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Afrique (172)

« Lhe franc CFA lié à l’euro est un bouclier de stabilité pour les populations locales »

Pour l’économiste Bruno Bernard, un pays africain qui quitterait la zone franc CFA verrait les prix d’importation exploser aux dépens des plus pauvres.B

Soixante-dix pour cent des échanges de la zone franc CFA se font avec l’Europe. Une sortie de cette zone des quatorze pays d’Afrique de l’Ouest et centrale qui en bénéficie appauvrirait leurs consommateurs de produits indisponibles sur le continent : médicaments, carburant, machines agricoles, téléphones, ordinateurs, semences agricoles… Les billets d’avion vers l’étranger seront de plus en plus inaccessibles, rendant le commerce difficile ou trop onéreux, faute de trouver des nouveaux produits sur des salons à l’étranger ou de négocier les contrats sur place avec des tarifs avantageux.

« Les pays de la région situés hors CFA ont déjà une inflation à deux chiffres »
Les pays de la zone CFA se trouvent déjà dans une spirale économique négative due à la baisse des exportations de matières premières. En raison de la chute des cours du pétrole, les investissements des pays du Golfe sont en baisse, les Américains sont en retrait pour cause de politique trumpienne « America first », les Européens, sortis à peine de la crise, restent frileux, les cours des minerais exportés vers la Chine sont en baisse, tout comme ceux des produits alimentaires étant donné la compétition entre pays exportateurs. Avec, en bonus, les tensions terroristes au Sahel.

Lire aussi : Franc CFA : les réponses de l’économiste Kako Nubukpo

Exemple criant, le cours du cacao a dégringolé de 40 % sur le marché mondial depuis début 2017. Les producteurs, situés principalement dans la zone franc, subiraient de plein fouet une dévaluation du franc CFA. Les pays de la région situés hors CFA ont déjà une inflation à deux chiffres. La monnaie nigériane, le naira, a perdu 30 % de sa valeur face au dollar depuis 2015. Le franc congolais de la République démocratique du Congo (RDC) a chuté de 30 % cette année, et les réserves de change plafonnent à un mois. Le pays a dû fermer ses frontières au ciment angolais, qui est plus compétitif grâce aux dévaluations… Le Ghana, en principe élève économique modèle, subit une inflation de 12 % par an.

Un signal fort de stabilité

En à peine cinq ans, le pouvoir d’achat de produits étrangers indispensables tomberait de 50 % dans les pays qui quitteraient la zone CFA. La donne économique serait bouleversée pour des pays à forte natalité aux énormes besoins d’importations. Certains économistes affirment qu’une nouvelle monnaie dévaluée permettrait aux entrepreneurs d’emprunter à des taux inférieurs aux 10 % actuels. Mais avec une inflation de 12 %, aucun banquier ne prêterait à moins de 10 % !

Lire aussi : Manifestations d’opposants au franc CFA en Afrique et en région parisienne

Une nouvelle banque centrale indépendante ne serait pas à l’abri des spéculations des traders, alors que le franc CFA, lié à l’euro, est protégé par l’Allemagne via la Banque centrale européenne… Ceux qui poussent à sortir du franc CFA sont des industriels situés hors de la zone euro, que ce soit en Suisse (cacao), en Chine (cuivre) ou dans les pays anglo-saxons (pétrole et coton) : ils pourront ainsi payer des salaires plus faibles aux ouvriers et aux paysans qui travaillent pour eux et pourront spéculer sur la nouvelle monnaie.

« Dans tous les cas de figure, le petit peuple payera certainement le prix fort »
Ce sont aussi certaines entreprises qui souffrent de la chute des cours des matières premières et des hydrocarbures et qui, pendant deux ou trois ans de transition, sauveront leurs têtes ou s’enrichiront. Notons aussi au passage que les hauts fonctionnaires africains qui travaillent en Europe verraient la valeur de leur salaire versé en euros bondir par rapport à la monnaie locale… Mais, dans tous les cas de figure, le petit peuple payera certainement le prix fort.

Actuellement, le franc CFA lié à l’euro est un bouclier de stabilité pour les populations locales. Il est un signal fort de stabilité pour la zone et un outil économique inestimable que beaucoup de pays de la région peuvent envier.

Bruno Bernard est professeur d’économie à l’université Paris-XII et à l’école de commerce ICN de Nancy. Il est également lobbyiste sur les questions commerciales au Parlement européen.

Par Bruno Bernard le Monde

Un climat politique de plus en plus trouble… /Malheureusement, la politique est une guerre pour quelques africains.

L’idée d’une société civilisée est une société où le pouvoir est transféré volontairement parce que la loi existe. Toutefois, en Afrique, nous ne sommes pas conscients du simple mais très important fait qu’à moins que nous ayons un processus qui rend la succession facile et que les opposants peuvent sourire, à moins que nous parvenions à ce point, nous avons un long chemin à parcourir. La politique n’est pas la guerre, scandait le célèbre écrivain Chinua Achebe lors d’une de ses dernières visites dans son Nigeria natal et quelques temps avant son décès le 21 mars 2013 à Boston.

Malheureusement, la politique est une guerre pour quelques africains. La politique dans la plupart des régions de l’Afrique est liée à l’accès à l’usage gratuit des ressources du pays. La perte du pouvoir politique signifie donc le retour à une vie de pénurie ou la perte du statut économique nouvellement acquis ou confortablement enraciné. Compte tenu des conditions socio-économiques, la majorité des Africains se retrouvent dans « une guerre » pour accéder au pouvoir politique et l’on ne peut pas écarter l’accès aux meilleures perspectives économiques de cette compétition. La détérioration des conditions économiques en Afrique est donc étroitement liée aux crises politiques que le continent continue de subir surtout que, pour la plupart du temps, la survie des citoyens dépend du niveau de leur rapprochement du pouvoir politique. La lutte pour le pouvoir politique devient donc une question de vie et de mort.

Et cette situation est savamment entretenue par les partis politiques actuels, aux gestions numéraires, filiales et sépulcrales, qui ne répondent plus aux attentes d'une majorité d’africains. Car à trop protéger les ambitions personnelles de leurs leaders et animateurs principaux, ils en oublient l'intérêt général et ne sont plus représentatifs.

Ensemble, nous pourrons dire alors non à leurs candidats socialement trop clivants, sculptés dans nos passés douloureux et haineux, baignant dans les présents des peurs et des déceptions et donner à nos classes politiques africaines la chance d'évoluer, de se réorganiser, en nous suscitant des femmes et des hommes d’Etat investis et visionnaires lors des prochains rendez-vous électoraux. L'objectif n'est pas forcement de gouverner, mais d'enrichir l'offre politique pour plus de démocratie. Arrêtons de voter par défaut !

Ce sont les événements qui placent des pierres numéraires sur la route de la vie: une vie très occupée passe très rapidement et laisse de longs souvenirs; une vie uniforme et monotone s'écoule lentement et s'efface avec rapidité (Chênedollé, Journal, 1818, p.91).

Est politique toute parole qui nous engage à faire quelque chose de ce monde, et quelque chose de nouveau. Bien sûr, comme le souligne Hannah Arendt, la politique est toujours promesse de justice, et même d’égalité sociale. Mais précisément, cette promesse n’est rien, si elle n’engage pas à agir et à susciter de nouvelles expériences. Car la liberté politique, selon Hannah Arendt, n’est pas la liberté de choisir entre les termes d’une alternative donnée, mais la liberté de faire advenir quelque chose de nouveau en ce monde. Elle est pouvoir de commencer, le « droit de commencer quelque chose de nouveau », qui revient en partage à chaque génération. Est donc véritablement politique la parole qui inspire confiance, nous fait faire quelque chose ; et qui suscite l’inventivité, nous fait faire quelque chose d’inédit.

On comprend mieux, dès lors, pourquoi Arendt célèbre l’ « enthousiasme », dont Kant avait déjà fait l’affect révolutionnaire par excellence : c’est qu’en lui se conjoignent confiance et création, promesse et inventivité. Et c’est bien d’abord d’enthousiasme, de parole politique enthousiaste, susceptible de créer de l’enthousiasme (une foi dans ce monde, aurait dit Gilles Deleuze) dont, sans doute, nous manquons cruellement aujourd’hui en Afrique.


Docteur Pascal ROY
Juriste, Philosophe et Diplômé de Sciences politiques
Enseignant-Chercheur des Universités
Chercheur-Associé à l’Institut Catholique de Paris
Membre-Associé à la Société Française de Philosophie
Ecrivain et Chroniqueur
www.docteurpascalroy.com

Burkina Faso: dernier hommage à Salif Diallo, «esclave de la cause du peuple»

Des milliers de personnes et plusieurs chefs d’Etats de la région sont venus rendre hommage au président de l'Assemblée nationale décédé à l'âge de 60 ans lors des obsèques de Salif Diallo, qui ont débuté jeudi 24 août à Ouagadougou. Ce vendredi, c'est sa ville natale, Ouahigouya, qui lui rendait hommage. Dernière étape des cérémonies avant son inhumation à son domicile.

Toute la journée, des milliers d'habitants de Ouahigouya sont venus saluer l'enfant du pays lors d’un hommage populaire sur la place de la Nation. Les images diffusées par la chaîne Burkina 24 montrent de longues files d'habitants attendant de se recueillir près de la dépouille de Salif Diallo. Une cérémonie en présence des présidents burkinabé et nigérien

Le cercueil, entouré de couronnes de fleurs, d'un tissu aux couleurs du drapeau burkinabè et surmonté d'un portrait de l'homme, jeune en costume bleu, a ensuite été exposée à la mosquée pour la prière du vendredi.

Cette dernière journée de cérémonies consacrée au président de l'Assemblée nationale s'est terminée à son domicile, où il a été porté en terre en fin d'après-midi. L'oraison funèbre a été délivrée en comité restreint, avec sa famille, le Premier ministre et plusieurs membres du gouvernement.

« Le président Salif Diallo était l’esclave de la cause du peuple, de la justice et du progrès », a affirmé l'actuel président de l'Assemblée nationale, Bénéwendé Sankara, lors de cette cérémonie. « L’Histoire s’en souviendra et notre peuple le retiendra pour toujours », a-t-il conclu, très ému.

« Toute l'Afrique militante » pleure

Dès jeudi, au Palais des sports de Ouagadougou, les chefs d'États de la région étaient nombreux à rendre hommage à Salif Diallo avec une immense foule. « Ce n'est pas le Burkina Faso seul qui pleure la disparition de Salif Diallo, a souligné le président du Niger Mahamadou Issoufou. C'est toute l'Afrique militante ».

Le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré a, lui, salué la mémoire d'un frère, résolument déterminé à gagner toutes les batailles qu'il engageait. Le président de Guinée avait aussi fait le déplacement.

La foule était trop importante pour pouvoir accéder au Palais des sports. Une partie est donc restée à l'extérieur, devant des écrans géants. Cette cérémonie, les Burkinabè ont pu aussi la suivre de chez eux. Elle était retransmise en direct sur plusieurs chaînes de télévision et de radio.

Le reportage de la RTB sur la cérémonie en hommage à Salif Diallo à Ouahigouya

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Obsèques de Salif Diallo : Ibrahim Ouattara, Tazéré, Alphonse Soro,Dacoury ces ivoiriens présents Assé Alaphé25/08/2017 La cérémonie d’hommage national au Président de l’Assemblée nationale du Burkina Faso, décédé récemment à Paris, a eu lieu jeudi 24 août 2017 au Palais des Sports de Ouaga 2000, en présence du Président du Faso, Son Excellence Monsieur Roch Marc Christian Kaboré, du Président de la Guinée, Son Excellence Monsieur Alpha Condé et du Président du Niger, Son Excellence Mahamadou Issoufou, du vice-président Stanislas Bénéwendé Sankara et l’ensemble des députés du parlement burkinabè, des présidents et vice-présidents des parlements du Bénin, du Ghana, Mali, de la Centrafrique, du Togo, du Sénégal, de la Côte d’Ivoire et du Niger, des présidents d’institutions et des membres du gouvernement du Burkina Faso, des chefs de missions diplomatiques et consulaires, des représentants des organisations internationales et interafricaines et de plusieurs membres de délégations venues de plusieurs pays d’Afrique et de l’Internationale socialiste, ainsi que des parents, amis et collègues de l’illustre disparu.

La cérémonie s’est articulée autour du recueillement des corps constitués, puis des allocutions d’hommage des délégations étrangères, du Chef de file de l’Opposition politique, de la Majorité, de Monsieur le 1er vice-président de l’Assemblée nationale et du discours d’hommage de Son Excellence Monsieur le Président du Faso. DSC_1810 - Copie Emmanuel Goulou, représentant les Amis de l’Internationale Socialiste a présenté ses sincères condoléances au Président du Faso, aux militants et aux dirigeants du MPP (Mouvement du peuple pour le progrès), à Madame Chantal Diallo et au peuple du Burkina Faso. Il a confié à l’Assemblée, comment Salif Diallo l’a épaté en réussissant à faire intégrer, en quelques mois, le MPP à l’Internationale Socialiste : ‘’Alors que d’ordinaire, il faut un certain nombre d’années pour y parvenir’’. Selon lui, ‘’Salif Diallo a gagné des batailles. C’est un soldat vaillant’’. Monsieur Adrien Houngbedji chef du parlement béninois, qui est intervenu au nom des présidents et vice-présidents de parlements, a dit que la mort de Salif Diallo laissait le Burkina Faso et l’Afrique toute entière désemparés. ‘’Sa perte est immense’’, a-t-il ajouté. Au nom des politiques, c’est le ministre d’État , ministre de l’Intérieur du Niger, qui a pris la parole. Il a souligné que la mort de Salif Diallo a crée un désastre sentimental auprès de ses amis : ‘’il a été un ami exceptionnel (…) La disparition de Salif Diallo crée un vide que rien ne peut combler’’. À sa suite, Zéphirin Diabré, Chef de file de l’Opposition Politique au Burkina , a rendu un hommage au nom de l’opposition. Les partis politiques représentés au sein de la Majorité présidentielle (AMP) ont également a délivré leur message de compassion par la voix de Philippe Ouédraogo. L’hommage de la représentation nationale a été rendu par le premier vice-président de l’Assemblée nationale, Me Stanislas Bénéwendé Sankara. Le porte-parole des chefs d’État pour la circonstance, parlant aux noms des Présidents de la Guinée, du Ghana, de la Côte d’Ivoire, du Mali et du Liberia, Mahamadou Issoufou, président du Niger, a qualifié Salif Diallo d’être un homme courageux et audacieux. Pour sa part, le Président du Faso dans son discours d’hommage national a dit que Salif Diallo a fait montre d’un courage politique et d’une détermination sans faille à servir le Burkina Faso. « Salifou Diallo a cru, s’est battu et a tiré sa révérence, nous enjoignant ainsi à relever les défis qui se dressent devant nous (…)

Le meilleur hommage, que nous puissions lui rendre, c’est de nous engager individuellement et collectivement à remporter les batailles à venir pour la paix et la prospérité de notre Nation (…) Salifou Diallo, le frère, l’ami, le compagnon de lutte repose en paix et que la terre du Burkina Faso te soit légère », a conclu Roch Marc Christian Kaboré. DSC_2101

Les coulisses Ibrahim Ouattara a représenté Alassane Ouattara Le ministre ivoirien des Affaires présidentielles, Ibrahim Ouattara dit ‘’Photocopie’’, a représenté le Président de la Côte d’Ivoire, Son Excellence Alassane Ouattara, à cette cérémonie d’hommage national à Salif Diallo. Il était accompagné pour la circonstance des ministres Ally Coulibaly et Kaba Nialé, du Secrétaire général par intérim du RDR et d’Adama Bictogo ainsi que de l’Ambassadeur de la Côte d’Ivoire au Burkina Faso. Dadis Camara se recueille devant le cercueil de Salif Diallo L’ex-chef de la junte en Guinée, le Capitaine Dadis Camara était présent à la cérémonie d’hommage national au Président du Parlement burkinabè qui s’est tenue au Palais des Sports de Ouaga 2000. Tout de noir vêtu barré d’une paire de lunette de la même couleur, Dadis Camara s’est également recueilli devant le cercueil de Salif Diallo. Tazéré Célestine était dans la place Madame le député Tazéré Célestine a pris part à la cérémonie d’hommage national à Salif Diallo. Elle était de la délégation de haut niveau de parlementaires ivoiriens conduite par le vice-président de l’Assemblée Nationale de Côte d’Ivoire. Dacoury Tabley et Alphonse Soro aux obsèques de Salif Diallo Louis André Dacoury Tabley et Alphonse Soro, deux anciens cadres des ex-Forces Nouvelles, étaient également présents à Ouagadougou. Ils ont été aussi aperçus au Palais des Sports de Ouaga 2000 à la cérémonie d’hommage national à Salif Diallo.

Joël Touré, envoyé spécial à Ouagadougou

Plus de 300 morts à Freetown: Ouattara exprime sa «compassion» au peuple Sierra-Léonais

Le chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara, a exprimé sa compassion à son homologue Sierra-Léonais, Ernest Baï Koroma, suite au glissement de terrain survenu lundi à Freetown et ayant occasionné plus de 300 morts.

«Toute ma compassion au peuple frère de Sierra-Leone et aux familles des nombreuses victimes du glissement de terrain survenu à Freetown », a exprimé lundi soir M. Ouattara à travers une adresse publiée sur le site officiel de la présidence ivoirienne.

Selon le dernier bilan communiqué par la Croix-Rouge locale, 312 personnes ont été emportées dans la localité de Régent au Sud de la capitale Sierra-Léonaise suite à un glissement de terrain survenu dans la nuit de dimanche à lundi. Une partie de la colline surplombant cette localité s'est effondrée sur plusieurs habitations après des pluies diluviennes.

PIG/lb/ls

 

La Côte d’Ivoire projette une contribution de 7% du secteur du tourisme au PIB en 2020

 L’Etat ivoirien projette une contribution de 7% du secteur du tourisme au Produit intérieur brut (PIB) en 2020 contre un taux de 5% en 2015, a indiqué vendredi le vice-président Daniel Kablan Duncan, à l’occasion de l’inauguration d’un réceptif hôtelier au Plateau, le centre des Affaires d’Abidjan.

« La contribution du tourisme dans le Produit intérieur brut a quant à lui progressé de 1,8% en 2011 à 5% en 2015, avec une projection de 7% en 2020 », a dit M. Duncan, lors de l’ouverture officielle de Seen hôtel Abidjan-Plateau.

Le secteur hôtelier en Côte d’Ivoire est en constante évolution en raison d’investissements importants du secteur privé. Dans le Programme national de développement (PND 2016-2020) estimé à 30 000 milliards de Fcfa, 65,5% sont d’ailleurs réservés au secteur privé.

A l’horizon 2020, le gouvernement envisage de faire du tourisme le troisième pôle de l’économie du pays afin de donner une impulsion plus forte à ce secteur avec la mise en œuvre de projets structurants permettant de positionner la Côte d’Ivoire comme un hub touristique régional.

Pour atteindre cet objectif, l’Etat a lancé plusieurs projets d’envergure entre autres la construction d’un parc animalier à Jacqueville (sud ivoirien), l’aménagement du littoral de Port-Bouët sur 10 km (sud Abidjan), le développement d’infrastructures sur le littoral sud-ouest ainsi qu’à Assinie, Grand-Lahou, San-Pedro, Sassandra et Tabou.

La capitale économique ivoirienne fait partie des principales destinations business africaines et figure dans le Top 5 des «destinations prisées», selon le ‘’Hospitality Report Africa 2017’’ publié par les groupes Accor et Julia Travel(APA 29/07/17)

A lire aussi / Tullow Oil choisit le Ghana au détriment de la Côte d’Ivoire

La compagnie pétrolière Tullow Oil vient d’annoncer son intention de lancer de nouveaux forages offshore au Ghana, malgré le conflit frontalier qui touche la zone de prospection. Le géant britannique compte démarrer l’extension à la fin 2017.

En effet, le Ghana et la Côte d’Ivoire sont en désaccord sur le tracé de la frontière maritime qui sépare les deux pays d’Afrique de l’Ouest.

La zone litigieuse, située au large des côtes ghanéennes et ivoiriennes, est traversée par un gisement de pétrole. ledit gisement est déjà dans le viseur de plusieurs compagnies qui n’attendent que la décision du Tribunal international du droit maritime (prévue pour septembre 2017) afin d’y lancer les travaux d’exploration.

La procédure judiciaire n’a pas toutefois empêché Tullow de programmer l’expansion du projet Tweneboa-Envenra-Notmme, pour la même période. L’entreprise gère actuellement 11 puits offshore situés dans les eaux ghanéennes et compte renforcer davantage sa présence en prévoyant l’installation de 13 autres plateformes. Pour rappel, le litige entre Accra et Yamoussoukro remonte au 6 février dernier, après que les autorités ivoiriennes aient décidé de saisir le Tribunal international du droit maritime.Basé à Hambourg, ce dernier devra émettre un arrêté pour trancher sur la question du tracé frontalier entre les deux pays. Bien que le Ghana souhaite maintenir le tracé actuel issu des découpages coloniaux, la Côte d’Ivoire essaie de changer la ligne frontalière en vigueur depuis près de 50 ans.

En attendant, Tullow maintient ses prévisions de production pour 2017, y compris dans la zone contestée. Le groupe prévoit ainsi de faire passer la capacité de Tweneboa-Envenra-Notmme à quelque 80 000 barils/jours, pour une production de 48 000 barils par jour enregistrée lors du premier semestre de l’année en cours.

Le groupe serait par ailleurs prêt à attribuer des contrats de forage directement après la décision de la Cour. Pour Tullow, l’amélioration des perspectives du marché ghanéen reste conditionnée par la reprise du forage en 2018.  (APA 29/07/17)

A lire aussi / Côte d’Ivoire : Actis lance les travaux de Renaissance Tower, la nouvelle tour d’affaires d’Abidjan

L’image contient peut-être : personnes debout, gratte-ciel et plein air

Le fonds d’investissement britannique Actis, le plus important fonds d’investissement immobilier en Afrique subsaharienne, a lancé ce 26 juillet à Abidjan son projet de centre d’affaires, un joyau architectural dénommée « Renaissance Tower ».

L’infrastructure, fruit d’un partenariat avec une société d’investissement HC Capital Poperties (active en Afrique de l’ouest) et la mairie du Plateau, sera bâti en plein cœur de ce quartier d’affaires, sur le site de l’ancien marché baptisée « Renaissance Plaza » pour un coût de 40 milliards FCFA, soit environ 70 millions de dollars.

La tour de 15 étages avec ses 15 000 mètres carrés de bureaux et ses 3 niveaux de parking (de 350 places) va apporter une nouvelle touche contemporaine au centre ville de la capitale economique ivoirienne. Il va abriter des sièges de grandes firmes dont celle de la Standard Chartered Bank. En outre, la Renaissance Tower s’offrira avec une esplanade de 3 000 mètres carrés dédiée aux services avec des commerces et des restaurants (japonais et italien notamment) et un supermarché Casino Mandarine.

Les travaux lancés en présence du vice président ivoirien, Kablan Duncan, sont prévues pour s’achever au second semestre 2019.

JEAN-MERMOZ KONANDI

Après les critiques d’Emmanuel Macron: Les parlementaires africains décident de limiter à trois le nombre d’enfants par femme

Cédéao: objectif de trois enfants maximum par femme d'ici 2030 (parlementaires)/(AFP)

Les parlementaires de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao, 15 pays), de la Mauritanie et du Tchad ont affirmé samedi vouloir limiter à trois le nombre d'enfants par femme afin de faire baisser de moitié, d'ici 2030, le taux de fécondité le plus élevé au monde.

"Les parlementaires de la Cédéao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme (...) ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique", a déclaré le président du Parlement burkinabè, Salifou Diallo, lors d’une rencontre régionale sur la démographie samedi à Ouagadougou.

Avec un taux de fécondité général de 5,6 enfants par femme, le plus élevé au monde, la population de l'espace Cédéao se situera, en 2050, autour d’un milliard d'habitants, dont la moitié sera constituée de jeunes, selon les Nations unies.

"Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui est de l’ordre de 5 à 6% avec un taux de fécondité située à 6 ou 7%, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation", a martelé M. Diallo.

Selon lui, "il est urgent de contenir la poussée démographique dans l’espace Cédéao pour promouvoir un réel développement viable et durable".

Les parlementaires devraient, dans leurs Etats respectifs, adopter des stratégies afin de "faciliter un déclin rapide, volontaire, de la fécondité grâce à l’accès universel à la planification familiale, l'augmentation du niveau d’éducation des femmes et le renforcement des efforts pour améliorer la survie de l’enfant", a ajouté M. Diallo.

De son côté, le président du Parlement du Bénin, Adrien Houngbédji, a estimé que "c'est à (nous) qu’il appartient de définir l’équilibre optimal qu’il est indispensable de trouver entre la régulation des naissances et l’amélioration de la qualité de vie de la population active".

Il s'agira de faire "baisser de moitié" le taux de fécondité et d'"arrimer le taux de croissance démographique, trop fort, avec le taux de croissance économique trop modéré", a déclaré le président de la commission de la Cédéao, Marcel De Souza.

"La jeunesse représente les deux tiers de la population. Cette jeunesse, lorsqu’elle ne trouve pas de solutions, devient une bombe: elle traverse le désert ou la Méditerranée, meurt par milliers pour l'immigration clandestine", a-t-il ajouté.

A lire aussi / Après les critiques d’Emmanuel Macron: Publié le mardi 25 juillet 2017 | L’intelligent d’Abidjan

«Les parlementaires de la Cedeao, de la Mauritanie et du Tchad ont convenu que, d’ici 2030, les parlements devaient inciter les gouvernements à mettre en place des politiques tendant à faire en sorte que chaque femme (…) ait au plus trois enfants pour maîtriser le boom démographique ». Cette déclaration a été faite par le président du parlement burkinabé Salifou Diallo, lors d’une rencontre régionale sur la démographie le samedi 22 juillet 2017, à Ouagadougou au Burkina.

Il a poursuivi en ces termes : «Nous estimons que quand on a des taux de croissance économique des pays qui est de l’ordre de 5 à 6% avec un taux de fécondité située à 6 ou 7%, nous sommes dans une situation de démographie non maîtrisée et nous ne pouvons pas espérer de développement avec une telle situation ».

Pour lui donc, «il est urgent de contenir la poussée démographique dans l’espace Cedeao pour promouvoir un réel développement viable et durable ». Cette décision prise par les parlementaires de la Cedeao sonne, selon des observateurs comme une réponse à la déclaration faite par le président français lors du sommet du G20 à Hambourg le 8 juillet 2017. Répondant à une question de Afrikipresse, Emmanuel Macron avait dit : « Le plan Marshal dont vous venez de parler, est aussi un plan qui sera porté par les gouvernements africains et les organisations régionales. C’est par le biais d’une gouvernance rigoureuse, la lutte contre la corruption, d’une lutte pour la bonne gouvernance, de la transition démographique réussie.

Dans des pays qui font encore 7 enfantements par femme, vous pouvez dépenser des milliards d’euros, vous ne stabilisez rien. Le plan de cette transformation que nous devons conduire ensemble doit tenir compte des spécificités africaines par et avec les chefs d’États africains. C’est un plan qui doit prendre en compte nos propres engagements sur l’ensemble des chantiers que je viens d’évoquer, mieux associer public et privé; et il doit se faire parfois plus régional et même national.

Voilà la méthode qui a été retenue et c’est ce que nous faisons partout où nous sommes engagés. J’aurai l’occasion la semaine prochaine d’y revenir beaucoup plus en détail ». Ceci démontre donc que les parlementaires de la Cedeao ont bien appris la leçon d’Emmanuel Macron

Abdoulaye Touré

La Côte d’Ivoire va augmenter de 83 à 90 mégawatts, ses exportations d’énergie électrique vers le Burkina Faso au premier semestre 2018.

L’information a été donnée par le Premier ministre burkinabè, Paul Kaba Thiéba, à l’issue d’une séance de travail avec son homologue ivoirien Amadou Gon Coulibaly, tenue le vendredi 07 juillet dernier.

Cette rencontre s’est déroulée en prélude à la 6ème Conférence au sommet du traité d’amitié et coopération (TAC) entre le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, qui se tiendra du 17 au 18 juillet prochain à Ouagadougou.

A cet effet, plusieurs questions ont été abordées. Il s’agit entre autres : du projet de l’autoroute Yamoussokro–Ouagadougou ; de la réhabilitation du chemin de fer Abidjan–Ouagadougou–Kaya ; et de l’approvisionnement en hydrocarbure et énergie électrique du Burkina Faso par la Côte d’Ivoire.

Concernant l’énergie électrique, il faut relever que les capacités de production nationale et d’importation injectées dans le Réseau national interconnecté du Burkina Faso correspondent à une offre de puissance de 244 MW en 2017. La demande étant estimée à 300 MW, le déficit prévisionnel est de l’ordre de 56 MW. Le taux d’électrification du pays, quant à lui, a été évalué en 2015 à 18,83%, avec une forte disparité entre le milieu urbain et rural.

Ainsi, outre la Côte d’Ivoire, le Burkina Faso envisage d’importer 85 MW à partir du Ghana au terme de la réalisation du projet d'interconnexion Bolgatanga-Ouagadougou dont l'achèvement des travaux est initialement prévu pour fin 2017.
B.K

A lire aussi / Marcel Amon-Tanoh, ministre des Affaires étrangères /La 44è session du Conseil des ministres des affaires étrangères de l’OCI s’ouvre lundi à Abidjan
(APA 10/07/17)

La 44è session du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’Organisation de la coopération islamique (OCI) s’ouvre, lundi, à Abidjan en présence du Chef de l’Etat ivoirien Alassane Ouattara.

La rencontre qui va durer deux jours, portera sur nombre de questions notamment les crises régionales et le rôle joué par l’OCI dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme. Selon la présidence ivoirienne, le Chef de l’Etat Alassane Ouattara participera à l’ouverture de ce Conseil des ministres à ‘’10h00’’ heure locale et Gmt dans un grand hôtel d’Abidjan, avant de recevoir enfin de matinée au palais présidentiel du Plateau, le Président du Groupe de la banque islamique de développement (BID), Bandar Hajjar .

L’OCI est la deuxième plus grande organisation intergouvernementale après les Nations Unies avec 57 Etats membres couvrant quatre continents.

Elle est le porte-voix du monde musulman dont elle assure la sauvegarde et la protection des intérêts dans l’esprit de promouvoir la paix internationale et l’harmonie entre les différents peuples du monde. L’OCI a été créée sur décision du sommet de Rabat (Maroc), le 12 rajab 1389 Hégire (25 septembre 1969), à la suite de l’incendie criminel de la Mosquée al-Aqsa de Jérusalem occupée.

Cette rencontre d’Abidjan sera présidée par le Secrétaire général de l’OCI, Youssef A Al-Othaimeen et enregistrera également la présence du ministre des Affaires étrangères de l’Ouzbékistan, président du 43è Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI.

Le passage de flambeau entre le président du 43è Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’OCI et celui du 44è Conseil des ministres des Affaires étrangères, qui est l’Ivoirien Marcel Amon-Tanoh, ministre des Affaires étrangères, constituera l’un des temps forts de cette cérémonie.
La Côte d’Ivoire a été élue récemment, membre non permanent du Conseil de sécurité de l’ONU pour la période 2018-2019.

 

 

Affaire d'apartheid c'est comme affaire de CFA. On crie sur tous les toits qu'on a besoin d'être libre.

On nous libère et on finit par devenir la risée des autres. À cause des mêmes sud-Africains noirs qu'on savait attachés, opprimés et martyrisés hier, l'Afrique a fait son possible et à contribuer à la libération des zulus. Aujourd'hui, Zulu n'est plus Africains, ne se sent plus noir jusqu'à aller assassiner son semblable noir. Le blanc dans sa méchanceté ne s'est jamais attaqué aux étrangers même noirs durant la ségrégation raciale. Eux ils le font à la machette comme nos patriotes locaux comme ci "machette", "gourdin" sont les premiers mots du dictionnaire du panafriconisme! 

Et ce sera ce manque de vision, de sérieux, de consistance et de planification qui nous rattrapera après quelques années de la création d'une monnaie sous fond de crise, dans l'hystérie générale. Ce qui se passe en Afrique du Sud n'arrive qu'à ceux qui ont privilégié une politique revancharde à une politique objective orientée sur les priorités qui valent. L'Africain (le noir) vit au jour le jour et au gre de ses intérêts. Le blanc lui vit avec le futur en tête. Depuis la libération de Mandela, à sa gouvernance, la gestion de Thabo à Zuma, aucun d'eux n'a accepté envisagé ce cas présent: celui de La déconfiture de la société Sud Africaine supposée ou vraie.

Or pourtant, vu La difficulté de la lutte, fallait savoir que toute victoire publique ferait lieu et place à une lutte en sourdine d'avec le même adversaire. Parce que s'ils l'avaient fait, ils auraient compris que tout n'est pas d'avoir le pouvoir politique mais il est important d'associer à la force politique, le pouvoir économique sans oublier de veiller à ce que le pulse social reste à son plus bas niveau consistant à faire en sorte que les fondamentaux d'un peuple ne vole en éclat comme c'est le cas au pays de Mandela. Tous les présidents ont travaillé sur les acquis des blancs en oubliant de redistribuer stratégiquement le pouvoir de chacun sans compromettre l'unité nationale et garder un niveau de vie acceptable pour tous. 

Et donc, pour le blanc, De génération en génération, l'objectif essentiel, reste la domination du monde et des autres peuples. C' est enseignée avec intelligence et comportements exemplaires sans grandes déclarations, dans la discrétion source d'efficacité. Oui, ils consolident leurs avancées avec méthode. Nous nous accentuons notre retard avec idiotie. Aucune continuité dans les objectifs majeures mais assez d'énergie dans les actions qui nous séparent et nous séparerons.

Des pères de l'indépendance à aujourd'hui, il y a aucune cohérence dans notre politique économique et sociale. Dans nos politiques tout court et l'Afrique du Sud en est une illustration parfaite. L'objectif ici était de prouver que ce pays ne peut se passer de ceux qui ont mis en place l'ancien système et ils sont en train de rafler la mise devant ce noir qui a dansé hier, qui danse à présent et qui dansera demain tout le corps trempé de sueur ne sachant que pour lui, sa victoire réside à faire mieux que ceux qui ont bâtit le système précédent tout en faisant en sorte que Mandela même de sa tombe garde le sourire! 

"Les grands hommes (femmes) se reconnaissent dans l'anticipation bien avant l'action"

Par / Tieba Nakouzon Coulibaly

Le Ministre-Conseiller...

 

 

La BCEAO bloque les transferts internationaux d’Orange Money "L’injonction de la BCEAO, confirmée par deux fois par Orange en France et au Mali"

 Alors que M-Pesa, le service de paiement mobile de l'opérateur de téléphonie kényan Safaricom, fête ses 10 ans, Orange Money vient de voir la Banque centrale des États d'Afrique de l'Ouest (BCEAO) lui interdire les transferts de fonds entre les pays de l'UEMOA et la France, jugeant la pratique non autorisée.

Selon les informations de Jeune Afrique, les directions nationales de la BCEAO en Côte d’Ivoire, au Mali et au Sénégal ont adressé fin février des injonctions à Orange Finances Mobiles Mali, Orange Money Côte d’Ivoire et Orange Finances Mobiles Sénégal « visant à mettre fin, sans délai, [aux] opérations de transfert international d’argent qui sont hors du champ des activités qu’elles ont été autorisées à effectuer ».

En cause, une mission de surveillance des systèmes et moyens de paiement de la BCEAO qui « a constaté qu’Orange Finances Mobiles Mali, comme Orange Money Côte d’Ivoire et Orange Finances Mobiles Sénégal, propose au public des services de transfert de fonds entre les pays de l’UEMOA et l’extérieur », selon une note explicative transmise par la BCEAO à Jeune Afrique.

Or, juge le régulateur, « comme le précisent les dispositions pertinentes du Règlement relatif aux relations financières extérieures des États membres de l’UEMOA, ces opérations relèvent exclusivement de la compétence des établissements de crédit installés sur le territoire d’un État membre de l’UEMOA ayant reçu la qualité d’intermédiaires agréés ».

Ce dont ne dispose pas Orange. L’opérateur, en mars 2016, avait obtenu de la BCEAO trois agréments pour devenir établissement émetteur de monnaie électronique au Sénégal, au Mali et en Côte d’Ivoire.

Pour des raisons réglementaires au Mali, les transferts vers ce pays sont temporairement suspendus.

L’injonction de la BCEAO, confirmée par deux fois par Orange en France et au Mali, explique notamment les messages d’erreurs adressés aux usagers qui essayent des transferts d’argent via Orange Money depuis la France vers le Mali par exemple. « Pour des raisons réglementaires au Mali, les transferts vers ce pays sont temporairement suspendus », pouvaient-ils lire.

Contactés, les équipes d’Orange au Mali ont confirmé la suspension « depuis une semaine après une décision de la BCEAO qui considère que nous n’avons plus le droit d’exercer ». Les transferts au sein de la zone UEMOA sont en revanche maintenus car effectués en franc CFA.

L’agrément ne couvrant pas les transferts en devises étrangères. L’extension à la France, en juin 2016, de l’offre de mobile money d’Orange initialement introduite en Afrique de l’Ouest en 2008, par la Côte d’Ivoire, pose donc problème.

Le service permet aux abonnés de transférer de l’argent depuis l’Hexagone vers la Côte d’Ivoire, le Mali et le Sénégal, ce que l’opérateur, confie-t-on en interne, pensait autorisé sans agrément du fait notamment de la garantie du F CFA de l’UEMOA par la Banque de France.

Une lecture erronée

« C’est une lecture erronée. La France au titre de la réglementation bancaire ouest-africaine est un pays étranger. Si un usager envoie 20 euros depuis Paris, et que la somme est payée en F CFA au Sénégal, c’est bien un débit pour la banque et donc un débit de devises pour la zone UEMOA », dit un cadre de la BCEAO à Dakar, interrogé sous couvert d’anonymat par Jeune Afrique.

La BCEAO explique n’avoir aucune visibilité sur le volume des transferts internationaux avec la zone UEMOA ayant transité par Orange Money. « Pour le seul Sénégal, les transferts annuels de la diaspora atteignent 200 milliards de F CFA. Que se passerait-il s’ils transitaient tous par Orange Money ? », s’interroge notre source.

De son côté, l’opérateur estime les flux entre l’UEMOA et l’international encore marginaux et plaide pour une solution à l’amiable avec la Banque centrale. Une réunion s’est tenue à Dakar le 9 mars, à laquelle Thierry Millet, directeur des services financiers mobiles du groupe Orange s’est rendue et au cours de laquelle lui a été signifié les raisons de l’injonction de la BCEAO et les manières d’y remédier.

« Ils doivent renoncer à ce service en l’état, sauf à créer une banque », estime encore notre cadre de la BCEAO.

Les grandes ambitions d’Orange

Le groupe télécoms français fait partie des nombreux opérateurs à s’être positionnés sur le très porteur marché du transfert d’argent mobile, qui explose dans un contexte de téléphonie mobile effervescente et de bancarisation encore marginale. En Afrique, l’application Orange Money comptait 12,6 millions de clients en 2014, contre 8,9 en 2013.

La multinationale française espère booster à 200 millions d’euros d’ici 2018 les revenus générés par cette offre. Là où il a réalisé environ 80 millions d’euros de revenus en 2015.

Selon une étude du cabinet Boston Consulting Group, en Afrique subsaharienne, les services financiers sur mobile pourraient rapporter au moins 1,5 milliard de dollars d’ici à 2019 et viser un marché de 250 millions de personnes.

Par Benjamin Polle / (Jeune Afrique 11/03/17)/ www.jeuneafrique.com

BURKINA FASO /les problèmes de cœur de Djibrill Bassolé inquiètent ses partisans. Le MPP, par la bouche du Président Roch Kaboré en personne, a répondu :l’arrestation de Djibril BASSOLE s’est opérée avant l’avènement du parti au pouvoir »

**La NAFA le parti de Djibrill Bassolé exige « la cessation immédiate de l’instrumentalisation politique du dossier et la libération ‘’immédiate’’ de Djibrill Bassolé en attendant son procès **

Djibrill Bassolé, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré souffrirait du cœur. Emprisonné à la Maison d'arrêt de Ouagadougou pour son implication présumée dans la tentative de coup d'Etat de septembre 2015, Djibrill Bassolé s'est rendu lundi à la clinique du cœur de Ouagadougou pour y subir des examens. Il y avait été une première fois fin janvier pour 24h avant de regagner sa cellule. Ses partisans exigent sa mise en liberté provisoire afin qu'il puisse se soigner convenablement.

Ses amis et ses partisans sont inquiets. Djibrill Bassolé souffre du cœur et ils redoutent que son état de santé se détériore. Samedi dernier, l'ancien ministre des Affaires étrangères avait préféré annuler les visites qu'il reçoit à la Maca, la maison d'arrêt et de correction des armées, afin de se reposer.

L'un de ses amis affirme même qu'il aurait fait un malaise, la veille. L'ancien ministre a demandé la possibilité d'aller voir son cardiologue, ce qu'il a pu faire ce lundi en milieu de journée en compagnie du médecin de la pison. Il a ensuite regagné sa cellule.

Le 23 janvier dernier déjà, il avait brièvement quitté la prison pour des examens cardiaques. Pourtant, les partisans de l'ancien ministre affirment que la justice s'obstine à l'empêcher de se faire soigner, ce que le procureur militaire dément formellement.

Selon lui, la justice et l'administration pénitentiaire font ce qu'il faut pour qu'il se maintienne en bonne santé. Les militants de la Nouvelle alliance du Faso (Nafa), le parti fondé par Djibrill Bassolé, exigent sa remise en liberté immédiate afin qu'il puisse partir se faire soigner à l'étranger. Djibrill Bassolé est détenu depuis octobre 2015. Par RFI Publié le 27-02-2017 Modifié le 27-02-2017 à 23:06

A lire aussi / La Nouvelle alliance du Faso (NAFA), parti de Djibrill Bassolé a, dans un communiqué parvenu à APA, exigé que leur leader, qui a été victime ce week-end d’un malaise en prison, soit transféré à l’étranger pour des soins appropriés.

 Les partisans de Djibrill Bassolé exigent son évacuation à l’étranger pour des soins médicaux

« Djibrill Bassolé a été une nouvelle fois victime d’un malaise ce samedi 25 février. Par ce communiqué la NAFA tient à rappeler que la privation de soins à des personnes détenues est inacceptable dans un état de droit et constitue une violation flagrante des droits de la personne humaine », a indiqué le texte.

Le président de la NAFA, Rasmané Ouédraogo, signataire du communiqué, exige sans ‘’délais et sans condition’’ « l’évacuation à l’étranger du prisonnier politique Djibrill Bassolé pour des soins médicaux ».

Le parti a par ailleurs exigé « la cessation immédiate de l’instrumentalisation politique du dossier Djibrill Bassolé et la libération ‘’immédiate’’ de Djibrill Bassolé en attendant son procès ». La NAFA rappelle que c’est « suite aux informations persistantes sur la fragilisation progressive de l’état de santé et les manœuvres de privation de soins médicaux dont est victime, le prisonnier politique Djibrill Bassolé de la part des autorités judicaires militaires burkinabè , la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA) exprime ses vives inquiétudes pour la vie de son candidat aux élections présidentielles de novembre 2015 ».

Bassolé avait déjà été transféré de la Maison d’arrêt et de correction des armées (MACA) le 23 janvier 2017 dans une clinique de Ouagadougou où il avait fait un séjour de 24 heures et selon la NAFA, « Djibrill Y Bassolé devait y retourner pour des soins et examens complémentaires le 1er février ». La NAFA rappelle « aux autorités judiciaires et politiques du MPP (parti au pouvoir ) qu’elles seront tenues pour seules responsables pour tout dommage irréversible ou qui adviendrait sur l’état de santé de Djibrill Bassolé ». APA 28/02/17)

A lire aussi Le parti au pouvoir (MPP) au Burkina-Faso est froid face au dossier Djibrill Bassolé.

Dans un communiqué rendu public ce mercredi 1er Mars 2017, le parti au pouvoir, le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) n’a pas reçu l’argument du camp Djibrill Bassolé selon lequel son dossier subirait une quelconque « instrumentalisation » de la part de la Justice burkinabè.

Cette bataille entre partis politiques, notamment entre le MPP et l’opposition, la Nouvelle Alliance du Faso (NAFA), avait débuté le lundi 27 février 2017, sur le cas Djibrill Bassolé. Candidat à la présidentielle de 2015, et soutenu par la NAFA, l’officier supérieur Djibrill Bassolé n’a pu aller au bout de sa randonnée politique, parce épingler dans une affaire qui le maintient en ce moment dans les geôles du Burkina-Faso.

Ces partisans de la NAFA ‘’accuse expressément le Mouvement du Peuple pour le Progrès (MPP) d’être responsable de cette situation du Général Bassolé’’ et demande la ‘’cessation immédiate de l’instrumentalisation du dossier Djibril Bassolé par le pouvoir du MPP’’.

En revanche, le MPP, par la bouche du Président Roch Kaboré en personne, a répondu ainsi: ‘’Cette affirmation accusant notre parti est gratuite et sans fondement’’ a t-il réagi calmement, avant d’ajouter ‘’Le MPP n’a de cesse d’affirmer son principe d’attachement à l’indépendance de la justice. Faut-il le rappeler si besoin en était que l’arrestation de Djibril BASSOLE s’est opérée avant l’avènement du parti au pouvoir’’, a t-il précisé.

‘’Aussi, tient-il à réaffirmer qu’il n’est ni de près ni de loin concerné par son arrestation et encore moins par son état de santé’’, par conséquent, le MPP ‘’rejette catégoriquement les allégations mensongères et outrancières de la NAFA’’. Par ailleurs, le parti dit souhaiter ‘’un prompt rétablissement au Général Djibril Bassolé’’, ‘’en dépit de nos divergences politiques et idéologiques avec la NAFA’’, a t-il conclu.

Selon la Nafa, la santé de M. Bassolé s’est dégradée suite à de malaises récurrents, nécessitant une évacuation sanitaire à l’étranger pour des soins plus appropriés.  (Afrique sur 7 /  01/03/17)

A lire aussi / Burkina: un parti exige la libération de Bassolé, un proche de Compaoré

(AFP 28/02/17) Un parti d'opposition burkinabè a exigé lundi la "libération immédiate" pour raisons de santé de Djibril Bassolé, un proche de l'ex-président Blaise Compaoré, détenu depuis 15 mois dans une affaire de putsch raté.

"Suite aux informations persistantes sur la fragilisation progressive de l'état de santé et les privations de soins médicaux dont est victime le prisonnier politique Djibril Bassolé de la part des autorités judicaires militaires burkinabè", la Nouvelle alliance du Faso (Nafa) exige "sans délais et sans conditions (sa) libération immédiate en attendant son procès".

Dans un communiqué, la Nafa dénonce une "situation de non-droit où la vie de Djibril Bassolé est en danger", réclamant son "évacuation à l’étranger (…) pour des soins médicaux appropriés".

"Les autorités judiciaires militaires ne lui ont pas permis d'honorer, dans des conditions adéquates, des rendez-vous médicaux, son état de santé s'est détérioré et (…) Djibrill Bassolé, a été une nouvelle fois, victime d'un malaise le samedi 25 février", ajoute le texte.

Incarcéré depuis octobre 2015, l’état de santé de M. Bassolé s'est aggravé à la suite de malaises récurrents, selon la Nafa, qui avait soutenu sa candidature à la présidentielle de novembre 2015, avant qu'il n'en soit exclu en vertu d'une loi empêchant les membres du dernier gouvernement de Compaoré de se présenter aux élections.

Selon lui, "la privation de soins à des personnes détenues est inacceptable dans un Etat de droit et constitue une violation flagrante des droits de la personne humaine".

M. Bassolé a été inculpé de "trahison", "attentat à la sûreté de l’Etat", "complicité d’assassinat, de blessures volontaires", sur la base d'enregistrements d’une conversation téléphonique présumée qu'il aurait eue avec Guillaume Soro (président de l’Assemblée nationale ivoirienne), dans laquelle celui-ci semble affirmer son soutien au putsch du général Diendéré (septembre 2015). En octobre dernier, plus de 5.000 personnes étaient descendues dans la rue à Réo (130 km, centre-ouest), sa ville natale, pour réclamer "justice et liberté pour Bassolé".

PhotoA lire aussi/ L'ancien ministre de Blaise Compaoré, inculpé dans l'enquête sur la tentative de coup d’État de septembre 2015, a été brièvement admis lundi à la polyclinique internationale de Ouagadougou en raison d'un nouveau malaise cardiaque.

Les soucis de santé de Djibrill Bassolé semblent persister. Lundi 27 février, l’ex-ministre des Affaires étrangères de Blaise Compaoré a été admis pendant quelques heures à la Polyclinique internationale de Ouagadougou après avoir fait un malaise cardiaque ce week-end à la Maison d’arrêt et de correction des armées (Maca), où il est retourné en fin de journée après avoir effectué différents examens.

Suspecté de soutien à la tentative de coup d’État en septembre 2015 et inculpé, entre autres, d’attentat à la sûreté de l’État, Bassolé, 59 ans, avait déjà effectué un premier séjour dans cet établissement fin janvier en raison de problèmes cardiaques. Il y avait été brièvement hospitalisé avant de retourner en détention préventive à la Maca.

Demande de remise en liberté

Selon ses proches, le cardiologue qui l’avait soigné avait ensuite rédigé un rapport médical dans lequel il préconisait des examens supplémentaires, tout en expliquant que son service ne disposait pas du matériel technique nécessaire pour traiter la pathologie de cet ancien fidèle de Blaise Compaoré.

Sur la base de ce document, sa défense a déposé début février une demande de remise en liberté pour urgence médicale au tribunal militaire de Ouagadougou, chargé de l’enquête sur le putsch manqué, afin de permettre à son client d’aller se soigner à l’étranger.

« Vu la gravité de ses problèmes cardiaques, la question est désormais très simple : soit la justice militaire lui permet d’aller se soigner correctement à l’étranger, soit elle prend le risque de le tuer », assène Me Varaut, l’avocat français de Djibrill Bassolé.

Les soutiens de Bassolé montent au créneau

De son côté, la Nouvelle alliance du Faso (Nafa), le parti de Bassolé, a diffusé un communiqué ce lundi pour réclamer sa libération. Dans ce texte, Rasmané Ouédraogo, le président de la Nafa, estime que la vie de Djibrill Bassolé est « en danger » et exige son « évacuation à l’étranger pour des soins médicaux appropriés ».

Depuis son inculpation dans le dossier du putsch manqué, la défense de Djibrill Bassolé a réclamé à plusieurs reprises sa remise en liberté, en dénonçant sur le fond comme sur la forme une procédure à charge contre son client. Toutes ces demandes sont pour l’instant restées lettres mortes. Quant au procès – très attendu – de la tentative de coup d’État de septembre 2015, aucune date n’a pour l’instant été fixée.

Benjamin Roger/www.jeuneafrique.com/407801/societe/burkina-djibrill-bassole-confronte-a-problemes-cardiaques-persistants

 

 

 

 

 

 

 

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