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Afrique (196)

Zimbabwe: le président Robert Mugabe a démissionné

Explosion de joie au Parlement zimbabwéen à Harare, le 21 novembre 2017, après l'annonce de la démission de Robert Mugabe.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a remis une lettre de démission au Parlement, a annoncé Jacob Mudenda, président de l'Assemblée nationale, ce mardi 21 novembre. Le chef de l'Etat, qui est âgé de 93 ans, était en résidence surveillée depuis l'intervention de l'armée, mercredi dernier, mais refusait de céder le pouvoir qu'il exerçait depuis l'indépendance, en 1980.

 Le président du Parlement zimbabwéen Jacob Mudenda a annoncé la démission de Robert Mugabe.

L'annonce a été faite peu avant 17h ce mardi, dans le bâtiment où étaient rassemblés tous les parlementaires zimbabwéens, qui devaient voter pour ou contre le dépôt d'une motion de défiance contre le chef d'Etat.. Alors que l'audience est en cours, le président de l'Assemblée nationale reçoit un courrier et le lit devant tous les députés, annonçant la démission de Robert Mugabe : « Moi, Robert Gabriel Mugabe [...] remets formellement ma démission de président de la République du Zimbabwe avec effet immédiat », indique-t-il dans le communiqué. Réactions de Zimbabwéens à Harare.

Des centaines de personnes descendent alors dans les rues pour crier leur joie sous les sifflets et les klaxons. Toute la ville d'Harare résonne de clameurs de joie, rapporte notre envoyée spéciale dans la capitale zimbabwéenne, Valentine Rioux. Après les deux jours de torpeur qui ont suivi l'apparition décevante de Robert Mugabe à la télévision dimanche soir, les Zimbabwéens crient maintenant leur bonheur et leur désir de liberté.

Face à cette mobilisation populaire, l'armée a appelé les Zimbabwéens à la responsabilité. « Au vu des derniers développements dans le pays, les forces de défense et de sécurité veulent appeler les Zimbabwéens de tous bords politiques à faire preuve de la plus grande retenue et à pleinement respecter la loi et l'ordre », a déclaré le chef de l'état-major de l'armée, Constantino Chiwenga, devant la presse à Harare.

Des manifestants célèbrent la démission de Robert Mugabe, le 21 novembre 2017 dans les rues de Harare. © REUTERS/Mike Hutchings Une semaine de chaos Pour rappel, l'armée du Zimbabwe a pris le contrôle du pays dans la nuit du 14 au 15 novembre. Au départ, mercredi dernier, on voit quelques chars dans les principales artères d'Harare. Le flou règne pendant plusieurs heures. Des troupes contrôlent les voies d'accès aux principaux ministères, au Parlement et aux tribunaux, mais la vie suit son cours dans les rues de la capitale.

A l'aube, le général Sibu Siso Moyo annonce à la télévision nationale qu'il ne s'agit pas d'un coup d'Etat. L'armée, se contente d'éliminer les « criminels dans l'entourage de Robert Mugabe ». C'est par la voix du président sud-africain Jacob Zuma que l'on apprend le lendemain que Robert Mugabe est en résidence surveillée.

C'est alors que s'engage un bras de fer qui va durer sept jours. Des négociations se mettent en place entre Robert Mugabe qui refuse catégoriquement de quitter le pouvoir et les militaires qui souhaitent se débarrasser du héros de l'indépendance en douceur, ou plutôt « dans la dignité » comme ils aiment à le dire.

Pour accélérer le mouvement, la Zanu-PF organise des consultations dans les provinces du pays le week-end dernier. Dimanche, le haut comité se réunit pour destituer le président Mugabe de ses fonctions de président du parti. C'est le premier mouvement d'une stratégie qui doit mener à l'impeachment au Parlement, c'est-à-dire une procédure de destitution. L'annonce de la démission du président Mugabe est finalement annoncée au Parlement sous les applaudissements tonitruants de l'hémicycle.

Des réactions dans le monde entier A l'étranger, Theresa May a été la première à réagir à cette annonce. « La démission de Robert Mugabe offre au Zimbabwe l'opportunité de se forger une nouvelle voie libre de l'oppression qui a caractérisé son pouvoir », a estimé la Première ministre britannique dans un communiqué, à propos de cette ancienne colonie britannique.

Theresa May ✔ @theresa_may.

The resignation of Robert Mugabe provides Zimbabwe with an opportunity to forge a new path free of the oppression that characterised his rule: https://www.gov.uk/government/news/pm-statement-on-resignation-of-robert-mugabe-21-november-2017 .

Sur France 24, Alpha Condé a fait part de son « soulagement ». Le président guinéen, également président en exercice de l'Union africaine, a aussi pris soin de rappeler le passé du président démissionnaire : « Il ne faut jamais oublier que Mugabe a été un très grand combattant, un héros africain. C'est dommage qu'il sorte par la petite porte et qu'il soit désavoué par le Parlement ». Et de saluer le fait qu'une solution politique ait été trouvée pour sortir de la crise politique. « Le fait que la Zanu ait demandé au président de démissionner, c'est une solution politique qui respecte la Constitution », a ajouté Alpha Condé.

Démission du président zimbabwéen Robert Mugabe - Edition spéciale du 21 novembre 2017 [19h30-20h] 21-11-2017 -

Par RFI Démission du président zimbabwéen Robert Mugabe - Edition spéciale du 21 novembre 2017 [19h-19h30] 21-11-2017 - Par RFI.

CIV / Alassane Ouattara / Face à la crise migratoire, les dirigeants africains doivent agir pour maintenir leur jeunesse sur leur sol, mais l'Europe doit davantage...

(Archive) La Côte d'Ivoire a rapatrié, vendredi, 44 de ses ressortissants bloqués en Libye après avoir tenté de traverser la Méditerranée.

Ces Ivoiriens, confrontés à une "grande précarité", ont regagné leur pays de leur plein gré. Témoignages. Dans la soirée du vendredi 27 novembre, Abidjan a rapatrié 44 migrants ivoiriens depuis la Libye, une première pour la Côte d'Ivoire dans ce type d'opérations. Ces Ivoiriens avaient décidé de rejoindre illégalement l'Europe, tentant une traversée périlleuse à travers le Sahara, puis se sont tous retrouvés dans des conditions très difficiles, en grande précarité, pendant plusieurs mois en Libye. Ces personnes, dont deux femmes et trois enfants, ont décidé volontairement d'être rapatriées en Côte d'Ivoire.

Elles ont quitté Tripoli jeudi pour la Tunisie voisine, d'où elles ont pris un vol spécial affrété par le gouvernement ivoirien. "Quand tu es en Côte d'Ivoire, on te fait croire qu'être clandestin c'est bon", explique Bakary Cissé, l’un des migrants à son arrivée à l’aéroport d’Abidjan, à France 24. "Quelqu'un qui veut passer par l'eau, il vaut mieux qu'il prenne l'avion. Les clandestins, ils passent par le Burkina, le Niger.

Au Niger, on peut mettre jusqu’à trente personnes dans un seul bâché (camionnette). Pour rentrer en Libye, tu es comme un cadavre. On te met dans les bâchés et puis on te couvre. Et on fait des kilomètres dans le Sahara. Pour manger c'est difficile. Tout est difficile." "En Libye, on ne se sentait ni a l'aise, ni en sécurité" Ali Diarrassouba, tout juste rentré en Côte d’Ivoire lui aussi, affirme avoir été agressé deux fois en Libye, pays sous la coupe de milices rivales depuis le renversement du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. "J’ai perdu trop de choses. J'ai eu plein de problèmes, on ne se sentait ni à l'aise, ni en sécurité", explique-t-il à France 24. "Vraiment c'est pas facile. Il y a eu trop d'épreuves difficiles.

J’ai bien réfléchi avant de revenir. Je me suis dit qu'ici peut être je pourrais avoir un avenir meilleur."

L'opération a été pilotée par le ministre ivoirien de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'extérieur, Ally Coulibaly.

Elle répond à un engagement des autorités ivoiriennes de lutter contre l'immigration illégale après les drames répétés survenus en Méditerranée. Ces deux dernières années, quelque 3 000 Ivoiriens sont arrivés illégalement en Italie, selon les statistiques officielles. 

Face à la crise migratoire, les dirigeants africains doivent agir pour maintenir leur jeunesse sur leur sol, mais l'Europe doit davantage les aider, avait estimé en août le président ivoirien Alassane Ouattara. "Il faut régler le problème à la racine : nous, les responsables africains, nous devons prendre les mesures nécessaires par rapport à notre jeunesse", avait-il déclaré en marge du New York Forum Africa (NYFA) à Libreville au Gabon.

Zimbabwe: Robert Mugabe finit son intervention sans annoncer sa démission

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a, dans un discours à la nation ce dimanche, défié les attentes en s'abstenant de démissionner, allant jusqu'à affirmer qu'il présiderait le mois prochain le congrès de son parti.

Robert Mugabe s'est adressé dimanche soir en direct à ses compatriotes sur l'antenne de la télévision d'Etat dans un long discours, lu avec grand peine, mais n'a pas annoncé sa démission, comme des sources dans son entourage l'avaient laissé entendre après l'ultimatum lancé un peu plus tôt par son parti.

La Zanu-PF a démis dimanche le président âgé de 93 ans de ses fonctions de président du parti au pouvoir au Zimbabwe et lui a laissé 24 heures pour renoncer à la présidence du pays sous peine d'être destitué par le Parlement. A la surprise générale, Robert Mugabe a assuré qu'il présiderait en décembre le congrès de la Zanu-PF : « Dans quelques semaines, je vais présider un processus qui ne doit souffrir aucune tentative de déstabilisation pouvant le compromettre aux yeux du public. En guise de conclusion, je tiens à dire que je sais très bien que de nombreux développements ont eu lieu au sein du parti ou, faut-il, plutot dire des développements censés avoir été pris au nom du parti. Des erreurs du passé et la colère qu'elles ont pu inspirer sont parfaitement compréhensibles. Toutefois, nous ne pouvons pas nous soumettre à l'amertume ou à quelconque désir de revanche, deux sentiments qui ne contribueraient nullement à faire de nous de meilleurs membres du parti ou de meilleurs Zimbabwéens. ».

Un discours «totalement déconnecté de la réalité» selon les War Vets .

Dans son discours à la télévision, Robert Mugabe a estimé que l'intervention de l'armée qui l'a placé cette semaine en résidence surveillée n'avait à aucun moment remis en cause son autorité en tant que chef de l'Etat et commandant en chef des forces armées. « L'opération à laquelle j'ai échappée (...) n'a pas remis en cause mon autorité en tant que chef de l'Etat et commandant en chef de l'armée », a-t-il fait valoir, flanqué à sa droite de plusieurs hauts responsables militaires. 

« Quels que soient les pour et les contre de l'opération de l'armée, moi, en tant que commandant en chef, je reconnais les problèmes qui ont été soulevés », a-t-il ajouté, avant de critiquer « les messages contradictoires du gouvernement et du parti ». « Tout cela doit cesser, alors que nous adoptons une nouvelle culture de travail », a-t-il lancé, avant de plaider pour un retour à la normale : « La réunion d’aujourd’hui avec le commandement militaire souligne l’importance pour notre nation de revenir à une situation normale pour que chacun puisse profiter d’un environnement de paix et de sécurité, et que la loi et l’ordre continuent comme avant. L’opération à laquelle j’ai fait allusion ne constituait pas une atteinte à l’ordre constitutionnel auquel nous sommes si attachés, ni une atteinte à mon autorité en tant que chef de l’Etat et de gouvernement. » .

Mugabe n'a pas démissionné, donc c'est clair que jusque la fin, Mugabe insiste. Il est vraiment un politicien hors-pair. Il a vraiment joué sa dernière carte. Liesl Louw-Vaudran, spécialiste de l'Afrique australe à l'Institut d'études sur la sécurité à Pretoria

20-11-2017 - Par Clémentine Pawlotsky Par RFI Publié le 19-11-2017 Modifié le 20-11-2017 à 01:40 .

Dès la fin du discours de Robert Mugabe, les « War Vets », les anciens combattants de la guerre d'indépendance, ont appelé les Zimbabwéens à manifester. « Ce discours était totalement déconnecté de la réalité. Nous soutiendrons toute procédure de destitution et appelons à manifester mercredi », a déclaré le chef de la puissante association de vétérans, Chris Mutsvangwa, après l'adresse télévisée du président zimbabwéen.

Zimbabwe: le fil de la journée (19 novembre 2017) - Cliquer sur l'image .

Le président Robert Mugabe rencontre le général Constantino Chiwenga et de hauts responsables militaires du Zimbabwe à la State House à Harare © ©ZIMPAPERS/Joseph Nyadzayo/Reuters ►Situation au Zimbabwe: Edition spéciale sur RFI lundi 20 novembre de 7h30 TU à 8h TU

La foule s'amasse autour de la résidence présidentielle, à Harare / Robert Mugabe va rencontrer l'armée ce dimanche...

Après la manifestation massive qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes ce samedi à Harare, la télévision d'Etat a annoncé ce samedi soir que le président Mugabe s'entretiendrait dimanche avec l'armée. La télévision d'Etat a annoncé dans son édition de 20 h que le président Mugabe s'entretiendrait dimanche avec les chefs de l'armée.

La ZBC cite Fidelis Moukonori. Ce prêtre catholique n'est pas n'importe qui. Très proche de Robert Mugabe, il jouerait un rôle de médiateur actif depuis le début de la crise. Il apparaissait d'ailleurs jeudi soir sur les photos de la première rencontre entre le président Mugabe avec le chef d'état-major, le général Constantino Chiwenga.

Plusieurs sources au sein du parti au pouvoir annoncent un autre rendez-vous présenté comme crucial ce dimanche : un comité central de la Zanu-PF. Il s'agit disent ces sources d'entériner les décisions prises vendredi au niveau local par les fédérations de neuf des dix provinces. Elles avaient réclamé la démission de Robert Mugabe ainsi que la mise à l'écart de son épouse de son poste de présidente de la Ligue des femmes.

La pression s'accentue encore sur le vieux chef de l'Etat, confronté aujourd'hui à une manifestation sans précédent depuis la proclamation de l'indépendance. «Que le changement ne reste pas seulement sur le départ de Mugabe» L'imposante manifestation samedi dans les rues de Harare, trois jours après le coup de force de l'armée, a notamment été marquée par des scènes de fraternité entre manifestants et soldats. Joint par RFI, Albert Gumbo, ancien leader de la contestation anti-Mugabe, secrétaire général du parti Alliance for People's Agenda exilé en Afrique du Sud, souligne le rôle qui incombe maintenant aux civils.

« C’était historique parce que la population a manifesté en soutien pour le départ de Mugabe. Ils sont sortis pour remercier l’armée si vous voulez. Mais cela ne veut pas dire que demain, si l’armée ne change pas, ils vont la remercier. Il faut que l’armée rentre dans les casernes et que les civils prennent le pouvoir. Donc aujourd’hui l’armée est héroïque, tout le monde est d’accord, mais il faut que le changement ne reste pas seulement sur le départ de Mugabe, il faut que le changement continue. Il faut qu’il y ait des élections libres, il faut que l’économie change, il faut que les libertés soient rétablies partout dans le pays. Le Zimbabwe est un pays riche, stable, important, nous avons beaucoup de potentiel et il est temps maintenant que nous recommencions à reconstruire notre pays pour la prospérité et que tout le monde réussisse. ».

REUTERS/Philimon Bulawayo Par RFI Publié le 18-11-2017 Modifié le 19-11-2017 à 00:38 Zimbabwe: à Harare, la foule veut le départ de Robert Mugabe Les manifestants réclament le départ de Mugabe dans les rues d'Harare, ce 18 novembre 2017.

REUTERS/Philimon Bulawayo Par RFI Publié le 18-11-2017 Modifié le 18-11-2017 à 17:52 Des cortèges massifs et pacifiques pour demander la démission du président Robert Mugabe ont défilé ce samedi dans Harare, encadrés par l'armée, qui a toutefois empêché l'accès au palais présidentiel. Depuis le coup de force des militaires mercredi matin, les tractations se poursuivent, en coulisse, pour le départ du président Robert Mugabe. Officiellement, aucun coup d'Etat ne se joue.

Après une semaine d’attente, c’est une journée de manifestation cruciale qui s'est déroulée à Harare. Un rassemblement pacifique a débuté dans la matinée à Hatfield, un quartier populaire en périphérie de la ville, à l’appel de la Zanu-PF et des vétérans de la lutte pour l’indépendance. Hatfield est un lieu symbolique puisque c’est là qu’est né le parti de la Zanu-PF.

Le sentiment qui prévaut sur place, c'est que toute la population, après avoir attendu pendant une semaine une annonce, a décidé de célébrer le départ à venir - ils en sont persuadés - de Robert Mugabe. Beaucoup de gens disent, « aujourd’hui, c’est le premier jour de notre indépendance ». Les ouvriers sont même sortis de leurs usines pour voir ce qui se passe. Des Zimbabwéens noirs, des Zimbabwéens blancs, tout le monde filme et prend des photos comme pour enregistrer ce moment historique, extraordinaire même entend-on.

La foule s'amasse autour de la résidence présidentielle, à Harare, le 18 novembre.

© AFP « Merci l'armée ».

Plusieurs milliers de personnes se sont massées au centre-ville de la capitale. Les militaires sur leurs chars défilent au milieu de la foule qui a envahi les avenues, ils sont acclamés, remerciés, des pancartes sont tenues : « Merci l’armée », « merci au général Chiwenga ». Il y a aussi ces bus, sur lesquelles des dizaines de personnes sont montées, ils tiennent des rameaux dans leurs mains.

La marche a été ponctuée de discours. Avec le passage remarqué de Joice Mujuru, leader de la Zanu-PF, en disgrâce ces derniers mois pour s'être ouvertement opposée à Robert Mugabe.

On apercevait aussi des pancartes demandant à la SADC de rester en dehors de ce qui se passe en ce moment au Zimbabwe, de laisser la population choisir, de laisser les Zimbabwéens régler cette situation. Une anecdote : sur un pick-up était déployée une grande photo de Gabriella Engels, cette jeune sud-africaine qui avait été molestée par Grace Mugabe début juillet en Afrique du Sud, et le message était sans ambages : « La SADC occupe-toi d’abord de ça ».

Mugabe est trop vieux, au pouvoir depuis trop longtemps : c’est ce que l'on a entendu à propos du chef de l’État. D’autres ont demandé ouvertement « la fin de la dictature ». L'armée encadre.

 Ce rassemblement a été organisé et encadré par l’armée, officiellement pour montrer le soutien de la population à ses militaires et à leurs actions cette semaine. Les militaires ont empêché les manifestants d'approcher le palais présidentiel.

L’armée avait demandé aux Zimbabwéens de manifester dans le calme.

L'objectif final est très clair : il n’y a pas de retour en arrière envisagé pour les Zimbabwéens après cette journée de mobilisation. Ils veulent prendre leur destin en main, et veulent que Robert Mugabe parte. Vendredi, la chaîne d’information ZBC a annoncé que plusieurs branches du parti demandaient la démission du président. C’était une première sur la chaîne gouvernementale qui a beaucoup ému les Zimbabwéens. .

Dans le cortège des manifestants à Harare, samedi 18 novembre.

© REUTERS/Philimon Bulawayo Chronologie et chiffres clés Zimbabwe ZIMBABWE Chronologie et chiffres clés Zimbabwe ZIMBABWE

Alassane Ouattara : « Mugabé au pouvoir depuis des années doit quitter ses fonctions dans la dignité »

Toutefois Alassane Ouattara a redit son aversion pour les coups de force quels qu’en soient les auteurs.

Alassane Ouattara : « Mugabé doit quitter ses fonctions dans la dignité » Le Chef de l’Etat ivoirien a demandé à son homologue du Zimbwé à respecter la chaîne des générations. Alassane Ouattara : « Mugabé doit quitter ses fonctions dans la dignité » Le Chef d’Etat ivoirien a invité le Président Jacob Zuma de l’Afrique. Médiateur dans la crise politique et institutionnelle que vit le Zimbabwe depuis à trouver un dénouement qui honore l’Afrique. Le Président ivoirien a officiellement demandé à Robert Mugabé président du Zimbwé, figure marquante de l’indépendance de ce pays et du processus de décolonisation totale de l’Afrique à respecter la chaîne des générations. Mugabé au pouvoir depuis des années doit quitter ses fonctions dans la dignité.

Toutefois Alassane Ouattara a redit son aversion pour les coups de force quels qu’en soient les auteurs. Il a ainsi subtilement répondu au chef Tchaman qui pendant la cérémonie de libation (lors du lancement du Sara) souhaitait le voir présider aux destinées de la Côte d’Ivoire jusqu'en 2030. A propos des accords sur le climat, le président ivoirien a affirmé : « Mon pays est déterminé à respecter ses obligations prises dans le cadre de l’accord de Paris sur le Climat - COP21 et nous continuerons à contribuer aux initiatives visant à la mise en œuvre totale de cet Accord par tous les pays. » vendredi, 17 novembre 2017 14:26 Franck A Zagbayou

Sommet UA-UE : Sahara marocain, la bataille d’Abidjan

Peut-on concevoir un sommet entre l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) sans la participation de l’un des partenaires majeurs de l’Europe sur le continent africain mais avec celle d’une « République » dont ni l’UE ni l’ONU ne reconnaissent l’existence ? À moins d’un mois de la tenue à Abidjan, les 29 et 30 novembre, du cinquième sommet UA-UE, la question se pose pourtant.

À l’origine de ce véritable casse-tête pour le président ivoirien, Alassane Ouattara, hôte de cette rencontre : le changement d’appellation du sommet. Depuis la première d’entre elles, au Caire, en 2000, ces réunions de chefs d’État avaient pour intitulé « sommet Afrique-Union européenne ». N’y participaient que des gouvernements internationalement reconnus, ce qui de facto en excluait la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Mais depuis que le Maroc a intégré l’UA, le 30 janvier 2017, la formulation a changé : rien en principe ne s’oppose désormais à l’appellation « sommet UA-UE ». Actée par les Européens, cette modification somme toute logique a un effet collatéral non négligeable, le grain de sable qui va bloquer la mécanique : membre de l’UA, la RASD peut désormais participer !.

Changement symbolique Or le Maroc, qui n’a accepté de siéger à Addis-Abeba aux côtés des Sahraouis que du bout des lèvres (et avec l’objectif sous-jacent d’obtenir le retrait de ce qu’il considère comme une aberration), ne l’entend pas de cette oreille. À ses yeux, comme à ceux de ses alliés sur le continent, mais aussi de la majorité des poids lourds de l’UE, dont la France, le changement d’appellation est symbolique et ne signifie pas que l’on change ipso facto de format.

Absente des quatre précédents sommets, la RASD doit l’être de celui d’Abidjan. Dans le cas contraire, on ouvrirait une boîte de Pandore qui permettrait à cet « État » de revendiquer une place partout où l’UA se réunira avec une autre entité multinationale.

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Afrique de l’Ouest : l’autonomisation des femmes au centre des débats

Afrique de l’Ouest : l’autonomisation des femmes au centre des débats Sous l’impulsion de Dominique Nouvian Ouattara, les premières dames d’Afrique de l’Ouest et du Sahel ont lancé une vaste campagne de communication sur l’autonomisation des femmes. Celle-ci aura pour objectif d’amener les femmes et jeunes filles du continent à prendre conscience de leur véritable potentiel. Les inégalités hommes-femmes sont « toujours criantes en Afrique », s’alarment les premières dames d’Afrique de l’Ouest et du Sahel.

Pourtant, les femmes sont indispensables au développement économique et social du continent, comme ne cessent de le souligner les agences internationales. Le rapport « Women and Trade in Africa: Realizing the Potential », diffusé par la Banque mondiale en 2013, mettait en effet en lumière le rôle clé que les femmes exercent dans le commerce africain et la place indispensable qui doit leur être faite afin d’« exploiter pleinement » le potentiel commercial du continent.

« Les femmes sont très présentes dans le commerce en Afrique : elles transportent des marchandises d’un pays à l’autre, produisent des biens exportables — en particulier des produits alimentaires — et gèrent des entreprises axées sur le commerce », affirmait ainsi le rapport. Mais ces femmes sont dans le même temps confrontées à des obstacles majeurs qui sapent leurs activités économiques. Les femmes commerçantes qui travaillent dans le secteur informel sont en effet souvent victimes de harcèlement et d’extorsion. Elles se voient plus facilement refuser l’accès aux principaux réseaux commerciaux et ont plus de difficultés à se procurer les intrants et matériaux qui augmenteraient leur productivité et leur permettraient d’être plus compétitives sur les marchés étrangers.

La Banque mondiale souligne également que les femmes commerçantes doivent le plus souvent assumer les tâches ménagères en parallèle, ce qui se traduit par une moindre capacité à s’occuper de leur commerce. Priorité individuelle et collective Mais une fois ce constat posé, que faire pour y remédier ? Les premières dames d’Afrique de l’Ouest et du Sahel ont décidé de s’attaquer frontalement à cette question, en lançant le mercredi 18 octobre, à Abidjan, une campagne régionale de communication pour un changement social et comportemental, en vue de l’autonomisation des femmes et du dividende démographique. Lors de la cérémonie de lancement de cette campagne, présidée par Dominique Nouvian Ouattara, les premières dames présentes se sont engagées à « placer l’autonomisation sociale et économique des femmes, des adolescentes et des filles au niveau des priorités de leurs agendas individuels et collectifs ».

Ces dernières ont également promis de plaider pour un engagement politique croissant des gouvernements du continent concernant la mise en œuvre de la feuille de route de l’Union africaine sur l’exploitation du dividende démographique dans les domaines de la santé, l’éducation, le genre, l’emploi et la gouvernance au profit des femmes. Gage de l’émergence économique africaine.

La campagne de communication vise plus précisément à « contribuer à booster la demande au niveau des services de santé reproductive, maternelle, néonatale, infantile et nutritionnelle au sein de la population en favorisant les changements sociaux, comportementaux et l’autonomisation des femmes et jeunes filles ». Le projet a été mis en place avec l’assistance financière de la Banque mondiale pour une enveloppe globale de 207 millions de dollars et l’assistance technique du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et de l’Organisation Ouest Africaine de la Sante (OOAS)

Pour Nialé Kaba, ministre ivoirienne du Plan et du Développement, « l’autonomisation suppose la pleine réalisation des droits afin de permettre aux femmes d’avoir un accès équitable aux ressources et aux opportunités, exprimer leur potentiel et participer davantage au processus de développement ». La fonctionnaire a rappelé que l’autonomisation des femmes constitue l’un des points déterminants pour accélérer la baisse de la fécondité et la quête du dividende démographique, « gage de l’émergence économique des pays africains ».

Dominique Nouvian Ouattara a quant à elle partagé l’expérience du Fonds d’appui aux femmes de Côte d’Ivoire (FAFCI), dont la mise en place a permis la scolarisation et le maintien de filles à l’école, la création et l’accès à des emplois durables pour les filles et la lutte contre les violences faites aux femmes. La première dame ivoirienne a également plaidé pour le développement d’autres initiatives permettant d’atteindre des résultats probants à l’échelle du continent. Pas de doute, l’autonomisation des femmes est devenue l’une des priorités du continent africain.

Alain Tchombè, Consultant/Chargé de mission en développement international

Dossiers régionaux: convergence de vue entre Alpha Condé et Alassane Ouattara

Alassane Ouattara, le président ivoirien, était ce jeudi 26 octobre en Guinée, à Conakry, pour une visite de quelques heures. Cette visite lui a permis d'évoquer des sujets d'actualités avec son homologue Alpha Condé, président en exercice de l'Union africaine. Compte-rendu de la rencontre entre les deux dirigeants.

Qu’il s’agisse de la crise togolaise, de la monnaie unique sous-régionale, du sommet Union africaine-Union européenne fin novembre prochain à Abidjan, tout a été abordé par les deux chefs d’Etat guinéen et ivoirien. Une convergence de vues entre Alpha Condé et Alassane Ouattara, qui permettra notamment de trouver une issue heureuse à la crise togolaise.

« Il est extrêmement important que les choses évoluent de façon pacifique au Togo et qu’on ait vraiment une solution pour permettre au peuple togolais de continuer son avance », a déclaré Alpha Condé.

Débat sur la présence des Sarahouis au sommet d'Abidjan

Autre affaire qui risque de faire perdre le sommeil au président de l’Union africaine, c’est le sommet Afrique-Europe prévu les 29 et 30 novembre à Abidjan, avec le duel Algérie-Maroc au sujet de la participation ou non de la République arabe sahraouie démocratique. Même si les deux chefs d’Etat ne l’ont pas dit en public, le Maroc et ses alliés sont fermes. Et c’est non ! Alors que l’Algérie, soutenue notamment par l’Afrique du Sud et le Zimbabwe, souhaite la participation des Sahraouis à ce sommet.

« Le sommet a été organisé par l’Union africaine. Nous verrons maintenant sur place pour que tout se passe très bien, sans qu’il n’y ait d’incidents. Ce sommet ne fera pas éclater l'Union africaine, quelles que soient les divergences, nous allons marcher ensemble », précise le président guinéen.

Lire sur: http://www.rfi.fr/afrique/20171027-guinee-convergence-alpha-conde-alassa...

L'Afrique de l'Ouest veut toujours sa monnaie unique en 2020

La Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest a redit mardi sa volonté de créer une monnaie unique pour ses 15 pays dès 2020, mais le Nigeria, poids lourd de la zone, a exprimé sa réticence.

Serpent de mer dont il est question depuis 30 ans, une monnaie unique pour les 15 pays de la Cédéao, qui remplacerait le franc CFA et sept autres devises nationales, apparaît difficile à mettre en place rapidement au vu des difficultés citées lors du sommet des chefs d'Etat de la zone qui s'est tenu mardi à Niamey.

Le sommet a cependant proposé une piste pour contourner les gros problèmes de convergence économique et financière entre les Etats : "Une approche graduelle privilégiant un démarrage avec les pays qui respectent les critères de convergence", selon le communiqué final du sommet lu par le ministre nigérien des Finances, Hassoumi Massoudou.

Créée en 1975, la Cédéao regroupe 15 pays totalisant 300 millions d'habitants qui utilisent des monnaies différentes.

Huit de ces pays regroupant 155 millions d'habitants ont en commun le franc CFA, arrimé à l'euro, et sont rassemblés au sein de l'Union économique et monétaire ouest-africaine (Uémoa): le Bénin, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo.

Les économistes sont divisés sur les coûts et les bénéfices du franc CFA, à la fois garant de stabilité mais monnaie trop forte pour des pays aux économies fragiles. Certains plaident pour sa réforme, par exemple en l'arrimant à un panier de monnaie euro-dollar-yuan.

Le communiqué final n'a pas fait état de cette question.

Chacun des sept autres pays de la Cédéao a sa propre monnaie: l'escudo pour le Cap-Vert, le dalasi pour la Gambie, le cédi pour le Ghana, le franc guinéen pour la Guinée, le dollar libérien pour le Liberia, le naira pour le Nigeria et le leone pour la Sierra Leone.

- Monnaies non convertibles -
Ces monnaies ne sont pas convertibles entre elles, ce qui ne facilite pas les échanges.

Le président de la Commission de la Cédéao, Marcel De Souza, avait indiqué dès le début du sommet qu'il pensait impossible qu'une monnaie unique puisse naître en 2020, contrairement au programme prévu. Malgré des "progrès sur la convergence macro-économique", "les résultats sont faibles" : "Nous ne pouvons pas aller en 2020 à la monnaie unique".

M. De Souza a dressé un bilan sévère. "La feuille de route" pour la monnaie unique "n'a pas été mise en oeuvre vigoureusement". "De 2012 à 2016, aucun de nos pays n'a pu respecter de manière continue les critères" du programme de convergence macro-économique".

"L'harmonisation des politiques monétaires" entre les huit monnaies de la Cédéao, qui devait précéder la monnaie unique, "n'est pas faite". Et "l'institut monétaire", prélude à une Banque centrale commune, n'a pas vu le jour.

Les chefs d'Etat ont néanmoins décidé de faire preuve de volontarisme politique, réaffirmant leur "engagement à la poursuite et l'accélération de la réalisation de l'agenda de l'intégration économique et monétaire", et demandant au comité ministériel de la Cédéao de "se réunir dans un délai de trois mois pour proposer une nouvelle feuille de route en vue d'accélérer la création de la monnaie unique en 2020", selon le communiqué final.

Le président nigérien Mahamadou Issoufou a suggéré la mise en "circulation à partir de 2020" d'une monnaie unique au sein des pays de la Cédeao "qui sont techniquement prêts", suivant le modèle européen de l'euro. "L'adhésion" des autres Etats pourrait se faire "au fur et à mesure". Une proposition reprise dans le communiqué final.

Le Nigeria, poids lourd économique et démographique de la zone - avec environ les deux tiers de la population totale et du PIB de la Cédéao -, s'est nettement démarqué, exprimant sa réticence à l'égard d'une monnaie unique.

Dans un communiqué séparé, le président Muhammadu Buhari a invité ses pairs à "avancer avec prudence vers l'intégration", citant l'exemple des déboires de l'UE avec l'euro.

Le président Buhari a pointé la persistance d'importantes disparités macro-économiques entre les pays de la Cédéao, et le manque de "préparation" des Etats pour aller vers une monnaie unique.

Un nouveau sommet des chefs d'Etat est programmé en février 2018 à Accra.

bh-de/ck/jh

Les premières dames d'Afrique de l'Ouest appelées au secours d'une démographie galopante

La Cédéao (15 pays) a demandé aux premières dames d'Afrique de l'Ouest réunies mardi à Abidjan de lutter contre une démographie galopante qui, mal maîtrisée, génère la pauvreté dans cette région qui compte 330 millions d'habitants.

"Nous avons une croissance démographique très dynamique, une des plus élevées au monde", a rappelé le président de la Commission de la Cédéao, Marcel Alain de Souza. "Notre région a un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme (7 au Niger, pays très pauvre, NDLR), le plus élevé au monde", a-t-il ajouté.

Selon lui, "tant que nous n'arrivons pas à arrimer la croissance démographique avec la croissance économique, la lutte contre la pauvreté est vaine. Au contraire, chaque fois, la pauvreté s'accroit".

M. de Souza s'exprimait à l'ouverture de la conférence des premières dames d'Afrique de l'Ouest et du Sahel, consacrée à la lutte contre les violences, la traite, l'exploitation et le travail des enfants.

La rencontre qui a réuni les premières dames venues de Gambie, du Ghana, du Mali, du Sénégal, du Niger, de Mauritanie et de Sierra Leone, a également débattu de l'"autonomisation des femmes".

De son côté, Mme Dominique Ouattara, première dame de Côte d'Ivoire, engagée dans la lutte contre le travail des enfants dans les plantations de cacao, a évoqué "des milliers d’enfants qui restent menacés par la persistance de pratiques néfastes qui les privent de leurs droits".

"Ces menaces pour l’épanouissement de nos enfants requièrent de notre part des actions urgentes et concertées pour leur protection. Car lorsqu’une Première Dame d’un pays choisit de défendre une cause au niveau national, toutes ses soeurs lui emboîtent le pas et ce sujet fait des progrès remarquables", a assuré Mme Ouattara.

La Côte d'Ivoire est considérée comme une importante destination régionale du trafic d'enfants en provenance des pays frontaliers. Les enfants y viennent pour travailler dans l'agriculture.

Quelque 1,2 million d'enfants ont été engagés dans la culture du cacao en Côte d'Ivoire en 2013/2014, selon les chiffres de la Fondation Initiative internationale pour le cacao (ICI), une organisation créée par l'industrie du chocolat pour lutter contre le travail des enfants.

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