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En visite en Afrique de l'Ouest, Emmanuel Macron veut rompre avec ses prédécesseurs "les réponses du Président MACRON ont été bien appropriés"

Spécial En visite en Afrique de l'Ouest, Emmanuel Macron veut rompre avec ses prédécesseurs "les réponses du Président MACRON ont été bien appropriés"

Quand on est en dernière année formation d'ingénierie qu'on prend pour responsable le Président de la FRANCE du dysfonctionnement des normes de la construction dans son propre PAYS , je trouve cela triste et humiliant pour son PAYS et son President present. Quand le chef d'État Français promet de doter votre université d'une unité de savoir. vous lui demandez comment l'alimenter en électricité au même moment ce chef d'État va inaugurer la plus grande centrale d'énergie solaire de l'Afrique de l'Ouest dans votre PAYS. C'est qu'on a une mentalité profonde de colonisé.Donc on n'a rien compris de THOMA SANKARA. Pour moi les réponses du Président MACRON ont été bien approprié  / DIOMANDE Adama.

À lire aussi Emmanuel Macron a prononcé, mardi à Ouagadougou, un discours très attendu sur sa politique africaine, où il s'est adressé à la jeunesse et a assuré les Burkinabè de son amitié

.Retour sur les temps forts de son discours. Pendant plus de 2 h 45, Emmanuel Macron a tenté de séduire 800 étudiants de l'université de Ouagadougou venus l’écouter, mardi 28 novembre, à l’occasion de son premier "grand oral" africain.

En visite en Afrique de l'Ouest, Emmanuel Macron veut rompre avec ses prédécesseurs

• Au début de son discours, le chef de l’État français a brièvement évoqué la grenade qui a visé, deux heures avant son arrivée, des soldats français dans le nord de Ouagadougou, sans vouloir y donner de l'importance. Cette attaque, qui a fait trois blessés parmi les riverains, n'a pas été revendiquée.

• Le président a martelé qu’il n’était pas venu pour dispenser des leçons, mais proposer "avec humilité d’inventer ensemble une amitié. Une amitié pour agir". Son discours se voulait en rupture avec les interventions passées des précédents présidents français. Il s'est présenté devant la jeunesse burkinabè comme le représentant d'une génération pour laquelle "les crimes de la colonisation européenne sont incontestables", tout en relevant qu'il y avait eu aussi "des grandes choses et des histoires heureuses" dans ce passé.

• Le chef de l’État a annoncé vouloir frapper les passeurs qui exploitent les migrants en Libye. Il a également annoncé "un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger" en Libye, qualifiant de "crime contre l'humanité" la vente de migrants comme esclaves.

• Sur la question des femmes, Macron s'est posé en défenseur de l'émancipation des femmes africaines, déclarant vouloir que "partout en Afrique une jeune fille puisse avoir le choix de ne pas être mariée à 13 ou 14 ans".

• Lors d’une séance de questions-réponses détendue avec l’assistance, Emmanuel Macron s'est ensuite déclaré totalement ouvert sur la question de l'avenir du franc CFA, son périmètre, son nom et son existence même. "La France accompagnera la solution qui sera portée par vos dirigeants."

• Il a par ailleurs invité une étudiante, à travers une question critique vis-à-vis de la France, à "rompre avec cette habitude de toujours [lui] reprocher ce qui se passe mal ici".

• Il a enfin balayé les thèmes de la culture du sport et de la langue française. "Notre langue est aujourd’hui autant africaine que française. Elle a parcouru le monde entier et nous unit. Elle a un avenir, il se joue ici."

À lire aussi : "Burkina Faso : Macron promet de déclassifier tous les documents sur l'assassinat de Sankara"

Emmanuel Macron a débuté sa tournée africaine en annonçant mardi matin que la France allait déclassifier "tous les documents sur l'affaire Sankara", du nom de l'ancien président burkinabè assassiné en 1987.

Le président français Emmanuel Macron a promis, mardi 28 novembre, à l'issue d'un entretien avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré à Ouagadougou, que tous les documents français concernant l'assassinat de l'ancien président burkinabè Thomas Sankara en 1987 seraient "déclassifiés".

"Les archives sont aujourd'hui disponibles et ouvertes à la justice burkinabè, sauf pour les documents classifiés et couverts par le secret défense. J'ai pris un engagement clair et je viens de le dire au président Kaboré : ces documents seront déclassifiés pour la justice burkinabè, qui aura accès à tous les documents sur l'affaire Sankara", a déclaré le président français lors d'un point presse.

La mort de Thomas Sankara, devenue une figure panafricaine, était un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de l'ancien président Blaise Compaoré, qui a succédé au "père de la révolution".

Blaise Compaoré, qui vit en exil en Côte d'Ivoire depuis 2014, est soupçonné d'avoir participé au complot par de nombreux Burkinabè, qui y voient aussi la main de la France, ancienne puissance coloniale qui aurait été gênée par la politique anticolonialiste de Sankara.

Avec AFP Alexander Joe, AFP Texte par FRANCE 24

BURKINA FASO EMMANUEL MACRON Réactions en Afrique sur les réseaux sociaux après le discours d'Emmanuel Macron Par RFI Publié le 28-11-2017 Modifié le 29-11-2017 à 00:03 La jeunesse africaine était au coeur du discours prononcé par le président français Emmanuel Macron mardi 28 novembre à Ouagadougou. « Burkina Fiasco » pour les uns, espoirs de sortir du franc CFA pour les autres, les réactions sont mitigées

 Avalanche de réactions sur la Toile avec, d'abord, cet hommage à Thomas Sankara, « une première pour un président français », note un internaute sur Facebook. Un autre, originaire du Cameroun, y voit au contraire un « leurre pour les Africains naïfs ». « Le meilleur hommage à rendre à Sankara - écrit-il - c'est de reconnaître le rôle de la France dans son élimination ». 

Les réactions sont très variées sur Twitter, comme l'on peut s'en douter. Une internaute, Olivia Nlogo, insiste sur le fait que la jeunesse était « davantage dans la rue que dans cet amphithéâtre » où Emmanuel Macron s'est exprimé. .

Dans une vidéo, un Burkinabé dit son ras-le-bol de la politique « france-africaine » et il ajoute : « s'il y a un défi qu'Emmanuel Macron doit relever, c'est de nous faire sortir du franc CFA ». 

Un avis que ne partage par forcément Gbadé, un internaute guinéen. « Les Africains pensent que leur malheur se trouve dans le franc CFA. Plusieurs pays africains n'ont pas le CFA et sont plus pauvres ». 

Autre sujet très commenté, ce moment où Emmanuel Macron explique que ce n'est pas à lui de s'occuper de l'électricité dans les universités burkinabè. Roch Marc Christian Kaboré en profite pour s'absenter quelques minutes et du tac-au-tac Emmanuel Macron lance : « Il est parti réparer la climatisation ». 

Vous me parlez comme si j'étais toujours une puissance coloniale, mais moi je ne veux pas m'occuper d'électricité dans les universités au Burkina Faso ! C'est le travail du président (...) [rires, applaudissements, tandis que le président Kaboré s'absente momentanément] Du coup il est parti réparer la climatisation... Emmanuel Macron à l'université Ouaga1 28-11-2017 - Par Pierre Pinto .

Des propos jugés familiers et arrogants par beaucoup d'internautes, comme Philo Makiésé du Congo qui parle d'une humiliation. Une humiliation « bien méritée » selon elle pour des présidents africains qui se comportent « comme des sous-fifres face aux Occidentaux ». D'autres enfin n'hésitent pas à parler de cette visite comme d'un « Burkina Fiasco ». 

Le discours d'Emmanuel Macron à Ouagadougou : Edition spéciale 19h30-20h00 28-11-2017 - Par Marie Casadebaig

Media

Dernière modification lemercredi, 29 novembre 2017 11:30
Adama Diomande

Président de l'Association pour la défense des libertés.

Site internet : www.addl-association.info
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