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Afrique (195)

VIDEO ARRÊT SUR IMAGES / CAN 2019 le Cameroun n'a ni routes, ni eau, ni électricité, ni rien qui soit prêt pour accueillir le CAN. »

Les Ivoiriens n’y sont en rien responsables de LA DECONVENUE DES CAMEROUNAIS AU SUJET DU RETRAIT DE Le CAN A LEUR PAYS. Les cadres lucides en étaient déjà persuadé DE LEURS INCAPACITÉS D’ORGANISER CETTE GRANDE FETE PANAFRICAINE. ET même plus ils félicitaient déjà le Président Alassane OUATTARA et la CÔTE D'IVOIRE pour être déjà en avance sur l’organisation de du coup d’AFRIQUE en 2021.

À lire un ( extrait de l'article du célèbre journaliste sportif CAMEROUNAIS J.REMY NGONO ) « le grand professeur qui jure sur tous les plateaux télés que Paul BIYA travaille plus que tous les pharaons qui ont construit les pyramides en Égypte, confient maintenant dans les coulisses que le Cameroun n'a ni routes, ni eau, ni électricité, ni rien qui soit prêt pour accueillir le CAN. »

REMY NGONO officiel 9 novembre, 10:02 · ARRÊT SUR IMAGES

Donnez un petit verre d'alcool au professeur Messanga avocat défenseur du régime Biya, et hop, il tous les secrets sortent de son ventre. Le grand professeur qui jure sur tous les plateaux télés que Paul Biya travaille plus que tous les pharaons qui ont construit les pyramides en Égypte, confie maintenant dans les coulisses que le Cameroun n'a ni routes, ni eau, ni électricité, ni rien qui soit prêt pour acceuillir la CAN. Si c'est un journaliste qui aurait dit celà, le même Messanga serait parti à la télé annoncer qu'il veut déstabiliser le Cameroun, et on l'aurait déjà jeté en prison pour " atteinte à la sécurité de l'État ".


J. RÉMY NGONO

Le lien de la vidéo  https://www.facebook.com/919395438073615/videos/271045863574947/

A lire aussi 

 L’UNION NORD- AFRICAINE DE FOOTBALL  DEMANDE LE RETRAIT DE LA CAN AU CAMEROUN

Alors que la CAF la décision de la CAF sur le lieu officiel de la CAN 2019, est attendue en principe autour du 30 novembre 2018 ou début décembre , l’Union Nord Africaine de Football (UNAF) a décidé de saisir la CAF par courrier pour réclamer un strict respect du cahier des charges pour une organisation parfaite de la CAN 2019 Au cours d’une réunion de l’assemblée générale regroupant tous ses membres  lundi à Rabat, le SG de l’UNAF s’est dit inquiet. /

« Les membres de l’UNAF ont insisté lors de la réunion sur les conditions d’organisation de cette CAN, on va écrire à la CAF et exiger le respect du cahier des charges, on a des joueurs de qualité qui jouent dans de grands championnats européens, on se doit de leur préparer les meilleures conditions et le meilleur environnement sur place, que ce soit des hôtels, des stades d’entraînement conformes aux exigences, il nous faut une organisation infaillible », a déclaré, le SG de l’UNAF, le Tunisien Mahmoud El Hamami, rapporté par la presse marocaine.

De son coté, Fouzi Lekjaa, le président de la Fédération marocaine a pourtant apporté son soutien au Cameroun. « Je l’ai dit à Marrakech et je le dirais à Accra, le Maroc était toujours aux côtés du Cameroun compte tenu des relations politiques et sportives entre nos deux pays et il sera toujours à ses côtés pour organiser une Coupe d’Afrique d’envergure » a expliqué le dirigeant marocain. Cette position de Fouzi Lekjaa est  un soutien de façade , et il ne souhaite pas créer un incident diplomatique avec le Cameroun. Cependant, il actionne en coulisses auprès de la CAF dont il est membre du comité exécutif.

Précisons que l’Algérie n’a pris aucune position officielle sur ce dossier mais à travers la position de l’UNAF, la FAF semble soutenir la démarche de retirer la compétition au Cameroun afin de l’attribuer au Maroc. C’est désormais à la CAF de se prononcer sur ce dossier qui traine depuis de longs mois mais tout porte à croire que l se déroulera en juin prochain chez nos voisins marocains.

29 novembre 2018 Source: La Gazette du Fennec  Commentaires

L’Indice Ibrahim de la gouvernance africaine (IIAG) pour l’année 2018 a été rendu public ce 29 octobre.

 "La Côte d’Ivoire signe la plus belle progression de l’indice, avec une amélioration de 12,7 points par rapport à 2008. Le pays est en outre le seul qui a progressé dans chacune des quatre catégories et des 14 sous-catégories de l’indice."

 La fondation, qui consacre un trio de tête composé de l’Île Maurice, des Seychelles et Cap Vert, pointe une tendance à l'amélioration de la gouvernance, mais souligne l'irrégularité de ces progrès.

« Le niveau de gouvernance globale en Afrique maintient une tendance moyenne à l’amélioration au cours de la décennie écoulée, et environ trois citoyens du continent sur quatre (71,6 %) vivent en 2017 dans un pays où la gouvernance s’est améliorée », ont constaté les rédacteurs du 12e Indice Ibrahim de la gouvernance africaine. Mais en parallèle, la fondation rappelle que les attentes fortes d’une population de plus en plus jeune ne sont pas pour le moment satisfaites : le score moyen obtenu par le continent est 49,9 points sur 100.

Un score moyen qui est de surcroît tiré vers le haut par une quinzaine de « locomotives » réalisent les plus belles progressions depuis 2008 et plus particulièrement sur les cinq dernières années. Ces pays abritent, selon le rapport, presque la moitié de la population africaine, soit 48,7 %.

Bons élèves Dans son mot d’introduction, Mo Ibrahim a d’ailleurs exprimé sa satisfaction quant aux réalisations de la Côte-d’Ivoire qui signe la meilleure progression (12,7 points) entre 2007 et 2018, ce qui lui vaut de passer de la 41e à la 22e place. Le Maroc qui gagne 10 points et passe de la 25e à la 15e Kenya du classement, et le Kenya avec 8 points de plus (de la 19e à la 11e place) font aussi partie des bons élèves de l’indice.

 En face, la Libye qui réalise la pire chute en perdant 15,6 points sur la même période, tandis que le Burundi perd 5 points et le Mali 4 points.

L’indice, élaboré à partir d’une centaine d’indicateurs répartis sur quatre grandes familles (sécurité et état de droit ; participation et droits de l’homme ; le développement économique durable ; développement humain) relève notamment la faible place du développement économique durable, qui ne progresse que de 0,2 % en dix ans, quand le PIB du continent bondit quant à lui de 40 %. Ce qui en dit long sur la capacité des gouvernements à offrir la possibilité aux potentiels investisseurs de poursuivre leurs objectifs économiques et de prospérer.

 « En 2017, quatre des dix pays ayant le PIB le plus élevé du continent ont réalisé un score inférieur à la moyenne continentale en matière de Développement économique durable et se situent dans la moitié inférieure du classement africain. Il s’agit de l’Algérie, l’Angola, le Nigéria et le Soudan », pointe le rapport. Dans 25 pays, qui représentent 43,2 % de la population, le développement économique durable sur la décennie est même en régression.

Un environnement des entreprises mal en point Le Cap Vert et les Seychelles, qui sont respectivement les 6e et 5e plus petites économies d’Afrique, sont a contrario en haut de la liste en matière de Développement économique durable.

Pour la fondation, les performances réalisées en matière d’environnement des entreprises à l’échelle du continent reste très limitées. L’indicateur a connu une détérioration de presque 5 points au cours de la décennie écoulée. Une situation alarmante quand on sait que la population en âge de travailler devrait progresser de 30 % au cours des dix prochaines années. En parallèle, l’indicateur qui mesure la création d’emplois perd 3,1 points alors que celui de l’insertion socio-économique des jeunes recule de 2,3 points.

La dimension Participation et droits humains a en moyenne progressé au cours de la décennie écoulée et presque 80% des citoyens du continent vivent dans un pays où la situation s’est améliorée dans ce domaine. Ceci dit, et de façon préoccupante, l’espace civique et politique enregistre en moyenne sur le continent un rétrécissement, avec une détérioration moyenne des indicateurs mesurant la participation de la société civile, les libertés d’association et de réunion, les droits et libertés individuels et la liberté d’expression.

Tunisie, 9e

 Mo Ibrahim 2018 Tunisie Infogram La Tunisie signe la meilleure progression du continent dans le domaine de la participation et des droits de l’homme, un domaine dans lequel elle a gagné 22 places entre 2007 et 2018 pour se hisser en 9e position. Les progrès ont cependant commencé à ralentir en 2013, et même à décliner depuis 2016, notent les auteurs du rapport.

Le pays s’est aussi débarrassé d’une grande partie de ses lourdeurs bureaucratiques, une catégorie dans laquelle il progresse de 33,4 points en cinq ans.

Sénégal, 10e Mo Ibrahim 2018 : Sénégal Infogram

 Les progrès enregistrés par le Sénégal relèvent majoritairement de la catégorie « développement humain ». L’Indice Mo Ibrahim relève notamment les avancées de Dakar en matière de lutte contre la pauvreté et de santé – le Sénégal aussi, avec le Burkina Faso, l’un des deux seuls pays dont les progrès dans le domaine de la santé ont été constants durant la dernière décennie.

Le pays de la Teranga fait aussi partie, avec l’Ouganda, le Zimbabwe, le Cap-Vert et le Tchad, des cinq pays qui ont le plus progressé en matière d’accès à l’électricité. Maroc, 15e

 Index Mo Ibrahim 2018 : Maroc Infogram Deuxième en matière de management public, 3e pour les infrastructures et le secteur rural… S’il est un domaine dans lequel le Maroc s’illustre, c’est bien le développement économique durable, où le royaume se classe en 3e position, après une belle progression de 14,1 points. Le Maroc fait aussi partie des trois seuls pays (avec la Guinée et l’Égypte), où les banques se sont renforcées ces dix dernières années.

Côte d’Ivoire, 22e

Index Mo Ibrahim : Côte d’Ivoire Infogram

 Comme souligné ci-dessus, la Côte d’Ivoire signe la plus belle progression de l’indice, avec une amélioration de 12,7 points par rapport à 2008. Le pays est en outre le seul qui a progressé dans chacune des quatre catégories et des 14 sous-catégories de l’indice. Algérie 27e

 Index Mo Ibrahim 2018 : Algérie Infogram L’Algérie affiche un score légèrement moins important qu’il y a dix ans. Pourtant, l’analyse des auteurs de l’Index n’est pas si négative : dans certains domaines, notamment le droit de propriété, la situation, qui s’était fortement détériorée entre 2008 et 2013, se normalise depuis cette date. Si Alger poursuit sur sa lancée, elle devrait retrouver en 2019 sa situation de 2008.

Dans le domaine de la santé en revanche, les auteurs du rapport s’inquiètent d’une situation qui se dégrade.

Cameroun, 36e

Index Mo Inbrahim 2018 : Cameroun Infogram Le rapport relève une situation qui a peu évolué dans le domaine des droits de l’homme ou de la croissance économique durable. En revanche, la situation sécuritaire s’est fortement détériorée, tandis que les secteurs l’éducation et de la santé ont enregistré des progrès considérables.

SOURCE / https://www.jeuneafrique.com/655223/economie/indice-mo-ibrahim-2018-une-afrique-a-deux-visages/?fbclid=IwAR2DhHxwyw8LnOZqAhE0qTWwIuFEd5GkAtQlulOOOMNdEe3jyx7roLt_RxQ

 

Interview de Amadou KONE / Ministre ivoirien des Transports & LE DOSSIER DU 1er FORUM AMBITION AFRICA (VIDEO de Patrik EZO Paris-Bercy).

 Amadou Kone, ministre ivoirien des Transports : « Il faut que les entreprises françaises prennent beaucoup plus de risques ! »

Ministre des Transports de Côte d’Ivoire depuis juillet 2017, Amadou Kone a profité de sa venue à Paris-Bercy, où il participait au Ier forum Ambition Africa, pour faire le point sur tous les chantiers en cours à Abidjan, la capitale économique ivoirienne. Et pour inviter les chefs d’entreprise français qui s’intéressent à la Côte d’Ivoire à être moins frileux… et moins gourmands ! Entretien exclusif.

Quel message êtes-vous venu porter à ce premier grand Forum « Ambition Africa 2018 » ?

Amadou Kone – À l’invitation de Business France et du gouvernement français, nous sommes venus partager l’expérience de la Côte d’Ivoire en matière de mobilité et de développement des transports. Mais aussi échanger avec un certain nombre de partenaires du secteur des transports, actifs dans les infrastructures comme dans l’équipement.

C’est un cadre d’échanges entre les entreprises africaines et françaises et entre les gouvernements qui prennent en considération les préoccupations liées au financement des transports, aux innovations dans ce secteur, mais également aux solutions propres au Continent africain.

Qu’avez-vous retenu de tous ces débats ?

Amadou Kone – Deux choses essentielles. Nous avons été informés de ce que le gouvernement français – sous l’impulsion du président Macron – met en place les instruments de financement pour des projets en Afrique et des mesures d’accompagnement des entreprises françaises.

Cela est important pour nous, Africains. Vu l’expertise de vos entreprises, la mise en place de nouveaux instruments de financement innovants pour nos projets, notamment en Côte d’Ivoire, est une bonne chose. Nous avons aussi constaté cet intérêt important pour les pays africains. Plus de 350 chefs d’entreprise du Continent sont réunis ici à Bercy [et plus de 250 entrepreneurs français, ndlr], ce qui témoigne d’un intérêt fort pour nos pays et nos populations.

Voulez-vous nous résumer les grandes lignes du Plan d’urbanisme et de transport en Côte d’Ivoire ?

Amadou Kone – Avec le soutien de partenaires techniques et financiers comme la Coopération japonaise et la Banques mondiale, nous suivons un nouveau schéma d’urbanisme et de développement des transports d’Abidjan, car les deux projets sont liés.

Il s’agit de favoriser le développement vertical des villes, en créer de nouvelles à la périphérie d’Abidjan et accroître la mobilité à l’intérieur de cette grande agglomération. Mais en ayant un focus particulier sur le développement portuaire, car la capitale économique ivoirienne, c’est d’abord le Port autonome d’Abidjan. Nous avons ainsi défini de nouvelles voies de contournement d’Abidjan, permettant l’extension de la ville sur la partie ouest et côtière. Et nous avons identifié trois zones logistiques à la périphérie d’Abidjan : une première pour parquer les camions, une autre pour le traitement du fret maritime et une troisième zone pour la réalisation d’un terminal de fret aérien, d’ici à six mois, à l’aéroport Félix Houphouët-Boigny. Voilà les grandes articulations de ce plan ambitieux qui doit être achevé en 2030, avec aussi la construction d’un grand périphérique.

"première ligne du métro d’Abidjancoûtera plus d’un milliard d’euros "

N’avez-vous pas également un projet pour la Lagune Ebrié ?

Amadou Kone – C’est la libéralisation et la réalisation d’infrastructures pour le transport lagunaire, qui a commencé par deux entreprises et passera d’une quinzaine à une quarantaine de bateaux d’ici à la fin de l’année. L’objectif, c’est la mise en valeur de tout le potentiel pouvant améliorer la circulation et faire face à l’intensification du trafic, avec l’agrandissement du port d’Abidjan et le contournement de la ville. 

C’est un plan ambitieux… quel en est le coût ?

Amadou Kone – Il s’agit en fait du IIe plan quinquennal (2016-2020) du Président Ouattara, et je peux vous assurer que le transport est le secteur où il y a eu le plus d’investissements sous sa présidence. Si l’on prend en compte également le métro, c’est plus de 2 000 milliards de francs CFA qui lui sont consacrés.

Justement, où en êtes-vous avec ce chantier du métro d’Abidjan ?

 Amadou Kone – Nous avons cinq lignes de métro prévues. Nous réalisons actuellement la première ligne qui traversera la ville du Nord au Sud, d’Anyama à l’aéroport d’Abidjan, à Port-Bouët. C’est une ligne de 38 km avec 20 stations, et qui devra transporter autour de 500 millions de passagers au cours des sept premières années. L’enveloppe prévisionnelle s’élève à 1,4 milliard d’euros, et nous sommes en train d’optimiser pour baisser un peu les coûts. C’est un chantier réalisé en affermage concessif avec la Star, qui est un consortium d’entreprises françaises, dont le financement a été mobilisé à 100 % par la France grâce à l’AFD [l’Agence française de développement, ndlr] et le Trésor français.

Les travaux devront durer quatre ans et le chantier s’achèvera à la de fin 2022 ou au début de 2023. Le matériel roulant, c’est Alstom, le génie civil c’est Bouygues et Colas Rail, Théolis pour l’exploitation. La deuxième ligne se fera dans la foulée, mais on n’a encore que des études sommaires et on attend un protocole d’accord avec le gouvernement français. Elle sera longue de 32 km et ira d’ouest en est, de Youpougon à Bingerville, pour transporter environ 500 millions de passagers par an.

Même si les Ivoiriens disent couramment « On ne mange pas les ponts », où en êtes-vous avec le quatrième pont en construction à Abidjan ?

Amadou Kone – Il doit être livré au premier semestre 2020 . Tout se passe bien. On a libéré les emprises, les travaux ont commencé et doivent en principe durer vingt mois. Ce sera moins long que la construction du pont Henri Konan Bédié.»>.

« La Chine se fait de l’argent en Afrique ! »

Les entreprises françaises sont-elles également présentes dans la réalisation de vos autres projets pour Abidjan, comme les pistes cyclables et les couloirs de bus ?

 Amadou Kone – On vient juste d’achever les études et il faut que le gouvernement prenne maintenant des décisions. D’ici à 2020, on aura réalisé quelques kilomètres car nous avons déjà identifié 157 km et, avec la Banque mondiale, nous sommes en train de pousser pour démarrer un premier tronçon dès l’année prochaine. Quant aux entreprises françaises… il faut qu’elles prennent beaucoup plus de risques ! Car d’autres sociétés européennes nous proposent déjà de réaliser ces couloirs de bus doublés de pistes cyclables, de fournir à la SOTRA [Société des Transports abidjanais, ndlr] des autobus et de faire payer à la fois les bus et les infrastructures sur le ticket.

C’est formidable car cela ne coûte rien à l’État ! L’an dernier, avec seulement 600 bus, la SOTRA a déjà transporté 88 millions de passagers. L’État dote désormais la SOTRA de 500 nouveaux bus chaque année, de sorte qu’en 2020 elle disposera d’un peu plus de 2 000 bus et prévoit de transporter plus de 425 millions passagers par an. Avec un tel trafic, on peut en effet imaginer un prélèvement sur le prix du ticket pour rembourser les prêts consentis pour construire ces lignes.

 Donc, les entreprises françaises vous semblent trop frileuses ?

Amadou Kone – Les entreprises françaises, qui connaissant pourtant mieux notre pays, ne prennent pas en général beaucoup de risques financiers car elles sont à la fois trop frileuses et trop gourmandes. C’est pourquoi le projet du métro a autant traîné !

Un exemple concret : moi, j’achète des autobus : les 500 premiers bus, je les ai achetés à l’Indien Tata, et le second lot à l’entreprise italienne Iveco avec un financement tchèque et un taux concessionnel sur douze ans… Où sont les Français, alors que la France a beaucoup plus de moyens ? Je rappelle à nos amis français que tous ces investissements rapportent de l’argent et que l’Afrique devient la priorité de beaucoup d’autres pays. Je ne crois pas que la Chine – très présente en Afrique jette de l’argent par les fenêtres.

La Chine se fait de l’argent en Afrique ! L’Inde se fait de l’argent. Et les États-Unis viennent d’annoncer 60 milliards de dollars d’investissement en Afrique… c’est pour se faire de l’argent, ce n’est pas par philanthropie.

La France, qui a avec nous des liens historiques et stratégiques et fait beaucoup en Afrique en matière notamment de sécurité et de lutte contre le terrorisme, devrait y réfléchir et travailler avec nous à des instruments et financements innovants.

Un dernier point sur l’aérien. Quelles sont les prochaines étapes du développement d’Air Côte d’Ivoire ?

Amadou Kone – Les investissements de départ pour une compagnie aérienne sont extrêmement lourds car les avions coûtent très cher. Air Côte d’Ivoire a en propre onze avions neufs et – pour être à l’équilibre – cela prendra beaucoup de temps. Dans le « business plan » d’Air Côte d’Ivoire, il était prévu que nous soyons déficitaires de 60 milliards de francs CFA jusqu’à la livraison du dernier appareil commandé. Et nous avons encore trois avions qui nous seront livrés en 2020.

Aujourd’hui, la compagnie a un déficit dû premièrement à la hausse importante du carburant, deuxièmement au retard dans la livraison des avions commandés plus tard que prévu à la suite de négociations longues et difficiles.

La compagnie se retrouve donc avec 65,50 milliards FCFA de déficit, dont 4,75 milliards de pertes. Mais l’État continuera de soutenir cette entreprise qui rend des services appréciables à l’économie ivoirienne.

Grâce à Air Côte d’Ivoire, nous sommes passés à Abidjan de 600 000 passagers en 2011 à plus de 2 millions en 2017, dont 850 000 passagers transportés par la seule compagnie Air Côte d’Ivoire – ce qui permet de conclure des accords avec d’autres compagnies, comme Ethiopian Airlines qui vient d’ouvrir une ligne sur New York. Air Côte d’Ivoire  dont Air France détient 11 % des parts et dont le général Coulibaly est toujours le président du conseil d’administration assure aujourd’hui 23 liaisons aériennes et 300 vols par semaine. Elle n’est pas en danger, les avions sont commandés et seront livrés.

Mais il y a des développements futurs à prévoir. Air Côte d’Ivoire entend intensifier la collaboration avec d’autres compagnies dans la sous-région, ouvrir de nouvelles lignes, notamment en dehors du Continent, ce qui nécessitera cependant l’achat de nouveaux appareils beaucoup plus chers, et mettre l’accent sur le transport du fret. C’est là encore un programme ambitieux.

 Amadou Kone, ministre des Transports de Côte d’Ivoire, lors de sa participation au Forum Ambition Africa, à Paris-Bercy, les 22-23 octobre 2018. Bruno Fanucchi https://www.facebook.com/ANewsOfficiel/videos/2305495006188671/

SOURCE / Ambassade de Côte d'Ivoire en France - Page officielle - Publications

C I V / BERTHE IPOU HONGA Une ex conseillère de la Bceao révèle, «Abdoulaye Fadiga avait engagé le processus d’une nouvelle monnaie en circulation pour 2003»

"Selon ses proches, il était un homme intègre, banquier émérite, dirigeant profondément attaché á l’intégration économique et monétaire des pays de l’UMOA et à la défense du franc CFA, gestionnaire compétent, rigoureux et dévoué, le Gouverneur FADIGA était également un homme d’une simplicité légendaire, qui avait placé les relations humaines au premier plan."

11 octobre 1988-11 octobre 2018, voilà exactement 30 ans que le premier gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) a quitté le monde des vivants. La mort de l’ivoirien, Abdoulaye Fadiga à seulement 53 ans a toujours été au centre des spéculations dans le pays.

L’épouse de l’un de ses plus proches collaborateurs, Mme Berthe Ipou Honga, ex directeur adjoint et conseiller du directeur national de la pour la Côte d’Ivoire, lui rend un vibrant hommage dans une note transmise à KOACI où elle fait d’importantes révélations.

Notamment, sur l’avènement d’une autre qui devrait mettre fin au débat sur la problématique du Franc CFA. « Sous ta haute autorité, le processus engagé pour l’avènement de notre propre était irréversible, les études des experts étaient bouclées, le cahier des charges adopté par toutes les parties et sa date de mise en circulation était annoncée pour le 1er janvier 2003 », a révélé l’une des membres fondatrices de l’Etablissement financier à caractère bancaire, CREDIT SOLIDAIRE Côte d’Ivoire.

 Elle révèle aussi que si , Abdoulaye Fadiga était encore gouverneur , la BCEAO n’aurait pas délibérément piétiné les principes et les valeurs cardinales qui fondent sa crédibilité pour se transformer, ces dernières années, en déstabilisateur du système par la désorganisation du fonctionnement et de la sécurité des paiements (compensation interbancaire), la demande inconcevable de fermeture de ses agences et par les fermetures intempestives des banques, la perturbation des opérations financières des banques et de la clientèle, la mise à mal de la bancarisation de l’économie.

Enfin selon Mme Honga, si Fadiga avait été là, les perspectives qu’offre le niveau record des avoirs extérieurs des pays membres de l’UMOA auraient été exploitées, les techniques de l’«assouplissement quantitatif ou hélicoptère monétaire » auraient été appliquées pour injecter dans les économies des pays membres une partie des avoirs extérieurs bloqués selon elle, dans le Compte d’opération au profit du Trésor français et qui se chiffraient à 14 000 milliards de FCF en 2015.

« Ces avoirs auraient permis à l’argent de « circuler en travaillant » pour éviter le piège du surendettement et l’humiliation que nous fait subir l’Occident, en nous faisant passer pour d’éternels mendiants », poursuit-elle.

 Saurions-nous un jour la vérité sur la mort du premier gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye Fadiga, dont le successeur a été l’actuel chef d’Etat ivoirien, Alassane Ouattara le 28 octobre 1988, avant sa nomination comme premier ministre le 6 novembre 1990.

Pour rappel, Abdoulaye FADIGA est né à Touba, en Côte d’Ivoire, le 10 mars 1935. Il débute sa carrière professionnelle comme Secrétaire Général de l’Organisation Interafricaine du Café (OIAC) á Paris en 1960, avant de se voir confier en 1962 le poste de Directeur Général-Adjoint de la Caisse de Stabilisation et de Soutien des Produits Agricoles (CSSPPA) de la Côte d’Ivoire et en 1968, la charge de Directeur Général de cette structure. Le 15 décembre 1974, il est nommé Gouverneur de la BCEAO par le Conseil des Ministres de l’UMOA réuni à Ouagadougou.

Après 14 années de bons et loyaux services au poste de Gouverneur de la BCEAO, Abdoulaye FADIGA s’est éteint le 11 octobre 1988 à l’âge de 53 ans.

 Selon ses proches, il était un homme intègre, banquier émérite, dirigeant profondément attaché á l’intégration économique et monétaire des pays de l’UMOA et à la défense du franc CFA, gestionnaire compétent, rigoureux et dévoué, le Gouverneur FADIGA était également un homme d’une simplicité légendaire, qui avait placé les relations humaines au premier plan.

Ci-dessous l’intégralité de l’Hommage de Mme Berthe Ipou Honga…. 30e anniversaire du décès du Premier gouverneur de la BCEAO : Hommage à Abdoulaye Fadiga, homme d’exception

 DIEU m’a accordé la grâce et le privilège d’appartenir à la génération des premiers cadres africains de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), appelés à accompagner le gouverneur Abdoulaye Fadiga dans sa mission de réinvention de l’Institution. Sa prise de fonction, le 10 février 1975, en qualité de premier gouverneur de la BCEAO, a coïncidé avec la fin de mes études au Centre de formation de cette banque centrale.

Mon diplôme de fin de stage a été signé par le gouverneur Fadiga lui-même. Il avait une signature atypique, je dirai hiéroglyphique, qui contrastait avec celle de Robert Julienne, le dernier directeur français de la BCEAO. Cette signature en disait long sur la personnalité de l’homme. Enfin, en tant qu’épouse de l’un de ses proches collaborateurs lorsqu’il présidait aux destinées de la Caisse de Stabilisation et de Soutien des Prix des Productions agricoles (CSSPPA), le gouverneur Fadiga m’honorait de son estime fraternelle et de son amitié. Ces circonstances me permettent donc de témoigner sur la portée historique de son œuvre.

 A la BCEAO, le gouverneur Fadiga avait pour mission de moderniser la structure, l’organisation, le fonctionnement, la vision et les objectifs d’une institution déjà vieille de 20 ans, héritière de l’Institut d’Emission de l’Afrique occidentale et du Togo créé en 1955 pendant la période coloniale. Il devait traduire, dans les faits, la vision des Chefs d’Etat de l’Union monétaire Ouest-africaine de faire participer plus activement l’institution au développement harmonieux et solidaire des Etats membres.

La politique monétaire mise en œuvre dans ce but par le gouverneur fut un véritable succès. La banque centrale lui doit les bases de ses fondements. Malheureusement, le gouverneur Abdoulaye Fadiga fut brusquement arraché à notre affection le 11 octobre 1988, à 53 ans ! Sa mort inexpliquée a provoqué, en Côte d’Ivoire et en Afrique, une onde de choc insoutenable qui nous a hanté durant de longues années, à travers le regard éteint, le visage fermé et tourmenté de la jolie Maty, son épouse, demeurée elle aussi en état de choc jusqu’à la fin de sa vie, le 17 avril 2009.

De son vivant, le président Félix Houphouët-Boigny disait : « Le vrai bonheur, on ne l’apprécie que lorsqu’on l’a perdu ». Pour la BCEAO, ces paroles ont trouvé une illustration après le décès du gouverneur Fadiga, tant les vents contraires ont soufflé, avec acharnement, sur son héritage pour le détruire. Le 11 mai 1989, sept mois après le décès du gouverneur Fadiga, le dispositif de gestion monétaire et les règles d’intervention de la BCEAO axés sur le développement des Etats membres de l’UMOA ont été abandonnés au profit, a-t-on prétendu, de nouvelles orientations visant à adapter la politique monétaire aux mutations de l’environnement international. En juin 1989, la CSSPPA, cet autre instrument de développement dont le gouverneur était l’architecte, a été démantelée.

 Victime des fameux Plans d’Ajustement structurel (PAS) dénoncés et indexés comme « responsables de la persistance et de l’accentuation de la pauvreté sur le Continent africain », Alpha Oumar Konaré, devenu président de la Commission de l’Union africaine (2003 à 2008) après avoir été président du Mali. La CSSPPA a été démolie, en réalité, à titre de représailles contre la Côte d’Ivoire. Le président Houphouët-Boigny ayant osé exprimer son ras-le-bol en s’appuyant sur sa déclaration historique « On nous a trop volé ! », pour refuser de brader le cacao ivoirien à des « spéculateurs sans visage».

Cette guerre économique, véritable œuvre de destruction massive menée de tous temps contre l’Afrique, a fait dire au Pape François que « l’Afrique est confrontée à une nouvelle forme de colonialisme ».

Marie de Béthanie, évoquant la mémoire de son frère Lazare, a dit à JESUS : « Rabbi, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort » (Jean 11. 21). En évoquant la mémoire du gouverneur, je ne peux m’empêcher de lancer ce cri de résilience : « Gouverneur Fadiga, si tu avais été là, la CSSPA, véritable moteur de l’économie ivoirienne, artisan du miracle ivoirien magnifié à travers le slogan, ‘’le succès de ce pays repose sur l’agriculture’’ n’aurait pas été démantelée ; La dévaluation du Franc CFA intervenue un mois seulement après le décès du président Félix s’opposait à cette opération injustifiée, imposée par la France et effectuée sans base juridique, en violation des articles 18-51 et 52 des Statuts de la BCEAO (articles 17 – 76 et 77 des Statuts modifiés) qui prévoient, en cas de baisse des avoirs extérieurs, une panoplie de mesures, notamment « le ratissage des ressources », avant toute mise en œuvre de la mesure extrême que constitue la dévaluation de la monnaie.

Oui, « Gouverneur Fadiga, si tu avais été là », le débat artificiel créé sur la problématique du Franc CFA n’aurait pas existé. Sous ta haute autorité, le processus engagé pour l’avènement de notre propre monnaie était irréversible, les études des experts étaient bouclées, le cahier des charges adopté par toutes les parties et sa date de mise en circulation était annoncée pour le 1er janvier 2003.

 Déjà en 1966, suite à la création de l’Union monétaire Ouest-africaine (UMOA) en 1962, les chefs d’Etat membres avaient demandé au président Hamani Diori du Niger d’assurer la coordination des travaux nécessaires à l’aboutissement du projet.

A sa demande, l’éminent économiste Samir Amin, qui a théorisé la relation de domination Nord-Sud et préconisé la suppression du FMI, avait accompli un excellent travail qui a abouti à l’acte fondateur du projet de création de la monnaie unique des Etats membres de l’UMOA en 1983…

« Gouverneur Fadiga, si tu avais été là », la BCEAO n’aurait pas délibérément piétiné les principes et les valeurs cardinales qui fondent sa crédibilité pour se transformer, ces dernières années, en déstabilisateur du système par la désorganisation du fonctionnement et de la sécurité des paiements (compensation interbancaire), la demande inconcevable de fermeture de ses agences et par les fermetures intempestives des banques, la perturbation des opérations financières des banques et de la clientèle, la mise à mal de la bancarisation de l’économie.

 « Gouverneur Fadiga, si tu avais été là », les perspectives qu’offre le niveau record des avoirs extérieurs des pays membres de l’UMOA auraient été exploitées, les techniques de l’«assouplissement quantitatif ou hélicoptère monétaire » auraient été appliquées pour injecter dans nos économies une partie de nos avoirs extérieurs bloqués dans le Compte d’opération au profit du Trésor français et qui se chiffraient à 14 000 milliards deFCFA en 2015 ; Ces avoirs auraient permis à l’argent de « circuler en travaillant » pour éviter le piège du surendettement et l’humiliation que nous fait subir l’Occident, en nous faisant passer pour d’éternels mendiants. Une perversion qualifiée par le président Thabo M’Beki de «Système mondial de domination du plus grand nombre par quelques-uns disposant de la prééminence du pouvoir politique, économique, militaire et médiatique».

Le gouverneur Abdoulaye Fadiga a partagé ses choix moraux et éthiques avec des milliers de cadres africains. C’est pourquoi j’en appelle à la conscience de tous ces milliers de cadres de « l’aventure Fadiga » qui, comme Tiémoko Marc Garango, Intendant militaire, ministre burkinabé des Finances et coordonnateur de toute la réforme à l’époque, doivent réagir : Il nous faut, contre vents et marées, pérenniser l’héritage du gouverneur Fadiga, puisque « les choses semblent toujours impossibles jusqu’à ce qu’on les réalise », selon le président Nelson Mandela.

BERTHE IPOU HONGA Ex directeur adjoint et conseiller du directeur national pour la Côte d’Ivoire Membre fondateur de l’Etablissement financier à caractère bancaire, CREDIT SOLIDAIRE Côte d’Ivoire.

"Ceux qui vivent sur d’autres continents, savent ce que vaut l’Afrique, à savoir qu’il est le continent de l’avenir apparemment seuls les Africains ne le savent pas"

Les Africains et leur continent.  Par : Venance Konan 

Il circule en ce moment sur les réseaux sociaux une courte vidéo d’une intervention de Cheikh Tidiane Gadio, ancien ministre sénégalais des Affaires étrangères et actuel président de l’Institut panafricain de stratégies, lors d’un débat sur « le panafricanisme et la renaissance africaine », à l’occasion du 50e anniversaire de l’Union africaine. Je ne vous cacherai pas l’admiration que j’ai pour cet homme, brillant intellectuel et panafricaniste convaincu et sincère.

 Que dit-il ? Des choses très simples, des évidences mêmes que je l’ai plusieurs fois entendues proférer lors de colloques et autres rencontres intellectuelles, mais qui méritent de nous être régulièrement rappelées. Il a par exemple posé ces questions-ci dans cette vidéo : « pourquoi ne construit-on pas un pont sur le fleuve Sénégal pour relier le Sénégal et la Mauritanie ? »

« Pourquoi n’en construit-on pas sur le fleuve Gambie pour assurer une continuité territoriale au Sénégal et régler du coup la question casamançaise ? »

 « Qu’attendons-nous pour construire ce barrage en Guinée dont on dit qu’il pourra permettre de fournir de l’électricité à toute l’Afrique de l’Ouest ? »

 « Et celui d’Inga en République démocratique du Congo qui pourrait permettre d’éclairer tout le continent ? »

 « Et toutes nos micros compagnies aéronautiques, qui n’ont qu’une viabilité incertaine, alors qu’il suffirait que nous nous mettions ensemble pour en avoir une très grande et solide comme nous en avions eu avec Air Afrique ?

 » Nous pourrions ajouter aux exemples cités par Cheikh Tidiane Gadio celui de Kinshasa et Brazzaville, les capitales de deux pays riches en matières premières qui se font face de part et d’autre d’un fleuve, et qui ne peuvent pas s’offrir un simple pont pour faciliter la circulation des populations.

 Et la conclusion de Cheikh Tidiane Gadio fut que si l’on devait chercher qui aime le plus l’Afrique, qui croit le plus au potentiel de l’Afrique, il y aurait de fortes chances que les Chinois, Américains ou Brésiliens passent devant les Africains. Parce que, eux, c’est-à-dire ceux qui vivent sur d’autres continents, savent ce que vaut l’Afrique, à savoir qu’il est le continent de l’avenir. Apparemment seuls les Africains ne le savent pas.

 Aujourd’hui le monde entier fait les yeux doux à l’Afrique parce que le monde entier sait que le futur du monde se trouve en Afrique. Pourquoi ?

 Parce que c’est en Afrique que se trouvent les dernières terres arables, que l’on découvre chaque jour de nouvelles réserves de matières premières indispensables à l’industrie moderne, que se trouve le marché ayant la plus forte croissance et une main-d’œuvre abondante. Pourquoi le Africains ne comprennent-ils pas qu’en se mettant ensemble ils seraient plus forts pour exploiter eux-mêmes leurs ressources, plutôt que de les brader aux autres ?

Prenons le barrage d’Inga dont on nous assure depuis des décennies qu’il serait de nature à fournir de l’électricité à toute l’Afrique. Il est évident que l’un des gros problèmes qui freinent notre émergence est l’absence d’électricité. Ce n’est pas un jeu de mots que de dire que l’Afrique noire est vraiment dans le noir. Alors, pourquoi donc depuis près de soixante ans, les États africains ne trouvent pas les moyens de construire ce barrage ?

Combien peut-il coûter pour que plus de cinquante États africains ne puissent pas se cotiser ou se mettre ensemble pour emprunter ce qu’il faut pour sa réalisation ?

Depuis combien de temps ne nous dit-on pas que la Guinée est le château d’eau de toute l’Afrique de l’Ouest. Pourquoi ces pays d’Afrique de l’Ouest ne pourraient-ils pas se mettre ensemble pour y construire un barrage qui les éclairerait tous ?

 Depuis les indépendances, tous les pays d’Afrique subsaharienne évacuent leurs petits et grands malades en Europe. Depuis quelque temps, ils vont de plus en plus vers certains pays d’Afrique du Nord ou australe. Qu’est-ce qui empêche les pays d’Afrique de l’Ouest ou du centre de créer ensemble des centres hospitaliers de référence dans leurs régions où ils soigneraient leurs malades ?

Il y a quelques années, les médecins ivoiriens avaient une excellente réputation et leurs centres hospitaliers universitaires étaient des références. Cela veut dire que cela est possible. ;;;;;;;;;
Mais lorsque l’on sait que pour construire le siège de leur organisation commune qu’est l’Union africaine, les 54 États africains n’ont pas pu se cotiser et ont attendu que ce soit la Chine qui le leur construise, on peut réellement s’interroger sur leur véritable volonté de s’émanciper et d’émerger de leur sous-développement.


Les nations riches du monde se réunissent régulièrement à travers des forums baptisés G8 ou G20 pour discuter des affaires économiques du monde. Ils nous y invitent parfois, comme c’est le cas du dernier sommet du G20 qui s’est tenu il y a quelques jours à Berlin, et où notre Président était présent.

Il serait sans doute temps que nos États africains se retrouvent aussi régulièrement pour parler de nos problèmes économiques et définir ensemble nos points de convergence qui nous permettraient d’aller tous de l’avant.


 Par : Venance Konan 

Gabon : la Cour constitutionnelle dissout l’Assemblée : la Cour constitutionnelle qui a décidé de transférer les pouvoirs de l’Assemblée nationale au Sénat jusqu’à la proclamation par la Cour des résultats des législatives »

« Les législatives n’ayant pas été tenues dans les temps fixés par la Cour constitutionnelle qui a décidé de transférer les pouvoirs de l’Assemblée nationale au Sénat jusqu’à la proclamation par la Cour des résultats des législatives »

 La Cour constitutionnelle gabonaise a dissous l'Assemblée nationale lundi, en demandant la démission du gouvernement, alors que le Gabon devait organiser des élections législatives avant fin avril, a annoncé la présidente de cette juridiction. La Cour précise que le mandat des députés prend fin et que le chef de l’État doit procéder à la nomination d’un nouveau gouvernement qui sera uniquement responsable devant le président de la République, a indiqué la présidente de cette institution, Madeleine Mborantsuo. « Force est de constater que le gouvernement n’a pas pu accomplir les missions qui lui sont dévolues, notamment la révision de la liste électorale depuis 2017 et la mise en place du Centre gabonais des élections, depuis janvier 2018 », a ajouté Mme Mborantsuo dans une déclaration dont l’AFP a obtenu copie.

 Selon la Cour, le gouvernement a surtout échoué dans l’organisation des législatives au plus tard le 30 avril, après deux reports de ces élections depuis décembre 2016 que les commentateurs expliquent par les remous suscités par la présidentielle d’août 2016 dont les résultats donnant le président sortant Ali Bongo Ondimba vainqueur sont contestés par l’opposition.

Parlement « illégitime » Le Parlement gabonais était donc considéré comme « illégitime » depuis dimanche 29 mars, les législatives n’ayant pas été tenues dans les temps fixés par la Cour constitutionnelle qui a décidé de transférer les pouvoirs de l’Assemblée nationale au Sénat jusqu’à la proclamation par la Cour des résultats des législatives.

La date des législatives sera annoncée par la Cour après avoir été saisie par le Centre gabonais des élections (CGE), une instance rassemblant des membres de la majorité et de l’opposition qui vient de se mettre en place et doit prêter serment mercredi devant la Cour. Le CGE remplace la Commission électorale nationale autonome et permanente (Cenap) qui avait validé les résultats de l’élection présidentielle d’août 2016.

01 mai 2018 à 13h29

Paul Kagamé sur radio Rwanda : Bientôt, nous aurons les meilleures université du monde chez nous

"Si notre pays est au rang premier en Afrique, et que le monde entier nous observe aujourd'hui, ce n'est pas parce que nous avons le Vatican, la Kabba, la Maison Blanche, l' Élysée ou le Taj Mahal ici chez nous.

 Non plus parce que vous avez un certain Paul Kagamé comme chef d'Etat, mais plutôt parce que vous avez des fils et des filles du Rwanda dans ce pays.

Des hommes et surtout des jeunes et des femmes Rwandais qui se sont pardonnés entre eux, et qui ont pris le destin de leur pays en main par le sens du travail, des innovations et du patriotisme comme étant la clé de leur progrès et de leur développement. Ce que nous faisons ici au Rwanda n'est pas un miracle, ni impossible ailleurs, il s'agit tout simplement de l'engagement de toute une nation, des jeunes et de femmes Rwandais surtout, mais aussi de volonté politique.

 Bientôt, nous aurons les meilleures université du monde chez nous,(NYU, Hardvard, London school of Economics, FIT...) Nous aurons aussi les meilleurs hôpitaux au Rwanda. L'intelligence et la compétence de nos enfants seront égales ou supérieurs à celle des grandes puissances, et notre pays le Rwanda sera une nouvelle porte d'opportunité, de savoir, de technologie et d'innovation pour tous les enfants Africains et du monde qui désirent appendre chez nous ou encore nous encore nous apporter leur savoir.

Le Rwanda sera non seulement au rendez-vous des civilisations, mais aussi des sciences et des technologies et de toutes les cultures qui domineront le monde.

 Aujourd'hui, plus de 40% de notre agriculture est entrain d être dominé par la technologie, l'Afrique tout entière peut faire mieux que nous pour une autosuffisance alimentaire primordiale, tout est question d'intérêt national et des peuples Africains.

Bien que nous sommes désormais loin de notre passé, faisons bon usage du présent pour faire mouche au futur. Car, le plus difficile n'est plus la d'ou on vient, mais plutôt l'a ou nous désirons et rêvons d'y aller. Au Rwanda, nous désirons et rêvons d'aller loin grace à ce peuple et à cette jeunesse désormais consciente"

Lutte contre la corruption : Accra prend le taureau par les cornes

Éradiquer la corruption dans la vie publique du Ghana était l'une des promesses majeures du président Nana Addo-Akufo. Où en est-il aujourd'hui ?

Le chef de l'État ghanéen Nana Akufo Addo vient de promulguer ce 2 janvier une loi spéciale anti-corruption.  Ghana/ Le débat sur la lutte contre la corruption est relancé au Ghana. Il bat même son plein depuis que le président ghanéen Nana Akufo Addo a promulgué début janvier un projet de loi portant création du nouveau Bureau du procureur spécial (OSP). Soit une agence spécialisée chargée d'enquêter sur les affaires de corruption impliquant des fonctionnaires, des personnes politiquement exposées et des personnes du secteur privé. L'objectif est clair : il s'agit surtout d'éviter l'instrumentalisation de la justice à des fins politiques. Qui ne se souvient du dernier scandale dont se faisait écho avec délectation toute la presse nationale et surtout internationale en relatant l'histoire incroyable de la cette fausse ambassade des États-Unis ouverte à Accra et qui délivrait en toute impunité et depuis dix ans des passeports et des visas contre de fortes sommes d'argent.

Entré en fonction il y a tout juste un an, le chef de l'État ghanéen a fait de la lutte contre la corruption une de ses promesses de campagne. Où en est son pays, le Ghana, dans la lutte contre la corruption, alors que de nombreux scandales ont éclaboussé la présidence de Mahama Dramani, dont le dernier en date ? Comment les Ghanéens perçoivent-ils la corruption et jusqu'où le gouvernement peut-il aller pour lutter contre ce fléau ? « La démocratie ne fait pas tout »

« Mon espoir et mes attentes sont que la création de ce bureau va constituer une étape importante dans notre détermination collective à éradiquer la corruption de la vie publique de notre pays. Nous savons tous que cela a été un fléau majeur dans le développement du Ghana », a déclaré mardi 2 janvier le président ghanéen lors d'une cérémonie au sein de Flagstaff House, le palais présidentiel. Alors que la corruption est un problème épineux qui imprègne chaque tissu de la société ghanéenne, en particulier le secteur public, Nana Akufo Addo va plus loin, il estime que c'est « l'un des pires fléaux qui s'opposent au développement du Ghana ».

Et il n'est pas bien loin de la réalité puisque même la qualité de la gouvernance dans ce pays d'Afrique de l'Ouest s'est détériorée. Selon les rapports publiés tant sur le plan national que sur le plan international, le Ghana, exemple de démocratie, a perdu des points ces dernières années dans la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption notamment d'après Transparency International qui classe le Ghana au 7e rang africain (56e mondial), derrière le Botswana, le Cap Vert, les îles Seychelles, le Rwanda, les îles Maurice et la Namibie. L'Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique va plus loin, bien que le Ghana soit toujours classé huitième sur 54 pays africains, l'étude annuelle publiée fin novembre 2017 de Mo Ibrahim révèle que, sur une échelle de 0 à 100, la qualité de la gouvernance a diminué de 1,5 point. La directrice générale de la fondation Mo Ibrahim, Nathalie Delapalme, a déclaré à DW pourquoi le pays en est arrivé là : « il ne s'agit pas seulement des élections, des droits de la personne, de l'engagement politique et des lois, mais aussi de la façon dont les gens perçoivent les services qu'un gouvernement devrait offrir à ses citoyens au XXIe siècle. Cela comprend la sécurité personnelle ainsi que des systèmes de santé et d'éducation. Dans tous ces domaines, l'indice montre une régression du développement au Ghana. L'analyse du pays montre que cette baisse de régime « est apparemment liée à la découverte de gisements de gaz au large des côtes. Mais avant même l'exploitation du gaz, le gouvernement avait déjà alloué ses revenus futurs. Parfois, la découverte de matières premières peut créer un problème parce que les gens ont tendance à dépenser de l'argent avant même de l'avoir. »

Nana Akufo Addo sait qu'il a hérité d'un pays au fort potentiel : 2 e producteur d'or du continent après l'Afrique du Sud et 2 e producteur mondial de cacao après la Côte d'Ivoire. Avec un PIB de 35,9 milliards de dollars en 2015 (33,8 milliards d'euros), le Ghana est aussi la 2 e économie de la Cedeao, juste derrière le Nigeria et devant la Côte d'Ivoire. Mais voilà, en arrivant au pouvoir il a trouvé un gap de plus de 1,6 milliard de dollars dans les comptes publics du Ghana.

Ce que les Ghanéens pensent de la corruption « Ce marasme de leadership ne se limite pas aux représentants de l'État. Même les chefs traditionnels et religieux sont considérés comme corrompus par un nombre substantiel de Ghanéens – une surprise étant donné la confiance que la société leur accorde et la hauteur morale sur laquelle ils sont censés se tenir », expliquent aussi John P. Frinjuah et Josephine Appiah-Nyamekye, deux auteurs du Centre de recherche pour le développement de la démocratie, un institut de recherche et de plaidoyer indépendant, non gouvernemental, et à but non lucratif situé au Ghana. Dans leur dernier rapport sur la perception de la corruption par les Ghanéens, ils affirment tout de même que 60 % des Ghanéens commencent a exprimer une opinion favorable des efforts du nouveau gouvernement pour lutter contre la corruption, une amélioration significative comparée aux 25 % enregistrés en 2014. Cette nouvelle approche pourrait s'expliquer selon les deux analystes par « l'espoir exprimé par les citoyens pour le nouveau gouvernement - qui a pris des engagements dans la lutte contre la corruption et le retour de la croissance économique.

Mais pour autant nuancent-ils, les attentes sont immenses quand aux sanctions prises contre les auteurs de tels actes. Près des deux tiers (64 %) des Ghanéens veulent que les fonctionnaires corrompus soient poursuivis et, s'ils sont reconnus coupables, forcés de retourner les fonds volés, emprisonnés, et publiquement nommés. Environ un cinquième (22 %) est en faveur de la récupération par le gouvernement de fonds volés sans poursuites, tandis qu'un sur dix (9 %) opterait pour des poursuites sans récupération de fonds volés. Inverser la tendance

Longtemps défenseur des droits de l'homme, le président Akufo-Addo, âgé de 73 ans impute la majorité des scandales de corruption à l'ancien pouvoir de son prédécesseur John Dramani Mahama qui n'aurait pas su gérer les finances publiques. 

« Nous devons rétablir l'intégrité dans la vie publique. Les caisses de l'État ne doivent pas servir de butin au parti vainqueur d'une élection mais (doivent être) des ressources pour le développement économique et social du pays » En 2015, le président sortant, John Dramani avait dû solliciter l'aide du Fonds monétaire international (FMI) pour mettre en place un plan de sauvetage de 918 millions de dollars (874 millions d'euros) pour tenter d'enrayer une crise économique en partie provoquée par l'explosion de la dette publique et une pénurie d'électricité handicapante. Une décision qui ne fait que renforcer lé mécontentement des Ghanéens quand à la mauvaise gestion au plus haut sommet de l'État. Et pourtant en 2013, le président Dramani Mahama lance un code d'éthique pour les ministres et les fonctionnaires afin de lutter contre la corruption.

En décembre 2015, vingt juges avaient été limogés pour corruption. Ces juges, ainsi qu'une centaine de personnels de justice, ont été filmés par un journaliste acceptant des pots-de-vin pour délivrer des jugements ou pour obtenir des postes. Douze autres magistrats de cour d'appel étaient visés par les investigations. L'ex-président John Dramani Mahama n'a pas non plus été épargné, puisqu'en juin 2016, il a été accusé d'avoir reçu une voiture en contrepartie d'un contrat lucratif. Une enquête a été menée et fin septembre 2016 le président est blanchi, le jour-même où il présente sa candidature officielle pour la présidentielle du 7 décembre de l'an dernier.

En attendant, certaines agences anti-corruption soulignent que la loi sur les procureurs spéciaux ne devrait pas être considérée comme une solution miracle au fléau de la corruption au Ghana.

Viviane Forson http://afrique.lepoint.fr/economie/lutte-contre-la-corruption-accra-prend-le-taureau-par-les-cornes-05-01-2018-2184258_2258.php

 

INVITÉ AFRIQUE (RFI) Christine Lagarde sur le Franc CFA: «Ce n'est pas au FMI de statuer»

La directrice générale du Fond monétaire international, Christine Lagarde, était en visite officielle au Bénin où elle s'est félicitée de l'action du président Patrice Talon. Elle répond aux questions de Jean-Jacques Louarn. RFI : Le Bénin, dites-vous, est un partenaire qui tient ses promesses.

Nous pouvons citer la bonne gouvernance, des finances assainies, avec cependant un bémol, le filet social - la santé, l’éducation -, qui doit être fortement consolidé.

C’est bien cela ?

 Christine Lagarde : Tout à fait. Le seul point sur lequel on a des réserves, c’est effectivement le filet de soutien social et les dépenses consacrées à la santé et à l’éducation. On a reçu des assurances des autorités béninoises qu’il serait remédier rapidement à cette défaillance et que les bons investissements seraient réalisés dans ce secteur.

Globalement, avec 6% de croissance en prévision, l’Afrique de l’Ouest est pleine d’espoir. C’est ce que vous diriez. La Côte d’Ivoire a-t-elle retrouvé son rôle de locomotive ?

C’est vrai que si l’on regarde les huit pays de la zone, la Côte d’Ivoire est une locomotive actuellement et sa croissance économique a été forte. Et nous pensons que cela continuera à bien fonctionner si les réformes se poursuivent. On a vraiment une résilience de la demande intérieure. On a une amélioration des rendements agricoles, une hausse de la production d’électricité. Donc tout cela, ce sont des facteurs qui vont continuer à soutenir la croissance de la Côte d’Ivoire. C’est certain.

Par contre, la stabilité politique et la renaissance économique ne sont pas au rendez-vous en Afrique centrale. Le mauvais élève, pourrait-on dire, même le très mauvais élève, qui a même tenté de cacher ses finances catastrophiques au FMI, c’est le Congo-Brazzaville. Une dette sur le papier d’au moins 8 milliards d’euros, des rentes pétrolières gagées, des arriérés de salaire, des grèves dans tous les secteurs.

C’est un triste constat ?

Il est clair que pour ce qui est de la République du Congo, s’il y a des déséquilibres macros qui sont très importants, c’est un pays avec lequel nous avons maintenant engagé des discussions sur la base de ce qui est toujours l’exigence du FMI, c’est-à-dire livre ouvert, chiffres clairs et parfaite détermination de l’ensemble de la dette publique parce qu’on ne peut pas entrer en relation avec un pays si on n’a pas une idée claire de la dette du pays. En l’espèce, il a fallu effectivement faire le point précis sur les engagements bilan et hors bilan, si j’ose dire.

 Donc de la transparence ?

 Absolument. Moi, j’y suis particulièrement attachée parce qu’on prête l’argent de la communauté internationale, on joue un rôle de catalyseur parce que les investisseurs autres, y compris institutionnels de type Banque mondiale ou Banque africaine de développement, se fient à notre appréciation. Donc, on est redevable de cette transparence et on l’exige de nos partenaires.

Le FMI en 2018 fera donc bien une mission à Brazzaville ?

On sera engagé avec la République du Congo, sans aucun doute, et je me félicite de l’engagement des autorités à faire un audit sur toutes les questions de gouvernance et de corruption avec l’aide du Fonds. C’est une exigence dans le cadre de nos relations. On s’est trouvé dans des situations, je pense au Mozambique par exemple, où dans le cadre d’un programme qui avait été conclu, on a découvert une dette qui n’avait pas été révélée, des contrats qui n’avaient pas été pris en compte dans la comptabilité publique, on a suspendu le programme. Et on pratiquera exactement dans les mêmes conditions pour tout pays. C’était Warren Buffett [homme d'affaires et investisseur américain], qui disait : quand la mer est haute, on ne voit rien de particulier. Quand elle est basse, on s’aperçoit de ceux qui ont un maillot et ceux qui n’en ont pas. Les situations de crise financière ou de difficulté économique révèlent toujours les fragilités et les vulnérabilités des systèmes de gouvernance. On se trouve vis-à-vis de certains pays dans cette situation-là. C’est le moment aussi, surtout quand la détermination des politiques, c’est d’inviter le FMI à bord pour pouvoir assainir la situation, c’est le moment de prendre non seulement des bonnes résolutions, mais de les mettre en œuvre. On approche de la fin de l’année et j’espère que c’est ça ne sera pas un vœu pieux.

Et c’est le temps des promesses ?

 Oui, il faut que les promesses soient tenues, c’est vrai.

Alors le francs CFA, faut-il, faudra-t-il y toucher tôt ou tard, créer deux zones de convertibilité différentes ?

Ça, ce n’est pas au FMI de statuer.

Vous avez un avis ?

Le seul avis qui est le nôtre correspond à la mission qui est celle du FMI. La seule condition qui, pour nous, est impérative, c’est celle de la stabilité financière. Si les pays concernés, appartenant à chacune des zones monétaires, souhaitent mettre en place un autre système, nous, notre recommandation très forte, c’est que quoi qu’il arrive, il faut qu’impérativement que cela soit très organisé, très planifié, structuré de telle sorte que la stabilité financière des pays ne soit pas mise en cause.

La Banque mondiale a annoncé mardi qu’elle arrêtera de financer après 2019 l’exploration et l’exploitation de pétrole et de gaz. C’était à l’occasion du sommet du climat de Paris, « One Planet Summit » qui s’est tenu mardi 12 décembre à Paris.

Est-ce possible ?

 Si la Banque mondiale prend ce genre d’engagement, je suppose qu’ils en ont mesuré les suites des conséquences. Je suppose aussi que cet engagement vaut pour le charbon parce qu’on est là dans un domaine qui est beaucoup plus redoutable pour le changement climatique.

Emmanuel Macron et l’Afrique.

Le renouvellement du partenariat UE-Afrique, les jeunes, la sécurité, l’écologie. Des thèmes classiques, mais diriez-vous que le président français fait preuve de volontarisme face aux urgences, qu’il est en quelque sorte dos au mur notamment sur le plan sécuritaire, sur le plan écologique ?

 Je crois qu’il a, en un temps très bref de l’exercice de sa présidence, démontré son engagement et sa détermination et son ambition à marquer le cours des évènements et de l’histoire en matière à la fois sécuritaire, environnementale, rôle géopolitique de la France et c’est une Christine Lagarde sur le Franc CFA: «Ce n'est pas au FMI de statuer»

Jean-Jacques Louarn / Diffusion : RFI

A lire aussi 

L'actualité économique mondiale en direct - RFI Publié le 31-12-2017 media En 2017, pour la première fois depuis des années, les prévisions de croissance mondiale du Fond monétaire international (FMI) ont été revues à la hausse et non plus à la baisse comme c'était devenu la coutume. Christine Lagarde se félicite qu'avec une croissance moyenne de 3,6 % en 2017 et même 3,7 % en prévision pour 2018 l'économie mondiale revienne ainsi au rythme de progression de la richesse qui avait cours avant la crise financière de 2007-2008.

Une reprise économique que la directrice générale du FMI juge désormais plus forte, mieux partagée et plus seulement tirée par les pays émergents. Elle invite donc les pays à profiter de cette embellie pour poursuivre ou entamer les réformes structurelles nécessaires. Christine Lagarde donne un bon point à la France Des réformes que le FMI juge sur trois critères : leur capacité à favoriser la croissance, à maintenir la dette à un niveau soutenable et à ne pas aggraver les inégalités, voire mieux encore à les réduire.

Christine Lagarde estime que les mesures engagées en France sont dans la ligne de ce qui recommande le FMI.

En visite en Afrique de l'Ouest, Emmanuel Macron veut rompre avec ses prédécesseurs "les réponses du Président MACRON ont été bien appropriés"

Quand on est en dernière année formation d'ingénierie qu'on prend pour responsable le Président de la FRANCE du dysfonctionnement des normes de la construction dans son propre PAYS , je trouve cela triste et humiliant pour son PAYS et son President present. Quand le chef d'État Français promet de doter votre université d'une unité de savoir. vous lui demandez comment l'alimenter en électricité au même moment ce chef d'État va inaugurer la plus grande centrale d'énergie solaire de l'Afrique de l'Ouest dans votre PAYS. C'est qu'on a une mentalité profonde de colonisé.Donc on n'a rien compris de THOMA SANKARA. Pour moi les réponses du Président MACRON ont été bien approprié  / DIOMANDE Adama.

À lire aussi Emmanuel Macron a prononcé, mardi à Ouagadougou, un discours très attendu sur sa politique africaine, où il s'est adressé à la jeunesse et a assuré les Burkinabè de son amitié

.Retour sur les temps forts de son discours. Pendant plus de 2 h 45, Emmanuel Macron a tenté de séduire 800 étudiants de l'université de Ouagadougou venus l’écouter, mardi 28 novembre, à l’occasion de son premier "grand oral" africain.

En visite en Afrique de l'Ouest, Emmanuel Macron veut rompre avec ses prédécesseurs

• Au début de son discours, le chef de l’État français a brièvement évoqué la grenade qui a visé, deux heures avant son arrivée, des soldats français dans le nord de Ouagadougou, sans vouloir y donner de l'importance. Cette attaque, qui a fait trois blessés parmi les riverains, n'a pas été revendiquée.

• Le président a martelé qu’il n’était pas venu pour dispenser des leçons, mais proposer "avec humilité d’inventer ensemble une amitié. Une amitié pour agir". Son discours se voulait en rupture avec les interventions passées des précédents présidents français. Il s'est présenté devant la jeunesse burkinabè comme le représentant d'une génération pour laquelle "les crimes de la colonisation européenne sont incontestables", tout en relevant qu'il y avait eu aussi "des grandes choses et des histoires heureuses" dans ce passé.

• Le chef de l’État a annoncé vouloir frapper les passeurs qui exploitent les migrants en Libye. Il a également annoncé "un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger" en Libye, qualifiant de "crime contre l'humanité" la vente de migrants comme esclaves.

• Sur la question des femmes, Macron s'est posé en défenseur de l'émancipation des femmes africaines, déclarant vouloir que "partout en Afrique une jeune fille puisse avoir le choix de ne pas être mariée à 13 ou 14 ans".

• Lors d’une séance de questions-réponses détendue avec l’assistance, Emmanuel Macron s'est ensuite déclaré totalement ouvert sur la question de l'avenir du franc CFA, son périmètre, son nom et son existence même. "La France accompagnera la solution qui sera portée par vos dirigeants."

• Il a par ailleurs invité une étudiante, à travers une question critique vis-à-vis de la France, à "rompre avec cette habitude de toujours [lui] reprocher ce qui se passe mal ici".

• Il a enfin balayé les thèmes de la culture du sport et de la langue française. "Notre langue est aujourd’hui autant africaine que française. Elle a parcouru le monde entier et nous unit. Elle a un avenir, il se joue ici."

À lire aussi : "Burkina Faso : Macron promet de déclassifier tous les documents sur l'assassinat de Sankara"

Emmanuel Macron a débuté sa tournée africaine en annonçant mardi matin que la France allait déclassifier "tous les documents sur l'affaire Sankara", du nom de l'ancien président burkinabè assassiné en 1987.

Le président français Emmanuel Macron a promis, mardi 28 novembre, à l'issue d'un entretien avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré à Ouagadougou, que tous les documents français concernant l'assassinat de l'ancien président burkinabè Thomas Sankara en 1987 seraient "déclassifiés".

"Les archives sont aujourd'hui disponibles et ouvertes à la justice burkinabè, sauf pour les documents classifiés et couverts par le secret défense. J'ai pris un engagement clair et je viens de le dire au président Kaboré : ces documents seront déclassifiés pour la justice burkinabè, qui aura accès à tous les documents sur l'affaire Sankara", a déclaré le président français lors d'un point presse.

La mort de Thomas Sankara, devenue une figure panafricaine, était un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de l'ancien président Blaise Compaoré, qui a succédé au "père de la révolution".

Blaise Compaoré, qui vit en exil en Côte d'Ivoire depuis 2014, est soupçonné d'avoir participé au complot par de nombreux Burkinabè, qui y voient aussi la main de la France, ancienne puissance coloniale qui aurait été gênée par la politique anticolonialiste de Sankara.

Avec AFP Alexander Joe, AFP Texte par FRANCE 24

BURKINA FASO EMMANUEL MACRON Réactions en Afrique sur les réseaux sociaux après le discours d'Emmanuel Macron Par RFI Publié le 28-11-2017 Modifié le 29-11-2017 à 00:03 La jeunesse africaine était au coeur du discours prononcé par le président français Emmanuel Macron mardi 28 novembre à Ouagadougou. « Burkina Fiasco » pour les uns, espoirs de sortir du franc CFA pour les autres, les réactions sont mitigées

 Avalanche de réactions sur la Toile avec, d'abord, cet hommage à Thomas Sankara, « une première pour un président français », note un internaute sur Facebook. Un autre, originaire du Cameroun, y voit au contraire un « leurre pour les Africains naïfs ». « Le meilleur hommage à rendre à Sankara - écrit-il - c'est de reconnaître le rôle de la France dans son élimination ». 

Les réactions sont très variées sur Twitter, comme l'on peut s'en douter. Une internaute, Olivia Nlogo, insiste sur le fait que la jeunesse était « davantage dans la rue que dans cet amphithéâtre » où Emmanuel Macron s'est exprimé. .

Dans une vidéo, un Burkinabé dit son ras-le-bol de la politique « france-africaine » et il ajoute : « s'il y a un défi qu'Emmanuel Macron doit relever, c'est de nous faire sortir du franc CFA ». 

Un avis que ne partage par forcément Gbadé, un internaute guinéen. « Les Africains pensent que leur malheur se trouve dans le franc CFA. Plusieurs pays africains n'ont pas le CFA et sont plus pauvres ». 

Autre sujet très commenté, ce moment où Emmanuel Macron explique que ce n'est pas à lui de s'occuper de l'électricité dans les universités burkinabè. Roch Marc Christian Kaboré en profite pour s'absenter quelques minutes et du tac-au-tac Emmanuel Macron lance : « Il est parti réparer la climatisation ». 

Vous me parlez comme si j'étais toujours une puissance coloniale, mais moi je ne veux pas m'occuper d'électricité dans les universités au Burkina Faso ! C'est le travail du président (...) [rires, applaudissements, tandis que le président Kaboré s'absente momentanément] Du coup il est parti réparer la climatisation... Emmanuel Macron à l'université Ouaga1 28-11-2017 - Par Pierre Pinto .

Des propos jugés familiers et arrogants par beaucoup d'internautes, comme Philo Makiésé du Congo qui parle d'une humiliation. Une humiliation « bien méritée » selon elle pour des présidents africains qui se comportent « comme des sous-fifres face aux Occidentaux ». D'autres enfin n'hésitent pas à parler de cette visite comme d'un « Burkina Fiasco ». 

Le discours d'Emmanuel Macron à Ouagadougou : Edition spéciale 19h30-20h00 28-11-2017 - Par Marie Casadebaig

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