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Afrique (186)

En visite en Afrique de l'Ouest, Emmanuel Macron veut rompre avec ses prédécesseurs "les réponses du Président MACRON ont été bien appropriés"

Quand on est en dernière année formation d'ingénierie qu'on prend pour responsable le Président de la FRANCE du dysfonctionnement des normes de la construction dans son propre PAYS , je trouve cela triste et humiliant pour son PAYS et son President present. Quand le chef d'État Français promet de doter votre université d'une unité de savoir. vous lui demandez comment l'alimenter en électricité au même moment ce chef d'État va inaugurer la plus grande centrale d'énergie solaire de l'Afrique de l'Ouest dans votre PAYS. C'est qu'on a une mentalité profonde de colonisé.Donc on n'a rien compris de THOMA SANKARA. Pour moi les réponses du Président MACRON ont été bien approprié  / DIOMANDE Adama.

À lire aussi Emmanuel Macron a prononcé, mardi à Ouagadougou, un discours très attendu sur sa politique africaine, où il s'est adressé à la jeunesse et a assuré les Burkinabè de son amitié

.Retour sur les temps forts de son discours. Pendant plus de 2 h 45, Emmanuel Macron a tenté de séduire 800 étudiants de l'université de Ouagadougou venus l’écouter, mardi 28 novembre, à l’occasion de son premier "grand oral" africain.

En visite en Afrique de l'Ouest, Emmanuel Macron veut rompre avec ses prédécesseurs

• Au début de son discours, le chef de l’État français a brièvement évoqué la grenade qui a visé, deux heures avant son arrivée, des soldats français dans le nord de Ouagadougou, sans vouloir y donner de l'importance. Cette attaque, qui a fait trois blessés parmi les riverains, n'a pas été revendiquée.

• Le président a martelé qu’il n’était pas venu pour dispenser des leçons, mais proposer "avec humilité d’inventer ensemble une amitié. Une amitié pour agir". Son discours se voulait en rupture avec les interventions passées des précédents présidents français. Il s'est présenté devant la jeunesse burkinabè comme le représentant d'une génération pour laquelle "les crimes de la colonisation européenne sont incontestables", tout en relevant qu'il y avait eu aussi "des grandes choses et des histoires heureuses" dans ce passé.

• Le chef de l’État a annoncé vouloir frapper les passeurs qui exploitent les migrants en Libye. Il a également annoncé "un soutien massif à l'évacuation des personnes en danger" en Libye, qualifiant de "crime contre l'humanité" la vente de migrants comme esclaves.

• Sur la question des femmes, Macron s'est posé en défenseur de l'émancipation des femmes africaines, déclarant vouloir que "partout en Afrique une jeune fille puisse avoir le choix de ne pas être mariée à 13 ou 14 ans".

• Lors d’une séance de questions-réponses détendue avec l’assistance, Emmanuel Macron s'est ensuite déclaré totalement ouvert sur la question de l'avenir du franc CFA, son périmètre, son nom et son existence même. "La France accompagnera la solution qui sera portée par vos dirigeants."

• Il a par ailleurs invité une étudiante, à travers une question critique vis-à-vis de la France, à "rompre avec cette habitude de toujours [lui] reprocher ce qui se passe mal ici".

• Il a enfin balayé les thèmes de la culture du sport et de la langue française. "Notre langue est aujourd’hui autant africaine que française. Elle a parcouru le monde entier et nous unit. Elle a un avenir, il se joue ici."

À lire aussi : "Burkina Faso : Macron promet de déclassifier tous les documents sur l'assassinat de Sankara"

Emmanuel Macron a débuté sa tournée africaine en annonçant mardi matin que la France allait déclassifier "tous les documents sur l'affaire Sankara", du nom de l'ancien président burkinabè assassiné en 1987.

Le président français Emmanuel Macron a promis, mardi 28 novembre, à l'issue d'un entretien avec le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré à Ouagadougou, que tous les documents français concernant l'assassinat de l'ancien président burkinabè Thomas Sankara en 1987 seraient "déclassifiés".

"Les archives sont aujourd'hui disponibles et ouvertes à la justice burkinabè, sauf pour les documents classifiés et couverts par le secret défense. J'ai pris un engagement clair et je viens de le dire au président Kaboré : ces documents seront déclassifiés pour la justice burkinabè, qui aura accès à tous les documents sur l'affaire Sankara", a déclaré le président français lors d'un point presse.

La mort de Thomas Sankara, devenue une figure panafricaine, était un sujet tabou pendant les 27 ans de pouvoir de l'ancien président Blaise Compaoré, qui a succédé au "père de la révolution".

Blaise Compaoré, qui vit en exil en Côte d'Ivoire depuis 2014, est soupçonné d'avoir participé au complot par de nombreux Burkinabè, qui y voient aussi la main de la France, ancienne puissance coloniale qui aurait été gênée par la politique anticolonialiste de Sankara.

Avec AFP Alexander Joe, AFP Texte par FRANCE 24

BURKINA FASO EMMANUEL MACRON Réactions en Afrique sur les réseaux sociaux après le discours d'Emmanuel Macron Par RFI Publié le 28-11-2017 Modifié le 29-11-2017 à 00:03 La jeunesse africaine était au coeur du discours prononcé par le président français Emmanuel Macron mardi 28 novembre à Ouagadougou. « Burkina Fiasco » pour les uns, espoirs de sortir du franc CFA pour les autres, les réactions sont mitigées

 Avalanche de réactions sur la Toile avec, d'abord, cet hommage à Thomas Sankara, « une première pour un président français », note un internaute sur Facebook. Un autre, originaire du Cameroun, y voit au contraire un « leurre pour les Africains naïfs ». « Le meilleur hommage à rendre à Sankara - écrit-il - c'est de reconnaître le rôle de la France dans son élimination ». 

Les réactions sont très variées sur Twitter, comme l'on peut s'en douter. Une internaute, Olivia Nlogo, insiste sur le fait que la jeunesse était « davantage dans la rue que dans cet amphithéâtre » où Emmanuel Macron s'est exprimé. .

Dans une vidéo, un Burkinabé dit son ras-le-bol de la politique « france-africaine » et il ajoute : « s'il y a un défi qu'Emmanuel Macron doit relever, c'est de nous faire sortir du franc CFA ». 

Un avis que ne partage par forcément Gbadé, un internaute guinéen. « Les Africains pensent que leur malheur se trouve dans le franc CFA. Plusieurs pays africains n'ont pas le CFA et sont plus pauvres ». 

Autre sujet très commenté, ce moment où Emmanuel Macron explique que ce n'est pas à lui de s'occuper de l'électricité dans les universités burkinabè. Roch Marc Christian Kaboré en profite pour s'absenter quelques minutes et du tac-au-tac Emmanuel Macron lance : « Il est parti réparer la climatisation ». 

Vous me parlez comme si j'étais toujours une puissance coloniale, mais moi je ne veux pas m'occuper d'électricité dans les universités au Burkina Faso ! C'est le travail du président (...) [rires, applaudissements, tandis que le président Kaboré s'absente momentanément] Du coup il est parti réparer la climatisation... Emmanuel Macron à l'université Ouaga1 28-11-2017 - Par Pierre Pinto .

Des propos jugés familiers et arrogants par beaucoup d'internautes, comme Philo Makiésé du Congo qui parle d'une humiliation. Une humiliation « bien méritée » selon elle pour des présidents africains qui se comportent « comme des sous-fifres face aux Occidentaux ». D'autres enfin n'hésitent pas à parler de cette visite comme d'un « Burkina Fiasco ». 

Le discours d'Emmanuel Macron à Ouagadougou : Edition spéciale 19h30-20h00 28-11-2017 - Par Marie Casadebaig

VIDÉO / Discours de Macron à Ouagadougou (REPLAY )

À travers la jeunesse Burkinabé nous venons de vivre directement l’immaturité de cette jeunesse Africaine souvent par leurs questions immatures car ils pensent que la FRANCE les colonise encore toujours, ils ont oublié leurs propres devoirs et ont oublié la responsabilité de leurs gouvernants. Bravo! au Président MACRON d'avoir dépoussiéré le discours de la FRANCE . DES réponses sans tabou sur le CFA et l’immigration sur les vendeurs trafiquants Africains de leurs semblables.

Tahar Bekri : "Je suis blessé dans ma chair" / TRIBUNE. Face aux marchands d'esclaves en Libye, le poète tunisien nous adresse ses mots contre une arabité et un islam qui lui font honte.

Je suis blessé dans ma chair. Tous ces corps mutilés, torturés, pour humilier des êtres, les faire chanter, les asservir, exploiter leur détresse, les vendre dans le marché de l'abject. Comment rester silencieux, se taire devant l'insoutenable vérité ? Un marché d'esclaves au mépris du droit, de la loi, au nom d'une pseudo idéologie qui organise la barbarie moderne, le chaos universel.

Des Noirs à la recherche d'une vie digne risquent au prix de leur vie les parcours les plus épineux, les voilà violentés, aux mains de marchands, criminels enrichis, engraissant les paradis fiscaux, en Libye, dans un pays africain qui méprise ses frères, dans le pays du poète de langue arabe, le Soudano-Libyen Mohamed Faytouri qui a consacré toute son œuvre aux chants d'Afrique Aghani Ifriquiya.

De quelle religion se nourrissent ce mépris, cette haine ?

De quelle philosophie se nourrit ce piétinement des droits humains pendant que le monde regarde son visage immaculé des taches de la vilenie ?

Pas en mon nom, pas de cet islam-là qui me couvre de honte et contre lequel les Zendjs (les Noirs) se sont révoltés déjà en 869 ! en Irak, sous le califat abbasside ! Pas de cette arabité-là, usurpée, dégradante, cupide et insultante au genre humain ! Pas de cette berbérité-là bafouée et qui laisse faire.

Où sont les lois de l'hospitalité, de la grandeur généreuse ?

Le respect de l'Autre ?

Faut-il te plaindre désert si riche en pétrole et pauvre en partage ?

La cécité est complice. L'indifférence est coupable. La responsabilité est collective et mondiale.

La Libye est-elle devenue le nouveau territoire de Daech ?

Crimes et contrebandes en toutes sortes… jusqu'aux êtres humains ! Sommes-nous en train de mesurer l'ampleur du désastre, de l'atteinte à la dignité de notre humanité ? Pendant des années, avec le regretté Tchicaya U Tam'si nous avons tenté de développer un dialogue entre le Maghreb et l'Afrique subsaharienne qui s'est prolongé à Tanger,

Léopold Sédar Senghor l'avait entamé auparavant avec Habib Bourguiba, en Tunisie, en joignant la berbérité et l'africanité. Nous essayons depuis longtemps d'apaiser les blessures historiques. Bâtir une Afrique fraternelle. Celle-là est mienne, pas celle que vous souillez ! 

PAR TAHAR BEKRI* / Le Point Afrique 

Takar Bekri est poète, derniers livres parus : "Mûrier triste dans le printemps arabe", Al Manar.

"Les arbres m'apaisent" (livre d'art), peintures acryliques, Annick Le Thoër, Al Manar.

Des Camerounais témoignent : « En Libye, on nous vendait comme des légumes »

Des Camerounais témoignent : « En Libye, on nous vendait comme des légumes » Un avion affrété par les Nations unies a rapatrié à Yaoundé 250 ressortissants bloqués en Libye. Ils décrivent l’enfer des filières de trafiquants humains. A l’aéroport de Yaoundé, un migrante camerounaise et sa fille rapatriées le mardi 21 novembre 2017 de Libye.

La voix rauque, les yeux rougis par « la souffrance », Raïssa*, tout juste débarquée de l’avion qui vient de la rapatrier, mardi 21 novembre, au Cameroun a de la peine à raconter le calvaire vécu pendant les deux années passées « chez les monstres libyens ». « J’ai été torturée et violée, murmure-t-elle en larmes. Je voulais aller en Italie mais je suis tombée dans le plus horrible des pièges. En Libye, on nous vendait comme des légumes, on nous violait comme des putes. ».

En 2015, cette commerçante camerounaise âgée d’une vingtaine d’années a pris « la route de l’aventure pour sortir sa famille de la pauvreté ». De Douala, capitale économique du Cameroun, elle a rejoint le Nigeria, puis le Niger où, dit-elle, elle a été kidnappée dans le désert par six hommes qui l’ont dépouillée de vêtements, de ses deux téléphones portables et de son pécule de 925 000 francs CFA (1 406 euros). « On nous violait comme des putes ».

Conduite dans la ville libyenne de Sebha, Raïssa a été emprisonnée avec plus de 300 autres migrants. « J’étais battue, violée à tour de rôle par mes geôliers et torturée. Ils m’ont dit : “Pour te libérer, on a besoin d’argent. Appelle ta famille.” Lorsque mon grand frère a entendu mes pleurs, il a vendu sa moto pour leur envoyer 500 000 francs CFA (760 euros) », raconte la jeune femme.

Libérée un matin, elle est vendue dans la soirée par « le soldat chargé de la mettre en lieu sûr », à un autre groupe de kidnappeurs. Ces derniers la transfèrent à Sabratha, ville située à l’ouest de Tripoli, la capitale de la Libye. Ils réclament une rançon de 1 000 euros à sa famille.

« J’ai passé quatre mois dans cette prison. On me servait du pain et des spaghettis à moitié cuits. Je buvais de l’eau salée. J’ai fait des semaines sans faire de selles. Je pensais que j’allais mourir. Ma mère a réuni la famille, tout le monde a contribué. On a payé ma rançon. Je suis sortie de prison en août et je suis partie à Tripoli où je vivais cachée jusqu’à mon retour. ».

La chaîne de télévision américaine CNN a diffusé le 14 novembre des images d’un marché aux esclaves en Libye où étaient vendus des migrants subsahariens, provoquant un tollé général en Afrique et au-delà. D’après Roger Charles Evina, chargé de programme Protection et réinsertion des migrants de retour au Cameroun à l’Organisation internationale pour les Migrations (OIM), environ 1 700 migrants camerounais se trouvent en Libye. Mardi 21 novembre, un vol spécial en provenance de Tripoli a atterri à l’aéroport international de Yaoundé avec à son bord 250 migrants camerounais. Parmi eux, neuf femmes enceintes et six enfants âgés de moins de 3 ans.

Comme Raïssa, ces hommes et femmes sortis de l’enfer libyen ont bénéficié d’un projet de l’OIM financé par l’Union européenne et dont le but est de « favoriser le retour volontaire de 850 migrants camerounais ». Morts au désert.

Assis dans un coin de l’aéroport où des médecins, psychologues et policiers leur prodiguent des premiers soins et conseils, yeux hagards, barbe de plusieurs jours et cheveux en bataille, Eddie exhibe ses cicatrices sur la main et l’épaule droite. Kidnappé à trois reprises, cet ancien pompiste a été « torturé, frappé avec des barres de fer et sodomisé ». En 2014, il a quitté la ville de Douala avec quinze amis. Il est le seul « réel survivant » à sa connaissance.

« Trois ont été vendus pour aller travailler sur des chantiers. Leurs parents n’avaient pas d’argent pour payer leur rançon et du coup, les Arabes ont décidé de les vendre pour se faire de l’argent. Deux sont morts au désert. Deux ont été tués par les kidnappeurs, car ils étaient malades. Je ne sais pas où les autres se trouvent. Je suis en vie. C’est l’essentiel », soupire-t-il.

Après « l’enfer », ces migrants sont-ils prêts à tenter à nouveau l’aventure ? « Plus jamais la Libye. Je ne veux plus partir », jure Roland Bella, 26 ans, kidnappé deux fois en Libye. « Je repartirai dès que j’aurai récupéré. Il n’y a pas de travail pour nous au Cameroun », assure Eddie. Il rêve d’Espagne où, veut-il croire, « il y a du travail pour tous les jeunes »...

www.lemonde.fr/afrique/article/2017/11/22/des-camerounais-temoignent-en-libye-on-nous-vendait-comme-des-

Zimbabwe: le président Robert Mugabe a démissionné

Explosion de joie au Parlement zimbabwéen à Harare, le 21 novembre 2017, après l'annonce de la démission de Robert Mugabe.

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a remis une lettre de démission au Parlement, a annoncé Jacob Mudenda, président de l'Assemblée nationale, ce mardi 21 novembre. Le chef de l'Etat, qui est âgé de 93 ans, était en résidence surveillée depuis l'intervention de l'armée, mercredi dernier, mais refusait de céder le pouvoir qu'il exerçait depuis l'indépendance, en 1980.

 Le président du Parlement zimbabwéen Jacob Mudenda a annoncé la démission de Robert Mugabe.

L'annonce a été faite peu avant 17h ce mardi, dans le bâtiment où étaient rassemblés tous les parlementaires zimbabwéens, qui devaient voter pour ou contre le dépôt d'une motion de défiance contre le chef d'Etat.. Alors que l'audience est en cours, le président de l'Assemblée nationale reçoit un courrier et le lit devant tous les députés, annonçant la démission de Robert Mugabe : « Moi, Robert Gabriel Mugabe [...] remets formellement ma démission de président de la République du Zimbabwe avec effet immédiat », indique-t-il dans le communiqué. Réactions de Zimbabwéens à Harare.

Des centaines de personnes descendent alors dans les rues pour crier leur joie sous les sifflets et les klaxons. Toute la ville d'Harare résonne de clameurs de joie, rapporte notre envoyée spéciale dans la capitale zimbabwéenne, Valentine Rioux. Après les deux jours de torpeur qui ont suivi l'apparition décevante de Robert Mugabe à la télévision dimanche soir, les Zimbabwéens crient maintenant leur bonheur et leur désir de liberté.

Face à cette mobilisation populaire, l'armée a appelé les Zimbabwéens à la responsabilité. « Au vu des derniers développements dans le pays, les forces de défense et de sécurité veulent appeler les Zimbabwéens de tous bords politiques à faire preuve de la plus grande retenue et à pleinement respecter la loi et l'ordre », a déclaré le chef de l'état-major de l'armée, Constantino Chiwenga, devant la presse à Harare.

Des manifestants célèbrent la démission de Robert Mugabe, le 21 novembre 2017 dans les rues de Harare. © REUTERS/Mike Hutchings Une semaine de chaos Pour rappel, l'armée du Zimbabwe a pris le contrôle du pays dans la nuit du 14 au 15 novembre. Au départ, mercredi dernier, on voit quelques chars dans les principales artères d'Harare. Le flou règne pendant plusieurs heures. Des troupes contrôlent les voies d'accès aux principaux ministères, au Parlement et aux tribunaux, mais la vie suit son cours dans les rues de la capitale.

A l'aube, le général Sibu Siso Moyo annonce à la télévision nationale qu'il ne s'agit pas d'un coup d'Etat. L'armée, se contente d'éliminer les « criminels dans l'entourage de Robert Mugabe ». C'est par la voix du président sud-africain Jacob Zuma que l'on apprend le lendemain que Robert Mugabe est en résidence surveillée.

C'est alors que s'engage un bras de fer qui va durer sept jours. Des négociations se mettent en place entre Robert Mugabe qui refuse catégoriquement de quitter le pouvoir et les militaires qui souhaitent se débarrasser du héros de l'indépendance en douceur, ou plutôt « dans la dignité » comme ils aiment à le dire.

Pour accélérer le mouvement, la Zanu-PF organise des consultations dans les provinces du pays le week-end dernier. Dimanche, le haut comité se réunit pour destituer le président Mugabe de ses fonctions de président du parti. C'est le premier mouvement d'une stratégie qui doit mener à l'impeachment au Parlement, c'est-à-dire une procédure de destitution. L'annonce de la démission du président Mugabe est finalement annoncée au Parlement sous les applaudissements tonitruants de l'hémicycle.

Des réactions dans le monde entier A l'étranger, Theresa May a été la première à réagir à cette annonce. « La démission de Robert Mugabe offre au Zimbabwe l'opportunité de se forger une nouvelle voie libre de l'oppression qui a caractérisé son pouvoir », a estimé la Première ministre britannique dans un communiqué, à propos de cette ancienne colonie britannique.

Theresa May ✔ @theresa_may.

The resignation of Robert Mugabe provides Zimbabwe with an opportunity to forge a new path free of the oppression that characterised his rule: https://www.gov.uk/government/news/pm-statement-on-resignation-of-robert-mugabe-21-november-2017 .

Sur France 24, Alpha Condé a fait part de son « soulagement ». Le président guinéen, également président en exercice de l'Union africaine, a aussi pris soin de rappeler le passé du président démissionnaire : « Il ne faut jamais oublier que Mugabe a été un très grand combattant, un héros africain. C'est dommage qu'il sorte par la petite porte et qu'il soit désavoué par le Parlement ». Et de saluer le fait qu'une solution politique ait été trouvée pour sortir de la crise politique. « Le fait que la Zanu ait demandé au président de démissionner, c'est une solution politique qui respecte la Constitution », a ajouté Alpha Condé.

Démission du président zimbabwéen Robert Mugabe - Edition spéciale du 21 novembre 2017 [19h30-20h] 21-11-2017 -

Par RFI Démission du président zimbabwéen Robert Mugabe - Edition spéciale du 21 novembre 2017 [19h-19h30] 21-11-2017 - Par RFI.

CIV / Alassane Ouattara / Face à la crise migratoire, les dirigeants africains doivent agir pour maintenir leur jeunesse sur leur sol, mais l'Europe doit davantage...

(Archive) La Côte d'Ivoire a rapatrié, vendredi, 44 de ses ressortissants bloqués en Libye après avoir tenté de traverser la Méditerranée.

Ces Ivoiriens, confrontés à une "grande précarité", ont regagné leur pays de leur plein gré. Témoignages. Dans la soirée du vendredi 27 novembre, Abidjan a rapatrié 44 migrants ivoiriens depuis la Libye, une première pour la Côte d'Ivoire dans ce type d'opérations. Ces Ivoiriens avaient décidé de rejoindre illégalement l'Europe, tentant une traversée périlleuse à travers le Sahara, puis se sont tous retrouvés dans des conditions très difficiles, en grande précarité, pendant plusieurs mois en Libye. Ces personnes, dont deux femmes et trois enfants, ont décidé volontairement d'être rapatriées en Côte d'Ivoire.

Elles ont quitté Tripoli jeudi pour la Tunisie voisine, d'où elles ont pris un vol spécial affrété par le gouvernement ivoirien. "Quand tu es en Côte d'Ivoire, on te fait croire qu'être clandestin c'est bon", explique Bakary Cissé, l’un des migrants à son arrivée à l’aéroport d’Abidjan, à France 24. "Quelqu'un qui veut passer par l'eau, il vaut mieux qu'il prenne l'avion. Les clandestins, ils passent par le Burkina, le Niger.

Au Niger, on peut mettre jusqu’à trente personnes dans un seul bâché (camionnette). Pour rentrer en Libye, tu es comme un cadavre. On te met dans les bâchés et puis on te couvre. Et on fait des kilomètres dans le Sahara. Pour manger c'est difficile. Tout est difficile." "En Libye, on ne se sentait ni a l'aise, ni en sécurité" Ali Diarrassouba, tout juste rentré en Côte d’Ivoire lui aussi, affirme avoir été agressé deux fois en Libye, pays sous la coupe de milices rivales depuis le renversement du régime de Mouammar Kadhafi en 2011. "J’ai perdu trop de choses. J'ai eu plein de problèmes, on ne se sentait ni à l'aise, ni en sécurité", explique-t-il à France 24. "Vraiment c'est pas facile. Il y a eu trop d'épreuves difficiles.

J’ai bien réfléchi avant de revenir. Je me suis dit qu'ici peut être je pourrais avoir un avenir meilleur."

L'opération a été pilotée par le ministre ivoirien de l'Intégration africaine et des Ivoiriens de l'extérieur, Ally Coulibaly.

Elle répond à un engagement des autorités ivoiriennes de lutter contre l'immigration illégale après les drames répétés survenus en Méditerranée. Ces deux dernières années, quelque 3 000 Ivoiriens sont arrivés illégalement en Italie, selon les statistiques officielles. 

Face à la crise migratoire, les dirigeants africains doivent agir pour maintenir leur jeunesse sur leur sol, mais l'Europe doit davantage les aider, avait estimé en août le président ivoirien Alassane Ouattara. "Il faut régler le problème à la racine : nous, les responsables africains, nous devons prendre les mesures nécessaires par rapport à notre jeunesse", avait-il déclaré en marge du New York Forum Africa (NYFA) à Libreville au Gabon.

Zimbabwe: Robert Mugabe finit son intervention sans annoncer sa démission

Le président zimbabwéen Robert Mugabe a, dans un discours à la nation ce dimanche, défié les attentes en s'abstenant de démissionner, allant jusqu'à affirmer qu'il présiderait le mois prochain le congrès de son parti.

Robert Mugabe s'est adressé dimanche soir en direct à ses compatriotes sur l'antenne de la télévision d'Etat dans un long discours, lu avec grand peine, mais n'a pas annoncé sa démission, comme des sources dans son entourage l'avaient laissé entendre après l'ultimatum lancé un peu plus tôt par son parti.

La Zanu-PF a démis dimanche le président âgé de 93 ans de ses fonctions de président du parti au pouvoir au Zimbabwe et lui a laissé 24 heures pour renoncer à la présidence du pays sous peine d'être destitué par le Parlement. A la surprise générale, Robert Mugabe a assuré qu'il présiderait en décembre le congrès de la Zanu-PF : « Dans quelques semaines, je vais présider un processus qui ne doit souffrir aucune tentative de déstabilisation pouvant le compromettre aux yeux du public. En guise de conclusion, je tiens à dire que je sais très bien que de nombreux développements ont eu lieu au sein du parti ou, faut-il, plutot dire des développements censés avoir été pris au nom du parti. Des erreurs du passé et la colère qu'elles ont pu inspirer sont parfaitement compréhensibles. Toutefois, nous ne pouvons pas nous soumettre à l'amertume ou à quelconque désir de revanche, deux sentiments qui ne contribueraient nullement à faire de nous de meilleurs membres du parti ou de meilleurs Zimbabwéens. ».

Un discours «totalement déconnecté de la réalité» selon les War Vets .

Dans son discours à la télévision, Robert Mugabe a estimé que l'intervention de l'armée qui l'a placé cette semaine en résidence surveillée n'avait à aucun moment remis en cause son autorité en tant que chef de l'Etat et commandant en chef des forces armées. « L'opération à laquelle j'ai échappée (...) n'a pas remis en cause mon autorité en tant que chef de l'Etat et commandant en chef de l'armée », a-t-il fait valoir, flanqué à sa droite de plusieurs hauts responsables militaires. 

« Quels que soient les pour et les contre de l'opération de l'armée, moi, en tant que commandant en chef, je reconnais les problèmes qui ont été soulevés », a-t-il ajouté, avant de critiquer « les messages contradictoires du gouvernement et du parti ». « Tout cela doit cesser, alors que nous adoptons une nouvelle culture de travail », a-t-il lancé, avant de plaider pour un retour à la normale : « La réunion d’aujourd’hui avec le commandement militaire souligne l’importance pour notre nation de revenir à une situation normale pour que chacun puisse profiter d’un environnement de paix et de sécurité, et que la loi et l’ordre continuent comme avant. L’opération à laquelle j’ai fait allusion ne constituait pas une atteinte à l’ordre constitutionnel auquel nous sommes si attachés, ni une atteinte à mon autorité en tant que chef de l’Etat et de gouvernement. » .

Mugabe n'a pas démissionné, donc c'est clair que jusque la fin, Mugabe insiste. Il est vraiment un politicien hors-pair. Il a vraiment joué sa dernière carte. Liesl Louw-Vaudran, spécialiste de l'Afrique australe à l'Institut d'études sur la sécurité à Pretoria

20-11-2017 - Par Clémentine Pawlotsky Par RFI Publié le 19-11-2017 Modifié le 20-11-2017 à 01:40 .

Dès la fin du discours de Robert Mugabe, les « War Vets », les anciens combattants de la guerre d'indépendance, ont appelé les Zimbabwéens à manifester. « Ce discours était totalement déconnecté de la réalité. Nous soutiendrons toute procédure de destitution et appelons à manifester mercredi », a déclaré le chef de la puissante association de vétérans, Chris Mutsvangwa, après l'adresse télévisée du président zimbabwéen.

Zimbabwe: le fil de la journée (19 novembre 2017) - Cliquer sur l'image .

Le président Robert Mugabe rencontre le général Constantino Chiwenga et de hauts responsables militaires du Zimbabwe à la State House à Harare © ©ZIMPAPERS/Joseph Nyadzayo/Reuters ►Situation au Zimbabwe: Edition spéciale sur RFI lundi 20 novembre de 7h30 TU à 8h TU

La foule s'amasse autour de la résidence présidentielle, à Harare / Robert Mugabe va rencontrer l'armée ce dimanche...

Après la manifestation massive qui a rassemblé des dizaines de milliers de personnes ce samedi à Harare, la télévision d'Etat a annoncé ce samedi soir que le président Mugabe s'entretiendrait dimanche avec l'armée. La télévision d'Etat a annoncé dans son édition de 20 h que le président Mugabe s'entretiendrait dimanche avec les chefs de l'armée.

La ZBC cite Fidelis Moukonori. Ce prêtre catholique n'est pas n'importe qui. Très proche de Robert Mugabe, il jouerait un rôle de médiateur actif depuis le début de la crise. Il apparaissait d'ailleurs jeudi soir sur les photos de la première rencontre entre le président Mugabe avec le chef d'état-major, le général Constantino Chiwenga.

Plusieurs sources au sein du parti au pouvoir annoncent un autre rendez-vous présenté comme crucial ce dimanche : un comité central de la Zanu-PF. Il s'agit disent ces sources d'entériner les décisions prises vendredi au niveau local par les fédérations de neuf des dix provinces. Elles avaient réclamé la démission de Robert Mugabe ainsi que la mise à l'écart de son épouse de son poste de présidente de la Ligue des femmes.

La pression s'accentue encore sur le vieux chef de l'Etat, confronté aujourd'hui à une manifestation sans précédent depuis la proclamation de l'indépendance. «Que le changement ne reste pas seulement sur le départ de Mugabe» L'imposante manifestation samedi dans les rues de Harare, trois jours après le coup de force de l'armée, a notamment été marquée par des scènes de fraternité entre manifestants et soldats. Joint par RFI, Albert Gumbo, ancien leader de la contestation anti-Mugabe, secrétaire général du parti Alliance for People's Agenda exilé en Afrique du Sud, souligne le rôle qui incombe maintenant aux civils.

« C’était historique parce que la population a manifesté en soutien pour le départ de Mugabe. Ils sont sortis pour remercier l’armée si vous voulez. Mais cela ne veut pas dire que demain, si l’armée ne change pas, ils vont la remercier. Il faut que l’armée rentre dans les casernes et que les civils prennent le pouvoir. Donc aujourd’hui l’armée est héroïque, tout le monde est d’accord, mais il faut que le changement ne reste pas seulement sur le départ de Mugabe, il faut que le changement continue. Il faut qu’il y ait des élections libres, il faut que l’économie change, il faut que les libertés soient rétablies partout dans le pays. Le Zimbabwe est un pays riche, stable, important, nous avons beaucoup de potentiel et il est temps maintenant que nous recommencions à reconstruire notre pays pour la prospérité et que tout le monde réussisse. ».

REUTERS/Philimon Bulawayo Par RFI Publié le 18-11-2017 Modifié le 19-11-2017 à 00:38 Zimbabwe: à Harare, la foule veut le départ de Robert Mugabe Les manifestants réclament le départ de Mugabe dans les rues d'Harare, ce 18 novembre 2017.

REUTERS/Philimon Bulawayo Par RFI Publié le 18-11-2017 Modifié le 18-11-2017 à 17:52 Des cortèges massifs et pacifiques pour demander la démission du président Robert Mugabe ont défilé ce samedi dans Harare, encadrés par l'armée, qui a toutefois empêché l'accès au palais présidentiel. Depuis le coup de force des militaires mercredi matin, les tractations se poursuivent, en coulisse, pour le départ du président Robert Mugabe. Officiellement, aucun coup d'Etat ne se joue.

Après une semaine d’attente, c’est une journée de manifestation cruciale qui s'est déroulée à Harare. Un rassemblement pacifique a débuté dans la matinée à Hatfield, un quartier populaire en périphérie de la ville, à l’appel de la Zanu-PF et des vétérans de la lutte pour l’indépendance. Hatfield est un lieu symbolique puisque c’est là qu’est né le parti de la Zanu-PF.

Le sentiment qui prévaut sur place, c'est que toute la population, après avoir attendu pendant une semaine une annonce, a décidé de célébrer le départ à venir - ils en sont persuadés - de Robert Mugabe. Beaucoup de gens disent, « aujourd’hui, c’est le premier jour de notre indépendance ». Les ouvriers sont même sortis de leurs usines pour voir ce qui se passe. Des Zimbabwéens noirs, des Zimbabwéens blancs, tout le monde filme et prend des photos comme pour enregistrer ce moment historique, extraordinaire même entend-on.

La foule s'amasse autour de la résidence présidentielle, à Harare, le 18 novembre.

© AFP « Merci l'armée ».

Plusieurs milliers de personnes se sont massées au centre-ville de la capitale. Les militaires sur leurs chars défilent au milieu de la foule qui a envahi les avenues, ils sont acclamés, remerciés, des pancartes sont tenues : « Merci l’armée », « merci au général Chiwenga ». Il y a aussi ces bus, sur lesquelles des dizaines de personnes sont montées, ils tiennent des rameaux dans leurs mains.

La marche a été ponctuée de discours. Avec le passage remarqué de Joice Mujuru, leader de la Zanu-PF, en disgrâce ces derniers mois pour s'être ouvertement opposée à Robert Mugabe.

On apercevait aussi des pancartes demandant à la SADC de rester en dehors de ce qui se passe en ce moment au Zimbabwe, de laisser la population choisir, de laisser les Zimbabwéens régler cette situation. Une anecdote : sur un pick-up était déployée une grande photo de Gabriella Engels, cette jeune sud-africaine qui avait été molestée par Grace Mugabe début juillet en Afrique du Sud, et le message était sans ambages : « La SADC occupe-toi d’abord de ça ».

Mugabe est trop vieux, au pouvoir depuis trop longtemps : c’est ce que l'on a entendu à propos du chef de l’État. D’autres ont demandé ouvertement « la fin de la dictature ». L'armée encadre.

 Ce rassemblement a été organisé et encadré par l’armée, officiellement pour montrer le soutien de la population à ses militaires et à leurs actions cette semaine. Les militaires ont empêché les manifestants d'approcher le palais présidentiel.

L’armée avait demandé aux Zimbabwéens de manifester dans le calme.

L'objectif final est très clair : il n’y a pas de retour en arrière envisagé pour les Zimbabwéens après cette journée de mobilisation. Ils veulent prendre leur destin en main, et veulent que Robert Mugabe parte. Vendredi, la chaîne d’information ZBC a annoncé que plusieurs branches du parti demandaient la démission du président. C’était une première sur la chaîne gouvernementale qui a beaucoup ému les Zimbabwéens. .

Dans le cortège des manifestants à Harare, samedi 18 novembre.

© REUTERS/Philimon Bulawayo Chronologie et chiffres clés Zimbabwe ZIMBABWE Chronologie et chiffres clés Zimbabwe ZIMBABWE

Alassane Ouattara : « Mugabé au pouvoir depuis des années doit quitter ses fonctions dans la dignité »

Toutefois Alassane Ouattara a redit son aversion pour les coups de force quels qu’en soient les auteurs.

Alassane Ouattara : « Mugabé doit quitter ses fonctions dans la dignité » Le Chef de l’Etat ivoirien a demandé à son homologue du Zimbwé à respecter la chaîne des générations. Alassane Ouattara : « Mugabé doit quitter ses fonctions dans la dignité » Le Chef d’Etat ivoirien a invité le Président Jacob Zuma de l’Afrique. Médiateur dans la crise politique et institutionnelle que vit le Zimbabwe depuis à trouver un dénouement qui honore l’Afrique. Le Président ivoirien a officiellement demandé à Robert Mugabé président du Zimbwé, figure marquante de l’indépendance de ce pays et du processus de décolonisation totale de l’Afrique à respecter la chaîne des générations. Mugabé au pouvoir depuis des années doit quitter ses fonctions dans la dignité.

Toutefois Alassane Ouattara a redit son aversion pour les coups de force quels qu’en soient les auteurs. Il a ainsi subtilement répondu au chef Tchaman qui pendant la cérémonie de libation (lors du lancement du Sara) souhaitait le voir présider aux destinées de la Côte d’Ivoire jusqu'en 2030. A propos des accords sur le climat, le président ivoirien a affirmé : « Mon pays est déterminé à respecter ses obligations prises dans le cadre de l’accord de Paris sur le Climat - COP21 et nous continuerons à contribuer aux initiatives visant à la mise en œuvre totale de cet Accord par tous les pays. » vendredi, 17 novembre 2017 14:26 Franck A Zagbayou

Sommet UA-UE : Sahara marocain, la bataille d’Abidjan

Peut-on concevoir un sommet entre l’Union africaine (UA) et l’Union européenne (UE) sans la participation de l’un des partenaires majeurs de l’Europe sur le continent africain mais avec celle d’une « République » dont ni l’UE ni l’ONU ne reconnaissent l’existence ? À moins d’un mois de la tenue à Abidjan, les 29 et 30 novembre, du cinquième sommet UA-UE, la question se pose pourtant.

À l’origine de ce véritable casse-tête pour le président ivoirien, Alassane Ouattara, hôte de cette rencontre : le changement d’appellation du sommet. Depuis la première d’entre elles, au Caire, en 2000, ces réunions de chefs d’État avaient pour intitulé « sommet Afrique-Union européenne ». N’y participaient que des gouvernements internationalement reconnus, ce qui de facto en excluait la République arabe sahraouie démocratique (RASD).

Mais depuis que le Maroc a intégré l’UA, le 30 janvier 2017, la formulation a changé : rien en principe ne s’oppose désormais à l’appellation « sommet UA-UE ». Actée par les Européens, cette modification somme toute logique a un effet collatéral non négligeable, le grain de sable qui va bloquer la mécanique : membre de l’UA, la RASD peut désormais participer !.

Changement symbolique Or le Maroc, qui n’a accepté de siéger à Addis-Abeba aux côtés des Sahraouis que du bout des lèvres (et avec l’objectif sous-jacent d’obtenir le retrait de ce qu’il considère comme une aberration), ne l’entend pas de cette oreille. À ses yeux, comme à ceux de ses alliés sur le continent, mais aussi de la majorité des poids lourds de l’UE, dont la France, le changement d’appellation est symbolique et ne signifie pas que l’on change ipso facto de format.

Absente des quatre précédents sommets, la RASD doit l’être de celui d’Abidjan. Dans le cas contraire, on ouvrirait une boîte de Pandore qui permettrait à cet « État » de revendiquer une place partout où l’UA se réunira avec une autre entité multinationale.

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