site d'information et d'actualité sur l'Afrique 

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L'ONU accuse le Mali de manquer de reconnaissance pour ses "sacrifices"

Le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU, Hervé Ladsous, s'est insurgé samedi à Bamako contre un manque de reconnaissance des autorités maliennes envers la force internationale dans ce pays, la Minusma au lendemain de la signature d'un accord de paix. Il a par ailleurs souhaité que "le dialogue annoncé entre le gouvernement malien et la Coordination s'établisse sans délai" pour amener la Coordination des mouvements de l'Azawad (CMA, rébellion à dominante touareg), qui exige des discussions supplémentaires pour signer l'accord, à la faire à son tour.

Lors d'une conférence de presse, M. Ladsous a dit "regretter que hier, durant les débats, l'impartialité de la Minusma ait pu être mise en question", en allusion à la salve de critiques lancée par le président malien Ibrahim Boubacar Keïta lors de la cérémonie. "Depuis la Somalie (il y a plus de 20 ans, NDLR), aucune mission des Nations unies n'a été aussi coûteuse en vies humaines", avec 35 tués en moins de deux ans pour la Minusma, a-t-il souligné. Dans un communiqué publié dans la nuit de vendredi à samedi, la Minusma avait déploré que "son impartialité soit régulièrement mise en cause et que ni sa contribution, ni ses sacrifices ne soient reconnus à leur juste valeur".

A la clôture de la cérémonie de signature de l'accord par le gouvernement malien, plusieurs mouvements armés et la médiation internationale, le président Keïta a apostrophé le chef des opérations de maintien de la paix de l'ONU qui avait lu un message du secrétaire général Ban Ki-moon. "Avons-nous jamais violé le cessez-le-feu? Jamais. Pour autant, M. Ladsous, il serait convenable que les Nations unies fassent preuve de justice et d'équité à cet égard-là", a-t-il lancé, exigeant "un peu de respect pour notre peuple". "Que l'accord doive rester ouvert, nous y sommes favorables, pourvu qu'il ne soit pas une prise en otage pour le Mali et pour la paix au Mali.

Je suis très clair là-dessus", a ajouté M. Keïta. - 'Faire la différence entre groupes armés' - Dans le discours lu par M. Ladsous, le secrétaire général de l'ONU déplorait que "de graves violations du cessez-le-feu aient été commises de toutes parts ces dernières semaines". "Le dialogue doit continuer avec les groupes qui ne sont pas ici aujourd'hui, la possibilité qu'ils signent l'accord de paix à une date ultérieure doit rester ouverte", affirmait M. Ban au sujet des rebelles.

L'accord vise à instaurer une paix durable dans le nord du Mali, qui a connu une série de rébellions touareg depuis les premières années d'indépendance du pays, en 1960. En 2012, il a été transformé en sanctuaire et en base d'opérations jihadiste, jusqu'au lancement de l'opération militaire française Serval en janvier 2013. "Après cette signature, on va être en mesure de clairement faire la différence entre les groupes armés qui se sont engagés dans le processus de paix ou qui vont s'y rallier et ceux qui se situent en dehors de ce cadre et qui seront forcément assimilés aux groupements terroristes", s'est félicité M. Ladsous.

Interrogé sur d'éventuelles violations du cessez-le-feu par l'armée malienne, il a dit ne pas en avoir connaissance, mais s'est étonné de la proximité des troupes de Bamako lors de chaque opération de la formation pro-gouvernementale Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia).

"Toutes les parties quasiment ont été responsables de violations du cessez-le-feu", a précisé le responsable de l'ONU, appelant à l'arrêt immédiat des affrontements de ces derniers jours à Ménaka (nord-est), près de la frontière nigérienne "car ils alourdissent l'atmosphère". Le nord du Mali est tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda après la déroute de l'armée face à la rébellion, d'abord alliée à ces groupes qui l'ont ensuite évincée. Bien que les jihadistes aient été dispersés et en grande partie chassés de cette région par l'opération Serval, des zones entières échappent encore au contrôle des autorités. (AFP 16/05/15)

L'exploration de nouveaux forages interdite au Ghana sur une zone maritime litigeuse

Ghana-Côte D’Ivoire : l’exploration de nouveaux forages interdite au Ghana sur une zone maritime litigeuse 

Le Ghana a été sommé de limiter son activité pétrolière dans une zone offshore que le pays se dispute avec la Côte d’Ivoire. En effet, il ne devra plus, jusqu’à nouvel avis entreprendre de nouveaux forages sur une zone maritime faisant l’objet d’un litige avec le pays d’Allassane Ouatarra. Cette mesure « conservatoire » a été prise par le Tribunal international du droit de la mer (TIDM) dans le litige de la mer qui oppose les deux pays, et devait permettre au tribunal de faire un jugement sur le fond.

Les deux pays ont saisi la TIDM pour ce litige maritime à fin 2014, après plusieurs négociations qui n’ont pas porté leurs fruits. La Côte-d’Ivoire, avait saisi la TIDM pour obtenir une suspension de tous les travaux de recherche, d’exploration et de forage dans la zone litigeuse.

Mais, la Chambre Spéciale chargé de cette affaire, a estimé que la demande de suspension sollicitée par la Côte d’Ivoire « porterait atteinte aux droits revendiqués par le Ghana et créerait pour lui une charge excessive, et qu’une telle ordonnance pourrait également causer des dommages au milieu marin », a indiqué cette juridiction basée à Hambourg, en Allemagne, dans un communiqué de presse.

La décision « provisoire » de la TIDM, reste « nettement » favorable pour la Côte d’Ivoire qui avait demandé des « mesures conservatoires » au Tribunal. Mais, le Ghana en tire aussi profit car le pays peut poursuivre l’exploitation des forages pétroliers déjà entamés.

Une partie des forages épargnés par la mesure d’interdiction appartient à la société britannique Tullow Oil. Ce privilège donné au Ghana, est dans l’optique de prévenir « les pertes financières importantes », que pouvaient subir ce pays, a indiqué la TIDM.

Ce litige pétrolier est né entre la deuxième (Côte d’Ivoire) et la troisième (Ghana) économie de l’Afrique de l’Ouest, puisque les deux pays ont du mal à s’entendre sur le tracé de leur frontière maritime, qui traverse un gisement de pétrole offshore que les deux voisins souhaitent exploiter.

L’exploitation des ressources pétrolières a débuté par le Ghana, en 2010. Le pays a commencé à exploiter ses ressources pétrolières dans les champs offshores de l’Ouest, à la limite avec la Côte d’ Ivoire, qui produisent environ 100.000 barils par jour.

Ces gisements, considérés comme l’une des plus importantes découvertes d’hydrocarbures en Afrique de l’Ouest depuis dix ans, sont exploités par le géant russe Lukoil et son partenaire américain Vanco. La Côte d’Ivoire, quant-à elle, est engagée à renforcer sa production de pétrole offshore tout en relançant ses secteurs agricole et minier.

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